27/08/2016

DÜSSELDORF: travail de mémoire.

TRAVAIL DE MEMOIRE EN ALLEMAGNE.

Vu à DÜSSELDORF.

Au Musée du Cinéma à DÜSSELDORF, sont exposés, dans une vitrine bien protégée, divers documents, dont ceux-ci.

Documents qui ravivent certaines plaies dans la population:

* La première page d'un journal nazi de septembre 1939 signalant que les Juifs sont interdits de cinéma. l'accès des salles leur est interdite:

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* ce tract signalant que tout allemand qui fera vivre un commerçant juif doit être considéré comme traître à son peuple !

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Un détail de l'histoire pour la famille LE PEN

 

05/08/2016

Le racisme n'est pas une opinion; mais un délit !

RESURGENCE DU RACISME ?

AWANS, FNC, racisme, discrimination, shoah, porrajmos, juifs, tziganes, génocide,

Revenons au passage suivant du discours prononcé le 21 juillet 2016 au nom de la FNC "AWANS-BIERSET" à AWANS. Il s'applique, à la lettre au phénomène que l'on voit resurgir.

" Nous voyons, même chez nous, les malveillances, les querelles, les actes d’incivilité, la méchanceté, la calomnie, notamment sur les réseaux dits sociaux. Nous entendons les poisons que certains se réjouissent de diffuser dans la vie publique. Nous entendons les résurgences du racisme, la facilité avec laquelle on accepterait de faire l'impasse sur des droits fondamentaux. C'est là que doivent intervenir le devoir de vigilance, le devoir d'exemplarité, le devoir de sauvegarder nos droits."

 

Ainsi, comme danger actuel, la résurgence du racisme. On voit de plus en plus des discours de haine sur Internet. C'est extrêmement préoccupant, on note une forte augmentation de pages web racistes.

 

La définition du racisme proposée par le sociologue français Albert Memmi est: « Le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences, réelles ou imaginaires, au profit de l'accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier une agression ou un privilège.»

 

Le racisme a atteint son point culminent pendant la seconde guerre mondiale. Six millions de juifs ont été assassinés dans des camps par le régime nazi. Environ un million de Tziganes vivaient en Europe avant guerre, on estime à 220 000 le nombre qui auraient ainsi été tués par les Allemands et leurs partenaires de l'Axe: en Croatie, alors alliée de l'Allemagne, les Oustachis (membres du mouvement terroriste et nationaliste oustachi) , en Roumanie, les militaires et les policiers roumains déportèrent en 1941 et 1942 environ 26 000 Tziganes  

 

Mais aussi, dans les pays occupés, par les traîtres qui avaient choisi de collaborer comme en France les autorités de Vichy.

 

Ces crimes étaient justifiés par une idéologie prétendant qu'il existait une hiérarchie parmi les races et que les Juifs et les Tziganes occupaient l'échelon le plus bas. Les Nazis les considéraient comme "racialement inférieurs" et s’appuyaient sur les préjugés sociaux de nombreux Allemands non nazis à leur encontre. Préjugés qui existaient - et existent peut-être encore actuellement - ailleurs que chez les Allemands: les juifs accapareurs, usuriers; les tziganes voleurs...

 

Ce que l'on sait moins c'est que la République fédérale d'Allemagne décida que toutes les mesures prises contre les Tziganes avant 1943 étaient des mesures officielles légitimes prises contre des personnes ayant commis des infractions pénales, et non le résultat d'une politique inspirée par des préjugés raciaux ! C'est seulement à la fin de 1979 que le parlement de la RFA reconnut le caractère raciste de la persécution des Tziganes par les Nazis.

 

Le terme attribué pour dénommer le génocide des Juifs est "SHOAH". celui attribué au génocide des Tziganes est  "PORRAJMOS".


Aujourd'hui en Europe, le racisme est rejeté par la loi. Mais des actes demeurent dans la vie quotidienne: des personnes sont victimes d'insultes, d'agressions, de discriminationsen raison de leur origine.

 

Ainsi, plus récemment et plus près de chez nous, le cas de, Ramzi Mohammad Kaddouri, 15 ans, un garçon charmant et engagé dans la vie de son quartier, habitant Genk. L’annonce de sa mort de ce garçon a déclenché une véritable furie raciste sur les réseaux sociaux. Des internautes incapables d’admettre qu’un garçon à la peau basanée pouvait aussi être belge. Un belge passe encore, mais pas un Flamand !

 

Le quotidien flamand De Morgen a titré : « Racisme zonder schaamte ( Le racisme sans honte )», et a publié quelques-uns des commentaires les plus choquants parus sur internet. Le journal De Standaard, lui, pense que « le racisme pourri fait rougir la Flandre ».

 

A l'origine des commentaires, la " Vlaamse Verdedigings Liga (Ligue de défense flamande)" qui n'a pas hésité à publir sur sa page facebook un article relatant le décès de l’adolescent avec ce commentaire :« Est-ce que c’est cela le Flamand type aujourd’hui ?  »

 

On doit se méfier. ces groupuscules sont divers mais ils prenons garde qu'ils ne s'unissent en trouvant un leader charismatique. Après les attentats qui ont touché la capitale belge, les groupuscules racistes connaissent un regain de popularité, exploitant la peur de la population. Les membres de ces organisations sont étroitement surveillés par les services de sécurité. Ils sont certes beaucoup moins nombreux que les extrémistes islamistes mais ils constituent néanmoins une menace sérieuse.

 

Les autorités, contrairement à ce que l'on entend parfois ne restent pas inactives. De nombreuses procédures judiciaires ont été engagées contre des personnes physiques et morales incitant à la haine et à la violence. Dans un certain nombre de cas, il y a même eu des suspensions de droits civils et politiques pour ces personnes reconnues coupables de racisme ou de discrimination.

 

Depuis la loi du 30 juillet 1981,dite la "Loi Moureaux", tendant à réprimer certains actes inspirés par le racisme et la xénophobie, quiconque commettant une discrimination à l'égard d'une personne ou d'un groupe en raison de sa prétendue race, de sa couleur , de son ascendance, de son origine, ou de sa nationalité, peut être puni d'emprisonnement et de devoir payer une amende. Cette législation belge a été complétée par la loi du 23 mars 1995 , visant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par le régime nazi. En 1997, le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, a été institué, il  agit dans cette thématique par recommandations, formations mais aussi plainte légale.