01/06/2016

CHAPON-SERAING: les Monument aux Morts.

patrieCHAPON-SERAING

( Commune de VERLAINE )

le Monument aux Morts.

Le Monument aux Morts de l'ancienne commune de CHAPON-SERAING est situé à proximité de l'église du village.

Ce monument est manifestement de facture relativement récente.

Voici tel qu'il apparaît, dans son entiéreté.

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Comme on peut l'apprécier, il est situé dans un environnement bien choisi et très bien entretenu.

Examinons la partie centrale.

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Ce monument a été construit bien après 1945. Il ne s'agit donc pas, comme dans nombre d'autres communes ( par exemple chez nous à AWANS ) d'un monument dédié à la guerre de 14-18, modifié après 1945.

On peut aussi déduire qu'en 14-18, la commune de CHAPON-SERAING ne connut aucun combattant décédé au front.

Les deux seuls " Morts pour la Patrie " le furent durant la seconde guerre mondiale.

Le deux pans latéraux du monuments sont d'ailleurs dédiés " A nos défenseurs " de 40-45 à droite et de 14-18 à gauche.

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18:07 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monument, combattants, guerre, awans, patrie |  Facebook | | |

23/07/2013

AWANS, le 21 juillet 2013: Discours au Monument aux Morts.

 

Mesdames, Messieurs,

 

Au nom de la FNC, je tiens à vous remercier de votre présence devant ce monument aux morts. Monument que, plusieurs fois par an, avec la même ferveur, nous honorons, perpétuant ainsi le devoir de mémoire. J'y associe les sections FNC de VILLERS et d' OTHEE.

 

Fleurir ce monument le jour de la Fête nationale n'est pas un geste anodin. Par là nous montrons notre attachement aux valeurs fondatrices de la nation, notre volonté de transmettre ces valeurs pour aborder avec confiance et sérénité les temps qui nous attendent.

 

Il n'est pas vain de s'interroger sur l'historique et la symbolique de ce monument qui fait partie de l'histoire du village.

 

Après la Première Guerre, villes et villages se sont dotés de monuments aux morts. Ils témoignent de la volonté de conserver la mémoire de la guerre. Mourir à la guerre est un sacrifice qui mérite le recueillement. Mais il s'agit aussi de faire passer un message, d'inviter la population au même dépassement de soi que les combattants dans la vie civique, dans la vie courante. La guerre a bousculé les esprits, le cadre de vie quotidien. Le départ des soldats pour le front, leur absence durant quatre ans, la déportation de travailleurs, l’intrusion des ennemis dans l'administration ont fortement fragilisé les communautés villageoises. On comptait aussi 50000 morts et 50000 mutilés.

 

Après 1918, le bilan du conflit est donc catastrophique. On peut dès lors comprendre que la priorité allait à la reconstruction. C'est ainsi qu'apparurent d'abord les plaques commémoratives. La Province de Liège en prit l'initiative: elles furent dessinées selon les instructions du Gouverneur. Des directives furent données quant à leur emplacement. Les élus locaux furent priés de les placer sur le mur extérieur de la maison communale.

 

Quelques années plus tard, quand la situation financière le permit, on vit s'élever les véritables monuments, installés dans un endroit de passage, souvent sur la Place Communale. Leur but est d'attirer l'attention, d'interpeller par une symbolique. Les plaques commémoratives, tout en sobriété, se limitaient à citer les noms des malheureuses victimes, sans autre ordre de préséance que l'ordre alphabétique. Les monuments, eux, exprimèrent aussi la façon dont la communauté avait vécu les événements et surtout dont elle les interprétait. C'était aussi une façon pour les communautés d'affirmer leur existence et leur survie: la collectivité peut revivre. Le Monument était donc aussi un symbole d'une reconstruction réussie, du redressement réalisé.

 

Parlant de la symbolique des Monuments aux Morts, méditer sur la symbolique de notre Monument local n'est pas vain. On peut le classer parmi les monuments pacifistes. Il n'est en effet porteur d'aucun symbole guerrier, d'aucun signe triomphaliste: sur la pierre sont gravées, entrelacées, une branche de laurier, une couronne et une croix. L'inscription porte simplement « AWANS, à ses enfants morts pour la patrie ». Les initiateurs ont voulu conjuguer solennité, recueillement et sobriété. La statue des deux enfants en bronze est porteuse d'un message. Elle fait penser à ces mots de l'écrivain liégeois Georges LINZE: « Ne nous a-t-on pas bombardés, nous, les enfants ? Des flammes infernales n'ont-elles pas bondi vers nous, vers notre chair sacrée ? Je crois bien que nous nous battons toujours contre elles... ». L' adolescent tenant l'enfant plus jeune par la main est déjà (nous sommes en 1928!) un appel au devoir de mémoire.

 

Certains s'interrogent sur la raison d'être des sections FNC alors qu'il ne reste quasi plus de combattants. Une de nos motivations est de maintenir vivace ce devoir de mémoire, de maintenir l'initiative populaire à la base des manifestations patriotiques. Une manifestation patriotique sans relais dans la population manque de saveur. Hélas, nous commençons à manquer de bras. Et on peut craindre pour l'avenir. C'est pourquoi je profite de l'occasion pour lancer un appel à la relève.

Pierre BEAUJEAN,

Secrétaire-Trésorier de la section FNC "AWANS-BIERSET"

 

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Quelques remarques:

1. On a fait remarquer que la liste des victimes ne figurait pas selon l'ordre alphabétique. C'est exact, en tout cas pour ce qui concerne la liste de la Première Guerre. Cette prescription a été respectée pour la plaque commémorative figurant à la façade de l'Ecole Communale ( Ancienne Administration Communale" ). Ce qui a été prévu pour le monument aux morts, c'est de classer selon la date de décès. Ce qui a petmis d'ajouter les nom de Valentin DENIS, rentré invalide et décédé après la guerre et de Balnce D'ANS, victime civile, tuée après la déclaration de l'Armistice.

2. Le Monument a été inauguré en 1928. "Seulement en 1928", pourrait-on penser ! En fait, la plupart des Monuments aux Morts ont été érigé entre 1925 et 1930. La Commune d'AWANS fait donc partie de la moyenne générale: on n'a pas été des précurseurs mais on ne figure pas non plus parmi les traîneurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18/01/2013

CIMETIERE DE HERSTAL: MONUMENTS AUX MORTS ET MONUMENTS COMMEMORATIFS..

 

Il s'agit bien sûr du Cimetière des Rhées, situé Rue de MILMORT à HERSTAL.

Dès que l'on aborde la porte d'entrée du Cimetière, se présente aux visiteurs une longue et large allée qui traverse le cimetière de part en part.

A centre du cimetière se edresse ce Monument aux Morts:

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Ceci est la face avant qui s'offre aux regards dès l'entrée du cimetière.

En voici le détail. On peut remarquer que le sculpteur a utilisé les caractères romains

( "U" est écrit "V" )

 

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Ci-dessous, la frace arrière: une plaque métallique reprenant la liste des noms.

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Une vue, prise de profil. Ce monument est érigé sur un terre-plain. Deux canons semblent y monter la garde!

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Ce Monument se situe, en fait, à un cfarrefour de deux allées plus imortantes que les autres.

Un peu en retrait, sur la gauche, on peut voir un Monument dédié ausx soldats allemands morts en août 1914.

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Le lichen qui le recouvre semblerait signaler qu'il est un peu oublié. Pouratnt, une gerbe de fleurs artificielles se trouve au bas.

Manifestement, il est quand même bien respecté car non vandalisé.

Derrière le Monument aux Morts, s'ouvre une allée bordée de chaque côté de stèles commémoratives de soldats de 1940-1945.

Cette allée fait donc office de "Pelouse d'Honneur"

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Parmi ces stèles, celle d'un combattant britannique.

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Quelques stèles prises au hasard:

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Une stèle dédeiée aux membres d'une association de HERSTAL ( " L'AS Herstalienne")

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Stèle édifiée après la guerre de 14-18, mais modifiée après 40-45:

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Enfin, dans une allée latérale, mais toujours proche du Monument aux Morts, ce tombeau:

Il s'agit d'un Volontaire de Guerre, PAES Louis.

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Enfin, au fond de l'allée bordée par les stèles, ce Mémorial dédié aux victimes civiles d'aôut 1914

 

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11/01/2013

SOUVENIR DE GUERRE. CHAPITRE VI: LA REDDITION

 

Chapitre VI : LA REDDITION.

 

Camionette.jpgLes jours qui suivirent furent peut-être les moins durs, mais bien les plus pénibles et les plus tristes. Nous avons attendu dans ce coin des Flandres, l'écrasement complet. Pour le surplus, nous étions encombrés de milliers de réfugiés, dont la misère faisait peine à voir. Quel interminable et douloureux cortège !

 

A LICHTERVELDE, notre Etat-Major doit nous désigner notre lieu de regroupement. A cinq heures du soir, on vient me prévenir que je dois me rendre à DIXMUDE. Dans cette ville, j'eus le plaisir de retrouver le charroi et mes amis qui l'accompagnaient. Ils ne comptaient plus me revoir ; aussi me témoignèrent-ils les marques de la plus cordiale amitié. « Joséphine » jouit de tous les égards dus à sa résistance et à ses exploits. Pour fêter mon retour, j'offris à déjeuner à tous les camarades. J'allai chercher dans mon camion le jambon, les oeufs et le beurre et nous fîmes un joyeux gueuleton.

 

De là, nous revenons à LICHTERVELDE, où un agent de liaison nous attendait pour nous conduire dans une petite localité où notre bataillon nous fit une chaleureuse réception.

 

Nous nous remémorions les heures terribles que nous avions vécues et chacun avait sa petite histoire à raconter. Comme la soupe n'était pas prête, je fis une nouvelle distribution de jambon et d'oeufs et ainsi nous avons pic-niqué au bord du trottoir.

 

De là nous nous sommes rendus dans un hospice de vieillards, où les petites soeurs qui le dirigeaient furent remplies d'attentions pour nous. On nous y avait caserné pour prendre un peu de repos alors que les Anglais qui y étaient cantonnés précédemment l'avaient abandonné lorsque le secteur devenait dangereux.

 

Nous y trouvâmes plus de six cent mille litres d'essence, des jumelles de campagne, des centaines d'imperméables, des sacs et des vivres. Nous en avons profité pour nous équiper et nous ravitailler...

 

Après deux jours de repos, nous repartons pour le front...et, pendant vingt-quatre heures, nous avons tourné en rond. Les nouvelles les plus extraordinaires circulaient, on allait jusqu'à prétendre que les armées allemandes avaient réussi à scinder le front allié... Ce n'était hélas que trop vrai !

 

Vint le soir, nous prenons notre cantonnement dans un vieux château. Nous y avons passé la nuit, en faisant la chasse aux rats.

 

Après le lever du jour, nous repartons pour ZEDELGHEM à onze kilomètres de THOROUT. Pendant ce déplacement, nous avons été impressionnés très vivement par le survol de centaines d'avions allemands et pas un seul appareil allié ! Dieu ! Que c'était démoralisant !

 

Parfois même, les pilotes allemands se payaient la fantaisie de raser nos camions sans tirer un seul coup. Visiblement, nous étions ménagés, car, si, à ce moment, l'ennemi avait voulu, aucun de nous n'aurait eu le bonheur de revoir les siens.

 

Le soir, on nous assure que le Grand-Quartier -Général envisage la possibilité d'un armistice. Et la nuit se passe ainsi dans l'attente, l'inquiétude et l'angoisse.

 

A quatre heures du matin, un motocycliste arrive, remet une lettre au lieutenant BOULANGER qui, fortement ému, vient nous dire « On capitule ».

 

Tous les hommes se lèvent, confusion générale. Parmi eux, il en est même qui s'irritent parce qu'on ne leur explique pas ce que ces deux mots signifient. Nous faisons trente-six suppositions. Qu'allons-nous devenir ?

 

Nous demandons des explications au lieutenant BOULANGER qui nous prie de patienter. A six heures du matin, nous constatons que la cessation des hostilités est chose faite. Tour à tour, les différents secteurs rentrent dans le calme et la voix des canons s'éteint.

 

 

 

L'armée belge, bien qu'ayant fait son devoir, dans la mesure de ses moyens, déposait les armes. Personne d'entre nous ne déjeuna ce matin-là. Nous restions muets de surprise et de douleur.

 

A huit heures, le bataillon se rassemble et forme un large cercle. Le premier chef demande que tous les gardes-frontière se découvrent. Le clairon se tait en signe de deuil. Le lieutenant BOULANGER accompagné de l'aumônier et de tout le cadre s'avance...Ses mains tremblent, il déplie une lettre et, d'un voix que l'émotion étreint, nous fait la lecture. C'est un message du Roi.

 

«  Officiers, sous-officiers et soldats,

 

Précipités à l'improviste dans une guerre d'une violence inouïe, vous vous êtes battus courageusement, pour défendre pied à pied, le territoire national. Epuisés par une lutte ininterrompue, contre un ennemi très supérieur en nombre et en matériel, nous nous trouvons acculés à la reddition.

L'Histoire dira que l'Armée a fait tout son devoir. Notre honneur est sauf.

Ces rudes combats et ces nuits sans sommeil, ne peuvent avoir été vains. Je vous recommande de ne pas vous décourager, mais de vous comporter avec dignité. Que votre attitude et votre discipline continuent à mériter l'estime de l'étranger.

Je ne vous quitte pas dans l'infortune qui nous accable et je tiens à veiller sur votre sort et celui de vos familles.

Demain, nous nous mettrons au travail, avec la ferme volonté de relever la Patrie de ses ruines.

 

LEOPOLD. »

 

Le lieutenant replie la lettre et nous demande de faire une minute de silence ; puis il procède à l'appel aux morts.

 

Son émotion fait peine à voir. Dans le silence absolu, il commence : « Sergent BAUDELOT ? » L'aumônier répond « Mort pour la Patrie ». « LAMBERT ? » « Mort pour la Patrie »

 

A ce moment, terrassé par la douleur, le lieutenant BOULANGER s'affaisse. On le transporte dans la ferme voisine et l'aumônier continue l'appel. Ainsi, celui qui nous avait conduit au combat, qui, pendant la campagne, avait preuve d'un courage surhumain, défaillait devant la dernière tâche que la Patrie lui imposait. L'aumônier après l'appel, fit l'éloge de notre bataillon. Tous, nous pleurions, car tous, nous avions eu au moins un ami mort entre nos bras. Après cette triste cérémonie, nous nous dispersons.

 

Mais la raison regagna vite ses droits. Nous avions capitulé, c'était un fait, mais on ne se battrait plus et on vivrait plus des jours aussi cruels. Et puis, que risquions-nous puisque le Roi, notre grand Chef, que nous avions vu partager notre sort, avait pris la décision de rester avec nous. Toutes nos pensées allèrent vers Lui, vers ce Chef qui ne voulait plus d'une bataille inégale, qui ne voulait plus voir souffrir son peuple, qui se voyait abandonné par ses alliés, bien qu'ils fussent prodigues de beaux discours et de belles promesses. Si ces heures, pour nous, étaient pénibles ; combien pour Lui, devaient-elles être tragiques. Nhous ne pensions plus à nous, mais à ce Chef, à ce jeune Roi qui devait à lui seul porter la responsabilité de cet acte...

 

Pendant toute la journée, nous déposons et classons les armes.

 

L'Armée allemande, en signe d'estime pour nos officiers, leur permet de conserver leur revolver.

 

Nous sommes restés là-bas trois jours dans une cruelle incertitude. Enfin, le samedi matin, nous partons pour regagner l'intérieur du pays. Ce voyage à travers les lignes, où nos soldats avaient combattu, nous fut très pénible.

 

A chaque tombe de soldat belge, une angoisse m'étreignait, une sueur froide me coulait du front. J'avais peur...peur d'y voir le nom d'un de mes cinq frères qui, comme moi, devaient être au service du Pays.

 

Et c'est ainsi que le dimanche matin, nous sommes arrivés à LOCRISTI, après-midi nous étions à MENDOCH où nous avons attendu quatre jours.

 

Le lendemain matin, le lieutenant BOULANGER vint m'avertir que je devais conduire mon camion à ANVERS. Je fis mes adieux à tous les camarades et le soir, j'arrivai à la caserne Léopold.

 

Cette nuit-là, je dormis dans ma camionnette pour vivre ces dernières heures avec « Joséphine ». Le lundi matin, les soldats allemands nous apportèrent à déjeuner, puis un officier vint faire l'inspection de tous les véhicules !

 

Mon camion était le plus abîmé des deux cents véhicules automobiles parqués et, comme par un fait exprès, ces deux cents camions passèrent devant le mien, comme si on lui faisait l'honneur de les passer en revue !

 

Le défilé terminé, je refis une dernière fois le tour de « Joséphine »...et je partis.

 

Avant de quitter la caserne, je me retournai une dernière fois, et là, je vis une scène émouvante, « Joséphine »  allait mourir.

 

Un soldat allemand voulant la mettre en marche, avait fait une fausse manoeuvre et, par un retour de flamme, le feu s'était communiqué au moteur, puis à la carosserie et elle périt là où je l'avais abandonnée !

 

FIN.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

05/01/2013

CEUX QUI PIEUSEMENT....( Victor HUGO )

 

 

Hymne

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,


La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue,
Que le haut Panthéon élève dans la nue,
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
Cette couronne de colonnes
Que le soleil levant redore tous les jours !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,
La gloire, aube toujours nouvelle,
Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
A ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

par VICTOR HUGO.

Texte à méditer par tous les supporters de DEPARDIEU, français et...belges! !

 

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VICTOR HUGO AURAIT TROUVE LES MOTS QU'IL FALLAIT POUR LES STIGMATISER !