01/06/2016

CHAPON-SERAING: les Monument aux Morts.

patrieCHAPON-SERAING

( Commune de VERLAINE )

le Monument aux Morts.

Le Monument aux Morts de l'ancienne commune de CHAPON-SERAING est situé à proximité de l'église du village.

Ce monument est manifestement de facture relativement récente.

Voici tel qu'il apparaît, dans son entiéreté.

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Comme on peut l'apprécier, il est situé dans un environnement bien choisi et très bien entretenu.

Examinons la partie centrale.

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Ce monument a été construit bien après 1945. Il ne s'agit donc pas, comme dans nombre d'autres communes ( par exemple chez nous à AWANS ) d'un monument dédié à la guerre de 14-18, modifié après 1945.

On peut aussi déduire qu'en 14-18, la commune de CHAPON-SERAING ne connut aucun combattant décédé au front.

Les deux seuls " Morts pour la Patrie " le furent durant la seconde guerre mondiale.

Le deux pans latéraux du monuments sont d'ailleurs dédiés " A nos défenseurs " de 40-45 à droite et de 14-18 à gauche.

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03/05/2016

Petit historique de la FNC.

 

 

Petit historique de la FNC.

 

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Le retour des Combattants fut difficile et leur réinsertion pas toujours aisée. Sans compter les drames familiaux inévitables qu'on a toujours préféré ne pas évoquer.

 

On ne peut envisager cette réinsertion sans parler des associations d'anciens combattants et plus particulièrement de la FNC.

 

Fin 1918, il y avait 327000 démobilisés. La FNC, créée en 1919, présentait un profil plutôt ‘social’ que ‘national’. La majorité des démobilisés étaient fort désargentés, ce qui explique ce choix. La FNC s'adressa en priorité, pour ne pas dire exclusivement, aux appelés. La FNC était aussi "généraliste", elle s'adressait sans distinction à tous les anciens participants à la guerre. C'est un caractère qu'elle a renouvelé après 1945 et conservé jusqu'à ce jour.

 

La FNC, était largement majoritaire sans être monopolistique. Sur les 327000 démobilisés, 198000 y adhérèrent. Il y eut d'autres associations comme la FNPG avec 10390 membres (anciens prisonniers), ou comme les fraternelles de certaines unités. Il y eut aussi des groupements locaux autonomes. Mais 20% des Combattants ne s'affilièrent nulle part.

 

Le caractère populaire, généraliste et politiquement neutre de la FNC suscita des controverses et des concurrences. On eut l'Association des Officiers de la Campagne 14-18 (AOC). A l'époque, les officiers étaient issus de la bourgeoisie et de l'aristocratie. Ni les appelés, ni eux ne se sentaient à l'aise dans les mêmes associations. On vit aussi une association des " écrivains anciens combattants". Aucune des deux ne fut, en fait, une "concurrente".

 

Les vraies "concurrences" arrivèrent ensuite. Deux mouvements reprochèrent à la FNC son neutralisme politique: la Confédération des Combattants catholiques (CCC) et les Anciens Combattants Socialistes (ACS). Ces deux associations ont disparu.

 

Reprochant à la FNC d'être trop tournée vers des préoccupations sociales, une association belgicaine, revancharde, politiquement (territorialement) revendicatrice, vit le jour: l’Association nationale des Combattants (ANC). Elle finit aussi par disparaître.

 

Plus inquiétante, fut la percée, des Vlaamse Oud-Strijders (VOS), sur une base linguistique, pour la défense des ex-soldats flamands "commandés (et humiliés ?) dans les tranchées par des officiers francophones".

 

En 1928, apparition de l'Union des Fraternelles de l’Armée de Campagne (UFAC), aspirant à s’ériger en mouvement unique. Vers 1930, elle disait avoir 35.000 adhérents. Ce fut la plus dangereuse pour la FNC. Mais elle eut progressivement des accointances avec l'extrême-droite. DEGRELLE tenta des contacts mais qui ne furent jamais être concrétisés. Après la capitulation de 1940, elle eut des prises de position équivoques mais sans rejoindre DEGRELLE, elle resta patriote Elle appela à la résistance mais avec des prises de position politiques ambigües. Après, elle tomba en léthargie.

 

Après 1945, la FNC s'élargit à toutes les personnes impliqués dans la Guerre 40-45: les combattants des 18 jours, les prisonniers, les déportés, les réfractaires, les résistants, les veuves, les volontaires, les sympathisants...En 1950, la Fédération comptait 190.000 membres. On ne doit pas nier qu'il y eut des conflits, surtout au sommet, mais parfois aussi localement, entre la FNC et la FNAPG.

 

Actuellement, la FNC compte encore plus de 13000 membres. C'est l'association à la fois la plus nombreuse mais aussi la mieux répartie nationalement.

 

C'est également celle qui a, malgré tout, le mieux réussi à assurer sa pérennité malgré la disparition progressive des anciens. C'est elle qui a le mieux inséré les sympathisants. De sorte que des sections subsistent encore, même en l'absence de tout ancien.

 

Les membres sympathisants ont été placés sur le même pied que les membres effectifs. Ce qui garantit la pérennité de l'association. C'est pourquoi il importe de maintenir l'indépendance et l'existence des sections.

 

Les sections doivent collaborer avec les autres mouvements mais il faut éviter de se dissoudre dans des regroupements locaux alors que ce travail de regroupement devrait être précisément le rôle de la FNC.

 

L'atout principal des sections FNC est d'être le fruit d'une histoire, d'avoir un répondant national, de disposer de groupements régionaux qui sont autant de communautés. Se dissoudre localement dans un groupement sans historique, sans répondant national ou régional, c'est se condamner à perdre son identité. L'expérience nous montre que c'est souvent se condamner à la disparition.

 

 

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01/05/2014

OUPEYE, MAISON DU SOUVENIR: LA BATAILLE DE LIEGE.

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OUPEYE: MAISON DU SOUVENIR ( HERMALLE-SOUS-ARGENTEAU )

Comme dans la plupart des communes de la région, dans la commune d'OUPEYE, il y aura des activités spécifiques relatives au centenaire de la guerre de 14-18.

A la Maison du Souvenir, il y aura une exposition concernant la bataille de LIEGE et les exactions commises dans la commune d'OUPEYE.

Tel est le thème de la nouvelle exposition mise sur pied à la Maison du Souvenir , dans la salle du rez-de-chaussée.

La Maison du Souvenir est située dans l'ancienne Maison Communale de HERMALLE-SOUS-ARGENTEAU, Rue du perron, 1A.

Cette exposition est visible le mercredi après-midi de 13H30 à 16H30 ou sur rendez-vous aux numéros 04/2483647, 0474/466482, 04/286346.

 

 

22/11/2013

AWANS et BIERSET: TEXTE LU LE 11 NOVEMBRE 2013.

 

Voici, ci-après, le texte lu, le 11 novembre 2013, au Monument aux Morts de BIERSET ainsi qu'à l'église d'AWANS au nom de la FNC " A2WANS-BIERSET et ENVIRONS":

 

 

 

 

Texte lu à BIERSET

et à l'église à AWANS.



La commémoration de l'Armistice reste toujours aussi vivace à tel point qu'elle sublime, qu'elle englobe même, les autres commémorations.


Cela n'a rien d'étonnant: cette guerre a marqué fortement les esprits et l'histoire. La plupart des problèmes politiques qui, en Belgique et en Europe, se sont produits depuis 1918 trouvent souvent leur origine dans la façon dont la guerre a été vécue et dont on a réglé les problèmes à l'issue de celle-ci.


La manière dont on a interprété la guerre et dont on a célébré la victoire a amené des positions parfois contradictoires. Les mêmes interrogations sont toujours là et l'exercice toujours aussi délicat. Au risque parfois de blesser certains.


Comment mettre en valeur le patriotisme tout en résistant aux appels du nationalisme ? Comment rendre hommage aux actions héroïques tout en se gardant d'exalter le sentiment guerrier ? Comment souligner les souffrances des combattants et de la population sans cultiver l'esprit de revanche, de rancune ? Comment exhorter à ne pas oublier tout en demandant de ne pas haïr ? Comment professer, propager le pacifisme tout en mettant en valeur les actions accomplies durant la guerre ?


Adopter l'une ou l'autre attitude interpelle et fait courir le risque d'être mal interprété.


C'est ce risque qu'a pris un auteur belge, Constant BURNIAUX, engagé volontaire en 14, en écrivant ceci en préambule de son livre « Les désarmés »:


«  ...les pères ont le devoir d'empêcher leurs fils de s'entretuer. C'est devant les jeunes garçons surtout qu'il faut démasquer la guerre, parce que les plus belliqueux instincts sommeillent dans leur sang. La boue se cache au fond des eaux claires. Comme l'enfant, le ruisseau chante, mais il suffit parfois d'une forte pluie pour qu'il se trouble et sorte de son lit. Il faut prévoir la pluie. Et l'un des meilleurs moyens de montrer aux hommes à vivre en paix, n'est-il pas de ruiner la réputation de la guerre dans l'esprit des enfants ? »

 

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Pour la FNC,

Le secrétaire

Pierre BEAUJEAN



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09/11/2013

COMMEMORATION DE L'ARMISTICE 2013: discours

 

Commémoration de l'Armistice :

Discours prononcé par Pierre BEAUJEAN, Président de l'Oeuvre des Postiers Liégeois.

Certaines dates ont une importance capitale et sont le ciment de la nation. Ainsi en est-il du 11 novembre 1918.

Tous les témoins directs étant disparus, le devoir de mémoire consiste à rappeler au plus grand nombre et surtout aux jeunes générations ce que furent ces quatre années de combats. On doit se souvenir et honorer la mémoire des anciens et aussi manifester une volonté de paix.

Lors du déclenchement de la guerre, dans chaque camp, tous étaient convaincus que l’écrasement de l’adversaire n’était qu’une question de semaines et que, bientôt, triompherait le bon droit que chacun voyait de son côté. C’est presque la fleur au fusil, qu’en cet été 1914, sous les vivats de la foule, les hommes partirent à la guerre. Mais le conflit devint mondial, la guerre s’enlisa 52 mois et mobilisa 66 millions de soldats issus de toutes les parties du monde. Pour la première fois de leur histoire, les Etats-Unis intervinrent en dehors de leur continent.

 

Chacun connaît la réalité. Ou croit la connaître. Seuls ceux qui l'ont vécue en ont vraiment connu l'atrocité. Aucun mot n'est assez fort pour décrire la monstruosité du champ de bataille, l’interminable attente dans les tranchées, avec la peur au ventre avant de se lancer à l’assaut des lignes ennemies. Laissons la parole au poète français Louis KREMER qui, à l'été 1915, trois ans avant d'être tué, décrivait, dans une lettre l’horreur qui l’entourait :

« Les cadavres raidis, les cadavres aux mains crispées, aux yeux vitreux, couverts de linges sanglants, d’insectes voraces, assiégés par un remous de vers et de mouches. L’épouvante des hommes frissonnants, sursautant aux vacarmes et aux chocs, terrés au plus profond de leurs abris ou s’efforçant au courage sous la grêle des obus ». Il rendait à cette guerre ce qu'elle fut : une plaie béante dans l'âme occidentale, aussi incompréhensible que le mal dans sa forme absolue.

 

Le 11 novembre 1918 à 11H00, les clairons sonnaient le « cessez le feu ». Mais les leçons de l’histoire ne sont jamais comprises. La mémoire reste fragile. Les promesses faites en fin de conflit sont rarement tenues. Le « plus jamais ça » des combattants de 14-18 n’aura pas duré longtemps. En 1933 s'amoncelaient les premiers nuages, l'espoir de paix s'effondrait avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Et en 1940, tout recommençait.

 

Ayons bien à l’esprit, que les conflits, aujourd’hui, comme hier, ont toujours pour origine ou pour but la domination de l’autre pour s’accaparer ses richesses. La soif de pouvoir aveugle trop souvent les hommes au point de voir les mêmes erreurs se répéter. On oublie trop facilement le peuple qui subit et souffre et qui ne demande pourtant qu’à vivre en paix et en harmonie avec ses voisins.

 

Les combattants de 14/18, ceux de 40/45 n’ont pas laissé faire. C’est ce courage qu’il faut saluer et mettre en avant au moment ou notre société se délite, où le repli sur soi et le communautarisme semblent tout gangrener.La cohésion nationale est essentielle. Malgré les difficultés, le maintien de la solidarité nationale doit être prioritaire. Cela implique l’effort de chacun. Ennemies de la paix sont ces tensions que fait surgir la crise quand le lien fraternel se dissout sous le poids des difficultés économiques. Ennemis de la paix sont la méfiance et le ressentiment qui peuvent alors surgir entre les peuples.

 

La guerre de 14/18 nous a appris beaucoup de choses qui auraient dû rester gravées dans la mémoire collective. Les enjeux, aujourd’hui, sont énormes. Il est question de la survie de l’humanité, de la survie de nos enfants et de petits enfants. C’est à cette question qu'il faut répondre en prenant appui sur l’histoire. C’est le meilleur hommage que l'on pourrait rendre aux combattants de 14/18. Il ne faudrait pas que l’on oublie pas le milliard - dont 820 millions dans les pays en voie de développement - de personnes qui sont sous-alimentées et qui disposent de moins de 190 calories par jour. Les richesses énergétiques et alimentaires de notre planète sont limitées, tout le monde le sait. Là, aussi le partage ou le libre accès plutôt que la domination devrait être la voie de la sagesse.

 

 

 

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24/08/2013

CENTIEME ANNIVERSAIRE DE LA GUERRE DE 14/18: Témoignage de Jean TOUSSEUL.

 

 

 

2014 ! cela fera, le 4 août, 100 ans que le pays entrait en guerre. Pour rappel, cette entrée en guerre de la BELGIQUE faisait suite au refus de notre Gouvernement et du Roi ALBERT de laisser librement passer les troupes allemandes sur notre territoire afin de leur permettre d'attaquer, par surprise, la FRANCE.

 

 

 

Cette idée de commémoration a déjà fait couler beaucoup d'encre et de salive. Il semble que certains au Nord voulaient monopoliser les célébrations. Le but était absolument évident: il s'agissait de faire apparaître le fait que la première guerre n'a pas été une guerre de l'Etat belge mais une guerre de la Flandre. Il s'agissait aussi de faire apparaître que la plus grande partie des sacrifices et des souffrances avait été subie par la Flandre, les allemands n'auarient fait que traverser rapidement la Wallonie. Un autre but était aussi purement mercantile: attirer en Flandre le "Tourisme de commémoration"!

 

C'était ignorer la contribution que notre région a apportée : les Forts de LIEGE, les destructions et les massacres dans nos localités ( par exemple : la Basse-Meuse et ANDENNE ). C'était aussi ignorer que, derrière l'YSER, les soldats wallons et Flamands, ensemble, ont souffert durant quatre années. C'était aussi ignorer que l'entièreté du pays a été occupé et a dû subir les mêmes privations et a dû subir l'intrusion des ennemis dans l'administration du pays et des communautés locales, en général.

 

 

 

Finalement, il y aura bien, à LIEGE, des manifestations de niveau international. En ce qui nous concerne, sur le plan local, il importera aussi de « marquer le coup ». Il nous semble qu'il faudra absolument sensibiliser les plus jeunes. Comment ? On en discutera, les trois sections FNC sous la direction de l'Administration Communale.

 

Une idée: faire rssentir aux enfants la façon dont ceux de leur âge, leurs prédécesseurs dans la famille, ont vécu cette guerre. Voici un texte de Jean TOUSSEUL, écrivain injustement oublié, habitant d'ANDENNE, ville martyre:

 

"La saint-Nicolas fut morne et silencieuse : les enfants n'y comprirent rien. Le vieux saint n'apporta ni jouets ni friandises : quelques noix, des pommes, des sabots neufs, des vêtements de laine qu'on avait tricotés à la maison, des galettes du pays. La guerre barrait le passage aux dattes, aux figues et aux oranges. Quant aux trompettes, aux poupées, aux jeux de patience, ils venaient d'un pays où l'on ne fabriquait plus guère que de vrais fusils qui tuaient les hommes. On expliquait cela aux plus âgés, déçus à la fois et fiers d'être mis au courant de mystères que connaissaient les grandes personnes. Aux plus petits désolés, on disait que l'âne du saint s'était noyé en Meuse. La tristesse était visible sur le visage des pères et mères qui en oubliaient leur propre misère : Ces innocents n'ont rien eu. Quelle journée ! "

 

 

 

 

 

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19/08/2013

REMICOURT: MONUMENT AUX MORTS.

REMICOURT:

Monument aux Morts et Monument Commémoratif.

Ces Monuments sont situés sur la place formée par l'Avenue Delmotte.

Voici d'abord le Monument aux Morts:

 

 

 

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En réalité, ce monument est un édifice en double face. Sur cette première face, on trouve les victimes de la guerre de 14-18 suivis de ceux de 40-45.

Ce tableau est surmonté de la plaque de bronze que l'on retrouve d'ordinaire sur les plaques commémoratives gravées à l'initiative de la Province de LIEGE après la première guerre.

En dessous: "HONNEUR AUX BRAVES DE REMICOURT".

Nous nous trouvons donc, comme à AWANS, devant un Monument sobre où l'on a évité toute grandiloquence.

Voii l'autre face. Elle réserve quelques surprises:

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Nous avons manifestement, ici, la face réservée, initialement, aux combattants de 1914.

Chaque nom est précédé d'une photo en médaillon. Cela se présente quelque fois, mais assez rarement.

Cette face n'a pas été modifiée après 1945, si ce n'est la plaque relative à Léon Warnotte, uniquemnt.

Et la paque réservée à J. Bada.. que l'on ne retrouve pas sur le tableau de l'autre face.

Pourquoi cers disparités ?

Plus loin, la plaque commémorative de l'arrivée des troupes alliées à REMICOURT en 1944:

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