16/07/2014

AWANS: FÊTE NATIONALE, Information de la FNC.

AWANS

Fête Nationale.

Information complémentaire de la FNC " AWANS-BIERSET "

 

 

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Comme annoncé précédemment, au Monument aux Morts du village d'AWANS, après le dépôts des fleurs, il y aura un discours.

Celui-ci sera prononcé par le Secrétaire de la FNC "AWANS-BIERSET".

Comme il se doit, à la veille du centenaire de la déclaration de la Première Guerre Mondiale, ce discours sera essentiellement centré l'évocation des moments difficiles vécus non seulement par les combattants mais aussi par la population belge.

Un parallèle sera évidemment établi avec les événements de la seconde Guerre. 

On peut, en effet, affirmer que, dans bien des domaines, la Première Guerre a été une répétition de la suivante.

Pour terminer, les défis de l'heure présente seront évoqués.

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Pendant toute la durée du Mondial de foot, le village d'AWANS, comme tous les autres, a été bien pavoisé aux couleurs  nationales.

Oserions-nous espérer que ces drapeaux resteront sortis, ou seront ressortis, le jour du 21 juillet !

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On peut aussi considérer que les cérémonies du 21 juillet à AWANS constitueront le prélude à une commémoration plus substantielle à l'automne !

Pour rappel, ci-contre l'illustration figurant sur Facebook

Cherchez sur facebook:

"AWANS, commémoration 14-18"

 

 

06/05/2014

MARC BLOCH: UN HISTORIEN, TEMOIN DE LA GUERRE 14-18, DE L'ENTRE-DEUX-GUERRES et RESISTANT DE LA SECONDE.

 

 

BLOCH Marc

 

 

 

Né à LYON le 6 juillet 1886

 

 

 

Mort sous les balles allemandes le 16 juin 1944 à SAINT-DIDIER-de-FORMANS

 

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L'un des plus importants historiens du 20° siècle dont la carrière fut brisée net à 57 ans.

Marc Bloch a été acteur. Il a combattu dans les deux guerres et a joué un rôle important dans la Résistance.

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Marc BLOCH est né le 6 juillet 1886 à LYON dans une famille intellectuelle. Son père y occupait, à la Faculté des Lettres, une chaire d'histoire et d'antiquités gréco-romaines. Il appartenait, du côté paternel, à une famille juive originaire d'Alsace. Sa famille fut ce que l'on appela, après 1871, une famille d'optants. C'est-à-dire ayant choisi de conserver la nationalité française et donc de quitter les départements devenus allemands en 1871 avant le 1° octobre1872. Les optants furent environ 100000 sur 1597000 personnes concernées. On est loin du flux d'émigrés que l'on cite parfois.
Il se définit comme un juif laïc. Il conteste d'ailleurs la notion de judaïté. Il conteste toute spécificité juive. Il ne se revendiquera comme juif que lorsqu'il se trouvera en face d'antisémites. Voir ci parès un txet de sa part:
 « Je suis Juif, sinon par la religion, que je ne pratique point, non plus que nulle autre, du moins par la naissance. Je n'en tire ni orgueil ni honte, étant, je l'espère, assez bon historien pour n'ignorer point que les prédispositions raciales sont un mythe et la notion même de race pure une absurdité....

...Je ne revendique jamais mon origine que dans un cas : en face d'un antisémite. »

On sait très peu de choses sur son enfance et son adolescence, les documents et les témoignages étant rares. On peut cependant dire qu'elle fut heureuse selon ses propres mots ( " Je mentirais en disant que je ne regrette pas la vie ; je serais injuste envers vous qui me l'avez faite si douce". ) Mots écrits en 1915, au front, à l'intention de ses parents dans un « Testament ». L'historien et le savant sont mondialement connus. Il n'en est pas de même de sa vie. Cette vie est courte et exceptionnelle.
Après des études secondaires, au lycée Louis-le-Grand à PARIS, il entre, en 1904, à l'École Normale supérieure. Il en sortira agrégé d'histoire en 1908. Entre 1908 et 1914, il poursuit sa carrière universitaire: plusieurs séjours dans les Universités à BERLIN et LEIPZIG pour se familiariser les méthodes de l'école historique allemande, très en avance à l'époque; publication de ses premiers articles d'histoire médiévale; pensionnaire de la Fondation THIERS et de 1912 à 1914 et professeur d'histoire et de géographie aux lycées de MONTPELLIER et d'AMIENS.
Né fin du dix neuvième siècle, il a vécu la grande guerre avec son cortège de souffrances et d'horreurs que la majorité d'entre eux ont faite. Comme ses contemporains, il a été marqué physiquement et moralement. Il est mobilisé en août 1914 aux premiers jours du conflit comme sergent d'infanterie. Il est démobilisé en 1919 au grade de capitaine après avoir été cité quatre fois à l'ordre de l'armée et avoir reçu la croix de guerre. Il se marie le 23 juillet de cette même année. Le ménage aura six enfants.
Cette même année, il reprend sa carrière universitaire. Il est chargé de cours d'histoire du Moyen Age à la faculté de STRASBOURG. Belle revanche sur l'histoire pour un fils d'une famille d'optants ! Il y devient professeur sans chaire en 1921, puis professeur d'histoire du Moyen Age en 1927. Il y reste jusqu'en 1936 où il a accompli l'essentiel de son oeuvre d'enseignant et de chercheur. En 1929, il fonde les Annales d'histoire économique et sociale.
En 1936, il est nommé maître de conférence à la Sorbonne et professeur en 1936. En 1920, il y avait déjà soutenu sa thèse de doctorat d'État, «  Rois et Serfs, un chapitre d'histoire capétienne ».
Le 24 août 1939, malgré son âge ( 53 ans ), une famille nombreuse et une polyarthrite qui le dispensaient des obligations militaires, il est mobilisé, sur sa demande, comme capitaine d'état-major. Il se déclarait « le plus vieux capitaine de l’armée française », grade auquel il était resté depuis 1918. A la fin de la bataille des Flandres il rallie Dunkerque pour ne pas se rendre. Il passe en Angleterre, rentre à Cherbourg où il contribue au regroupement de l'armée du Nord. Après l'armistice, le 2 juillet 1940, il passe en zone «  libre », déguisé en civil.
Il est d'abord exclu de la fonction publique, comme juif, par les décrets de Vichy d'octobre 1940. Peu après il est relevé de sa déchéance » « pour services scientifiques exceptionnels rendus à la France » et détaché à l'université de Strasbourg repliée à Clermont- Ferrand. En 1941,la santé de sa épouse exigeant un séjour dans le Midi, il est affecté à l'Université de Montpellier. Il est en butte à l'hostilité du doyen de la faculté des lettres, antisémite déclaré. Après le débarquement des Américains en Afrique du Nord et l'invasion de la zone libre par les troupes allemandes, il est contraint de se réfugier à Fougères dans la Creuse où il possède une maison de campagne.
A CLERMONT-FERRAND, il avait pris contact avec les premiers groupes de Résistance. A MONTPELLIER, il adhère au réseau « Combat » et contribue à organiser le mouvement clandestin sur le plan régional. En 1943, il passe dans la clandestinité dans le mouvement « Franc-Tireur » et regagne Lyon. Il est membre du Directoire régional des mouvements unis de résistance. Sous les pseudonymes de « Chevreuse », puis « Arpajon » et « Narbonne », il constitue les comités de la libération de la région et met en place le dispositif de l'insurrection pour les dix départements dépendant de LYON. Son nom est fréquemment associé à la Résistance.
Le 8 mars 1944, il est arrêté et torturé par la Gestapo. On lui brise le poignet, on lui défonce les côtes et on le soumet au supplice du bain glacé. Il est ramené, dans le coma, à la prison de MONTLUC. Le 16 juin 1944, on le fait monter dans un camion avec d'autres détenus dont un jeune garçon de dix-sept ans qui pleure. Marc BLOCH le réconforte: « Ils vont nous fusiller, n'aie pas peur, ils ne nous feront pas mal... Cela ira vite. » A SAINT-DIDIER-DE-FORMANS, le camion s'arrête au bord d'un champ. Il est fusillé le premier. En tombant, il crie: « Vive la France. ».

Sa femme est morte le 2 juillet 1944 à LYON, à l'âge de 50 ans, sans doute dans l'ignorance de la mort de son mari.

 

Il aura vécu le naufrage de la III° république. Il a étudié cet événement, de façon scientifique, comme historien et en a tiré un livre «  L'Etrange Défaite » écrit de juillet à septembre 1940. Ce livre, destiné à n'être publié que dans une France libérée, parut en 1946 par les soins du mouvement « Franc-Tireur ». Dans cet ouvrage, il accrédite l'idée que l'échec de l'armée française, en 1940, est imputable aux plus hauts niveaux de commandements, autant à l'égard de la préparation qu'à celui des combats. Il ouvre la question de savoir dans quelle mesure les élites n'ont pas préféré une victoire du nazisme face aux montées du communisme. Ce livre devait s'appeler " Témoignage ", mais la publication d'un ouvrage portant le même titre a contraint l'adoption d'un autre nom.
« « Franc-Tireur» fut fondé à Lyon en novembre 1940 sous le nom « France Liberté », rebaptisé « Franc-Tireur » en décembre 1941. Ce fut aussi le nom du journal clandestin du mouvement.
Marc BLOCH a aidé la discipline historique en France à se renouveler en profondeur, grâce, notamment, à l'intérêt pour les phénomènes de mentalités, d'anthropologie, de société et d'économie. Il est l'auteur des « Rois thaumaturges » (1924), des « Caractères originaux de l'histoirerurale française » (1931), de « La Société féodale » (1939-1940), de  l'Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien » (publication posthume en 1949).