23/10/2017

FNC AWANS-BIERSET: COMMEMORATION OFFICIELLE DE L'ARMISTICE.

AWANS: COMMEMORATION OFFICIELLE DE L'ARMISTICE.

 

La FNC AWANS-BIERSET commémorera l'Armistice.

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Jour férié patriotique, la Fête de l'Armistice souligne la fin des combats, la victoire des alliés et le retrait de l'armée allemande, après une terrible guerre mondiale de quatre ans. Le 11 novembre est la principale commémoration avec le 21 juillet. 

 

Cette Fête de l'Armistice commémore donc un événement de grande ampleur puisque c'est le 11 novembre 1918 qu'un accord fut signé dans la forêt de Compiègne. Dès l'échec de leur contre-offensive de juillet 1918, les Allemands avaient compris qu'ils n'avaient plus aucun espoir d'arracher la victoire. En outre les troupes américaines, fortes de quatre millions d'hommes et fraîches étaient arrivées en renfort des Anglais et des Français.

 

Le 3 octobre, l'empereur Guillaume II avait nommé comme chancelier un modéré, le prince Max de Bade, espérant qu'il saurait obtenir des conditions de paix convenables. Cela devenait urgent car l'Allemagne basculait dans l'anarchie et la guerre civile et que ses alliés cessaient les combats l'un après l'autre.



Faut-il continuer de commémorer l'Armistice ? Oui, car l'Armistice est un marqueur de l'identité nationale. Chaque année, depuis plus de 90 ans, les Français et les Belges de toutes origines, de tous âges et de toutes opinions se remémorent le 11 novembre. L'Armistice a été ressenti par les contemporains comme un immense espoir. On a cru que la guerre à laquelle elle mettait fin serait la dernière, la «der des der». L'Armistice, automnale et recueillie, rappelle le sacrifice des soldats morts pour la Patrie pendant la Grande Guerre mais aussi la suivante. C'est aussi, en quelque sorte le prolongement, patriotique, de la Toussaint.

Aussi, les commémorations du 11 novembre ont, à présent, souvent une dimension pacifique: plutôt que de célébrer la victoire, on commémorera la mémoire des millions de soldats morts au combat afin de transmettre aux nouvelles générations le souvenir d'une véritable hécatombe qui aurait être la dernière.

Ce rituel, souvent qualifié de désuet, a la vertu de rappeler à chacun, notamment aux plus jeunes, que la paix et la prospérité sont des biens précaires qui ne peuvent être conservés qu'au prix de la cohésion nationale...

Dans cet esprit, la FNC "AWANS-BIERSET et Environs" commémorera l'anniversaire de l'Armistice, en collaboration avec la FNAPG et les Administrations communales d'AWANS et de GRÂCE-HOLLOGNE.

 

Selon la tradition, le programme se déroulera sur deux journées: le jeudi 9 novembre consacré essentiellement aux écoles et le samedi 11 novembre, jour de la commémoration officielle.

 

Conformément à ce qui a été expliqué ci-avant, notre section FNC accorde une grande importance à la participation des écoles. Sur les deux jours, huit écoles participeront à nos manifestations.

 

Pour nous, cette participation scolaire est vue comme une réussite. Organiser une fiesta, nous paraîtrait déplacé.

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Jeudi 9 novembre: Plus spécialement réservé aux écoles.

09H15: VELROUX ( Monument aux Morts )

09H45: BIERSET ( Monument aux Morts )

10H00: BIERSET ( Monument soldat GIROUL )

10H30: FOOZ ( Cimetière )

10H50: HOGNOUL ( Ancienne Maison Communale )

11H10: AWANS ( Carré d'Honneur )

14H00: GRÂCE-HOLLOGNE ( Cimetière de HOLLOGNE-AUX-PIERRES )

 

Samedi 11 novembre: Commémoration officielle.

Le matin:

09H30: FOOZ ( Stèle soldat LAMENS )

10H00: AWANS ( Office religieux à l'église paroissiale )

10H40: AWANS ( Carré d'Honneur )

10H50: AWANS ( Place Communale, si l'avancement des travaux le permet )

11H00: Réception à la petite salle du Hall Omnisports.

 

L'après-midi:

15H15: HORION ( Cimetière de FONTAINE )

15H30: HOZEMONT: Monument aux Morts ( Rue du Huit Mai ).

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19:48 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

13/10/2017

L'HITLERISME: la simple revanche d'un raté social ?

Le Nazisme: seulement la revanche d'un raté social ?

HITLER: Un raté social en cherche de revanche ?

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1. Première question.

 

Comment une succession de circonstances a-t-elle pu faire d’un Autrichien banal, artiste raté, le leader de l’Allemagne nazie ?

 

Ou, comment quelqu'un qui était tout l'opposé du type "aryen pur" ( grand, blond, musclé, aux yeux bleus ) a-t-il pu subjuguer tout un peuple en vantant, notamment, ce prétendu "type aryen" ?

 

2. Les origines "aryennes" contestées.

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Comble de l'ironie, d’après une étude scientifique, Hitler serait d’ascendance mêlée, à la fois juive, somalienne et berbère. Les échantillons d’ADN prélevés sur sa parenté attestent biologiquement qu’il est lié aux "races inférieures" qu’il méprisait et qu'il a cherché à exterminer. Selon une de ses citations: « J’apprends qu’il y a des noirs, je ferai d’eux le cirage de mes chaussures ».

 

Ces conclusions ont bien sûr été souvent contesté. Pourtant elles semblent irréfutables: elles portent sur 39 membres de sa famille et, notamment, ces échantillons comprennent l'ADN d'un agriculteur autrichien, propre cousin d'Hitler.

 

Un chromosome appelé Haplopgroupe E1b1b (Y-ADN), a été décelé. Il  est rare en Allemagne et même en Europe occidentale. Il est le plus présent chez les Berbères du Maroc, en Algérie, en Libye ou en Tunisie ainsi que chez les juifs ashkénazes et séfarades.

 

Dans une fiche des Renseignements généraux, on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler: "Jacob". Il s'appelait donc "Adolf Jacob Hitler". Il serait le petit-fils naturel du baron Salomon MAYER ROTHSCHILD. Sa grand-mère, Maria Anna SCHICKLGRUBER, travaillait au service du baron Rothschild, quand elle est tombée enceinte. Quand les Rothschild ont appris la nouvelle, ils l’ont envoyée dans une clinique de la ville dont elle était originaire. Là où est né en 1837, son père Aloïs HITLER.

 

3. Une jeunesse quelconque sinon terne.

 

HITLER n'est pas un Allemand. Aloïs HITLER est un douanier autrichien. Il est né le 20 avril 1889 à BTRAUNAU, petite ville à la frontière austro-allemande. Il s'entend mal avec son père.

 

Il fait ses études en Haute-Autriche, notamment à LINZ, jusqu'en 1905 au collège moderne (Staatsrealschule). Ce fut un élève peu travailleur. Il le reconnaît lui-même, en s'en justifiant: « J'étudiais ce qui me plaisait ; je sabotais complètement ce qui me paraissait sans importance ou ne m'intéressait pas. »

 

Son père meurt dès 1903, mais laisse à sa famille un bon héritage et des ressources très convenables. Ce qui dément tous les documents le montrant dans la misère. Quant à sa mère, il la perd en 1908, morte d'un cancer. Alors qu'il ne s'entendait pas avec son père, il adorait sa mère.

 

5. HITLER: un amoureux déçu ?

 

Dans ses jeunes années, il tomba amoureux d’une jeune juive âgée de 16 ans, Stefanie ISAK. Toutefois, il n'osa jamais l'aborder directement. Au début, il lui écrivait des lettres et des poèmes auxquels elle ne daigna jamais répondre. A cause de ce rejet, son obsession ne cessa d’augmenter et lui provoqua une dépression. Il aurait même songé à se suicider. Cet échec est peut-être à l'origine de sa rage envers la communauté juive…

 


5. La période d'avant 1914 ( ou période viennoise ).

 

Élevé dans l'antisémitisme par ses maîtres de LINZ, il est proche du mouvement social-chrétien autrichien, animé par Karl LUEGER (1844-1910), et du parti de Georg von SCHÖNERER (1842-1921), antisémite virulent.



C'est un grand lecteur, mais pas de n'importe quelles lectures:  SOREL  Nietzsche, SCHOPENHAUER et il s'abreuve des pamphlets racistes d'Adolf LANZ. Sa haine s'accroît contre les Juifs, les sociaux-démocrates, les syndicats, le parlement et les Habsbourg. Très vite, il établit un lien entre marxisme, social-démocratie, parlementarisme et judaïsme.



Pour éviter de servir dans l'armée autrichienne, Hitler habite un foyer pour hommes. Il se complaît dans l'oisiveté, fréquentant les théâtres, découvrant la musique wagnérienne et consacrant de nombreuses heures à l'élaboration de projets architecturaux plus ou moins farfelus.

 

Il dilapida dans la bohême la petite fortune laissée par son père et pratiqua de petits boulots tout en rêvant d'un grand destin, avant de glisser dans la marginalité.

 

Au début du XX°siècle, VIENNE est une capitale cosmopolite, à l'image de l'Empire austro-hongrois. Y cohabitent Allemands, Tchèques, Polonais, Hongrois, Croates et Italiens. Il déteste ce climat. Il vitupère le régime des Habsbourg qu'il accuse de condamner le pangermanisme. Pangermanisme qui se développe chez lui de façon exacerbée.

 

C'est pourquoi il tourne le dos à l'Autriche et s'installe en Allemagne en mai 1913. c'est pourtant à VIENNE qu'il a conçu l'idée d'une grande nation allemande.

 

6. Un mot sur sa carrière artistique. ( un raté artistique ).

 

Le jeune HITLER dilapide dans la bohême la petite fortune laissée par son père et pratique de petits boulots tout en rêvant d'un grand destin, avant de glisser dans la marginalité.

 

En 1907, impatient de se lancer dans cette carrière, il interrompt une scolarité des plus médiocres et quitte le domicile maternel, à dix-huit ans, et gagne VIENNE pour y réussir.

 

Hélas, deux fois consécutivement, il essuya un double échec au concours d'admission à l'Académie des beaux-arts. Il en éprouva une violente amertume.

 

Voilà en quelques mots, comment l'Académie des beaux arts de Vienne a justifié son refus: « Trait malhabile - Composition confuse - Ignorance des techniques - Imagination conventionnelle ».

 

Il eut sans doute mieux valu qu'il ait été accepté. Cela nous aurait évité sa reconversion d'abord dans l'armée, ensuite dans la politique.

 

Toutefois, de 1908 à 1913, il vécut de menus travaux et de la vente d'aquarelles qu'il peignait, confronté à l'expérience des asiles de nuit.

 

7. HITLER, citoyen allemand exemplaire ?.

 

En 1913, il part s'installer à MUNICH pour échapper au service militaire sous les drapeaux de l'empire austro-hongrois, nation qu'il déteste.

 

Il a alors près de vingt-cinq ans et est toujours sans profession. Et il est solitaire et peu empathique. Il témoigne d'une affectivité bridée ne laissant pas de place à l'affection et à l'amour.

 

C'est cependant un citoyen allemand très tardif. Il n’a immigré en Allemagne que pour fuir son devoir de citoyen austro-hongrois. Il n’a acquis la nationalité allemande qu’en 1932 !

 

8. HITLER et la Grande Guerre.

 

En août 1914, à la déclaration de guerre, Hitler s'engage comme volontaire dans l'armée bavaroise, plein d'enthousiasme. Il se socialise dans la vie militaire. Il en épouse les valeurs. L'expérience de la Grande Guerre achevant de durcir en lui une brutalité naturelle. 

 

Il est affecté au 16e régiment d'infanterie de réserve. Dans les tranchées, les différences sociales et les humiliations de la vie civile s'effacent.

 

9. Comment s'est-il comporté ? ( Un raté militaire ?)

 

Il existe deux versions:

 

La première, l'officielle:

Hitler se fit très vite remarquer par les gradés pour son courage et son engagement patriotique. Chaque fois que c'est possible, il relève le moral de ses camarades de combat. Dès l'hiver 1914,on le nomme caporal et on lui décerne la Croix de fer de 2e classe. En octobre 1916, il est blessé.

En août 1918, fait rarissime pour un caporal, il reçoit la Croix de fer de 1ère classe. Il est gazé à Ypres, en Flandre, lors de l'attaque du 16 octobre 1918, et finit la guerre à l'hôpital. Il aurait donc été blessé deux fois.

 

La seconde:

Son régiment ( LIST) était mal considéré: insubordinations, découragement, apathie, désertions... Ce régiment n'avait rien du corps d'élite magnifié par HITLER. 

Sur son expérience du feu, il aurait en réalité beaucoup menti. Tandis que ses frères d'armes pataugent dans l'eau glaciale et la boue des tranchées, il trouve refuge au quartier général du régiment, hors de portée des mitrailleuses. Contrairement à une idée répandue, on ne voit qu'exceptionnellement en première ligne quand son rôle d'estafette l'amène à y porter des messages.

HITLER aurait passé la majeure partie de la guerre dans le microcosme du poste de commandement, loin des tranchées. Comme les fantassins des tranchées disaient, c'était "un cochon de l'arrière", "un planqué", un personnage falot et obséquieux, prêt à tout pour satisfaire les exigences de ses supérieurs.

Autre légende tenace: L'ancien marginal aurait été hospitalisé pour faire soigner ses yeux aveuglés par le gaz moutarde. Ce serait faux: il aurait séjourné en hôpital psychiatrique pour "hystérie de guerre". Ce fut l'un des secrets les mieux gardés du IIIe Reich et tous ceux qui auraient pu le dénoncer furent pourchassés.

Il semble que les compagnons d’armes furent réduits au silence, afin que ne soit pas écorné le mythe du héros exalté et courageux.On donne l’exemple d’Hugo GUTTMANN, l’officier juif grâce auquel il obtint la croix de guerre… et qui fut ensuite persécuté par le régime nazi.

 

10. HITLER après l'armistice.

 

Comme beaucoup de soldats démobilisés et sans ressources, HITLER reste dans l'armée.

Ce raté a pourtant une qualité: un bagou à toute épreuve, qui le fait remarquer du responsable des services secrets. cela lui vaut d'être employé comme «officier politique» à MUNICH. On le charge d'infiltrer et dépister les révolutionnaires ( les insoumis selon un terme actuel ) soit les communistes,les anarchistes...

Ce n'est donc qu'un peu glorieux indicateur, un "corbeau". D'indic, il devient militant et s'engage dans un groupuscule nationaliste comme il en existait énormément dans l'Allemagne des années 20. Très vite, il en prend la direction et se fait remarquer par ses aptitudes au maniement des foules.

 

11. Et la sinistre suite...

 

Dans les années 20 (après un coup d’État raté en 1922), HITLER crée son fameux NSDAP, le "parti national-socialiste allemand du travail", mieux connu sous le nom de "parti nazi".

 

Les 8 et 9 novembre 1923, le nouveau parti nazi et HITLER sont à la tête d'une coalition de groupements nationalistes. Ils tentent un coup d’État dénommé, dans les livres d'histoire, le "putsch de la brasserie". Il avait été fomenté dans la Bürgerbräukeller, une des plus grandes brasseries de MUNICH.

 

Le but était d'abord de prendre le pouvoir en BAVIERE pour ensuite marcher sur BERLIN et renverser la République de WEIMAR. C'était en fait une expérience du plus haut ridicule clôturée par un échec cinglant. Les autorités bavaroises firent condamner 9 des instigateurs dont Adolf HITLER.

 

Ce simple épisode plus ridicule que glorieux serait resté inoublié inaperçu dans l'histoire, fort mouvementée, de l'Allemagne des années 20. Après 1933, il devint une geste héroïque cultivée par les nazis, une partie intégrante de la mythologie entourant la course au pouvoir menée par Hitler, de même que son engagement militaire en 14-18.

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11.Comment expliquer l'engouement du peuple allemand ?

 

Le NSDAP est devenu le premier parti d'Allemagne grâce à sa démagogie, à sa violence.

 

Il sut se distancer d’une classe politique dépassée, dont on s’était peu à peu détourné, lui permettant d’accéder démocratiquement au pouvoir en 1933.

"Démocratiquement" ? En fait, le parti nazi n’atteindra jamais la majorité absolue parlementaire. Jusqu’aux élections de 1932, il ne représentait même pas, dans le meilleur des cas, 20% des voix. Jusqu’en 1928, cinq ans avant l’accession au pouvoir, il est même quasi-groupusculaire.

 

Le vote protestataire, traduisant le désespoir d'une population confrontée à un taux de chômage élevé, profite essentiellement au parti nazi.

 

Dès 1929, il progresse rapidement. En 1930, il compte 6 400 000 électeurs et 107 députés; en juillet 1932, 13 750 000 électeurs et 230 députés; en novembre 1932, 11 750 000 électeurs et 196 députés. À l'élection présidentielle de mars 1932, Hitler mit le maréchal HINDENBURG en ballottage.

 

En 1933, quand il prend le pouvoir, le parti nazi a déjà plus d'un million d'adhérents, recrutés dans les classes moyennes, mais aussi dans la classe ouvrière.

 

Incontestablement, il existait à l'époque, un antisémitisme latent en Allemagne. Mais pas seulement en Allemagne: il suffit de rappeler que la France sortait à peine de l'affaire DREYFUS.

Comment aurait-il réussi à trouver l'appui du peuple si personne n'avait été antisémite à son époque ? Il a surfé sur cet antisémitisme pour pour gagner la confiance générale.

 

Très facilement, ensuite, a-t-il pu basculer vers d'autres thèmes avec lesquels les gens n'étaient pas forcément d'accord. Mais les gens le sont devenus, par glissement ou par peur de passer pour des traîtres. La terreur a fait le reste: de 1933 à 1945, 225000 allemands furent condamnés à des peines de prison et 1000000 enfermés ( souvent pour peu de temps, mais à titre d'exemple ) dans les camps de concentration créés dès 1933.

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19:16 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

24/09/2017

On a dignement inauguré la nouvelle plaque du soldat Nöel LEDOUBLE.

FORT DE LONCIN: 103 ans après la catastrophe, un soldat retrouve son identité.

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En août 1914, le fort de LONCIN fut parmi les derniers forts de Liège à subir les bombardements allemands. Le Fort de LONCIN fut bombardé massivement, depuis le centre-ville de Lège, pendant trois jours, du 12 au 15 août. Le Fort eut à subir la puissance de la " Grosse BERTHA ". Le 15 août 1914, un des deux magasins à poudre du fort, qui contenait encore 12 tonnes de poudre, explosa. Cette explosion détruisit le cœur du fort, tuant 350 de ses 550 soldats de garnison.

La plupart des corps reposent encore sous les décombres du fort. La destruction du fort de LONCIN fut immédiatement exploitée par la propagande allemande en Allemagne même et vis-à-vis des adversaires, mettant en place le mythe des " Grosses BERTHA", énormes mortiers de calibre de 42 cm, symbole de la supériorité allemande.

Ainsi, pendant 103 ans, on a cru le soldat LEDOUBLE enseveli dans la poudrière du Fort de LONCIN. Jusqu’en mars 2017, on était convaincu que le soldat Noël LEDOUBLE de VILLERS l'EVÊQUE ( AWANS ) faisait partie des héros ensevelis à jamais dans les décombres du Fort. Depuis, sa famille, venait régulièrement, chaque 15 août, au fort de LONCIN pour lui rendre hommage.

En réalité, il n'avait jamais reposé là. Blessé lors de l’explosion, il fut évacué vers l’hôpital militaire Saint-Laurent où il mourut le 17 août. En fait, il fut inhumé au Cimetière de Sainte WALBURGE sous le nom de Noël LEDOUP.

C'était une énigme: Noël LEDOUP, un soldat qui n’avait jamais existé. Quelqu'un était donc inhumé sous une fausse identité. Patrick GALAND, historien, a résolu cette énigme. Voici ce qu'il dit: " « Lors de son hospitalisation, ce soldat était déjà mourant. Il est probable qu’il n’a pas pu correctement communiquer son identité. On peut imaginer qu’il l’a dite dans un souffle… En tout cas, il été officiellement identifié sous le nom de Noël Ledoup…".

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En fait, la véritable identité, à l'état-civil, de Noël LEDOUBLE était Charles LEDOUBLE. Selon une coutume fréquente à l'époque, le premier prénom était remplacé par un autre prénom usuel. En outre, la prononciation à la liégeoise transformait "LEDOUBLE" en "LEDOUP". Prénommé à l'état-civil Charles Julien Joseph Noël LEDOUBLE, il était né le 16 mai 1893, fils de Charles Joseph et de VAVEDIN Marie Anne Joseph Antoinette. Il avait à peine plus de 20 ans quand il fut appelé sous les armes au fort de LONCIN.

On a donné son nom à l'une des rues de Villers l'Evêque (entité d'Awans) en province de Liège, cette chaussée Noël LEDOUBLE est la portion de la N3 qui traverse Villers l'Evêque.

La nouvelle plaque portant le nom de Charles dit Noël LEDOUBLE a été placée le vendredi 22 septembre 2017, à l’occasion d’une cérémonie émouvante rehaussée par la présence du Colonel HAMES commandant militaire de la Province de Liège, des représentants du Front de Sauvegarde du Fort de LONCIN dont le Président Fernand MOXHET, de diverses autorités civiles dont le bourgmestre d’AWANS, Pierre-Henri Lucas.

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Représentaient la FNC, le Président Provincial J.C. LAMOTTE et le Président du Groupement Régional, P. BEAUJEAN. Etaient également présents six porte-drapeaux dont les représentants des sections FNC d'AWANS et de VILLERS l'EVÊQUE.

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19:03 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

18/09/2017

Cris lancés par les artistes et les poètes.

 

Le CRI

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Cette photo du  CRI de RODIN  est une contribution à la réflexion sur notre façon de voir, de penser le monde, et d'écouter ses cris d'alarme qui nous sont lancés tels des SOS. De l'émotion qui est exprimée à travers l'expression du visage découle la colère, la douleur, le désespoir.

 

Un penseur a dit: "Si tu es dans le monde, alors, tu participes au monde...". Entre 1936 et 1945, la voix des poètes s'élève pour dire la détresse, la souffrance, mais aussi la colère, l'espoir et l'amour de la liberté. La Résistance, c'était aussi l'écriture.

 

La parole, l'écriture sont essentielles, surtout à notre époque à notre époque. La parole et l'écriture réunissent les peuples et les cultures. Ils s'adressent à l'humain. C'est le cri des poètes et des lanceurs d'alerte. Mais les sourds n’entendent pas ce cri, surtout les sourds volontaires. " Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ". on peut rappeler la parole du roi Louis-Philippe:

« Ne me parlez pas des poètes qui parlent de politique ! » Cri du cœur du roi répondant au fameux cri du cœur de LAMARTINE: « Périssent nos mémoires, pourvu que nos idées triomphent ! […] Ce cri sera le mot d’ordre de ma vie politique. » 

 

 

Pour illustrer ce cri, voici un poème de Paul ELUARD,

 

Paul ÉLUARD. (1895-1952) Les sept poèmes d’amour en guerre, 1943

 

Au nom du front parfait profond


Au nom des yeux que je regarde


Et de la bouche que j’embrasse


Pour aujourd’hui et pour toujours


Au nom de l’espoir enterré


Au nom des larmes dans le noir


Au nom des plaintes qui font rire


Au nom des rires qui font peur


Au nom des rires dans la rue


De la douceur qui lie nos mains


Au nom des fruits couvrant les fleurs


Sur une terre belle et bonne


Au nom des hommes en prison


Au nom des femmes déportées


Au nom de tous nos camarades


Martyrisés et massacrés


Pour n’ avoir pas accepté l’ombre


Il nous faut drainer la colère


Et faire se lever le fer


Pour préserver l’image haute


Des innocents partout traqués


Et qui partout vont triompher.


 

10/09/2017

40-45: La guerre fut aussi une guerre entre belges.

40-45: La Guerre entre les Belges.

 

1. Introduction.

 

Contrairement à ce qui, en gros, s'était passé durant la guerre de 14-18 ( exception faite de certains mouvements flamands ), la guerre de 40-45 peut aussi être vue comme une guerre ayant opposé des belges contre d'autres belges.  

 

2. La collaboration.

 

La collaboration n'était pas seulement un état de soumission à l'égard de l'occupant mais elle s'est caractérisée par deux choses:

- l'embrigadement de combattants, surtout jeunes, dans des organismes militaires allemands ou ayant combattu avec l'armée allemande ( SS WALLONIE, S.S. Westland Regiment, Vlaamsche Wacht, Légion Wallonie...)

- la mise à disposition de l'occupant de polices supplétives menant la chasse contre les opposants à l'ordre nouveau ( Vlaamsche Wacht, Zwarte Brigade, Département de Sécurité et d'Information-D.S.I...)

 

Dans leur sinistre besogne, ces milices pouvaient hélas compter sur tous les aigris, les jaloux qui dénoncèrent allégrement, souvent faussement, des rivaux ( ou des rivales ). Il suffit de se rendre au Fort de HUY où l'on trouve, exposées, des lettres de dénonciation.

 

La collaboration est un concept juridique qui, en Belgique, est qualifié par le Code pénal. Les articles, 113, 115, 118bis et 121bis abordent respectivement la collaboration militaire, la collaboration économique, la collaboration politique et intellectuelle et les dénonciateurs.

 

3. Petit aperçu des groupements de collaborateurs et leurs mésententes.

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On trouve un nombre important d'organisations militaires ou paramilitaires de collaborateurs. Fort heureusement, une mésentente profonde, voire une lutte féroce, les opposait souvent.

Certains voulaient une Belgique maintenue mais organisée selon les principes de l'ordre nouveau. D'autres voulaient, surtout du côté flamand mais parfois aussi wallon, une intégration pure et simple à l'Allemagne nazie.

C'était vrai aussi du côté flamand: la plupart voulaient profiter de la situation pour créer un état flamand alors que d'autres revendiquaient l'intégration pure et simple à l'Allemagne.

En plus, tout ce petit monde faisait preuve d'un appétit débordant et c'était à qui allait être plus nazi que l'autre.

 

Prenons l'exemple des "Amis du Grand Reich Allemand (AGRA)" qui cherchait surtout à recruter des gens opposés au rexisme. L'AGRA fut fondé en mars 1941, à l'instigation du Sipo-SD de liège. Les membres de ce mouvement reconnaissaient Hitler comme chef unique de l'Europe et adhéraient sans restriction aux doctrines nazies. L'AGRA s'opposait au caractère unitaire de la Belgique et souhaitait son rattachement au Troisième Reich se basant sur un prétendu caractère nordique du wallon.

 

L'AGRA créé sur instigation de l'occupant pour dépasser le rexisme fut victime, plus tard, d'une manoeuvre identique de la part des SS. Apparut ainsi en 1943 la "Deutsch-wallonische Arbeitsgemeinschaft (Dewag)". Il s'agissait de dépasser l'AGRA qui,elle, avait été créée pour dépasser REX.

 

On retrouve là, déjà, un des grands problèmes de l'extrême-droite en Belgique: la division à l'extrême, les luttes intestines, le grenouillement d'organismes, de partis se combattant sans merci. Le seul moment où ils s'unirent, ce fut, en 1936, à l'apogée de REX. C'est aussi un problème plus général de l'extrême-droite: prenons en exemple les luttes intestines du FN et de la famille Le PEN en FRANCE.

 

En Flandre, on trouvait "De Vlag" opposé à la VNV ou encore le "Nationaal-socialistische beweging in Vlaanderen" et le "Volksverweering". En 1942, une réorganisation de l'Algemeene-SS Vlaanderen débouche sur un changement de nom : Germaansche SS in Vlaanderen

 

Et en Wallonie, une multitude de petits partis ou mouvements: la "Communauté Culturelle Wallonne", la "Défense du Peuple", le "Mouvement National Populaire Wallon (MNPW) qui fusionnera avec la "Défense du Peuple", le "Parti national-socialiste Wallon" plus tous les groupements dépendant de REX, ( les Gardes Wallonnes, par exemple ).

 

4. Les différences " NORD-SUD".

 

La collaboration connut aussi une différence "Nord-Sud". Une part considérable de l'élite politique et intellectuelle flamande fut mêlée, d'une façon ou d'une autre, à la collaboration. Le poids du Vlaams Nationaal Verbond (VNV) qui avait absorbé le Verdinaso et le Rex flamand, fut considérable. C'était un parti de masse fort de 50000 membres, enraciné dans la société. Apparurent aussi des milices: la Vlaamsch Legioen, la Vlaamsche Wacht, la Dietsche Militie, la Zwarte Brigade... etc.

 

Du côté francophone, la collaboration intellectuelle resta un phénomène marginal. REX électoralement plus puissant que le VNV en 1936 (21 sièges à la Chambre contre 16), avait perdu, dès 1939, la plupart de ses élus. Il convient de distinguer le Rexisme d'avant-guerre et le Rexisme de guerre. Le Rexisme était réduit à portion congrue à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale. Et lorsqu'il va renaître durant celle-ci, ce ne sera plus avec les mêmes buts ni les mêmes moyens.

L'entrée de REX dans la collaboration avait fait fuir beaucoup de sympathisants mais lui en avait fait recruter d'autres dont l'idéalisme était loin d'être la vertu majeure.

Pendant la guerre, DEGRELLE a recruté beaucoup d’opportunistes prêts à tout. Pendant la guerre, REX, malgré l'appui de ROMSEE, n'est jamais parvenu à contrôler que 13% des communes. Toutefois ces 13% couvraient plus de 60% de la population Wallonne, surtout après la fusion imposée des grandes agglomérations.  Mais jamais le parti rexiste ne put obtenir un contrôle complet sur la vie sociale. REX pendant la guerre ne compta jamais plus de 10000 membres.

 

REX fit usage du clientélisme politique. Ceux qui n’appartenaient pas au clan rexiste étaient mis au ban. Cela signifiait la faim, le manque de chauffage, la déportation ou, en tout cas, de telles menaces. Les membres locaux du parti Rexiste attendaient de leurs bourgmestres collaborateurs qu’ils les protègent et les aident. Le parti voulait que les communes, les provinces et les ministères apportent un soutien à certaines initiatives du parti. Cela se déroulait dans un contexte autoritaire où tout contrôle extérieur (et, cela va sans dire, démocratique) avait disparu.

 

Il faut toutefois écarter le vieux mythe qui opposerait une Flandre collaboratrice à une Wallonie résistante.

Les Flamands ne se sont pas, proportionnellement, plus compromis que les Wallons: environ 13.000 Flamands se sont battus sur le front de l'Est pour le compte des nazis, pour près de 9.000 côté wallon. Quant aux quelque 100000 collabos actifs sur le sol belge pendant l'Occupation, il se répartissent plus ou moins aussi équitablement: une petite majorité au nord, une grosse minorité au sud.

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5. La résistance.

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Dès octobre-novembre 1940, les premiers signes de résistance à l’occupant se manifestèrent. Les Allemands, malgré leur supériorité aérienne, avaient échoué en Angleterre et chacun se doutait que la guerre risquait de durer longtemps et

aussi qu'elle n’était pas perdue d’avance !

Très vite apparurent les résistants de terrain. Ceux-ci vont se répartir selon deux types : les « mouvements » et les « réseaux de renseignements et ’évasions ».  Parmi les réseaux de renseignements: le réseau "Clarence" et le "Service D"

La résistance n'était pas uniforme; On dénombre un grand nombre de groupements. C'est normal: en période de dictature et de répression, il est quasiment impossible d'avoir une opposition unitaire.

Au fil du temps, on assista quand même à des regroupements ou des fusions. Ainsi, l'"Armée Belge des Partisans" issue de la mouvance du Parti Communiste fusionnera en 1941 avec le "Front de l'Indépendance". Idem pour les "Milices Patriotiques" travaillant de concert avec l'"Armée Belge des Partisans". Cela pour la résistance dite " de gauche". Le Front de l'indépendance fut fondé en mars 1941 par le docteur  marteaux (du Parti Communiste), l'abbé André Bolland et Fernand DemanyDemany. Son but était de réunir les résistants de toutes opinions et tendances, toutefois le seul parti politique qui y adhéra formellement en bloc fut le Parti Communiste

Du côté de la mouvance démocrate-chrétienne, nous avons l'"Armée de la Libération" née fin 1940.

Autre grande organisation, face au "Front de l'Indépendance", on trouve l' "Armée Secrète", issue du regroupement de la "Légion belge" fondée en 1940 et de l'"Armée belge reconstituée". Ces deux mouvements de Résistance armées décidèrent de joindre leurs forces afin d'avoir plus d'efficacité, et prirent le nom unique de "Légion Belge" pour devenir en 1942 l'"Armée de Belgique"  puis "Armée secrète".

On peut encore citer le "Mouvement National Belge", le "Mouvement National Royaliste", le "Groupe NOLA", l'"Organisation militaire belge de la Résistance", très faible ( 3112 membres).Et d'autres organisations plus locales ou professionnelles. Le "Service D" compta énormément de postiers.

 

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Ecusson du Front de l'Indépendance.

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Ecusson de l'Armée Secrète.

7. Tous unis ?

Oui et non. Si l'objectif final était la lutte contre l'occupant et la libération du pays, l'unité d'action fut rare ou, en tout cas, difficile. On assista surtout à une répartition des tâches ou des zones de territoires. Ainsi, dans le Condroz, le Front de l'Indépendance était prépondérant sur la rive droite du Hoyoux et l'Armée secrète sur l'autre rive.

La division était inévitable, les motivations idéologiques et politiques étaient trop éloignées. Si on était d'accord sur l'objectif premier ( la Libération ), on navait pas la même vision du pays après la guerre. Que pouvait-il y avoir de commun entre le Front de l'Indépendance et le Mouvement National Royaliste ?

Quant à l'Armée secrète, c'était en fait le bras armé du Gouvernement en exil avec lequel d'autres n'étaient pas d'accord.

 

8. Et, après la Libération ?dafanch98_numl000047_2.jpg



A l'issue de la guerre, entre septembre 1944 et fin 1949, 405 000 dossiers furent ouverts pour faits de collaboration. De ce chiffre, on retira les 58 000 travailleurs volontaires.

70% des dossiers (228 000) furent classés sans suite; 15 % (59 500) débouchèrent sur un non-lieu; 14 % (57 000) entraînèrent des poursuites pénales.

Au final, 53 000 belges furent condamnés pour collaboration: 1247, condamnés à mort (et 1693 par contumace), mais 242 seulement furent exécutés (238 hommes et 4 femmes); 1 839 condamnés à la perpétuité (et 501 par contumace). Plus de 43 000 Belges perdent leurs droits civiques et politiques dans le cadre de l'épuration, tandis que des milliers d'ex-collaborateurs fuient en Allemagne, en France, en Espagne, en Afrique du Sud, en Amérique latine, aux USA...

 

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18:51 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

06/09/2017

Cimetière de Sainte Walburge, le 22 septembre. Hommage à Noël LEDOUBLE.

HOMMAGE AU SOLDAT NOËL LEDOUBLE d'AWANS

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Une cérémonie est programmée le 22 septembre prochain, à 10H00 au Cimetière de SAINTE WALBURGE, en hommage au soldat Noël LEDOUBLE ( de VILLERS- l'EVÊQUE ).

Ce jour là sera inaugurée la nouvelle plaque réalisée par la Défense. 

La cérémonie se déroulera notamment en la présence des membres de la famille, de représentants de la Défense, et des autorités communales.

Pour rappel : 



17 août 1914, à l’Hôpital militaire de SAINT-LAURENT, un blessé amené du fort de LONCIN pousse son dernier soupir. L’infirmier rempli l’acte de décès et y appose le nom que le blessé lui avait soufflé peu auparavant « …Noël … LEDOUP ».

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Noël fût ainsi inhumé au cimetière de SAINTE WALBURGE sous le nom de « Noël LEDOUP » et non sous le sien « Noël LEDOUBLE ».



Au mois de février 2017, Jean et Maria LEDOUBLE, neveu et nièce de Noël, persuadé que leur parent repose sous le fort, apprennent de la bouche de Patrick GALAND, Président du CHLAM, que Noël repose en fait au cimetière de SAINTE WALBURGE.

Le 22 septembre 2017, en présence de la famille, des représentants du Front de Sauvegarde du Fort de LONCIN, du Colonel HAMES, Commandant militaire de la Province de Liège et des autorités civiles, sera inaugurée la nouvelle plaque réalisée par la Défense reprenant l'identité correcte de Noël LEDOUBLE, l'un des Héros du fort de LONCIN.

 

17:25 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

04/09/2017

" Pas dans le même camp; mais les mêmes soucis "

" Pas dans le même camp, mais les mêmes soucis"

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Pas dans le même camp, mais les mêmes soucis; pas dans le même camp, mais les mêmes souffrances. C'est un des thèmes abordés dans notre halte ( notre stand ) lors de l'opération WEEK-END WALLONIE BIENVENUE des 21 et 22 octobre 2017 à AWANS.

 

Nous n'abordons pas le cas des souffrances physiques, des souffrances dues aux maladies, aux blessures, aux pertes de camarades... qui étaient certes aussi identiques.

 

Nous abordons le cas des problèmes psychologiques liés à l'éloignement de leurs familles: les épouses abandonnées et livrées à elles-mêmes, des enfants que l'on ne voit pas grandir, des parents âgés que l'on ne reverra peut-être plus, des fiancées que l'on redoute de perdre ... !

 

Des élèves de l'école Saint-Genès à Bordeaux, titulaires du prix départemental décerné par l'Office des anciens combattants, ont créé cette chanson qui paraît bien refléter ces tourments, pas seulement les tourments des tranchées mais les tourments de l'éloignement.

 

" La Chanson du Soldat ".

 

Nos rêves volés
Et j’entends des pas s’approcher, 
Je vois des fusées voler, 
Je vois la vie exploser, 
Je vois ma vie défiler, 
J’entends des canons tonner, 
Je vois mes amis tomber, 
Je te revois en train de danser 
Et je m’imagine tous ces moments volés.

Refrain
Et malgré tout ça, je garde espoir, 
Je vis dans ton regard 
Et malgré tout ça, je vis dans le noir, 
Je garde espoir à n’en plus pouvoir.

2
Je m’ prépare, l’assaut est donné, 
Je marche sur des rêves brisés. 
Nos vies ne sont que poussières 
Mais mon Dieu sommes nous en enfer ! 
Je sens la terre trembler, 
L’odeur me fait suffoquer 
Je te revois dans ce champ de blé 
Et je m’imagine tous nos rêves effacés.

3
Enterré au fond de ma tranchée, 
Je sens la pluie me glacer, 
J’entends des cris m’appeler, 
Je veux pouvoir oublier, 
Je veux pouvoir espérer. 
Je veux te retrouver
Auprès de toi, en train de danser 
Et je vais revivre tous ces moments volés.

 

Dans les tranchées, le soldat côtoie en permanence la mort, ceux des premières lignes étant les plus exposés, surtout quand ils partent à l'assaut de la tranchée adverse. Dans l'enfer des combats, l'homme finit par perdre son humanité. Et pourtant, ce sont ces tourments nés de l'éloignement qui permettront de sauvegarder cette humanité.

Dans les tranchées et après, dans les période de repos, relatif, à l'arrière, les soldats font surtout des cauchemars. Mais aussi des rêves heureux. Ces songes heureux ne concernent pas la guerre mais les ramènent au passé de leurs jeunesses, de leur pays d’origine, ou de la vie civile. Des rêves qui leur permettent de revoir les proches. Face à l’ennui et à la dureté de la vie au front, le rêve est un moyen de se remémorer les absents et de dialoguer avec eux. 

Les soldats français et allemands avaient la possibilité de correspondre avec leurs familles. Mais les lettres étaient évidemment soumises à la censure. il n'était pas question de dévoiler, même accidentellement, des informations stratégiques.

Pour les soldats belges, c'était nettement différent. La correspondance avec leur famille se heurtait à de nombreux obstacles.

Le premier obstacle était le fait que la Belgique était complètement occupée, que la partie occupée se trouvait de l'autre côté des lignes allemandes. En 1914, beaucoup n’avaient pas l’habitude d’écrire.

La Belgique étant occupée, les lettres des soldats et les réponses de leur famille devaient circuler clandestinement, via l’Angleterre et les Pays-Bas. Le “Mot du Soldat” se chargeait de l'acheminement, périlleux des lettres vers leur destinataire.

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Lettre d'un soldat allemand

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Carte postale d'un soldat français.

19:58 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg