10/04/2017

CHAPON-SERAING: Plaques commémoratives et Monument aux Morts.

CHAPON-SERAING

( Commune de VERLAINE ):

PLaques commémoratives et Monument aux Morts.

CHAPON-SERAING était une commune à part entière de la Province de LIEGE jusqu'à la fusion des communes en 1976.

Actuellement, c'est une section de la commune de VERLAINE.

Plaque commémoratives de 14-18.

Cette plaque est placée à la façade de l'église paroissiale, à gauche de la porte d'entrée.

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Observons-la de plus près.

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Après la guerre de 14-18, l'Administration Communale a voulu honorer tous les combattants.

Il ne s'agit donc pas d'une plaque commémorant les morts mais tous les participants aux combats.

L'Administration Communale s'est aussi écartée du modèle "Plaque provinciale " créée à l'initiative de la Province de LIEGE.

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Contournons maintenant l'église. 

A l'arrière, près du terre-plain utilisé comme parking, nous trouvons un Monument plus récent dédié aux deux guerres.

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Approchons-nous.

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D'après la plaque de l'église et les mentions figurant sur ce Monument, on peut conclure qu'il n'y eut aucun mort en 14-18 mais bien deux victimes en 40-45: BOCKIAU Albert 

et PHILIPPE Joseph.

Revenons maintenant près de l'église.

Sur le pignon de l'église nous pouvons voir cette plaque: 

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Je suppose que voilà l'arbre en question.

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29/03/2017

AWANS: la FNC se prépare déjà pour le huit mai.

La FNC "AWANS-BIERSET et ENVIRONS"

se prépare déjà pour le huit mai prochain.

Voici le programme: 

BIERSET: 09H15

Participation de l'Ecole Communale de BIERSET

VELROUX: 10H00

Participation de l'Ecole Communale de VELROUX

FOOZ: 10H30

Participation de l'Ecole Communale de FOOZ

HOGNOUL: 10H50

AWANS: 11H10 ( Cimetière )

Participation de 

l'Ecole Communale d'AWANS

l'Ecole Saint-Joseph d'AWANS

AWANS ( Place Communale ) : 11H45.

Cimetière de GRÂCE-BERLEUR: 14H00

Participation de 

l'Ecole Communale Georges SIMENON

l'Ecole Libre Sainte-Thérèse

Place FERRER à GRÂCE-HOLLOGNE: 15H00

Participation de l'Ecole Communale Sinibaldo BASILE

Voici, en annexe, le périodique 2° trimestre 2017 de la FNC "AWANS-BIERSET"

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23/03/2017

Invitation de la FRME ( 7 avril à HANNUT )

Fédération Royale des Militaires à l’Etranger

Section Hesbaye – Condroz

 

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La section Hesbaye-Condroz de la Fédération Royale des Militaires à l’Etranger organise le 7 avril prochain une cérémonie afin de rendre hommage aux soldats belges ayant perdu la vie en mission ou opération à l’étranger depuis 1945.

 

La section Hesbaye-Condroz a l’honneur de vous inviter à cette manifestation patriotique qui se tiendra le 7 avril 2017 à 14H00. Elle se déroulera au monument de la section (avenue des fleurs à Hannut).

 QUELQUES MOTS SUR LA FRME.

La Fédération Royale des Militaires à l'étranger est une Association de Militaires d'actives, d'Anciens Militaires et de Civils issus de la première occupation de l'Allemagne (1918-1929), ainsi que de la deuxième (1945-1955) (U.N.A.O.) et ensuite des Forces Belges en Allemagne (F.B.A.) et maintenant de vétérans.

La première occupation qui a duré 11 ans, a coûté la vie à 688 militaires; pour la deuxième occupation d'une durée de 10 ans, les pertes en vie ne sont pas connues avec certitude (environs 300).

 

05/03/2017

AWANS-BIERSET: La fnce et ses porte-drapeaux.

Les porte-drapeaux.

 

Les porte-drapeau sont des personnes, anciens combattants ou non, qui assurent bénévolement lors des manifestations patriotiques le service du port du drapeau national portant la marque de leur association. Cette mission est hautement symbolique puisque le porte-drapeau rend hommage, au nom de la nation, aux combattants et aux disparus.

Actuellement, vu l'âge des anciens combattants encore en vie, cette fonction est uniquement exercée par des bénévoles, des sympathisants.

Pour la section FNC "AWANS-BIERSET", si les années passées, on éprouvait beaucoup de difficultés à sortir tous les drapeaux, il n'en est plus de même à l'heure actuelle. Ainsi, le 11 novembre dernier, six drapeaux étaient de sortie, aussi bien à AWANS que à OTHEE et à VILLERS L'EVÊQUE.

Le porte-drapeau se doit donc d'exercer sa fonction avec dignité et constance. Le porte-drapeau, à qui a été dévolu l’honneur de porter l’emblème de son association, doit être dans une tenue vestimentaire irréprochable.

Il est si possible en pantalon gris et blazer bleu marine ou en costume sombre propre.

Il ne doit pas omettre les gants blancs en respect de l’emblème porté.

 

Qu’il pleuve, qu’il gèle, qu’il vente, qu’il y ait un grand soleil ou qu'il neige, les porte-drapeaux sont toujours là. Ils sont toujours fidèles à leur mission, portant haut les couleurs nationales, rehaussant ainsi avec dignité les cérémonies commémoratives et manifestations patriotiques.

 

Les drapeaux rappellent les drames qu'a connu notre pays et sa population: occupation, déportation, massacres, fusillades, batailles, résistance. Mais aussi ses heures de gloire. On ne saurait imaginer une cérémonie commémorative sans voir flotter le drapeau tricolore. C’est important d’avoir un porte-drapeau pendant les commémorations, pour le partage de la mémoire entre les générations.

 

En participant aux Commémorations Patriotiques les porte-drapeaux contribuent à sauvegarder le "Devoir de Mémoire" que nous devrons transmettre aux futurs générations pour le respect de toutes celles et  de tous ceux qui ont œuvré pour notre liberté, nos libertés actuelles.

 

Leur fidélité, leur dévouement, toujours silencieux, méritent d’être reconnus et publiquement soulignés. C'est pourquoi il a été décidé qu'un diplôme d'honneur leur serait attribué, après un certain temps de service.

 

 

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Un Arrêté Royal créant l’attribution d’un diplôme d’honneur a été publié le 18 janvier 2001. Le voici, ci-dessous.

Cette année, la section FNC "AWANS-BIERSET" a sollicité l'octroi de trois diplômes d'honneur de porte-drapeaux.



18 JANVIER 2001. - Arrêté royal créant un diplôme d'honneur de porte-drapeau


ALBERT II, Roi des Belges, A tous, présents et à venir, Salut.

Vu l'article 37 de la Constitution;

Vu l'arrêté royal du 10 octobre 1963 créant un diplôme d'honneur de porte-drapeau des associations patriotiques;

Vu l'arrêté royal du 4 mars 1965 créant un diplôme d'honneur de porte-drapeau de certaines associations patriotiques;

Vu l'arrêté royal du 18 décembre 1987 créant un diplôme d'honneur pour les porte-drapeau des fédérations nationales groupant les invalides civils des deux guerres, les veuves et ayants droit;

Vu l'avis du Conseil supérieur des invalides de guerre, anciens combattants et victimes de guerre, donné le 7 septembre 2000;

Vu l'avis du Conseil d'Etat;

Sur la proposition de Notre Ministre de la Défense, Nous avons arrêté et arrêtons :

Article 1er.Il est créé un diplôme d'honneur de porte-drapeau, destiné à récompenser les porte-drapeau qui ont une bonne conduite et ont accompli, bénévolement et avec dignité, trois années de services de porte-drapeau dans des associations patriotiques groupant soit des invalides de guerre, des anciens combattants ou des victimes de guerre soit des anciens militaires soit les deux catégories précitées ou leurs ayants droit.

Art. 2.Le diplôme d'honneur de porte-drapeau est conféré par le ministre compétent en ce qui concerne les invalides de guerre, les anciens combattants et les victimes de guerre, sur proposition de l'association patriotique locale.

Les propositions, accompagnées d'un certificat de bonnes conduite, vie et moeurs à l'usage des pouvoirs publics, doivent être transmises au département par la voie des fédérations nationales.

Le diplôme d'honneur et le formulaire de demande sont fixés conformément au modèle annexé au présent arrêté.

Art. 3.Les noms des titulaires du diplôme d'honneur créé par le présent arrêté sont publiés au Moniteur belge.

Art. 4.Sont abrogés :1° l'arrêté royal du 10 octobre 1963 créant un diplôme d'honneur de porte-drapeau des associations patriotiques;2° l'arrêté royal du 4 mars 1965 créant un diplôme d'honneur de porte-drapeau de certaines associations patriotiques;3° l'arrêté royal du 18 décembre 1987 créant un diplôme d'honneur pour les porte-drapeau des fédérations nationales groupant les invalides civils des deux guerres, les veuves et ayants droit.

Art. 5.Notre Ministre compétent en ce qui concerne les invalides de guerre, les anciens combattants et les victimes de guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Donné à Bruxelles, le 18 janvier 2001.

ALBERT Par le Roi : Le Ministre de la Défense, A. FLAHAUT

Annexe 1 à l'arrêté royal du 18 janvier 2001 créant un diplôme d'honneur de porte-drapeau ROYAUME DE BELGIQUE DIPLOME D'HONNEUR DE PORTE-DRAPEAU Le Ministre compétent en ce qui concerne les invalides de guerre, les anciens combattants et les victimes de guerre, Vu l'arrêté royal du 18 janvier 2001 créant un diplôme d'honneur de porte-drapeau; considérant que la personne citée ci-dessous a, bénévolement et avec dignité, rempli pendant trois années la fonction de porte-drapeau, Décide : Le diplôme d'honneur de porte-drapeau est décerné à : Monsieur (Mme) . . . . . , demeurant à . . . . . porte-drapeau de . . . . .

Fait à Bruxelles, le . . . . .

Le Ministre compétent en ce qui concerne les invalides de guerre, les anciens combattants et les victimes de guerre, Vu pour être annexé à Notre arrêté du 18 janvier 2001.

ALBERT Par le Roi : Le Ministre de la Défense, A. FLAHAUT

 

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21/02/2017

Pour aider les étudiants: quelques explications sur les camps nazis.

 

 

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Les camps de concentration:

 

Les camps de concentration étaient des camps d'emprisonnement et de travail forcé pour les adversaires politiques du nazisme (communistes, syndicalistes, résistants) et pour les "asociaux" (criminels de droit commun, témoins de Jéhovah, homosexuels...). Les traitements infligés aux détenus étaient très durs et les conduisaient souvent rapidement à la mort. Dans certains camps de concentration, il y eut des chambres à gaz, mais pas dans tous.

 

Il s'agit d'une installation de détention où l'on enferme, généralement sur simple décision de la police ou de l'armée, des gens considérés comme gênants pour le pouvoir.

La plupart des camps de concentration furent aussi des camps de travail forcé.

La mortalité y était très forte en raison des mauvaises conditions de vie, de travail, d'alimentation.

 

Les premiers camps nazis furent créés dès 1933, l'année de l'arrivée de Hitler au pouvoir, pour enfermer les Allemands opposés au régime nazi: communistes, sociaux-démocrates, syndicalistes... Les premiers furent Dachau et Oranienburg.

 

Les camps sont placés sous l'autorité des SS aux ordres de Himmler. Le 10 avril 1934, celui-ci prend aussi le commandement de la Gestapo. Par la loi du 25 janvier 1938, l'envoi dans les camps ne relève plus des tribunaux mais de la seule responsabilité des SS eux-mêmes.

 

Avec la guerre et la multiplication des actes de résistance, les camps se multiplient dans les territoires occupés et sont transformés en camp de travail forcé. Le 7 décembre 1941, l'ordonnance « Nacht und Nebel » (Nuit et Brouillard) autorise la Gestapo à s'emparer de tout individu accusé d'atteinte à la sûreté de l'État et à le faire disparaître d'une façon ou d'une autre.

 

Dans l'Allemagne hitlérienne, la fonction des camps de concentration était une fonction d'exclusion et de terreur. Ces camps étaient destinés à recevoir non seulement les adversaires des nazis, mais aussi tous les individus considérés comme dangereux pour le régime nazi. Les uns et les autres étaient arrêtés et amenés dans ces camps pour y être astreints au travail forcé. On estime que 1 million d'allemands furent envoyés dans les camps, souvent pour des séjours relativement courts: le but était de terroriser la population et de l'amener ainsi à se soumettre.

 

Même si la mortalité dans les camps de concentration de l'Allemagne nazie a été élevée, il convient d'emblée de bien distinguer les termes de camps de concentration et de camps d'extermination.

 

Les camps d'extermination:

 

Les camps d'extermination étaient destinés à détruire méthodiquement, industriellement les vies humaines, en particulier par des chambres à gaz de grande capacité. Ces camps n'emploiaient que peu de main d'oeuvre, juste ce qui était nécessaire pour récupérer les affaires des déportés exterminés et détruire les corps dans les fours crématoires.

 

Leur but était le massacre industriel, sans aucune espèce de jugement, les gens qui y étaient conduits.

 

Pour effectuer les tâches de fonctionnement du camp, en particulier celle de destruction des corps des déportés assassinés, une petite partie des déportés était maintenue provisoirement en vie.


La mortalité y était très élevée. C'était d'ailleurs là le but de ce type de camp.

 

De quand datent les premiers camps d'extermination ?

  • Les premières expériences de gazage ont lieu à Auschwitz au début de septembre 1941

  • En novembre 41, sont installées les premières chambres à gaz à Belzec et à Chelmno

  • A peu près en même temps sont construits les camp d'Auschwitz II - Birkenau et de Maïdanek.



Les camps d'extermination ont été construits pour liquider physiquement les Juifs et les Tsiganes, groupes ciblés par les nazis, comme étant deux peuples de trop, voués à disparaître totalement, selon des modalités mobilisant tous les moyens dont disposait l'État nazi, au terme d'un processus dans lequel l'extermination constituait une fin en soi, quels que soient les moyens utilisés pour y parvenir.

 

Les triangles:

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Pour distinguer ces différentes catégories de déportés, soumis tous au même régime, un triangle de tissu était cousu sur leur vêtement rayé :

   - Triangle rouge pour les « politiques  », porté par les opposants au nazisme, puis par tous les résistants d'Europe ;

   - Triangle bleu pour les « apatrides »

   - Triangle vert pour les « droits communs »

   - Triangle violet pour les témoins de Jéhovah

   - Triangle brun pour les Tsiganes

   - Triangle noir pour les « asociaux »

   - Triangle rose pour les homosexuels

   - Etoile de David jaune pour les Juifs

 

Le camp d'Auschwitz était un cas particulier, à la fois immense camp de concentration et camp d'extermination (à Birkenau).

 

A quoi ressemblaient les camps:

 

Les camps ressemblaient à de véritables petite villes: avec leurs maisons ( les blocks ), les bâtiments du pouvoir, la place centrale, les hôpitaux, les lieux de production, la cantine, parfois un bordel réservé aux gardes SS et à quelques détenus privilégiés. Dans certains il y avait un cinéma.

 

Certains de ces lieux étaient propices aux actes de résistance, les endroits lieux où l'on peut "organiser", se rencontrer, échanger, réaliser des actes de sabotages...

 

Primo Lévi nous décrit le camp qu'il a connu: 

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" Nous avons une idée de la topographie du Lager (= du camp) ; c’est un carré d’environ six cent mètres de côtés, clôturé par deux rangs de barbelés, dont le plus proche de nous est parcouru par un courant à haute tension. Le camp se compose de soixante baraques en bois, qu’ici on appelle blocks, dont une dizaine sont en construction ; à quoi s’ajoute le corps des cuisines qui est en maçonnerie, une ferme expérimentale tenue par un groupe de Häftlinge privilégiés, et les baraques des douches et des latrines, une tous les six ou huit blocks. Certains blocks, en outre, sont affectés à des usages particuliers. D’abord l’infirmerie et le dispensaire, constitués par huit baraques situés à l’extrémité ouest du camp ; puis le block 24, le Krätzeblock, réservé aux galleux ; le block 7, formellement interdit aux Häftlinge ordinaires et réservé à la « Prominenz », c'est-à-dire à l’aristocratie, aux internés qui détiennent les fonctions les plus importantes ; le block 47, réservé aux Reichsdeutsche (Aryens allemands, politiques ou criminels) ; le block 49, pour kapos uniquement ; le block 12, dont une moitié, destinés aux Reichsdeutsche et aux kapos, sert de kantine, c'est-à-dire de comptoir où l’on débite du tabac, de la poudre insecticide et d’autres articles accessoirement ; le block 37, qui abrite le bureau principal et le bureau du travail ; et enfin le block 29 reconnaissable à ses fenêtres toujours fermées, car c’est le Frauenblock, le bordel du camp réservé aux Reichsdeutsche, et où opèrent des Häftlinge (= détenue) polonaise."

 

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08/02/2017

Une famille de GI recherche d'anciens Awansois.

Nous avons été contactés par Mr Dominique Potier

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ESA082

Tf 9–2391–8218

Tel 085/328218

qui s'occupe des contacts avec les anciens GI ou familles de GI.

Voici l'objet: cela émane de la famille d’un GI ayant été en lien avec certaines familles d’Awans – Bierset .

 

La famille de ce GI revient au mois de mai pour le Mémorial Day et aimerait rencontrer un membre d’une des deux familles que nous recherchons …

Pourriez-vous nous aider dans cette recherche ???

 

Le 1er contact était la famille Pierre Renaldi – Pirotte habitant Rue Alfred Defuisseaux, 64 à Awans – Bierset et la 2ième famille C Panis – Adam ou Lambertine Panis – Adam habitant Rue François Cornet, 16 à Awans- Bierset .

 

Le Memorial Day est un jour férié fédéral aux États-Unis. Il est célébré le dernier lundi de mai pour commémorer les hommes et les femmes qui sont morts en servant dans les forces armées des États-Unis. Cette année, ce sera donc le 29 mai.

 

Mais, la date des manifestations peut parfois un peu différer. Ainsi les Commémorations au cimetière américain de Henri-Chapelle auront lieu le 27 mai 2017. Plus de 14.000 soldats américains sont tombés en Belgique lors de la Première et de la Deuxième Guerre Mondiale et inhumés dans plusieurs cimetières militaires américains de notre pays.

 

Le coquelicot est le symbole du Memorial Day. Dans les champs de bataille déchirés par la guerre, le pavot champ rouge a été l'une des premières plantes à renaître.

 

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23/01/2017

Jean - Claude MOSCOVICI: un enfant interné à DRANCY.

Jean-Claude MOSCOVICI

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Né à Paris en 1936. 

Il exerce la pédiatrie à Paris depuis 1972. 

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Enfant juif, capturé lors d'une rafle, sorti miraculeusement de DRANCY.

Il témoigne de la vie d'un enfant juif durant la seconde guerre mondiale.

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Il n'a pas connu l'horreur de la Shoah. Mais son récit nous reconduit dans les coins les plus tristes de notre humanité,

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Nous parlons aujourd'hui du neveu de Lazar MOSCOVICI, Jean-Claude MOSCOVICI.

Ephraïm MOSCOVICI et son épouse Louise demeuraient à Vernoil-le-Fourrier (Maine et Loire) avec leurs deux enfants, Jean-Claude, né en 1936, et Liliane, née en 1940. Ephraïm était médecin du village jusqu'à la parution du statut des Juifs qui lui interdit d'exercer sa profession. Malgré tout, il essaya de continuer à exercer son métier de médecin. Il voulait aider les gens. C’est ce qui a entraîné sa déportation.

En été 1942, ses frères et le frère de sa femme, fuyant Paris, vinrent se réfugier chez Ephraïm Aucun n'avait la nationalité française. Le 16 juillet 1942, au petit matin, des gendarmes français vinrent arrêter les trois frères au cours d'une rafle.

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Affiche de propagande antijuive.

Ils avaient été manifestement signalés par des villageois et dénoncés par le maire pétainiste d'Angers, René DROUART. Par la loi du 16 novembre 1940, le gouvernement de Vichy avait imposé une nouvelle loi municipale: dans les villes de plus de 10 000 habitants, les maires étaient désignés par le ministre de l'Intérieur; dans les villes de moins de 50 000 habitants, les conseillers municipaux étaient nommés par le préfet. A noter que le régime municipal pétainiste ressemble étrangement au régime instauré en Belgique par le Secrétaire Général de l'Intérieur, Gérard ROMSEE.

 

Les préfets disposaient de pouvoirs régaliens. Ils pouvaient prononcer des internements administratifs. Les deux préfets successifs du Maine-et-Loire ne s'en privèrent pas: ils firent détenir des communistes, ou supposés tels, ainsi que des ressortissants étrangers. C'est dans ce cadre que le sort des trois frères MOSCOVICI fut réglé. Le 20 juillet 1942, ils furent déportés vers Auschwitz par le convoi n° 8 parti d'Angers. ( Voir l'article sur Lazar MOSCOVICI ).

 

Six semaines plus tard, le 1er septembre, les autorités allemandes vinrent arrêter Louise MOSCOVICI. Mais elle réussit à s'enfuir grâce à sa voisine et amie Odette BLANCHET qui s'était engagée à 17 ans comme agent de liaison du réseau Confrérie Notre-Dame de Castille.  Louise rejoignit des membres de sa famille en zone dite "libre".

Les deux enfants furent confiés à des voisins. Visiblement, on ne se rendait pas compte de la gravité de la situation ! Tout s'enchaîna rapidement: le 9 octobre 1942, les enfants furent arrêtés par les autorités d'occupation. Tout s'était déroulé en à peine 100 jours ! On aurait pourtant eu le temps de "camoufler" les enfants.

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Madame MOSCOVICI et ses deux enfants.

Jean-Claude et Liliane furent internés au camp de Drancy. D'août 1941 à août 1944, le camp d'internement de Drancy ou camp de Drancy a été la plaque tournante de la politique de déportation antisémite en France. C'est cela qu'on appelait un "camp de transit": un camp qui servait à enfermer les gens avant de les déporter vers d'autres camps, les camps de concentration et les camps d'extermination. C'étaient des Français qui gardaient ce camp, sous la responsabilité du préfet de police nommé par le gouvernement de Vichy. Il vit passer plus de 100.000 personnes, hommes, femmes, vieillards, enfants, bébés : le 17 août 1944, au moment de la Libération, il y avait 1467 internés.

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Camp de DRANCY

Les conditions de vie y étaient très difficiles surtout pour de si jeunes enfants. Ils vivaient dans un milieu de vie insalubre et mangeaient peu.  Un de leurs oncles, interné lui aussi à Drancy, parvint à obtenir de les faire sortir pour les placer dans un orphelinat de l'UGIF, rue Lamarck à Paris.

UGIF = Union générale des Israélites de France. Fut fondée, sur injonction des Allemands, par une loi du gouvernement de Vichy du 29 novembre 1941. En réalité, elle avait pour but de rendre repérables les Juifs de France dont l’appartenance religieuse n’était plus mentionnée dans les recensements depuis 1872 et à les fondre en une communauté unifiée. Le rôle de l'UGIF fut très controversé en raison de son légalisme qui a transformé les maisons d'enfants qu'elle patronnait en véritables souricières particulièrement vulnérables aux rafles.

Odette BLANCHET, toujours elle, vint les y chercher pour les héberger, à MORANNES, chez sa tante. En janvier 1943, ils retrouvèrent enfin leur mère. Grâce à  la résistance, on leur procura de de faux papiers et de cartes d'alimentation. Ils prirent le nom de "Moreau". Par mesure de précaution, pendant deux ans, ils restèrent cloîtrés et ne fréquentèrent pas l'école. pas à l'école.

A la fin de la guerre, en 1945, ils purent regagner leur maison dans leur village et attendre le retour d'Ephraïm. Alors ils apprirent, par une lettre de Lazar qu'Ephraïm ne rentrerait pas, que celui-ci, leur oncle Léon et leurs grands-parents avaient été assassinés à Auschwitz.

Pour Jean-Claude MOSCOVICI, le courage et la force de témoigner ne lui permettront de raconter son histoire que cinquante ans après la guerre. Ce n'est en effet que le 5 octobre 1995 que sort le roman dans lequel, sous le regard de l'enfant qu'il était, il raconte son internement à Drancy avec sa petite soeur alors âgée de 2 ans, Liliane Moscovici. Ce témoignage est le récit de la tragédie que lui, sa soeur mais aussi sa famille ont vécue. Plus d'un million et demi d'enfants juifs européens ont été tués durant la deuxième guerre mondiale par les nazis.

 

Ce roman, autobiographique, c'est " Voyage à Pitchipoï ".  " Pitchipoï " est un surnom utilisé pour désigner une destination inconnue vers laquelle partaient les convois de déportation. Ce livre est son histoire, un témoignage poignant du calvaire subit par les enfants juifs d'Europe... toute une enfance assassinée par la folie de l'Allemagne nazie et par la lâcheté de ses suppôts locaux ( les Pétainistes en France, les rexistes en Belgique ). Sans sombrer dans la sensiblerie, dans le misérabilisme, Jean-Claude MOSCOVICI rapporte seulement des faits. Il privilégie les détails concrets plutôt que l'expression abstraite de la souffrance.

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Son récit s'adresse à des enfants. C'est pourquoi l'auteur est particulièrement attentif à restituer non seulement ses souvenirs, mais aussi son point de vue de petit garçon: la fierté, par exemple, avant d'en saisir le sens, que l'étoile jaune soit cousue sur sa veste comme sur les vêtements des grands.

 

" On parlait souvent d'un endroit où nous irions peut-être après Drancy, qui s'appelait Pitchipoï. Peut-être y retrouverions-nous nos parents ? C'était un lieu mystérieux où certains étaient déjà partis, mais dont personne ne semblait avoir de nouvelles. C'était à la fois la promesse de la liberté et l'angoisse de l'inconnu. " [...]

 

 

Que signifie " Pitchipoï " ? " Pitchipoï " est un néologisme apparu parmi les enfants dans le camp de Drancy. Il désignait la destination inconnue, à la fois mystérieuse et effrayante, des convois de déportés, là-bas, quelque part, très loin « vers l’Est », au pays de nulle part. Il est, avec Henri RACZYMOIW, auteur des Contes d’exil et d’oubli (Gallimard, 1979), l’un de ceux qui ont rapporté ce surnom. " Pitchipoï " c'est le nom qu'utilisaient les juifs de France pour désigner la destination inconnue des convois des déportés. Cela signifie "pays de nulle part". Ce " Nulle part " c'était Auschwitz-Birkenau. C'était bien " Nulle part " puisque c'était le lieu de l'anéantissement.

 

" Voyage à Pitchipoï " est le récit de cette enfance arrachée, de cette famille séparée, de la survie d’un petit garçon qui tient plus que tout à protéger sa petite sœur plus jeune de quatre ans, un petit garçon qui est loin de tout saisir aux événements – si ce n’est leur gravité, et leur caractère irrémédiable. Malgré tout, grâce au dévouement de résistants, ils n'ont pas vécu les pires sévices de la seconde guerre mondiale. Il est une victime indirecte de la Shoah par ce qu'il a vécu durant cinq ans et du fait de la disparition de la plupart de sa famille. Il ignore ce qu'on eut à vivre les juifs des ghettos et ceux (juif, communiste, homosexuels, roms, etc ...) qui ont été envoyés dans les camps de la mort. " Voyage à Pitchipoï " nous conduit dans les coins les plus tristes de notre humanité.

 

Nous terminerons par ce qu'un déporté survivant écrit: « C’est un devoir de venger nos chers disparus. Nous n’en dirons jamais assez sur la barbarie et les crimes des Nazis. Avant tout, la Providence nous a condamnés à vivre pour accomplir le devoir sacré de témoigner au nom des millions d’êtres innocents exterminés par ces criminels. »