26/04/2016

Gabrielle PETIT, héroïne oubliée que la FNC a remis en évidence.

 

Le 3 avril, la FNC a rendu hommage à Gabrielle PETIT.

media_l_8544851.jpg

Le 3 avril dernier, la Fédération Nationale des Combattants a rendu hommage à Gabrielle PETIT. Septante porte-drapeaux étaient présents. C'est la seconde année que cette manifestation est organisée par la FNC. Jusque là, au fil du temps, les manifestations étaient devenues assez confidentielles.

 

La Reine Mathilde a rehaussé la cérémonie de sa présence.

 

Au début des années 50, on enseignait encore l'histoire de BELGIQUE en encensant les "grandes figures". Gabrielle PETIR en est évidemment une. Et nous connaissions son existence et, en gros, son parcours.

 

Mais, qui connaît encore Gabrielle PETIT ?

 

Gabrielle PETIT est née à Tournai le 20 février 1893. Gabrielle PETIT connut une enfance malheureuse, étant orpheline de mère. Elle fut placée dans un orphelinat avec sa soeur.

 

Les deux soeurs se trouvèrent seules dans la vie. Pleines de courage, endurcies par leur expérience, aguerries par une grande pauvreté, elles furent assez fortes pour gagner leur pain.

 

La soeur aînée, Hélène, déjà au travail à Bruxelles, lui trouva une place de gouvernante d’enfants. Pendant plus de deux ans, elle fut au service chez Madame BUTIN, rue du Bois Sauvage, 5. Cette dame l’aida souvent dans sa dangereuse mission en expédiant hors de Belgique – par bateau – des plis importants.

 

Cela, c'est la biographie officielle. Selon d'autres biographes, sa vie aurait été plus tumultueuse.

 

En août 1914, Gabrielle PETIT était fiancée depuis seulement trois mois. L'agression allemande la révolte. Elle n’hésite pas et s'adresse à son fiancé en ces termes:

e382f91e2c82c3853aeb0d3948275232-1407233662.jpg"Notre devoir est clair. La Patrie nous appelle ! Nous la servirons tous deux en soldats. Tu te battras. Je vais à l’ambulance."

 

Le choix de Gabrielle PETIT pour "l'ambulance" est logique car elle était membre de la Croix-Rouge de Molenbeeck-Saint-Jean. La voilà donc au front.

 

Son fiancé est blessé à Liège.

 

Au cours d’une mission, elle se voit séparée, par les troupes allemandes, de l’armée belge en retraite. Alors, elle cache son fiancé, n’a plus qu’une idée: le sauver des griffes allemandes en lui faisant franchir la frontière hollandaise pour rejoindre l'armée belge. Hélas, les deux jeunes gens se trouvent à bout de ressources. Gabrielle PETIT songe à recourir à un cousin, M. BARA. Celui-ci, sans hésiter, leur donne l’argent nécessaire. Comme cela, le fiancé de Gabrielle PETIT réussit à passer en Hollande.

 

Très vite, Gabrielle PETIT est recrutée par les services secrets anglais. Début juillet 1915, elle part en emportant des renseignements précieux, franchit la frontière sans encombre et se rend à LONDRES. Des officiers anglais, émerveillés par la vive intelligence et l’aspect décidé de la jeune fille, la supplient de consacrer son activité au service d’espionnage anglais. Elle accepte. L’apprentissage normal a une durée d’un mois. Pour elle, elle fut au courant en deux jours seulement. Elle rentre sans désemparer en Belgique, fin juillet et se met de suite au travail. Cette jeune fille est bientôt à la tête d’une bande puissamment organisée.

 

Déguisée, elle traverse le pays sous le nom "LEGRAND", une référence à son véritable nom.

 

Elle fit de l'espionnage pour le compte des Anglais comme plus de 2000 Belges à l'époque. Son rôle: récolter des renseignements dans le Tournaisis et le Nord de la France. Des documents conservés aujourd'hui encore à la Maison Tournaisienne. Parmi ces documents, le dernier que Gabrielle Petit n'a jamais pu transmettre aux Anglais à cause de son arrestation. Il date du 31 janvier, la veille de son arrestation. Elle y mentionne qu'un zeppelin allemand est tombé à MAINVAULT.

 

Pierre RONVAUX, historien tournaisien explique: "Elle écrivait les renseignements sur du papier très fin, comme du papier à cigarette. Elle décapait ensuite des cartes postales illustrées, c'est à dire qu'elle retirait la surface. Elle glissait ensuite le document à l'intérieur, recollait le tout et l'envoyait, au nez et à la barbe des Allemands".

 

Elle était devenue rapidement la collaboratrice la plus précieuse du fameux chef de bande BAEKELMANS. Elle ne s'est pas engagée à la légère. On n'a pas abusé de sa naïveté: on lui a expliqué les dangers de l’espionnage. Elle a répondu simplement:

"Je sais, j’ai bien réfléchi, je persiste, car cette carrière signifie le dévouement total à la Patrie, le maximum de ce que peut faire pour son pays une femme et une fiancée de soldat."

 

Sa vie devint alors extraordinaire, pleine de dangers et de rebondissements. Elle fait passer la frontière à d’innombrables jeunes gens brûlant d’aller rejoindre l'armée belge dans les tranchées de l’Yser. Son imprudence est parfois folle et elle n’échappe que par miracle aux policiers allemands.

 

Elle "travaille" au front, dans le secteur allant d’Ypres à Maubeuge. Sa mission est complexe et particulièrement dangereuse, car elle doit séjourner constamment parmi les troupes ennemies. Voici, textuellement, les instructions qui lui ont été données :

I.                    Position des troupes.

a)      dire l’endroit où elles se trouvent et la date à laquelle elles ont été remarquées ;

b)      donner le nombre de troupes par armes et dire comment la personne qui les a vues a fait l’estimation ;

c)      dire si ce sont des corps actifs, de Landwehr ou de Landsturm ; si les hommes sont jeunes ou vieux ;

d)      donner les numéros des régiments, la couleur de l’uniforme et la couleur des revers. Dire si les uniformes sont nouveaux ou bien usés. Quand il n’y a pas de numéros, il y a lieu de le dire. Donner la couleur des fanions et des flammes de lances, aussi le calibre des canons ;

e)      donner le détail des ornements portés par les troupes (sur les chapeaux, les collets des tuniques ou les épaulières), ainsi que les lettres, numéros et drapeaux qui se trouvent sur le charroi et les automobiles ;

f)        donner les lieux où les états-majors sont cantonnés (dire si états-majors d’armes, de corps d’armes ou de division) ;

g)      dire le moral des troupes ;

h)      dire le nombre de blessés et si les hôpitaux sont pleins ou vides.

N.B. – Il y a lieu de toujours diviser les troupes en infanterie, artillerie et autres troupes (ingénieurs, corps de ravitaillement, etc.)

 

   II. – Mouvement de troupes.

a)      donner l’endroit où les troupes ont été vues, la date de leur passage et la direction qu’elles suivent en indiquant des localités qui ne sont pas trop éloignées ;

b)      dire si le mouvement se fait par route ordinaire ou par chemin de fer. Si le mouvement a lieu par route, donner le nombre de troupes de chaque arme et la manière dont l’estimation a été faite (qu’on a compté les hommes ; que le défilé a duré tant de temps ; que la colonne avait une longueur de ……kilomètres). Indiquer les numéros des régiments et les détails de l’habillement qui permettent d’identifier les troupes. Si le mouvement a lieu par chemin de fer, donner le nombre de trains, en indiquant, autant que possible sur les troupes les détails de l’habillement qui sont de nature à permettre leur identification. La couleur des uniformes et celles des fanions sont importantes sous ce rapport ;

c)      les trains de blessés doivent être signalés.

 

 Dire toujours si les renseignements sont des « on dit » ou bien s’ils ont été donnés par la personne qui a vu elle-même.

 

Le contre-espionnage allemand lance deux de ses agents contre celle qui se fait appeler « mademoiselle LEGRAND ». Fin janvier 1916, elle est finalement dénoncée et arrêtée début février.

 

Gabrielle Petit résiste aux interrogatoires. Elle organise ce qu’on pourrait appeler aujourd’hui un procès de rupture, en déniant au tribunal militaire le droit de la juger : « Je ne vous crains pas, tuez-moi. Je suis remplacée. Le service continue. C’est cela qui fait plaisir »

 

Mais elle est évidemment condamnée à mort. Elle passe ses derniers jours dans une cellule à la prison de Saint-Gilles. Toutes ces semaines, elle couvrira ses gardiens de quolibets, refusera les quelques perches qu'on lui avait tendues. Elle refusera de demander grâce pour montrer à l'ennemi sa résistance. Le 3 mars 1916, elle est condamnée à mort par un tribunal militaire allemand et fusillée le 1er avril 1916 au Tir National à Schaerbeek. Gabrielle PETIT n'a que 23 ans quand elle est fusillée par les Allemands. Elle a été piégée après deux ans d'espionnage pour les Anglais.

 

Sa sœur cadette, Hélène, a pu lui rendre visite la veille de son exécution. Dans une interview accordée à la RTBF en mars 1966, elle se souvient de cette ultime rencontre : "J'ai dit : Gaby, mon dieu, c'est pour demain. Elle a tout de suite compris, elle a rougi. Bien entendu, moi je ne pouvais plus parler. Elle m'a dit qu'elle s'y attendait. Les autres étaient partis le matin et elle se disait que ce serait certainement pour bientôt. Elle n'avait pas peur de la mort, elle était très ferme Gabrielle. Moi je ne pensais pas qu'elle serait un jour exécutée. J'ai toujours cru qu'elle y aurait échappé".

 

Avant d'être exécutée, Gabrielle PETIT avait écrit cette lettre à sa soeur:



" Saint-Gilles, le 31 mars 1916

Chère Hélène,

Ma sœur chérie,                                                                                                            

Quand mon Maurice est parti au front, j’ai pleuré pendant des heures après notre séparation. J’avais tellement peur qu’il lui arrive quelque chose!
Et j’avais raison de le craindre, malheureusement…Mon bel héros a été blessé, puis a été pris par les Allemands. Mais il n’a jamais baissé les
bras, tu le connais ! Il a réussi à échapper aux griffes de l’ennemi. Il voulait défendre notre patrie à tout prix. Mais comment rejoindre ses
compagnons de lutte dans la plaine de l’Yser ? Pour le sortir de là, j’ai élaboré un itinéraire pour qu’il les rejoigne par les Pays-Bas, qui ont échappé
à cette horrible guerre. Mon plan a marché et mon cher Maurice est reparti au front.
Je ne sais pas comment les services secrets anglais ont eu vent de cette histoire, mais ils ont demandé mon aide. Officiellement, j’étais
toujours la Gabrielle Petit que tu connais et je travaillais comme infirmière mais dans le plus grand secret, j’essayais d’extorquer des informations
stratégiques importants aux soldats allemands: le mouvement des troupes, les déplacements en train,…
Personne ne savait que j’étais une espionne, je changeais souvent d’identité. C’était dur, mais je savais que je le faisais pour ma patrie.
J’étais souvent dévorée par l’inquiétude quand je faisais passer la frontière aux soldats prisonniers. Sans parler de cette perquisition chez moi.
Je sentais mes jambes trembler. Pourtant, je n’ai jamais été peureuse, tu le sais! Heureusement, j’avais caché mes articles pour le journal
clandestin « La Libre Belgique ».

Quand j’y réfléchis, je me dis que je n’aurais rien dû dire, j’aurais dû me méfier de ce type, même s’il connaissait le mot de passe. J’ai trouvé son
accent allemand suspect, mais il a prétendu qu’il venait du Limbourg. Je l’ai cru, naïve que je suis, et je suis tombée dans le piège! Hélène, retiens
bien ça :ne te fie à personne en ces temps troubles. Je me fais plus de soucis pour toi que pour moi. Promets-moi d’être toujours prudente et vigilante.

Cela fait déjà deux mois que je suis à la prison de Saint-Gilles. Ils m’ont interrogée de nombreuses fois, mais je n’ai donné aucun nom!
Jamais je ne trahirai la Belgique !

Je serai fusillée demain.

Je leur montrerai comment une femme belge sait mourir                                                                                                                        

Ta sœur Gabrielle"

 

 

Après la guerre, Gabrielle PETIT devient le symbole de la résistance et, aussi, de l'action des femmes durant l'occupation. Elle devint une figure légendaire, un symbole qu'on ne pouvait qu'encenser,une héroïne qu'on ne pouvait qu'aimer. Son dévouement et son sort tragique marquent l’opinion publique, d’autant qu’une série d’anecdotes et faits romancés viennent alimenter la légende autour de la jeune femme.

 

Dès les premiers jours de l’Armistice, plusieurs initiatives sont prises: funérailles nationales (mai 1919), décorations, attribution de son nom à des rues, pose de plaques commémoratives (Tournai, 1919) et construction de monuments, à Tournai, à Schaerbeek, à Bruxelles. En 1919, son corps fut exhumé du lieu où elle avait été exécutée pour être transporté au cimetière de Schaerbeek, devant une foule immense.

1_evenement---cover-189.jpg

Gabrielle Petit.jpgGabrielle Petit est élevée au rang d’héroïne nationale belge. Après Bruxelles (1923), Tournai (1924) honore à son tour celle qui fera l’objet d’un film en 1928 et d’une littérature abondante dans l’Entre-deux-Guerres. Elle a incarné l’image du défi patriotique face à la brutalité allemande.

 

Ce modèle de résistance sera célébré pendant la deuxième guerre mondiale: sa statue fut régulièrement fleurie par des patriotes. Mais globalement sa mémoire s’est estompée depuis les années 60.

STATUE à BRUXELLES

statue1000gabriellepetit02.jpg

STATUE à TOURNAI

petit_gabrielle_to.jpg

 

15/03/2016

Les "ONZE" de WERETH.

LES "ONZE" de WERETH.

USmemorial_wereth_01.JPG

Connaissez-vous le monument dédié aux Afro-Américains de la seconde guerre mondiale ?


Celui-ci se trouve sur la commune d’AMBLEVE, à WERETH et l'association,
l’ U.S. Memorial Wereth, y organise une cérémonie annuelle en date du samedi, 21 mai 2016 à 11H00.

 

Un petit résumé de l’histoire:

 

Pendant la Bataille des Ardennes, le 17 décembre 1944, le 333° Bataillon d’artillerie de campagne (FAB - attaché à la 106ème Division d’Infanterie), reçut l’ordre de partir vers SCHÖNBERG.

Onze afro-américains furent séparés de leur unité. Après plusieurs heures de marche à travers les bois, ils arrivèrent épuisés à la ferme de Mathias LANGER. La famille LANGER les recueillit, les réchauffa et les nourrit...

 

Mais cette partie de la Belgique n'est pas entièrement acquise à la cause des alliés. Elle était, il y a encore 20 ans, une partie de la Prusse et avait été annexée par l'Allemagne nazi en 1940. Ceci explique, peut être, que sur dénonciation de la présence de ces soldats américains, vers 16h, une patrouille de la 1. SS Pz Division arrive à la ferme...

 

Soudain une bande de SS fit irruption. Après avoir dû s'aligner, les mains en l’air, devant la maison, ces soldats durent courir pendant plus ou moins 1km devant le véhicule des SS. Ensuite ils furent sauvagement massacrés.

Les combats continuèrent et la neige tombait en abondance. C’est pourquoi, les corps ne furent découverts qu’en début février 1945.


Les 11 soldats américains avaient été brutalisés, jambes brisées, coups de baïonnettes sur la tête, doigts coupés avant d'être exécutés. 

wereth-history-007.jpg

Ils s'appelaient:


William Pritchett
James Stewart
Thomas Forte
Mager Bradley
George Davis
James Leatherwood
George Morten
Due Turner
Curtis Adams
Robert Green
Nathanial Moss

 

Après la guerre, l’oubli s’installa mais pas dans la mémoire du plus jeune fils de la ferme, Herman, âgé de 12 ans au moment des faits.  Hermann LANGER n’oublia jamais cette scène. Afin d’en garder le souvenir, il érigea en 1994 une croix en pierre à l’endroit même du massacre.

 

En 2002, grâce aux nombreux dons, l’association « U.S. Memorial Wereth » put acquérir le terrain et élargir le mémorial qui fut non seulement dédié à ces onze soldats de la 333ème Bataillon d’Artillerie de campagne mais à tous les afro-américains qui combattirent lors de la Seconde Guerre Mondiale.

C’est le seul mémorial dédié aux soldats noirs et à leurs unités pour le second conflit mondial en Europe. Ce monument est toujours le seul du genre en Europe.

wereth-history-004.jpg

Pendant plus d’un demi-siècle, le gouvernement des Etats-Unis a souvent oublié les sacrifices consentis par des centaines des siens qui s’engagèrent pour l’Amérique dans la Seconde Guerre mondiale. Car de nombreux soldats afro-américains tombèrent au champ d’honneur.

 

Depuis 2004 une cérémonie annuelle a lieu avec la participation active de militaires et de civils. N’oublions jamais que le destin des « Onze de Wereth » ne fut connu que grâce à l’initiative de Hermann LANGER.

 

Comme l’année passée, les organisateurs disposent d’une navette de l’armée belge: Medell/Wereth/Medell.

Si vous désirez l’utiliser, veuillez svpl. le noter sur l’invitation.

 

N’oublions jamais.

 

 

08/03/2016

OHEY: le Monument aux Morts.

OHEY:

Le Monument aux Morts.

Le Monument aux Morts d'OHEY a été érigé au centre de la partie ancienne du cimetière.

Il s'agit d'un édifice assez imposant. 

Voici le Monument tel qu'il apparaît dès que l'on entre au cimetière.

C'est un monument en maçonnerie sur les faces duquel ont été fixées des plaques en pierre de taille.

 

DSCI4859.JPG

Ici, la face principale. 

" La Commune d'OHEY à ses glorieux enfants morts pour la Patrie"

On remarque que les deux guerres sont mentionnées.

DSCI4860.JPG

Ici, la face arrière. On ne s'est pas borné à indiquer les noms par ordre alphabétique comme on le fait habituellement. Tous les détails concernant les victimes ont été renseignés.

Pour 114-18, on renseigne un fusillé à ANDENNE le 21 août 1914: Adolphe MALHERBE.

A noter aussi, un combattants décédé après son retour, en 1922.

Il ne s'agit pas d'un simple Monument commémoratif. En témoigne la mention: " Reposent ici ".

DSCI4861.JPG

Une deux faces latérales: un flambeau.

DSCI4863.JPG

Plaque commémorative reprenant les victimes de la guerre de 40-45:

trois morts au combat, cinq prisonniers ( de guerre ou politiques ) décédés en Allemagne, cinq victimes civiles.

Pour la commune d'OHEY, la seconde guerre a été plus meurtrière que la première.

DSCI4862.JPG

04/03/2016

HAILLOT: Monument aux Morts.

HAILLOT:

Monument aux Morts.

HAILLOT était une commune à part entière jusqu'en 1976. Lors de la fusion des communes, il devint une section de la commune de OHEY.

Le Monument aux Morts est situé sur un terre-plain, situé en bas de l'ancienne maison Communale, une sorte de petite place entre le talus au haut duquel est construite l'ancienne maison Communale et l'église.

Pour la petite histoire, l'ancienne maison communale de HAILLOT était l'ancienne église. la forme du bâtiment le prouve bien.

Ci-dessous, le Monument aux Morts de HAILLOT. On distingue la forme bien particulière de l'ancienne Maison Communale.

DSCI4850.JPG

Le sous-bassement du Monument aux Morts de HAILLOT:

un extrait de Victor HUGO et une parole du général de Castelnau.

DSCI4851.JPG

La face avant du Monument

 

DSCI4852.JPG

La partie supérieure: les armoiries nationales et la mention "Pro Patria "

DSCI4853.JPG

Les deux faces latérales. Les ajouts nécessaires ont été portés après la seconde guerre mondiale.

DSCI4855.JPG

DSCI4856.JPG

03/03/2016

PERWEZ-en -CONDROZ: plaque commémorative.

PERWEZ-CONDROZ:

Plaque commémorative.

PERWEZ-EN-CONDROZ était une commune autonome jusqu'à la fusion des communes en 1976.

Cette ancienne commune fait partie, maintenant, de la commune de OHEY.

La plaque commémorative ebn question est apposée au mur de l'ancienne Maison Communale qui était aussi, à l'époque, le siège de l'école communale.

Quelques particularités sont à signaler:

* elle n'est pas apposée en façade, mais sur un mur latéral, vraisemblablement en raison de ses dimensions;

* elle reprend tous les noms des combattants ainsi que des déportés et des prisonniers;

* à remarquer que la commune a énormément souffert de la déportation: six morts;

* les ajouts nécessaires ont été apportés après 1945.

DSCI4848.JPG

01/03/2016

COUTISSE ( Andenne ): en hommage aux victimes des deux guerres.

COUTISSE

( section de la Ville d'ANDENNE )

Plaque commémorative 14-18.

A la façade de l'église, à la droite de la porte d'entrée, est incrustée dans le mur cette plaque commémorative en souvenir des victimes de la guerre de 14-18.

Ces victimes sont répertoriées selon trois catégories: les combattants, les déportés et un fusillé.

Contrairement à ce qui se fait habituellement, les noms ne sont pas indiqués selon l'ordre alphabétique mais selon la date de décès.

Neuf morts ! C'est absolument à signaler. c'est tout-à-fait important pour ce qui était une si petite commune.

COUTISSE était une commune à part entière jusqu'à la fusion des communes en 1977.

Il n'y a aucun ajout ni modification concernant la seconde guerre mondiale.

Coutisse_panoramio_Pascal_Van_Acker.jpg

DSCI4865.JPG

 

DSCI4870.JPG

23/02/2016

Guerre de 14-18: oeuvres caritatives en France.

Mouvements caritatifs français en faveur des Combattants belges.

A l'arrière, en France et plus particulièrement à PARIS, la situation des soldats belges complètement isolés de leur pays et de leurs proches suscita des actions de soutien.

Souvent à l'initiative de femmes du monde, ces oeuvres prirent une intensité nouvelle et prirent, souvent, aussi, la forme de promotions artistiques.

 

 

Parmi ces promotrices, la Comtesse GREFFULHE, née CARAMAN-CHIMAY. Elle présida et fut à la base de diverses oeuvres dont l'Assistance aux convalescents militaires. Elle présida également l'Union de France pour la Belgique et les pays alliés. 

Cette oeuvre organisa des réceptions, comme celle du 19 décembre 1916 à l'Eglise Saint Sulpice.

btv1b9013997x.JPEG

paris_6_affiche_veillee_des_tombes_3.jpg

paris_6_affiche_veillee_des_tombes_2.jpg

Auparavant,une réception avait été donnée , le 9 décembre 1915, à l'Opéra de Paris.