04/03/2016

HAILLOT: Monument aux Morts.

HAILLOT:

Monument aux Morts.

HAILLOT était une commune à part entière jusqu'en 1976. Lors de la fusion des communes, il devint une section de la commune de OHEY.

Le Monument aux Morts est situé sur un terre-plain, situé en bas de l'ancienne maison Communale, une sorte de petite place entre le talus au haut duquel est construite l'ancienne maison Communale et l'église.

Pour la petite histoire, l'ancienne maison communale de HAILLOT était l'ancienne église. la forme du bâtiment le prouve bien.

Ci-dessous, le Monument aux Morts de HAILLOT. On distingue la forme bien particulière de l'ancienne Maison Communale.

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Le sous-bassement du Monument aux Morts de HAILLOT:

un extrait de Victor HUGO et une parole du général de Castelnau.

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La face avant du Monument

 

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La partie supérieure: les armoiries nationales et la mention "Pro Patria "

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Les deux faces latérales. Les ajouts nécessaires ont été portés après la seconde guerre mondiale.

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03/03/2016

PERWEZ-en -CONDROZ: plaque commémorative.

PERWEZ-CONDROZ:

Plaque commémorative.

PERWEZ-EN-CONDROZ était une commune autonome jusqu'à la fusion des communes en 1976.

Cette ancienne commune fait partie, maintenant, de la commune de OHEY.

La plaque commémorative ebn question est apposée au mur de l'ancienne Maison Communale qui était aussi, à l'époque, le siège de l'école communale.

Quelques particularités sont à signaler:

* elle n'est pas apposée en façade, mais sur un mur latéral, vraisemblablement en raison de ses dimensions;

* elle reprend tous les noms des combattants ainsi que des déportés et des prisonniers;

* à remarquer que la commune a énormément souffert de la déportation: six morts;

* les ajouts nécessaires ont été apportés après 1945.

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01/03/2016

COUTISSE ( Andenne ): en hommage aux victimes des deux guerres.

COUTISSE

( section de la Ville d'ANDENNE )

Plaque commémorative 14-18.

A la façade de l'église, à la droite de la porte d'entrée, est incrustée dans le mur cette plaque commémorative en souvenir des victimes de la guerre de 14-18.

Ces victimes sont répertoriées selon trois catégories: les combattants, les déportés et un fusillé.

Contrairement à ce qui se fait habituellement, les noms ne sont pas indiqués selon l'ordre alphabétique mais selon la date de décès.

Neuf morts ! C'est absolument à signaler. c'est tout-à-fait important pour ce qui était une si petite commune.

COUTISSE était une commune à part entière jusqu'à la fusion des communes en 1977.

Il n'y a aucun ajout ni modification concernant la seconde guerre mondiale.

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23/02/2016

Guerre de 14-18: oeuvres caritatives en France.

Mouvements caritatifs français en faveur des Combattants belges.

A l'arrière, en France et plus particulièrement à PARIS, la situation des soldats belges complètement isolés de leur pays et de leurs proches suscita des actions de soutien.

Souvent à l'initiative de femmes du monde, ces oeuvres prirent une intensité nouvelle et prirent, souvent, aussi, la forme de promotions artistiques.

 

 

Parmi ces promotrices, la Comtesse GREFFULHE, née CARAMAN-CHIMAY. Elle présida et fut à la base de diverses oeuvres dont l'Assistance aux convalescents militaires. Elle présida également l'Union de France pour la Belgique et les pays alliés. 

Cette oeuvre organisa des réceptions, comme celle du 19 décembre 1916 à l'Eglise Saint Sulpice.

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Auparavant,une réception avait été donnée , le 9 décembre 1915, à l'Opéra de Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19/02/2016

" Morts pour la France", une spécificité française.

 

" Morts pour la Patrie" en Belgique- " Morts pour la France " en France.



Chez nous, les victimes, d'abord de la guerre de 14-18, ensuite ceux de 40-45, sont repris sur les Monuments aux Morts sous le titre de "Morts pour la Patrie". Lors des cérémonies, lorsqu'on cite les noms, le public dit, soit après chaque nom " Mort pour la Patrie", soit on dit, à la fin de la liste "Tous morts pour la Patrie".

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En France, on entend les mots " Morts pour la France ". Bien que on trouve dans certains textes ou dans certain discours aussi " mort pour la Patrie". Mais c'est plus rare.

 

On s'est déjà posé beaucoup de questions à ce sujet. Pourquoi ne dit-on pas " Morts pour la Belgique " au lieu de " Mort pour la Patrie " ?

 

Parce que c'est une spécificité française qui n'a pas son équivalent chez nous. L'attribution de la mention « mort pour la France » est une opération relative à l'état civil, qui a été instituée pendant la Première Guerre mondiale par la loi du 2 juillet 1915 et modifiée par la loi du 22 février 1922 ( articles L. 488 à L. 492 bis1 du Code des Pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre.

 

De toutes les guerres  de l’histoire de France,la guerre de 14-18 est le seul conflit à concerner autant de Français. Chaque famille a compté au moins un poilu lors de la Grande Guerre qui a mobilisé plus de 8 millions d’hommes. Un million trois cent mille d’entre eux ne rentreront pas chez eux.

 

La mention "Mort pour la France" est attribuée dès que la preuve est rapportée que le décès est imputable à un fait de guerre, que ce décès soit survenu pendant le conflit ou ultérieurement.

 

Lorsque la mention "Mort pour la France" a été refusée à l'époque du décès, il n'est pas procédé au réexamen du dossier, compte tenu de la destruction fréquente des documents administratifs ou médicaux justifiant ces décisions qui, en tout état de cause, sont entérinées depuis des décennies.

Les enfants mineurs des "Morts pour la France" ont vocation à être " adoptés par la Nation ". Ce sont les " pupilles de la Nation". Il y a aussi le droit pour les veuves de toucher une pension

 

Cette mention confère aux victimes une reconnaissance et un statut individuel dont elles ne disposaient pas jusque-là (droit à la sépulture individuelle et perpétuelle dans un cimetière militaire aux frais de l'État par la loi du 29 décembre 1915, création d'associations de veuves et d'orphelins, pension de veuve de guerre).

 

Plus de 1 300 000 militaires décédés au cours de la Grande Guerre et ayant obtenu la mention " Mort pour la France " figurent sur une base de données. Celle-ci a été constituée par la numérisation et l'indexation des fiches élaborées au lendemain de la Première Guerre mondiale par l'administration des anciens combattants et aujourd'hui conservées par la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du Ministère de la Défense.

 

Le contenu de la base est constitué des fiches comportant les informations suivantes: nom; prénoms; dates de naissances et de décès; lieux de naissance et de décès; grade; corps; recrutement; matricules au corps et au recrutement; date et lieu de transcription de l'acte de décès ; circonstances du décès.

 

Enfin la mention offre aux descendants et ascendants la possibilité de bénéficier de mutuelles comprenant, en outre, des mesures fiscales avantageuses. Une seule condition : «La preuve doit être rapportée que la cause du décès est la conséquence directe d’un fait de guerre», rapporte la loi.

 

Notons aussi qu'en France, il y a un " Ministre des Anciens Combattants ".

 

Par la loi du 25 octobre 1919, « relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande guerre », l'Etat a lancé le projet d'un Livre d'or comprenant les noms de tous les héros jusqu'alors anonymes, qui serait déposé au Panthéon.

Le ministère des Pensions fut chargé d'établir, à partir du fichier existant, la liste des Morts pour la France de chaque commune.

Les Archives nationales conservent pour chaque commune française, la liste des soldats Morts pour la France, classée par ordre alphabétique des localités de chaque département.

 

En 1935, la présentation matérielle du futur Livre d'or est fixée: 120 volumes devaient être imprimés en plusieurs exemplaires, dont un serait déposé au Panthéon. Hélas, c'est resté lettre morte: les contraintes budgétaires, puis le début de la Seconde Guerre mondiale, mirent fin au projet, ne laissant subsister la documentation préparatoire.

 

Une mesure spéciale fut aussi prise relative aux écrivains, la durée de protection des œuvres des auteurs morts pour la patrie a été augmentée de 30 ans. Les premiers auteurs morts pour la France (ceux de l'année 1914) sont donc entrés dans le domaine public le 1er octobre 2009.

 

 

 

15/02/2016

Le drapeau: ce qu'il signifie et le pavoisement des édifices publics.p

 

Le pavoisements des édifices publics.

Le 17 février prochain, les bâtiments publics seront pavoisés.

Précédemment, on commémorait l'anniversaire de la mort du Roi ALBERT.

Actuellement, on lui associe " tous les membres défunts de la famille Royale ".

Mais, dans le public...et pour la plupart des participants aux diverses cérémonies, cela reste "pour le Roi ALBERT"

S'il est peu utile de rappeler que c'est surtout son rôle durant la première guerre mondiale qui lui valut une popularité tant nationale qu'au-delà des frontières, il convient malgré tout de souligner brièvement quelques faits
- Face à l'agression allemande, c'est le Roi personnellement qui fit prévaloir auprès de ses conseillers et de ses ministres une attitude de fermeté totale face à l'envahisseur
- C'est lui aussi qui décida d'installer son Quartier général à La Panne et non bien à l'abri, loin de la ligne de front.
- C'est toujours lui qui préconisa l'engagement sans réserve dans la guerre des forces armées du Congo belge qui remportèrent en Afrique de retentissantes victoires.
- Il sut enfin défendre avec vigueur, face aux grands alliés, les intérêts de son petit état.

 

Le 17 février, le drapeau belge doit être arboré aux édifices publics.

Mais ce n'est pas la seule date. Il dit l'être aux dates officielles.

Il peut l'être aussi lors d'importantes cérémonies, lorsque les usages locaux le demandent, ou encore lors de la visite officielle d'un chef d'Etat étranger. Les Régions et les Communautés, en plus du drapeau tricolore, hissent leur propre drapeau le jour de leur fête.

Dates officielles :

  • 20 janvier : Anniversaire de la Reine Mathilde (née en 1973)
  • 17 février : Commémoration de tous les membres défunts de la famille royale
  • 7 avril : Hommage aux militaires belges décédés lors de missions de paix
  • 15 avril : Anniversaire du Roi Philippe (né en 1960)
  • 1er mai : Fête du Travail
  • 5 mai : Journée du Conseil de l'Europe (crée en 1949)
  • 8 mai : Victoire des Alliés en 1945 et fin du génocide
  • 9 mai : Journée de l'Europe (anniversaire du discours fondateur de l'Union européenne,prononcé par            Robert Schuman en 1950)
  • 6 juin : Anniversaire du Roi Albert II (né en 1934)
  • 11 juin : Anniversaire de la Reine Fabiola (née en 1928)
  • 2 juillet : Anniversaire de mariage du Roi Albert II et de la Reine Paola (en 1959)
  • 21, 22 et 23 juillet : Fête nationale (prestation de serment du Roi Léopold Ier, le 21 juillet 1831)
  • 11 septembre : Anniversaire de la Reine Paola (née en 1937)
  • 24 octobre : Journée des Nations Unies (créées en 1945)
  • 11 novembre : Armistice de 1918
  • 15 novembre : Fête du Roi
  • 4 décembre : Anniversaire de mariage du Roi Philippe et de la Reine Mathilde (en 1999)
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Le 17 février, dans diverses villes, et  notamment, à LIEGE, on assistera à des rassemblements de drapeaux d'associations patriotiques.

Que signifient ces drapeaux ?

Véritable étendard, le drapeau constitue un symbole définissant l’identité d’une association.

Logiquement, les associations patriotiques dont la FNC se le sont approprié. Pour rappeler les sacrifices des hommes au combat. Ils représentent l’image de la patrie: l’idée d’une unité, d’un enjeu commun autour de la liberté nationale et de valeurs communément admises par delà les différences d'opinions.

Ils furent utilisés en premier lieu au lendemain de la Première guerre mondiale.

Par après, hélas, ils ont été adoptés par les nombreuses associations représentant les combattants de la seconde guerre mondiale.

Nombreuses car la seconde guerre, du fait de la défaite de 1940, de l'apparition de mouvements de résistance divers, des prisonniers ( de guerre et politiques ), des volontaires de guerre, des déportés, des réfractaires...La seconde guerre ayant davantage multiforme que la première, elle a produit plus d'associations et, nécessairement, plus de drapeaux.

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13/02/2016

"Y a bon banania": ce qui se cache derrière ce slogan.

CE QUI SE CACHE DERRIERE CE SLOGAN, AUJOURD'HUI PROSCRIT !

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La marque " Banania " a été déposée en 1914 à l’initiative de Pierre-François LARDET qui aurait découvert, en 1912, dans un village au cœur de la forêt du Nicaragua, une boisson préparée par les femmes indiennes à base de farine de banane, de cacao, d qui e céréales et de sucre.

 

La marque " Banania " fut lancée le 31 août 1914. Le tirailleur sénégalais comme emblème a été adopté fin 1915, dans le contexte de la guerre de 14-18. L'expression « Y a bon » fut adjointe en 1917. Lardet profita du contexte de la guerre pour populariser son produit. Il ne fut d'ailleurs pas le seul à le faire dans le cadre de l'élan de solidarité nationale et à en tirer profit. On peut citer le camembert et la marque Riqlès.

 

 

" Y a bon " était le surnom attribué aux tirailleurs sénégalais lors de la campagne du Maroc en 1908, et que la presse française avait depuis popularisé. Le terme « tirailleur » désignait un « combattant doté d’une certaine liberté de manoeuvre et qui tire en dehors du rang ». Il s’appliquait aussi bien aux soldats servant comme fantassins, cavaliers ou artilleurs qu’aux auxiliaires, conducteurs et infirmiers. Au début, on les qualifiait en raison de leur région d’origine… L’appellation « tirailleurs coloniaux » fut utilisée un temps avant que l’expression « tirailleurs sénégalais » s’impose à tous, le Sénégal étant le premier pays à avoir fourni des soldats.

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Pas loin de de 500000 tirailleurs (210000 pour l’Afrique subsaharienne et 272 000 pour le Maghreb) vinrent se battre pour sauver le territoire métropolitain. De nombreux Africains sont morts sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. On a évoqué le chiffre de 72000 combattants de l’ex-Empire français morts entre 1914 et 1918, « fantassins marocains, tirailleurs sénégalais tunisiens, algériens, soldats de Madagascar, d’Océanie, d’Indochine (Cochinchine, tirailleurs anamites).. Marsouins d’infanterie de marine ». Ce sont, en tout cas, les paroles de Jacques CHIRAC.

 

Au départ, il y eut, semble-t-il, un désir de participer à cette guerre. Pour une partie de la population, participer à la guerre était une manière d’accéder à une égalité avec les Blancs et les métis.

 

C'est sans doute vrai, mais il y eut aussi des révoltes. La première, d'une certaine importance, eut lieu chez les Bambaras du Mali, près de Bamako. Elle a duré environ 6 mois, du printemps 1915 à novembre 1915, annonçant d’autres révoltes plus tenaces. Certaines furent très durement réprimées en juin 1916 par la France qui a fait tirer son artillerie sur une dizaine de villages fortifiés, tuant plusieurs milliers de civils, dont femmes et enfants qui ont refusé de se rendre.

 

Depuis les années 1970, le slogan " Y a bon " a été critiqué de plus en plus comme porteur des stéréotypes racistes. On ne voulait y voir que la caricature du  " Noir ": éternel sourire niais, hilare, gros nez rouge, affublé d’une chéchia rouge, d'une veste, d'un gilet en drap bleu et d'un pantalon en cotonnade blanc, demeuré grand enfant et incapable de s'exprimer correctement en français.

 

Dans l'imaginaire occidental de l'époque, l'homme Noir est un sauvage que l'occidental, l'européen, a "élevé" au rang de colonisé.

 

Déjà en 1948, Léopold Sedar Senghor écrivait: « Je ne laisserai pas la parole aux ministres, et pas aux généraux. Je ne laisserai pas — non ! — les louanges de mépris vous enterrer furtivement. Vous n’êtes pas des pauvres aux poches vides sans honneur. Mais je déchirerai les rires Banania sur tous les murs de France. »