23/05/2016

AWANS: une plongée dans l'histoire de la FNC et du village.

AWANS:

petit retour en arrière.

J'ai sous les yeux un exemplaire du Bulletin d'information de la section locale de la FNC,  " AWANS-BIERSET et ENVIRONS ".

Vous appréciez la première page. examinons-là:

Sous le sigle de la FNC, nous en trouvons un autre, bien particulier: un V ( de Victoire ), à l'intérieur duquel se trouve le coq wallon.

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Autre remarque: la FNC tenait une permanence chaque mardi, Place Communale. C'était en fait dans des locaux "prêté" par l'Administration Communale d'AWANS.

A l'époque ( 1961 ), les Anciens Combattants ( tant de 14-18 que de 40-45 ) étaient encore nombreux. Il s'agissait de régler des problèmes administratifs divers.

Il y avait six Présidents d'Honneur:

* Georges de VILLE ( Industriel )

* Noël HEINE ( Bourgmestre d'AWANS )

* Léon LEDOUBLE ( Bourgmestre de BIERSET )

* F. DECHAMPS ( Curé émérite )

* Charles LIBERT ( Colonel honoraire )

* Armand PETERS ( Docteur en Médecine )

Aujourd'hui, un seul est encore en vie: Léon LEDOUBLE.

Très curieusement, on trouve cette mention:  " Ce bulletin n'est pas seulement destiné au membre, nous recommandons à l'épouse de le lire ".

Conseil judicieux. C'est sans doute grâce à ce conseil que, à AWANS, les veuves d'Anciens Combattants sont toujours restées fidèles la la FNC.

Voyons maintenant la page 1. On pourrait dire " Autre temps, autre mode ":

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C'est l'invitation, pour le 04 juin 1961, lancée par le Président d'Honneur Georges de VILLE pour une réception, avec lunch, qu'il offrait aux membres de la section, ainsi que leurs épouses. Brave Monsieur de VILLE. Jusqu'à son dernier souffle, il est resté fidèle à notre section. 

C'est avec plaisir que nous le retrouvions toujours, le 11 novembre, chaque année, à la réception donnée à la Salle des Loisirs, à AWANS.

Autre souvenir, très lointain, l'existence du cinéma " Ciné-palace", Rue de la Station à AWANS. Remplacé par après par un magasin NOPRI...et maintenant par un funérarium.

Les dévoués volontaires, tous aussi disparus, étaient chargé de recevoir les inscriptions: trois pour AWANS, un pour BIERSET, un pour FOOZ et un pour HOGNOUL.

L'invitation de monsieur de VILLE ne se limitait donc pas aux habitants d'AWANS.

 

22/05/2016

Qu'est-ce qu'une "Fourragère " ?

Qu'entend-on par "FOURRAGERE" ?

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La fourragère, ornement d'uniforme militaire, est un dérivé du mot "fourrage".

Ce mot signifiait d'abord "bonnet d'écurie", parce que c'était dans les écuries que se trouvait le fourrage. 

Mais quelle est l'origine de cette fourragère, long cordon qui s'enroule autour de l'épaule droite et qui se termine par deux larges tresses et deux glands ? 

Elle se portait, jadis, différemment dans la cavalerie et l'infanterie.

Son origine est belge.

On raconte, en effet, que durant les troubles au XV° siècle, un corps de Gantois brandit l'étendard de la révolte et se sépara du Duc d'Albe que tout le monde détestait pour sa violence et sa cruauté.

En apprenant cette chose, le Duc d'Albe, furieux, ordonna de publier contre ces Gantois révoltés une sentence qui les condamnait à être tous pendus.

Mais pour narguer l'oppresseur, les Gantois révoltés décidèrent dès lors de porter autour de leur cou la corde et le clou qui devaient servir à les pendre. Encore fallait-il parvenir à les attraper !

Comme ces hommes s'illustrèrent par maints exploits héroïques, ils gardèrent comme insigne de bravoure la corde et le clou qu'ils avaient d'abord portés par ironie.

De là serait venue l'origine des fourragères actuelles.

Bien ! Mais selon d'autres sources ( françaises ), voici la vérité. Une chose semble concorder: la période d'apparition de la chose: le XV° siècle.

Les origines de la fourragère française sont assez vagues en raison de la confusion faite par la plupart des auteurs entre la fourragère et les aiguillettes.

Ces dernières servaient autrefois, et même jusqu'au début du xve siècle, d'instruments d'attache des vêtements, des pièces d'équipements ou d'armures. Ce qui les caractérise c'est le ferret enveloppe métallique de l'extrémité du cordon d'attache, sorte d'aiguille analogue aux aiguilles métalliques de lacets de chaussures.

La fourragère, elle, dérive du souvenir de la corde à fourrage que le soldat enroulait autour de son épaule. Elle n'avait pas de ferrets. C'était une simple corde avec de gros nœuds, de grosses tresses à ses extrémités, qu'on appelait raquettes.

Nous voulons bien...mais la légende belge est tellement plus jolie !

Nous l'avons trouvée dans la documentation laissée dans les archives de la section FNC "AWANS-BIERSET ", à AWANS.

Ces archives, hélas trop partielles, sont néanmoins une mine d'or.

20/05/2016

Commémoration nationale des Prisonniers Politiques.

BRUXELLES

le 29 mai 2016 

à 15H00:

COMMEMORATION NATIONALE DES PRISONNIERS POLITIQUES.

AWANS, CNPPA, FNC, Prisonniers politiques

Cette manifestation aura lieu à l'Enclos des Fusillés

( Rue Colonel BOURG ).

Elle est organisée par la Confédération Nationale des Prisonniers Politiques et Ayants Droit de Belgique

( CNPPA )

Collaboreront à cette commémoration: 

* l'IV-INIG;

* SERVIO;

* la FNC

* les Amis du Fort de BREENDONK.

Pour information:

Dès la capitulation de l’armée belge le 28 juin 1940, des hommes et des
femmes décidèrent de continuer le combat contre la dictature nazie qui
s’installa en Belgique. Dès septembre 1940 des groupes de résistants se
constituent un peu partout dans le pays.

Ces mouvements entament
immédiatement des actions contre l’occupant : sabotages, diffusion de
presse clandestine destinée à lutter contre la désinformation des journaux
officiels à la solde de l’ennemi, distributions de tracts, espionnage, envois de
renseignements vers l’Angleterre etc…

Comme on peut s'en douter,la réaction ne se fait pas attendre et sera impitoyable.  Certains résistants sont capturés, jugés
et condamnés à des peines de différents ordres.

Ce sera parfois la condamnation à mort et l'exécution. Ce sera plus souvent l'emprisonnement dans un Camp de Concentration, en ALLEMAGNE ou dans un pays occupé: AUTRICHE, FRANCE, POLOGNE...et aussi en BELGIQUE: BREENDONK ou le Fort de HUY.

Peu après la libération, la Belgique rendit hommage aux personnes qui avaient souffert des terribles circonstances de la guerre et qui s'étaient rendues utiles à différents niveaux. Les mérites militaires ne furent pas les seuls à recevoir les honneurs, les contributions patriotiques des civils furent également honorées officiellement.

La Croix du prisonnier politique 1940-1945  fut une décoration commémorative belge créée par Arrêté du Régent du 13 novembre 1947. Elle fut octroyée aux citoyens belges qui furent arrêtés et emprisonnés par les Allemands au titre de Prisonniers Politiques durant la Guerre de 40-45. Cette distinction pouvait être accordée à titre posthume et portée par la veuve, la mère ou le père du défunt.

AWANS, CNPPA, FNC, Prisonniers politiques

Passée l’heure de la guerre,
certains écrivains belges décident de transcrire leur expérience traumatisante, la vie
quotidienne sous l’Occupation, les camps et la Résistance. Témoignages, hélas, méconnus ou injustement tombés dans l'oubli.

 Parmi ceux-ci, celui d’Arthur HAULOT (1913-2005) qui fait
autorité en matière. HAULOT est l’un des interprètes les plus connus de ce vécu singulier. Il rentra en 1945 avec son témoignage sur DACHAU. On lui doit et il est
deux recueils, Si lourd de sang et D’entre les morts.

N'oublions pas, non plus, à LIEGE, le témoignage de Paul BRUSSON qui consacra sa vie, jusqu'aux derniers jours, au devoir de mémoire.

Un prisonnier politique est une personne emprisonnée pour des motifs politiques, c'est à dire pour s'être opposée par des actions (violentes ou non) au pouvoir en place (autoritaire ou moins) dans leur pays. Ce n'est donc pas un simple prisonnier d'opinion, condamné pour avoir simplement manifesté son opinion.

Le 28 septembre 1946, "Le Moniteur belge" publiait les statuts fondateurs de la Confédération Nationale des Prisonniers Politiques et Ayants Droit.

Ses membres avaient joué un rôle certain dans la lutte contre le nazisme et pour la libération de la Belgique et représentaient donc un groupe de pression non négligeable dans la reconstruction du pays intervenant même indirectement dans la formation des gouvernements.

Septante ans plus tard, la CNPPA est toujours fédérale et pluraliste mais ses rangs se clairsèment de plus en plus en raison de leur âge avancé.

Rappel:

AWANS, CNPPA, FNC, Prisonniers politiques

A AWANS, la section locale de la FNC dispose d'un drapeau de la CNPPA. Ce drapeau a une histoire bien particulière: il a été confectionné, artisanalement, par l'ancienne secrétaire de la FNC "AWANS-BIERSET et Environs", Irène CORNET.

Nous nous faisons un point d'honneur à ce qu'il soit présent lors des manifestations et commémorations que nous organisons.

Reconnaissance officielle, en BELGIQUE, des Prisonniers Politiques:

Prisonniers politiques: Ce sont les personnes qui, au cours de la guerre 1940-1945, ont été détenues ou internées pendant au moins trente jours consécutifs dans des prisons ou des camps de concentration, cette privation de liberté étant due au fait de l'ennemi ou de personnes servant sa politique ou ses desseins. La durée de trente jours consécutifs de privation de liberté n’est pas exigée pour ceux qui furent l'objet de sévices graves durant leur détention ou pour ceux qui furent condamnés à mort par l'ennemi et pour ceux qui furent mis à mort par l'ennemi après leur arrestation ou durant leur détention.

On fait une distinction entre les Prisonniers Politiques bénéficiaires du statut et les Prisonniers Politiques, qui ont droit au titre.

Les prisonniers politiques qui ont droit au titre sont les personnes dont la privation de liberté est la conséquence directe d’une activité patriotique désintéressée ou qui furent arrêtées en raison de leurs opinions politiques ou philosophiques ou qui furent choisies comme otage ou qui se sont révélées au cours de leur internement comme animées d'un esprit de résistance à l'ennemi.

Distinction peut-être regrettable ? On a instauré une hiérarchie dans le martyre !

Certains ayants droit (veuf/veuve, éventuellement la femme non mariée cohabitante, les enfants mineurs, les parents, les frères, sœurs et grands-parents) de prisonniers politiques qui n'ont pas survécu à la guerre peuvent, à certaines conditions strictement déterminées, être reconnus comme ayants droit de prisonniers politiques. .

 

 

19/05/2016

Un petit retour sur la commémoration à AWANS.

La presse mise au pas.

Lors des diverses commémorations effectuées le 10 mai 2016 par la FNC "AWANs-BIERSET", que ce soit à VELROUX, BIERSET, GRÂCE-HOLLOGNE, FOOZ et AWANS, le représentant de la FNC a attiré l'attention des jeunes élèves sur les premiers jours de guerre et sur le sort des belges durant l'occupation.

A cette occasion, il a surtout insisté sur la prise en main, que l'on peut qualifier d'un véritable vol, des outils d'information.

Ainsi, il a rappelé la disparition du Journal " LA MEUSE " et son remplacement par le journal rexiste " LA LEGIA ". Journal chargé de diffuser les nouvelles selon l'intérêt de l'occupant et, donc de démoraliser la population.

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Il a rappelé l'interdiction de parution du Journal " LA WALLONIE " et le véritable détournement du Journal " LE SOIR ".

Stratégie absolument nécessaire pour l'occupant, le journal rexiste " LE PAYS REEL " ne recueillant pas les faveurs des lecteurs.

Aussi, on peut facilement imaginer la joie de la population lorsque reparurent les journaux patriotes, écrits par de journalistes qui avaient été mis au chômage durant la guerre.

La reparution de ces journaux était le véritable signe que la roue avait tourné en défaveur de l'occupant et des collaborateurs. 

A noter aussi la parution du Journal " LE MONDE DU TRAVAIL " qui avait été clandestin durant la guerre. En fait, " LE MONDE DU TRAVAIL " devint l'édition liégeois e du journal " LE PEUPLE ".

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03/05/2016

Petit historique de la FNC.

 

 

Petit historique de la FNC.

 

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Le retour des Combattants fut difficile et leur réinsertion pas toujours aisée. Sans compter les drames familiaux inévitables qu'on a toujours préféré ne pas évoquer.

 

On ne peut envisager cette réinsertion sans parler des associations d'anciens combattants et plus particulièrement de la FNC.

 

Fin 1918, il y avait 327000 démobilisés. La FNC, créée en 1919, présentait un profil plutôt ‘social’ que ‘national’. La majorité des démobilisés étaient fort désargentés, ce qui explique ce choix. La FNC s'adressa en priorité, pour ne pas dire exclusivement, aux appelés. La FNC était aussi "généraliste", elle s'adressait sans distinction à tous les anciens participants à la guerre. C'est un caractère qu'elle a renouvelé après 1945 et conservé jusqu'à ce jour.

 

La FNC, était largement majoritaire sans être monopolistique. Sur les 327000 démobilisés, 198000 y adhérèrent. Il y eut d'autres associations comme la FNPG avec 10390 membres (anciens prisonniers), ou comme les fraternelles de certaines unités. Il y eut aussi des groupements locaux autonomes. Mais 20% des Combattants ne s'affilièrent nulle part.

 

Le caractère populaire, généraliste et politiquement neutre de la FNC suscita des controverses et des concurrences. On eut l'Association des Officiers de la Campagne 14-18 (AOC). A l'époque, les officiers étaient issus de la bourgeoisie et de l'aristocratie. Ni les appelés, ni eux ne se sentaient à l'aise dans les mêmes associations. On vit aussi une association des " écrivains anciens combattants". Aucune des deux ne fut, en fait, une "concurrente".

 

Les vraies "concurrences" arrivèrent ensuite. Deux mouvements reprochèrent à la FNC son neutralisme politique: la Confédération des Combattants catholiques (CCC) et les Anciens Combattants Socialistes (ACS). Ces deux associations ont disparu.

 

Reprochant à la FNC d'être trop tournée vers des préoccupations sociales, une association belgicaine, revancharde, politiquement (territorialement) revendicatrice, vit le jour: l’Association nationale des Combattants (ANC). Elle finit aussi par disparaître.

 

Plus inquiétante, fut la percée, des Vlaamse Oud-Strijders (VOS), sur une base linguistique, pour la défense des ex-soldats flamands "commandés (et humiliés ?) dans les tranchées par des officiers francophones".

 

En 1928, apparition de l'Union des Fraternelles de l’Armée de Campagne (UFAC), aspirant à s’ériger en mouvement unique. Vers 1930, elle disait avoir 35.000 adhérents. Ce fut la plus dangereuse pour la FNC. Mais elle eut progressivement des accointances avec l'extrême-droite. DEGRELLE tenta des contacts mais qui ne furent jamais être concrétisés. Après la capitulation de 1940, elle eut des prises de position équivoques mais sans rejoindre DEGRELLE, elle resta patriote Elle appela à la résistance mais avec des prises de position politiques ambigües. Après, elle tomba en léthargie.

 

Après 1945, la FNC s'élargit à toutes les personnes impliqués dans la Guerre 40-45: les combattants des 18 jours, les prisonniers, les déportés, les réfractaires, les résistants, les veuves, les volontaires, les sympathisants...En 1950, la Fédération comptait 190.000 membres. On ne doit pas nier qu'il y eut des conflits, surtout au sommet, mais parfois aussi localement, entre la FNC et la FNAPG.

 

Actuellement, la FNC compte encore plus de 13000 membres. C'est l'association à la fois la plus nombreuse mais aussi la mieux répartie nationalement.

 

C'est également celle qui a, malgré tout, le mieux réussi à assurer sa pérennité malgré la disparition progressive des anciens. C'est elle qui a le mieux inséré les sympathisants. De sorte que des sections subsistent encore, même en l'absence de tout ancien.

 

Les membres sympathisants ont été placés sur le même pied que les membres effectifs. Ce qui garantit la pérennité de l'association. C'est pourquoi il importe de maintenir l'indépendance et l'existence des sections.

 

Les sections doivent collaborer avec les autres mouvements mais il faut éviter de se dissoudre dans des regroupements locaux alors que ce travail de regroupement devrait être précisément le rôle de la FNC.

 

L'atout principal des sections FNC est d'être le fruit d'une histoire, d'avoir un répondant national, de disposer de groupements régionaux qui sont autant de communautés. Se dissoudre localement dans un groupement sans historique, sans répondant national ou régional, c'est se condamner à perdre son identité. L'expérience nous montre que c'est souvent se condamner à la disparition.

 

 

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29/04/2016

8 Mai: la portée idéologique de la commémoration.

 

Pourquoi faut-il commémorer le 8 mai 1945 ?

et surtout:

Quelle portée lui donner ?

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Ce 8 mai, on commémorera le 71e anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe et la libération définitive des camps.

 

Analysons le sens de cette commémoration à laquelle il faut redonner sa valeur idéologique. Ce n’est pas une manifestation de nostalgie, elle est là pour nous rappeler d’où nous venons, pour nous convaincre de protéger la démocratie. Le devoir de mémoire ne peut pas être une simple formule qu'il est de bon ton de répéter. Il faut plus que jamais être vigilant pou s'opposer à la tentation de réécrire l’Histoire.

 

Signée en deux temps, la capitulation de l’armée allemande a mis fin à un conflit qui fit entre 55 et 62 millions de morts.

 

La capitulation de l’Allemagne Nazie est très différente de l'Armistice de 1918 et de la fin d’une "simple" guerre basée sur la conquête de territoires, comme l’était la première guerre mondiale.

 

Dans le cas de 1945, la victoire n'est pas une simple victoire sur une armée, pour récupérer ou protéger des territoires. C'est la victoire contre une tentation de domination idéologique, totalitariste, basée sur des principes antidémocratiques et de discrimination raciale, dirigée contre tous les acquis sociaux.

 

Le 8 mai 1945, la défaite de l'armée allemande se confondait dans les esprit avec la défaite du nazisme et du fascisme. aucune distinction n'était faite entre les deux.

 

Aujourd’hui, au vu de ce qui se passe: les menaces des terroristes, le regain du fanatisme, le regain des tendances racistes, le triomphe des partis d'extrême-droite, rappeler cette victoire et rappeler qu'il faut combattre ces idéologies devient très important.

 

En ce qui concerne la commémoration du 8 mai, on observe, depuis des années, une tendance tout d'abord à vouloir effacer le caractère anti fasciste et antinazi de la victoire de 1945. Au nom de la nécessaire amitié intra-européenne, ce sont des mauvais souvenirs qui risqueraient de stigmatiser des populations. Mais, la commémoration même du 8 mai, certains voudraient la gommer et la remplacer par "une Journée de l'Europe", le 9 mai, par exemple.

 

Qu'on ne se méprenne pas ! Il s’agit bien de commémorer la capitulation de l’Allemagne nazie et non de l’Allemagne dans la globalité de son histoire et de sa culture. La commémoration porte donc sur le refus du nazisme et la compréhension des mécanismes qui l’ont porté au pouvoir.

 

Sous le prétexte de mettre en valeur la réconciliation au nom de la civilisation européenne, on irait quasiment jusqu'au déni historique au nom de la construction de la communauté économique européenne et d’une tentation fédéraliste.

 

Il est plus que jamais nécessaire de rappeler que la guerre de 40-45 n’a pas été comme celle de 14-18, motivée par des raisons territoriales, diplomatiques ou militaristes.

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Le fascisme et le nazisme en particulier correspondait, bien sûr, à l’antisémitisme. Et il ne s'agissait pas d'un antisémitisme ordinaire, mais d'un antisémitisme radical puisqu'il visait la destruction de la "race" juive ( 6 millions de morts ). A l'antisémitisme, se joignait en fait la volonté de détruire tout ce qui était supposé "salir" la prétendue "race aryenne": les tziganes ( 700000 morts ), les homosexuels, les handicapés, les "fous", les dissidents politiques. Selon la logique nazie, il fallait d'ailleurs être "fou" pour être un dissident.

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Partout où des régimes nazis ou fasciste ont sévit, cela s’est traduit par des dictatures antisociales. Cela s'est traduit par la mise à mal du modèle social: mise au pas des syndicats, instauration d'un modèle corporatiste, instauration d'un état fort, mise au pas de la presse. Chez nous, en Belgique, on l’oublie trop souvent ! Il faut se rappeler de l'UTMI, de l'AGRA, de la mainmise sur la presse: confiscation de LA MEUSE et son remplacement par LEGIA, interdiction de LA WALLONIE, détournement du journal LE SOIR, remplacement de nombreux bourgmestres par des bourgmestres rexistes qui, pour la plupart n'étaient même pas des élus d'avant guerre. A titre d'exemple, lors des élections communales de 1938, les rexistes se présentaient dans 15 communes du grand Charleroi: ils n'eurent qu'un seul élu, à Charleroi-ville. Ce qui ne les empêcha pas d'avoir successivement trois bourgmestres durant la guerre.

 

En quoi ces rappels peuvent-ils être utiles pour aujourd’hui ?

Parce que tous les mouvements d’extrême droite, tous antieuropéens, sont fondamentalement anti démocratiques. Parce qu'ils sont susceptibles non seulement d'entrer dans les Parlements, mais aussi de participer à des gouvernements de pays membres de l'Union européenne.

 

 

28/04/2016

Pourquoi commémorer le 8 mai ? Texte du " Message du C.A.P.O.R.A.L.

Dernièrement, un article à ce sujet a été publié sur ce site. Comme en écho, je reçois, ce jour, le bulletin d'OUPEYE " Le Messager du C.A.P.O.R.A.L. "

Pour gouverne "C.A.P.O.R.A.L." signifie " Comité de associations patriotiques pour le regroupement des activités locales.

Un texte sur le même thème y a été publié. On le reproduit ci-après. Il mérite toute notre attention. Il conforte et complète notre propre contribution.

Le texte s'intitule, modestement: " Petite réflexion personnelle "

" A quoi ça sert de commémorer le 8 mai, le 11 novembre ? C'est une question que l'on pose depuis un certain temps, et de plus en plus ! Et nous répondons chaque fois par des paroles prononcées par d'autres avant nous, du style '' Ceux qui ne savent pas se rappeler le passé sont condamnés à le revivre'' ( Georges Santayana )

Et certains de dire alors: '' De toutes façons, que voulez-vous que nous fassions ? Ce n'est pas nous qui décidons de ce qui va se passer !''

Et pourtant, les pages d'histoire sont pleines de ces gens qui n'étaient pas appelés à décider de l'avenir de leur pays. Vous voulez des exemples ? Chez nous ? Ils fourmillent !

En 1914, sans remonter trop loin, qui a permis à notre petite armée de se retrouver à l'abri de la poursuite allemande après la retraite d'ANVERS ? Un simple éclusier qui a l'idée d'inonder la plaine de l'YSER, ce qui va empêcher l'ennemi d'exterminer nos soldats, mais aussi de défendre le secteur ainsi formé pendant quatre longues années. Ce n'est pas le roi, ni ses ministres qui ont eu cette idée, mais un simple habitant, comme vous et moi.

Un autre exemple durant la même guerre ? Tous ces petits résistants qui surveillaient les lignes de chemin de fer près de chez nous, ont pu signaler au ré&seau de Dieudonné LAMBRECHT qu'un nombre beaucoup plus important que d'habitude de troupes et de matériel arrivaient en Champagne. Les Français avertis, ils lancent une attaque avant que l'ennemi ne soit prêt, empêchant ainsi une avance allemande qui aurait pu être dramatique pour les alliés. S'agissait-il du roi, d'un président, d'un ministre qui était intervenu en premier ? Non, c'étaient des citoyens, comme vous et moi..

Des exemples comme ceux-là, nous pourrions en citer bien d'autres car ces faits se sont répétés durant la seconde guerre mondiale, mais aussi entre les guerres. Les services de contre-espionnage, pour ne citer qu'eux, même s'ils ne sont pas toujours fiables, empêchent bien des problèmes entre états.

Il ne faut pas oublier qu'il faut toujours être prêt à jouer un rôle positif dans l'histoire de notre présent pour que l'avenir soit sans retour aux drames vécus par nos parents et grands-parents. C'est à cela que servent les commémorations, à garder la vigilance qui permettra à nos enfants de vivre dans la liberté gagnée par leurs ancêtres. Et il faut qu'ils le sachent. "

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