07/07/2014

AWANS: Appel de la FNC "AWANS-BIERSET "

AWANS et BIERSET:

Mot de la FNC "AWANS-BIERSET":

A quelques jours de la Fête Nationale et alors que les cérémonies commémoratives du centenaire de la guerre de 14-18 vont débuter ( ou, même, ont déjà parfois débuté ), il importe de rappeler l'importance de la solidarité, du partage, de la vie associative, de l'entraide.

Ce sont ces valeurs qui, en temps de guerre, ont permis aux soldats, aux résistants, aux prisonniers, aux civils de tenir bon face à la force brutale de l'occupant, au régime de terreur imposé par celui-ci, à la répression.

Ce sont ces valeurs, aussi, qui ont permis aux civils de tenir le coup non seulement contre la pénurie mais aussi contre le découragement, contre les menées de certains défaitistes ou collaborateurs.

Tous ont connu le froid, la faim, la peur, la tristesse, les privations, les enfants notamment.

Heureusement, dans notre partie du monde, plus particulièrement dans notre pays, il n'est plus question d'une guerre sanglante; il n'est plus question de batailles; il n'est plus question de résistance contre un occupant !

Toutefois, on doit faire face à un ennemi plus insidieux: le repli sur soi des communautés, le repli sur soi des personnalités. A titre d'exemple, dans maintes entreprises, on pousse les employés à la compétition entre soi ! 

Là est le premier coup porté contre les valeurs de solidarité. Solidarité qui nous est bien nécessaire car elle doit être  une arme dans une lutte contre la pauvreté, la maladie, l'exclusion sociale.

 

C'est pourquoi, il n'est nullement ringard d'honorer, chaque année et à chaque occasion, le souvenir des combattants, résistants, prisonniers et malheureux civils.

Mais, si on veut donner un sens à cet hommage, à ces commémorations, si on veut éviter toute "ringardise", si on veut éviter que les cérémonies soient de simples rituels mécaniques, il faut revenir sur cet esprit de solidarité.

Les associations patriotiques sont là pour cela.

Dans la commune d'AWANS nous pouvons nous targuer d'être encore assez bien fournis: il existe trois sections FNC bien vivantes alors que dans beaucoup de communes aux alentours, elles ont disparu.

Cependant, leurs cadres commencent à prendre de l'âge. Il y a une dizaine d'années, les sympathisants actuels ont pris la relève des membres effectifs. 

Maintenant, c'est aux plus jeunes de prendre la relève afin de perpétuer la mémoire de nos anciens combattants que parfois le monde oublie !

 

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05/07/2014

AWANS: Soldats d'AWANS tués au Fort de LONCIN.

COMMUNE D'AWANS:

( Avant fusion: AWANS, FOOZ, HOGNOUL, VILLERS-L'EVÊQUE et OTHEE )

Les anciennes communes d'AWANS, FOOZ, HOGNOUL et VILLERS L'EVÊQUE ont déploré une ou des victimes lors de l'explosion du Fort de LONCIN.

Explosion dont on commémorera bientôt le centième anniversaire, le 15 août 2014.

Pour rappel, la section FNC "AWANS-BIERSET et ENVIRONS" participera, comme c'est de tradition, à cette commémoration.

Pour l'ancienne commune d'AWANS:

* Clément WARNANT, cannonier de 2° classe au fort de LONCIN

 

Pour l'ancienne commune de FOOZ:

* Joseph DELMOTTE, soldat de 2° classe.

 

Pour l'ancienne commune de HOGNOUL:

* Jean-Louis GERMEAUX, , soldat au 14° régiment de ligne;

 

Pour l'ancienne commune de VILLERS L'EVÊQUE:

* Victor HEPTIA, cannonier de 2° classe au Fort de LONCIN.

* Noël LEDOUBLE, soldat de 2° classe.

* Joseph LEDUC, Artillerie, brigadier.

 

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02/07/2014

AWANS: Deux Résistants à l'enclos national des Fusillés.

A l'Enclos National des Fusillés:

Alexandre VANSTAPEL

Né à AWANS le 02.12. 1916

Tué au combat à Bois-de-Breux le 08.05.1943

D'abord inhumé à l'Enclos National

Inhumé à AWANS après la guerre.

Membre du Front de l'Indépendance.

Sabotage, transport d'armes et d'explosifs.

Presse clandestine.

 

A vanstapel.png

 

 

Marcel GERARD

 

Né à AWANS le 23.10.1916

Arrêté le 08.01.1944

Décédé au Bloc 24 le 22.03.1944

D'abord inhumé à l'Enclos National

Après la guerre, inhumé à AWANS

Membre du Mouvement National Belge

Actif dans le renseignement et le sabotage.

 

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29/06/2014

AWANS: LE CARRE D'HONNEUR.

 

Le Carré d'Honneur est situé au cimetière d'AWANS, Rue de l'Eglise à AWANS.

Il est plus souvent, et improprement, dénommé "Pelouse d'Honneur" par les habitants.

Il s'agit, en réalité d'un terre-plain encadré d'une bordure et recouvert de graviers.

Il est porteur de plusieurs plaques ou souvenirs particuliers se rapportant aux soldats inhumés.

Ce terre-plain surmonte un caveau. 

Il est pourvu d'une stèle portant l'inscription suivante

" SOUVENIR A NOS HEROS - La Commune d'AWANS reconnaissante "

Cette stèle date de 1921/1922.

Cet édicule est donc plus anciens que le Monument aux Morts érigé Place Communale.

Le caveau était prévu pour 60 personnes.

Seulement 23 personnes y sont placées:

BOGAERTS Jean en juin 1973

BOSARD Alfred en mars 1962

BOUHA Désiré en août 1938

BOUHA Xavier en septembre 1947

CLAJOT Jean en août 1914

COLLARD Léon en mars 1976

CORNET Noël en juillet 1984

CORNET Xavier en janvier 1941

D'AFFNAY René  en décembre décembre 1952

DEGROOF Henricus en février 1961

DENIS Valentin en novembre 1921

GILLES Joseph en juillet 1916

HEINE Léonard, D,H en avril 1996

HEINE Léonard, J,J en juillet 1934

KLINKERS Raymond en septembre 2009

MASSARD Frédéric en janvier 2000

PEETERS Maurice en décembre 2001

REYNERS Irène en juillet§ 1996

SCHOUBEN Léopold en juin 1961

SERVAIS Joseph en octobre 1979

VROONEN Marcel en décembre 1979

WERY Marcel en mai 1963

DEJONGH Karel en décembre 2003

Remarque: On ne peut s'empêcher d'être surpris de trouver deux dates situées durant la guerre de 14-18, qui plus est avant la construction du caveau.

Les dates signalées sont vraisemblablement les dates de décès et les corps, rapatriés après la guerre.

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28/06/2014

AWANS: Appel de la section locale FNC.

L'an dernier, sur le plan national, malgré les décès, la Fédération Nationale des Combattants a maintenu son nombre de membres. 

Cela grâce à l'adhésion de membres sympathisants. Le Conseil d'Administration de la FNC a d'ailleurs décidé d'unifier les catégories de membres: les membres sympathisants sont maintenant reconnus comme membres à part entière.

L'objectif que nous nous fixons sur le plan local est de réaliser le même résultat que sur le plan national: au minimum garder notre nombre de membres malgré les décès. 

L'an dernier, nous avons comptés deux décès.

Nous lançons donc un appel à l'adhésion de membres sympathisants. Notre appel s'adresse donc à toutes les personnes qui participent habituellement à nos cérémonies. En effet, l'âge moyen de nos membres augmente et il importe de recevoir de l'aide.

Notre section recouvre le territoire des anciennes communes de BIERSET, AWANS, FOOZ et HOGNOUL.

Mais, son intitulé mentionne " FNC AWANS-BIERSET ET ENVIRONS". Ce qui signifie donc que nous acceptons les adhésions d'où qu'elles viennent.

Pour les personnes intéressées, il suffit de cliquer sur le lien figurant dans la colonne de gauche.

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19:07 Écrit par P.B. dans Actualité, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/06/2014

AWANS: Nous étions bien présents au 95°anniversaire de la FNC.

AWANS était bien représenté au 95° anniversaire de la FNC.

La section FNC "AWANS-BIERSET et ENVIRONS" était bien présente aux cérémonies du 95°anniversaire de la FNC.

Nous n'avons pu publier de reportage en temps utile.

Voici donc, avec quelque retard, un reportage photographique.

 

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18:32 Écrit par P.B. dans Actualité, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/06/2014

MARCEL THIRY: VOLONTAIRE DE 14-18, ECRIVAIN DE GUERRE, ANTI-REXISTE ET RESISTANT, HOMME POLITIQUE.

 

 MARCEL THIRY.

 

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Né à Charleroi le 13 mars 1897

 

 

Décédé à Vaux-sous-Chèvremont le 05 septembre 1977

Poète, romancier, essayiste combattant-volontaire de 14-18, résistant de 40-45, militant wallon, homme politique belge.

 

 

Docteur en Droit de l'ULG, avocat en 1923. Abandonne le barreau en 1928.

Il eut, dans les années 30, une vision prophétique sur les événements qui se préparaient.

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Marcel THIRY est né à CHARLEROI le 13 mars 1897. Un an plus tard, la famille déménage à LIEGE où son père fait commerce de bois de mine. Il étudie à l'Athénée Royal de LIEGE où il rencontre Robert VIVIER. On ne sait pas grand chose sur ses années d'adolescence si ce n'est qu'il publie ses premiers vers dans Belgique-Athénée.

 

En mars 1915, le jour de ses dix-huit ans, sans avoir fini ses humanités, il passe la frontière des Pays-Bas pour rejoindre la Grande-Bretagne et s'engager dans l'armée belge. Il se porte volontaire pour le front russe à l'instar de son frère aîné. Il est affecté dans un groupe d'auto-canons. Cette unité aurait dû servir sur le front belge mais sera affectée au service de la Russie. En septembre 1915, 10 autos-canons et 300 hommes quittent Brest pour Arkhangelsk. Un autre liégeois célèbre a servi dans la même unité: Julien LAHAUT. Il s'enthousiasma pour la révolution russe de février 1917 mais sera beaucoup plus réservé pour celle d'octobre, contrairement à LAHAUT.

 

Ils vécurent une véritable odyssée, d'abord de la Russie vers la Galicie. Ils participent, en 1916, aux offensives menées par les Russes. Son frère est blessé à la tête et doit être trépané. Après la révolution, l'armée russe bat en retraite. Cette unité est rappelée. Le retour doit se faire par la Sibérie, la Mandchourie, le Pacifique, l'Amérique, l'Atlantique. Ils rentrent à Bordeaux en juin 1918. Un véritable tour du monde qu'il contera, en 1919, avec son frère Oscar, dans « Soldats belges à l'armée russe ». Il le réécrira en 1965, sous le titre « Le tour du monde en guerre des auto-canons belges ». Il fut démobilisé après la signature du Traité de Versailles en juin 1919.



Il décrit « sa » guerre d'une manière légère, sans glorification ou exaltation martiale, sans fascination pour la mort ou le sacrifice. Ce récit n'est pas dans la ligne des romans « anti-guerre » publiés après la 1° guerre tels ceux de BARBUSSE ou de DORGELES. Il met en évidence un certain « consentement » à la guerre, (il était d'ailleurs volontaire ). Il rappelle qu'à cette époque le patriotisme n'était pas un vain mot. Dans ses lettres à ses parents, il dit combien la guerre l'a rendu différent du jeune dandy liégeois d'avant-guerre. Ces lettres montrent aussi combien lui manquent ses parents et sa bonne ville de LIEGE.

La paix revenue, il s'inscrit à l’ULG, à la Faculté de Droit. Il publie son premier livre en 1919, un recueil de poésie, « Le Cœur et les sens », fortement influencé par le symbolisme. En 1923, il s'inscrit au barreau. Il a épousé entre-temps Marguerite KEMMA. Ils auront deux filles, Lise, future sénatrice, et Perrine. En 1928, son père meurt, il quitte le barreau pour reprendre ses affaires.

En 1924, il fait une entrée remarquée en poésie avec « Toi qui pâlis au nom de Vancouver », vers devenu célèbre au point de servir de titre, en 1975, à ses œuvres complètes. On lui doit aussi en 1925 « Plongeantes Proues », en 1927 « L'Enfant prodigue ». Il publie d'autres recueils, en 1936 « Marchands » où alternent poèmes et récits, et, en 1938, « La Mer de la Tranquillité ».

Après la seconde guerre, il poursuit son oeuvre littéraire dans des romans, récits, chroniques, nouvelles, tels « Échec au temps » (1945), «Âges » (1950), « Juste ou la Quête d'Hélène » (1953), « Usine à penser des choses tristes » (1957), « Comme si » (1959), « Les Nouvelles du Grand Possible », parmi lesquelles « Concerto pour Anne Queur » (1960), « Simul et autres cas » (1963), « Nondum jan non » (1966), « Vie-Poésie » (1961), Le Festin d'attente (1963), Le jardin fixe (1969), Saison cinq et quatre proses (1969), L'Ego des neiges (1972), Songes et spélonques (1973), « L'Encore » (1975). Dans ses nouvelles, il nous invite à revendiquer avec lui cette liberté fondamentale qu’est le droit à l’imaginaire.

Son oeuvre originale et prolifique lui vaut diverses reconnaissances, le Prix triennal de poésie en 1935 et l'élection à l'Académie, le 10 juin 1939. En raison de la guerre, il n'y entrera qu'en 1946. En 1964, il reçut le Prix quinquennal de littérature pour l'ensemble de sa carrière. En 1995, il a été choisi parmi les « Cent Wallons du siècle » par l'Institut Jules DESTREE.

Mais, c'est sur le plan politique qu'il se distingua par son militantisme wallon, né dans les années 30, notamment en réaction à la politique de neutralité soutenue par LEOPOLD III. Il collabore à « La Défense wallonne » et à « L'Action wallonne ». Dans « L’Action wallonne », il est dans les premiers à dénoncer les arrière-pensées de l’Allemagne hitlérienne et du nazisme. Il s’attaque au rexisme, à la politique de neutralité et prône une alliance avec la France.

Le 15 mai 1937, dans « L'Action wallonne », il répétait ses mises en garde:
"Rexistes larvés sur tous les bancs de la majorité, rexistes, plus ou moins larvés, dans tous les ministères, rexistes honteux à la tête de l'armée, où la thèse de la défense à la frontière n'est plus défendue que par une opposition dédaignée.., Le rexisme, en tant que maladie politique, triomphe. Car le rexisme, c'est essentiellement cet abandon des droits du Parlement à l'intérieur, des alliances française et anglaise à l'extérieur, Que cette politique-là marquée par le discours royal du mois d'octobre, par le voyage royal à Londres du mois d'avril, que cette politique-là soit menée par Rex ou par le roi, il ne faut pas être grand latiniste pour voir que c'est la même chose".

Auteur du pamphlet « Hitler n’est pas ‘jeune’ » (1940), il subit la vindicte des rexistes et de l'occupant. Il est contraint à passer la durée de la Seconde Guerre mondiale dans la clandestinité, où il tente de préparer un autre monde pour les jours d'après la Libération, notamment au sein du Congrès national wallon. Il participe à la Résistance et donne, sous le pseudonyme d'Alain de Meuse, des poèmes aux Lettres françaises et à Europe.

Il écrit ceci, après coup, sur cette période:

« En 1914, la jeunesse belge avait son devoir tracé. Le devoir de 1940 n'est pas essentiellement différent. La situation politique et militaire exempte aujourd'hui les jeunes Belges de participer par les armes à la victoire sur l'Allemagne. Cette victoire, cependant, ils la favoriseront de toute leur action morale, de toute leur ardente volonté, — quand ce ne serait que pour qu'au jour où elle triomphera comme un printemps dans le ciel de la France, ils ne se sentent pas à jamais exilés de cette victoire qui les aura sauvés, exilés de ce ciel qui est le nôtre, exilés d'eux-mêmes, exilés comme nous le sommes dans le long hiver de notre neutralité. »

Marcel THIRY a appliqué tout au long de sa vie le message qu’il adressait en 1960 aux jeunes Wallons : « En politique, il n’y a jamais de fait accompli contre lequel on ne puisse réagir. Ce qui compte, ce n’est pas le fait passé, c’est la réalité et c’est le possible. »

En 1968, il est élu sénateur du Rassemblement wallon et mène une action internationale en faveur de la francophonie. Ses engagements wallons et démocrates ne le quitteront plus jusqu'à son décès en 1977. Il fut membre des commissions sénatoriales des Affaires étrangères et de la Culture. Il fut aussi délégué parlementaire lors de trois sessions de l'ONU.

 

La Ville de Liège a lancé en 2000 un prix littéraire pour honorer sa mémoire, prix annuel récompensant alternativement une oeuvre poétique et une oeuvre romanesque.