19/09/2014

Le shrapnel ou obus à balles.

Le SHRAPNELL

 

centenaire 14-18,tranchées,combattants

Le « Shrapnel », doit son nom à son inventeur, le lieutenant Henry SHRAPNEL ( 1761- 1842 ).

Ce n'est pas une invention récente: elle date de 1784. Henry SHRAPNEL du Corps royal d'artillerie britannique entreprit la mise au point de cette arme anti-personnel, vraisemblablement la première. À cette époque, l'artillerie employait des  « boîtes à mitraille » pour se défendre contre les attaques de l'infanterie ou de la cavalerie.

 

A l'origine, ce type de projectile, contenait de petites balles sphériques et une charge explosive pour disperser le coup de feu et des fragments de la douille. WELLINGTON employa le « shrapnel » dans les guerres contre NAPOLEON de 1808 à WATERLOO. Il laissa des écrits admiratifs sur son efficacité.

 

On rencontre parfois l'orthographe « schrapnell » qui est l'adaptation à la prononciation allemande. En français, ce projectile fut d'abord connu sous le nom d'« obus à la Shrapnel » abrégé plus tard dans la langue courante en « shrapnel ». dans l'armée française, il reçut l'appellation réglementaire d'« obus à balles ».

 

centenaire 14-18,tranchées,combattants

Au début de la guerre, l'obus à balle fut employé à grande échelle par tous les belligérants pour frapper les troupes avançant en masse et à découvert. Les batteries de 75 mm en 1914 emportaient environ la moitié de leurs munitions sous forme d'obus à balles à charge arrière. Leurs fusées réglables permettaient de régler l'éclatement à la distance et à la hauteur voulue. Le « shrapnel » est, par excellence, le projectile inventé dans le but d'avoir des effets meurtriers sur des troupes à découvert. La fusée est réglée de façon à exploser précisément au-dessus de l'objectif. Lors de l'explosion, les billes de plomb et d'acier ( de 200 à 300 ) sont projetées vers le sol avec une grande violence, tuant ou blessant les combattants qui n'avaient pas eu le temps de se mettre à couvert ;

 

La transformation de la guerre en guerre des tranchées rendit moins efficace l'utilisation des « shrapnels ». Le « shrapnel » était incapable de détruire les réseaux de fil de fer barbelé en avant des lignes, de défoncer le sol ou de venir à bout des troupes enterrées, toutes choses nécessaires avant de lancer une attaque.Il fut délaissé au profit de l'obus à haut pouvoir explosif.

 

Outre les dégâts humains et matériels qu'il produisit, le « shrapnel » a été une source importante et durable de pollution des sols.

 

Chaque assemblage douille + obus contenait environ 2 grammes de mercure. Ce mercure était vaporisé dans l'air lors du tir et aussi lors de l'explosion de l'obus, parce qu'il y en avait dans la douille et dans l'obus sous forme de fulminate de mercure. Les artilleurs eux-mêmes respirait ce poison de même que tous ceux qui étaient situés sur le champ de bataille ou sous le vent dominant. Le fait que les artilleurs eux-mêmes étaient les premiers exposés témoigne du manque de respect ou de l'inconscience des dirigeants !

 

Du plomb était volatilisé à l'impact à partir des billes de plomb qui entraient en collision avec un matériau dur. Un peu de plomb pouvait aussi être arraché par frottement lorsque la balle traversait un matériau ou le sol. Le plomb pouvait aussi être vaporisé dans l'air si les billes étaient exposées à de hautes températures. Ce qui était inévitable à cause des incendies fréquents provoqués.

 

 

Les balles de plomb sont encore présentes par millions dans les sols. Il y en avait environ 300 par obus qui entraînaient une pollution durable des sols par le plomb. Le mercure et le plomb deux produits sont neurotoxiques et non biodégradables ni dégradables à l'échelle de plusieurs génération humaines. Il est quasiment impossible de nettoyer sérieusement les sols touchés.

 

 

 

18/09/2014

Soldats formant la Statue de la Liberté

1E45381F9214433D81D01F2138C22DE11.jpg

 

Soldats américains rassemblés, en 1918, pour représenter la Statue de la Liberté.

17/09/2014

La guerre de 14-18: un crime contre l'environnement.

14-18:

 

Cette guerre fut aussi un crime contre la nature, contre l'environnement.

Bois-Sabot.jpg

La guerre de 14-18 a laissé des séquelles. Une séquelle est une lésion qui persiste après la guérison d'une maladie ou d'une blessure. Ce mot est également utilisé lorsque l'on parle d'une conséquence plus ou moins lointaine qui est le contrecoup d'un événement, d'une situation.

 

En Belgique, des dommages de la première guerre sont encore dédommagés. À titre d'exemple, en 2004, quatre dossiers avaient fait l'objet de 44 955 € de dédommagement. Mais dédommagement ne signifie pas absence de séquelles.

 

L'expression « séquelles de guerre » est voisine de la notion de « dommages de guerre ». Elle est un peu plus étendue. Elle désigne les conséquences différées des actions de la guerre, locales,régionales ou encore plus étendues, dans l'espace ou dans le temps. On les divise souvent plusieurs grandes subdivisions: économiques, humaines, médicales, culturelles et environnementales.

 

Certaines sont parfois tues. Ainsi, par pudeur, on a occulté les drames vécus par des combattants qui, au retour, on trouvé leur place prise au foyer ou ont trouvé un enfant portant leur nom.

 

On examinera ici les effets sur l'environnement. La guerre fut aussi un crime contre l'environnement. Les conséquences sur l'environnement feront encore sentir leurs effets bien longtemps après l'armistice. Jusqu'à nos jours même. L'occupation, les destructions volontaires de terrains ou de végétation , les destructions sous le feu des combats, les bombardements ont laissé des traces profondes sur le terrain, mais aussi dans les esprits.

 

On a été amené à utiliser un terme anachronique car de formation récente, l'écocide. Selon sa définition, « l’écocide est la dégradation partielle ou totale d’un écosystème ». 

 

Tous les conflits importants du 20°siècle, et particulièrement la guerre de 1914-1918, première guerre industrielle, ont profondément et pour longtemps marqué l’environnement. Cette question est restée pendant longtemps peu étudiée par les historiens. Cependant, depuis les années 2000, les impacts différés ont été évoqués, surtout le problème des munitions immergées en mer, mais les aspects santé-environnement restent quasiment non abordés.

 

La FRANCE est le pays le plus touché par ces séquelles de la guerre 14-18. Elle n’a pourtant évoqué ce problème qu’après l’Allemagne, la Belgique ou l’Angleterre.

 

La pollution induite par les munitions est bien connu. Ses conséquences sont pourtant mal évaluées. Ce sont soit les munitions tirées mais qui n'ont pas explosé, soit les munitions qui ont explosé mais dont les éclats restent diffus dans le sol, soit les munitions stockées et abandonnées après les combats. Certaines munitions ont été immergées dans les eaux terrestres ou dans les océans. Utilisées, stockées ou perdues, les munitions (dont les obus chimiques) ou leur contenu constituent une menace durable.

 

Un exemple belge doit être cité: le dépôt de munition de la gare de MEVERGNIES-ATTRE. L'explosion dans la gare d'ATTRE, le 9 mars 1918, d'une partie d'un convoi de 780 wagons chargés de munitions dont les deux tiers étaient des obus pourvus d'une charge chimique. Les débris furent projetés tout autour du lieu de l'explosion. Il a fallu huit mois, et jusqu’à 800 hommes, pour nettoyer le site. En 2006, on retrouva enterrés sous une dalle de béton, à 2,5 m de profondeur, une énorme masse d'obus ( plusieurs centaine de tonnes ) dont la plupart étaient toujours actifs et renfermaient des explosifs, voire des substances toxiques dont le fameux gaz moutarde. Après la fin des hostilités, les obus intacts furent enterrés en bordure des rails car, à l'époque, il était impossible de les détruire sans risquer la vie des travailleurs. 

 

Pratiquement toutes les munitions contenaient des composants toxiques tels que mercure, plomb, arsenic, antimoine ainsi que des produits chimiques ou des métaux polluants. Chaque obus et chaque douille contiennent un gramme de mercure toxique. Un milliard d'obus environ ont été fabriqués entre 1914 et fin 1918. Personne, parmi les industriels, les militaires et les gouvernants n'avait pas prévu leur fin de vie de ces milliards de munitions toxiques et polluantes.

 

La dispersion dans l'environnement et dans l'atmosphère, en 14-18, dans l'environnement des gaz de combat et d'énormes quantités de plomb,de mercure et d'arsenic associée aux conditions de d'hygiène déplorables a sûrement contribué à une diminution de l'immunité. On a vu apparaître tuberculose, choléra, typhus et la fameuse « grippe espagnole » . On leur doit plus de morts que les combats eux-mêmes.

 

Régulièrement, on retrouve encore des squelettes de soldats tués dans les combats ou sous les bombardements et restés introuvables depuis près de cent ans; on ne doit pas oublier que ces soldats étaient pourvus d'armes et de munitions restées, elles aussi, enfouies dans le sol.

 

On sait par les archives que 114870 munitions et environ 14000 fusées ont été ainsi récupérées et enfouies en six lieux différents. Ces munitions ont ensuite été éliminées par les services de déminage jusque dans les années 50. Il ne semble pas y avoir eu d'études visant à vérifier l'absence de séquelles de pollution sur les anciens sites d’enfouissement. Les métaux lourds ne sont tout simplement pas biodégradables. Avec le temps, il y a corrosion des munitions. Le risque de graves contaminations augmente.

 

Sur les territoires de l’ancien front, mais aussi là où les munitions non explosées ont été déplacées, stockées, traitées ou immergées ou oubliées, existe un danger permanent, d’exposition à des métaux ou des produits toxiques même à faible dose.

 

C'est ce qui fait dire à certains que la Der des Der n’a pas fini de faire parler d'elle.

 

15/09/2014

5 septembre 2014: La FNC "AWANS-BIERSET" présente au refuge Saumon.

Une commémoration organisée par le White Bison:

A l'ancienne base Militaire de BIERSET:

70° anniversaire du Combat du  Refuge Saumon.

( Armée Secrète )

 

DSCI3457.JPG

 

Stèle érigée en l'honneur des Résistants du Refuge Saumon

qui ont été martyrisés par les Allemands suite au Combat du 05/09/1944.

 

DSCI3459.JPG

 

Figurants représentants la résistance.

 

DSCI3462.JPG

 

Avec la voiture d'époque.

 

DSCI3460.JPG

 

 

DSCI3468.JPG

 

 

DSCI3469.JPG

 

Les écoles: Ecole Communale de BIERSET et Ecole Sinibaldo Basile de Grâce-Hollogne.

Dans son discours, le représentant du White Bison évoque, successivement, le centième anniversaire de 14-18 et le 70° anniversaire du combat de la résistance à BIERSET.

 

DSCI3465.JPG

 

Les porte-drapeaux se rendent en cortège au Monument.

 

DSCI3471.JPG

 

Garde d'honneur auprès du Monument.

DSCI3473.JPG

Après la cérémonie, les drapeaux s'inclinent.

DSCI3475.JPG

 

Les porte-drapeaux quittent l'esplanade.

On peut voir les quatre porte-drapeaux de la FNC "AWANS-BIERSET"

DSCI3476.JPG

14/09/2014

Quelles leçons à tirer de 14-18 et de sa commémoration ?

 

Quelles leçons à tirer de 14-18...et de sa commémoration ?

DSC02563.JPG

La catastrophe de 14-18, avec pour épicentre l’Europe, nous impressionne encore avec force cent ans plus tard. Comment un événement peut-il encore nous marquer aussi profondément après ce temps? C'est qu’elle toucha au plus intime l’ensemble du corps social de toute l'Europe. Avec 8,5 millions d'hommes mobilisés, 1,5 million de morts, 4 millions de blessés, 600000 veuves, 760000 orphelins, pas une famille d'Europe ne fut épargnée. Il faut encore y ajouter les autres traumatismes: les civils rançonnés, réfugiés, déportés, massacrés; les maisons ravagées et les industries moribondes; les ménages décomposés dont, par pudeur, on a trop peu parlé; la propagation de la grippe espagnole...

En même temps, ce traumatisme collectif fit de la figure du Combattant le symbole du civil devenu militaire pendant une période de sa vie. Le monde du Combattant fut aussi le monde où toutes les classes sociales furent mélangées et connurent les mêmes tourments.

C'est pourquoi la guerre de 14-18, que l'on pensait être la « Der des Ders » conserve intacte sa charge symbolique. Elle explique notre histoire actuelle. Le XXe siècle s’est construit dans les tranchées de 14-18.

Loin de nous l'idée de dire que « la guerre a parfois du bon ». Une guerre ne peut avoir du bon ! Mais, on doit admettre qu'elle a bouleversé la science, la médecine, l’industrie, l'agriculture et les arts. Le statut des femmes a été remis en cause, au moins moralement. En Belgique, elle a eu des conséquences démocratiques considérables puisqu'elle a vu l'établissement du suffrage universel (masculin).

A-t-elle pour cela amené le triomphe de l'idée démocratique ? Certes, les empires autocratiques ont perdu au profit des pays plus démocratiques; sont nés la Société des Nations, l’exigence humanitaire, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Cependant, en contrepoint, l'entre-deux-guerre fut l'époque des régimes dictatoriaux, la SDN avorta, des empires éclatés sortirent de nouveaux états, constructions théoriques sans consultation réelle des populations; d’aucuns estiment qu’elle précipita la seconde guerre mondiale.

Cette année,les cérémonies du Centenaire ont 72 pays. Il faut dépasser l'aspect grandiloquent. Elles peuvent être l’occasion, dans nos écoles notamment, d’une pédagogie active. C'est sans doute émouvant de voir, après cent ans, les représentants de pays autrefois ennemis se donner l'accolade. C'est sans doute émouvant de voir défiler, l'une derrière l'autre, les musiques militaires anglaises, allemandes et françaises. Mais il est plus important de rappeler que, au front, dans les tranchées, les hommes ont tous souffert de la même façon, que la mort les a tous surpris de la même façon, qu'ils n'étaient pas nés pour s'entretuer.

 

La guerre de 14-18 fut aussi la première guerre qui a été décrite par des écrivains-combattants. Une bonne occasion pour les redécouvrir: Genevoix, Barbusse, Dorgelès mais aussi les belges: Vivier, Boumal, Gauchez, Burniaux... 

 

Ecusson FNC.JPG

 

13/09/2014

CELEBRER ou COMMEMORER: Au delà d'une querelle de vocabulaire.

COMMEMORER OU CELEBRER ?

 

DSC09635.JPG

 

Faut-il dire «  Commémorer «  ou « célébrer » ? Ce n'est pas une simple question de vocabulaire. Car, au-delà du vocabulaire, au-delà de la signification sémantique, les deux mots, bien que décrivant un même comportement ne sont pas des synonymes.

 

Il faut bien distinguer « commémoration » et « célébration » . « Célébration » renferme une notion de fête. On célèbre un évènement dont on doit se réjouir. On célèbrera l'anniversaire de l'Armistice le 11 novembre. On commémorera, le 4 aôut, l'anniversaire de la déclaration de la guerre.

 

La Guerre de 14-18, que l'on a cyniquement, après 1918, dénommé « Grande Guerre » apparaît à tous, de nos jours, et plus spécialement aux jeunes qui seront amenés à visiter des expositions, qui seront amenés à rendre hommage devant des Monuments aux Morts, qui étudieront des textes dans les écoles, comme une absurdité et comme la démonstration d'une brutalité sans précédent.

 

Il n'est pas question de « célébrer », donc de « fêter » l'anniversaire du déclenchement d'une des plus grandes catastrophes de l'histoire des temps modernes. On se contentera de le «  commémorer ».

 

Pourquoi commémorer ?

 

Essentiellement pour six raisons.

 

Pour maintenir le souvenir ou le faire ressurgir:

 

Au sens étymologique du terme, « commémorer » c'est « mémorer avec (com) ». « Commémorer », c’est donc se remémorer ensemble un événement, une histoire. C'est faire du « devoir de mémoire » un devoir de rendre justice par le souvenir à des générations passées. Ainsi est affirmée l’idée de dette et de reconnaissance envers les générations passées et les morts.

 

Cette volonté de se souvenir, les combattants de la Première Guerre mondiale l'ont manifestée très tôt. D'autant plus que les armées étaient formées de citoyens, de civils, rassemblés pour un m^me devoir. C'est ce qui explique la floraison des Monuments aux Morts, souvent exigés par les Anciens Combattants. C'est, par exemple, ce qui explique que jusqu'il y a une quarantaine d'années , et parfois moins, les Anciens Combattants entretenaient eux-mêmes les Monuments, arboraient eux-mêmes le drapeau...

 

Pour assurer la continuité historique du groupe:

 

Lors des commémoration, l'injonction « souviens-toi » peut aussi signifier « rappelle-toi qui tu es, rappelle-toi d'où tu viens, rappelle-toi quel peut être un jour ton devoir.». La commémoration prend la forme d’un travail de mémoire sur soi, en tant qu’individu ou communauté. C’est à partir des valeurs et des idéaux qui ont animé la vie de ses ancêtres qu’un groupe élabore son unité et assure sa continuité.

 

Pour constituer un ensemble de modèles de vie:

 

Le « devoir de mémoire » dont on parle aujourd’hui s’explique en partie par la volonté de ne pas voir les horreurs du XXe siècle se répéter. Dans cet esprit, tourner la commémoration de la Guerre de 14-18 vers la glorification des soldats morts pour la patrie, si elle est honorable et s'ils le méritent bien, serait un comportement erroné s'il n'intégrait pas la notion de révolte contre les morts absurdes. C'est d'ailleurs dans cet esprit que les fameux « Monuments aux Morts maudits » sont enfin reconnus et intégrés dans le patrimoine national. Ces Monuments dont on a parlé sur ce site et qui ne faisaient que propager ce cri « Guerre à la guerre ! »

 

Pour forger l'identité, l'unité nationale:

 

Commémorer, c’est construire ou ressusciter une identité nationale collective. Les cérémonies commémoratives sont destinées à réunir la population, à inculquer des valeurs comme la morale du devoir ou la glorification de la liberté à travers des figures symboliques ( Gabrielle PETIT, Walter DEWE...). Attention, se borner à ces figures présente un danger: ce sont des figures tellement élevées qu'elle paraissent éloignées du commun des mortels.

 

Il est plus judicieux de faire ce que certaines communes, comme la commune D'AWANS, ont fait: Rappeler la mémoire des gens communs de la localité. Rappeler, ou apprendre à la majorité qui l'ignore, qui était le simple soldat dont on a donné le nom à une rue de la localité.

 

Pour créer les conditions d'un accord général sur le sujet à commémorer:

 

Ainsi, la plupart des nations ( sauf la Russie et les pays vaincus ) ont établi un deuil collectif avec un jour de commémoration officielle, souvent le 11 novembre. On a créé des lieux de mémoire pour rappeler le martyre des combattants tués: les monuments aux morts, les cimetières militaires et les ossuaires avec leurs milliers de corps anonymes. Au début des années 20, l'apparition d'un culte national organisé autour de la figure du « Soldat inconnu » (sauf en Allemagne). « Soldat inconnu » honoré obligatoirement par les chefs d'états étrangers en visite officielle.

 

cénotaphe.jpg

Pour enfin se souvenir de toutes les victimes de la guerre.

 

Un véritable rituel civil, sorte de religion laïque, s'est progressivement mise en place pour exalter le sacrifice des soldats tombés. Avec le risque, bien réel, de l'oubli des autres victimes: les civils ( occupés, déportés, rançonnés, martyrisés, réfugiés ); les prisonniers de guerre; les soldats blessés, malades ou handicapés; les troupes coloniales; les victimes de la grippe espagnole; les combattants qui ont vu leur mariage détruit lors de leur retour et qui ont dû divorcer.

 

Nous avons vu, lors des commémorations récentes, que le sort de ces victimes était enfin reconnu. Voir notamment, à LIEGE, l'exposition au musée de la Vie Wallonne « LIEGE dans la tourmente »

 

commémoration 14-18,combattants,guerre 14-18,fnc; awans

 

12/09/2014

Monument aux Morts d'AWANS: Quelques anecdotes et remarques.

Extrait du Procès-verbal de la réunion du Comité de la section FNC d'AWANS-BIERSET:

Séance du 26 avril 1955.

Le Comité a traité de divers sujets. Au point 6, nous trouvons ce texte:

" On travaille pour le moment à la route derrière le Monument. c'est le moment de demander d'urgence à l'Administration Communale d'AWANS de profiter de ces travaux pour aménager la lampe du Monument et de la conduite reliant cette lampe au réseau communal d'électricité. 

  Souhaitant toutefois que cet éclairage fonctionne indépendamment des lampes de l'éclairage communal.

  Ecrire donc de toute urgence."

Quelques remarques:

* on parle "d'une route derrière le monument". Vu la disposition actuelle du Monument ( aucune route ne passe derrière ), il semblerait soit que le Monument ait été déplacé, soit que le secrétaire se soit mal exprimé. Qui pourrait nous en dire plus ?

* on parle d'une lampe. la façon dont on en parle signifie que la lampe existait. en effet, on ne demande pas le placement d'une lampe, on en demande l'aménagement. sans doute ne fonctionnait-elle plus ? On a beau examiner le Monument, on ne trouve pourtant pas trace de l'emplacement d'une lampe. Si elle existait, sans dout était-elle indépendante du Monument.

Par la suite, je n'ai plus trouvé dans les procès-verbaux mention de cette lampe. Plus personne ne semble s'en soucier. On reparle cependant du Monument lors de la réunion du Comité du 29 juin 1955:

" Il est signalé que les sapins plantés par les soins de l'Administration Communale sont bien pris et qu'il y a lieu de remercier l'Administration Communale. le Président s'en chargera."

Remarque:

Les sapins avaient tellement bien pris qu'ils étaient devenus une gêne pour le Monument dont ils menaçaient la stabilité. L'Administration Communale a dû les abattre. Si la FNC de 1955 remerciait la Commune pour le placement des sapins, la FNC de 2014 la remercie pour leur enlèvement.

On reparle à nouveau du Monument aux Morts lors de la réunion du 3 octobre 1957:

Extrait du Procès-verbal de la réunion du Comité de la section FNC d'AWANS-BIERSET:

Séance du 3 octobre 1957.

" Quant au nettoyage du Monument, l'assemblée se demande si l'on ne pourrait pas avertir la commune pour le nettoyage ou s'il ne serait pas plus simple de désigner quelques volontaires."

 

awans,fnc,monument aux morts,commémoration 14-18