30/08/2016

Wolfgang LANGHOFF et le Chant des Marais.

 

Le Chant des Marais.

En visite à DÜSSELDORF, j'ai découvert, insérée dans une façade, cette plaque commémorative. En essayant de connaître plus, j'ai découvert l'histoire du "Chant des Marais "

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Ce chant a été écrit dans un des premiers camps de concentration situés en Allemagne, au tout début du régime nazi, durant l’été 1933. C'était dans le camp de concentration de BÖRGERMOOR en Basse Saxe.

 

Dès son arrivée au pouvoir, Hitler mit en place des camps pour interner les opposants politiques. Ainsi on eut la création de DACHAU et de BÖRGERMOOR. Les militants communistes puis socialistes furent les premières cibles de la répression, suivis de tous ceux qui s’opposaient pour des raisons politiques ou morales ou par convictions religieuses à l’idéologie nazie.

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Le régime y est dur. Les internés sont de suite mis de suite au travail dans l’optique de préparer l’Allemagne à la Guerre: assèchement de marais pour augmenter la production de blé par exemple.

 

C'est à BÖRGERMOOR que le Chant des Marais trouva naissance. BÖRGERMOOR est l’un des premiers camps nazis ouverts en 1933. L’univers concentrationnaire est en genèse: il s’agit dans cette première phase, d’un système punitif basé sur le régime disciplinaire et le travail forcé. Dès le mois de mars 1933, 50 camps d’internement sont officiellement recensés en Allemagne gardés par des SA. avant d’être livrés à la SS : Hitler y jette nombre de ses opposants, communistes, syndicalistes, démocrates.

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Intitulé « Das Lied der Moorsoldaten », il fut traduit en français sous le titre de « Chant des Marais ».

Il fait entendre la plainte des antifascistes et des juifs, premiers internés dans ces camps.

 

Pendant longtemps les auteurs de ce chant nous furent inconnus, mais dans un bulletin d’avril 1977, l’Amicale de MAUTHAUSEN signala que ce chant, né au camp de BÖGERMOOR en juillet-août 1933 fut écrit par Johann ESSER, un mineur. Il fut ensuite remanié par Wolfgang LANGHOFF, un acteur.

Ce poème avait alors pour nom « Börgermoorlied ». Un autre détenu, Rudi GOGUEL, un employé, en composa la musique.

Par la suite des détenus d’autres nationalités l’adoptèrent, c’est alors qu’il connut des variantes dans les paroles et les adaptations musicales.

 

Laissons la parole à Rudi GOGUEL dans ce texte tirés de ses mémoires:

« Les seize chanteurs, pour la plupart membres de l'association ouvrière de chant de Solingen, défilaient bêche à l'épaule dans leurs uniformes de police verts (nos vêtements de prisonnier de cette époque-là). Je menais la marche, en survêtement bleu, avec un manche de bêche brisé en guise de baguette de chef d'orchestre. Nous chantions, et déjà à la deuxième strophe, presque tous les mille prisonniers commençaient à entonner en chœur le refrain. De strophe en strophe, le refrain revenait de plus belle et, à la dernière, les SS, qui étaient apparus avec leurs commandants, chantaient aussi, en accord avec nous, apparemment parce qu'ils se sentaient interpellés eux aussi comme « soldats de marécage ».

 

C'est un chant de détresse, mais aussi chant de résistance, de dignité et d'espérance, le Chant des Marais fut inspiré par une coutume militaire en vigueur chez les SS de ce camp: les nazis faisaient chanter par les détenus des chants nazis ou des chants traditionnels allemands tirés du folklore ou de l'histoire. Parfois, par dérision ou provocation, ils leur faisaient chanter l'Internationale ou des chants communistes allemands. Ils en prenaient ensuite prétexte pour les frapper. Ce "Chant des Marais" est une réponse à ces provocations.

 

La version française du chant des marais est probablement née dans le camp de DACHAU vers 1942-1943-1944. Elle a été traduite par des déportés français de façon à ce que les prisonniers de cette nationalité puissent eux aussi la chanter.

 

Le Chant des marais est une œuvre engagée car elle lutte contre le nazisme, la privation de liberté et pour la survie des détenus. Il se termine sur une note d'espoir. Ce chant a pour but de redonner courage aux détenus, victimes de toutes les brutalités et des conditions d'existence épouvantable de l'univers concentrationnaire nazi.

 

(Version éditée en 1946)

 

Loin vers l’infini s’étendent

Des grands prés marécageux

Pas un seul oiseau ne chante

Dans les arbres secs et creux.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher ! Piocher.

Dans ce camp sinistre et sauvage,

Entouré de murs de fer

Il nous semble vivre en cage

Au milieu d’un grand désert.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher ! Piocher.

Bruits des pas et bruit des armes

Sentinelles jour et nuit

Et du sang, des cris, des larmes,

La mort pour celui qui fuit.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher ! Piocher.

Mais un jour de notre vie

Le printemps refleurira

Liberté, liberté chérie,

Je dirai : tu es à moi.

Oh ! terre enfin libre,

Où nous pourrons revivre,

Aimer !

 

(Version actuelle)

Loin dans l’infini s’étendent

Les grands prés marécageux

Pas un seul oiseau ne chante

Dans les arbres secs et creux.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher.

Dans ce camp morne et sauvage

Entouré de murs de fer

Il nous semble vivre en cage

Au milieu d’un grand désert.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher.

Bruit de chaînes, bruit des armes

Sentinelles jour et nuit

Et quitter peur, et larmes

La mort pour celui qui fuit.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher.

Mais un jour dans notre vie

Le printemps refleurira

Libre alors dans ma patrie

Je dirai tu es à moi.

Oh ! terre d'allégresse

Où nous pourrons sans cesse (bis)

Aimer. Aimer.

 

Que sont devenus les trois auteurs ?

 

Après sa libération, Johan ESSER, ancien syndicaliste communiste, poète et écrivain, se retrouva dans une grande misère. Il fut même réduit à publier des poèmes patriotiques dans des journaux proches du pouvoir. Après la guerre, il retourne au syndicalisme dans l’Allemagne de l’ouest mais rompt avec le Parti communiste. Il prend prend sa retraite en1960 et continue à publier des poèmes dans les journaux. Il meurt en 1971.

 

Rudi GOGUEL fut libéré en 1934. Il replongea sans attendre dans la résistance. Arrêté à nouveau il fut torturé et condamné à 10 ans de prison jusqu'en 1944. A peine libéré, il fut à nouveau arrêté et interné en camp de concentration à NEUENGAMME. En 1945 , il fit partie des 8 000 détenus évacués par les nazis sur des bateaux destinés à être coulés en Mer Baltique, bateaux qui seront pris pour cible par l’aviation britannique dans la confusion de la fin de la guerre. GOGUEL échappe de peu à la mort. Communiste convaincu, après la guerre, il milite pour le Parti communiste en Allemagne du sud. En 1949, il est candidat à l’élection du Bundestag pour le KPD. En 1952 il travaille à BERLIN-EST à l’Institut allemand pour l’Histoire contemporaine puis à l’Université Humboldt. Il meurt le 6 octobre 1976 à l’âge de 68 ans.

 

Wolfgang LANGHOFF sera libéré le 31 mars 1934. Il s’exila en Suisse le 28 juin 1934, et trouva un emploi à l’Opéra de ZÜRICH. Il y fit imprimer le texte du chant qui sera popularisé par Ernst BUSCH, combattant allemand des Brigades Internationales.
Il publia aussi
Die Moorsoldaten, un des premiers livres sur les camps de concentration nazis. Après la guerre, il rentre à BERLIN-EST en 1945. Il prit la direction du Deutsches Theater à Berlin de 1946 à 1963. Il est décédé en RDA en 1963.

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29/08/2016

MARCHIN, le 11 septembre 2016: commémoration à la Plaine de BAGATELLE.

MARCHIN: commémoration à la Plaine de BAGATELLE.

Décidément, septembre 1944 est à marquer d'une pierre noire pour l'Armée Secrète. Nous avons déjà parlé de l'action du Refuge SAUMON à l'aéroport de BIERSET. Attaque qui s'est soldée par trois morts.

 

Nous commémorerons cette action et rendrons hommage aux trois martyrs le vendredi 9 septembre 2016. Notre section FNC "AWANS-BIERSET" y sera présente.

 

Nous recevons aussi une autre invitation pour une autre commémoration, celle du MAQUIS DE BAGATELLE - "La Baleine", autre nom évoquant une section de l'Armée Secrète.

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Au début du mois de septembre 1944, aux confins des communes de VYLE-THAROUL ( aujourd'hui section de MARCHIN ), CLAVIER et OHEY, de violents combats entre le groupe « Baleine » de l’Armée secrète et des soldats Allemands se déroulèrent dans la plaine de BAGATELLE. Les soldats allemands battaient en retraite face à l’avancée de l'Armée américaine. La plaine de BAGATELLE servait de lieu de parachutages de containers remplis de munitions. Lors de la nuit du 7-8 septembre 1944, treize maquisards  perdirent la vie.

 

72 ans plus tard, le dimanche 11 septembre 2016, un hommage tout particulier leur sera rendu.

 

Pourquoi le nom de BAGATELLE ? Cette plaine tient son nom d'un château proche, le Château de BAGATELLE. Le château de BAGATELLE est une maison de plaisance du début du 20e siècle construite avec les gains d'une nuit de jeu. Il fut le centre de parachutage pour l'Armée Secrète en 1943 - 1944.

Il existe toujours  une Fraternelle  

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de l'Armée secrète Baleine et Condroz  (ASBL). Rue des Ganons, 31 à 4540 AMAY.

 

 

27/08/2016

DÜSSELDORF: travail de mémoire.

TRAVAIL DE MEMOIRE EN ALLEMAGNE.

Vu à DÜSSELDORF.

Au Musée du Cinéma à DÜSSELDORF, sont exposés, dans une vitrine bien protégée, divers documents, dont ceux-ci.

Documents qui ravivent certaines plaies dans la population:

* La première page d'un journal nazi de septembre 1939 signalant que les Juifs sont interdits de cinéma. l'accès des salles leur est interdite:

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* ce tract signalant que tout allemand qui fera vivre un commerçant juif doit être considéré comme traître à son peuple !

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Un détail de l'histoire pour la famille LE PEN

 

26/08/2016

Vendredi 9 septembre, cérémonie d'hommage aux morts du Refuge SAUMON.

 

BIERSET: 9 septembre 2016, Cérémonie d'hommage au Refuge SAUMON.

Parmi les nombreuses commémorations organisées dans la province de LIEGE, en hommage aux femmes et aux hommes, combattants de 1940-1945 pour la liberté, il y a celle organisée ce vendredi 9 septembre 2016 à l'ancienne Base de BIERSET par le WHITE BISON.

Cérémonie patriotique organisée le 9 septembre 2016 de 10:30 à 11:00 à l'Ancienne caserne militaire de BIERSET - rue de Velroux. Pour renseignements: s'adresser à Daniel Grégoire téléphone 0475 78 64 67.

Comme c'est la tradition, la section FNC "AWANS-BIERSET " y participera avec trois drapeaux.

 

Cela nous amène à un petit historique à la fois de la Base de BIERSET, du refuge SAUMON et du White Bison.

 

L’aéroport de LIEGE, autrefois "Base de BIERSET" a connu depuis une vingtaine d’année un développement remarquable de ses activités civiles. Il est maintenant uniquement connu pour cela, sauf pour des initiés ou des amateurs d'histoire.

 

Pendant un certain nombre d'années, les activités civiles et militaires ont dû coexister comme voisins. Maintenant, l'aéroport militaire a disparu.

 

Cela ne doit pas nous faire oublier le passé militaire de plus de nonante années de BIERSET. Pour perpétuer le souvenir de la base de BIERSET, une fraternelle d’anciens s’est créée sous la dénomination « White Bison ».

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Cette Fraternelle maintient diverses activités: elle a créé un petit musée en 1988. Elle organise également diverses activités patriotiques autrefois assurées par la Base de BIERSET dont notamment une cérémonie annuelle en souvenir du "Refuge SAUMON" de l'Armée Secrète.

 

Replongeons-nous sur les années terribles de 1940 à 1945.

 

En 1940, occupation de la base par les troupes Allemandes: le 13 mai, des Junkers JU52 arrivent sur l'aérodrome de BIERSET. Trois seront abattus par les salves tirées à partir du Fort de Flémalle. Le 15 mai, la plaine est occupé par un Staffel de trois Schwärm, comptant de 7 à 12 Junkers 88. Le 25 mai, le Major Oskar Dinort occupe Bierset avec ses Junkers 87, Stuka de sinistre mémoire.
Les Allemands continuent à s'installer sur la plaine, des mitrailleuses sont installées aux quatre coins. les bâtiments sont peints pour tromper l'adversaire: un en boulangerie, un autre en boucherie, etc......Vues du ciel, ces installations ont l'allure d'un paisible village. Un immense treillis de camouflage recouvre la caserne, la préservant ainsi des reconnaissances aériennes.

 

De 1941 à 1944, l'activité aérienne fut fortement réduite, les Allemands effectuant divers travaux d'aménagements.

 

En 1944, actions de sabotage par le "Refuge Saumon": Les hommes de l'Armée Secrète, mobilisés depuis le débarquement des Alliés en Normandie, se sont regroupés dans les refuges pour préparer leur arrivée. Dans la région liégeoise, l'un d'eux est établi à FLEMALLE au lieu-dit " aux Cahottes ": le Refuge Saumon. cela faisait partie des opérations de harcèlement armé entamés dès le début de septembre 1944.

Le peloton Monet de la première compagnie du Refuge s'était d'abord emparé d' armes allemandes par une habile embuscade. Il se croyait prêt à attaquer, le 5 septembre, la Base de BIERSET. Au départ, cela sembla bien se dérouler: ils font prisonniers les soldats allemands qui y sont installés. Mais ces derniers reçoivent des renforts inespérés. Le rapport de force déséquilibré oblige la compagnie à se replier sur le Fort de HOLLOGNE d'où chacun doit regagner individuellement LONCIN. Trois hommes vont alors tenter de récupérer leurs bicyclettes, ils sont pris et torturés par l'ennemi. Leurs corps sont retrouvés, une dizaine de jours plus tard, atrocement mutilés.

 

Fin 1944, suite à l’offensive alliée, BIERSET est occupé par le 42ème Groupe de la 9èmeAir Force qui va jouer un rôle déterminant. En effet, les chars américains risquaient d’être immobilisés faute de carburant, le ravitaillement par route ne suivant pas à une cadence suffisante. L’opération « Red Bull Express » est mise sur pied. Un pont aérien est créé entre l’Angleterre et BIERSET. L’aérodrome va accueillir chaque jour plusieurs centaines de C-47 Dakota, chargés des précieux fûts de carburant. Les atterrissages se succèdent à un rythme effrayant, avec à certains moments un mouvement toutes les 20 à 30 secondes. Cela ne se fait pas sans casse et plsuieurs crash se produisent en raison de la mauvaise météo et des risques du vol en formation. Quand le terrain est saturé, les Dakotas attendent par pelotons de 24 l’autorisation d’atterrissage.

 

Pour rappel: environ 4 000 membres de l'Armée Secrète belge périrent jusqu'à la Libération:

  • 1 068 en action (dont 9 femmes)

  • 657 furent exécutés (dont 8 femmes)

  • 2 195 sont morts durant leur incarcération (dont 52 femmes)

  • 12 périrent à la suite d'un accident en service commandé (dont 1 femme)

Ici: la photo du Monument de BIERSET.

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Ici: la photo de la remise d'un drapeau, après la guerre au Refuge Saumon. A COINTE, le 26 mai 1946.

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20/08/2016

AWANS en 1958: des informations concernant l'histoire de la FNC.

AWANS en 1958:

Réunion Générale du 05/10/1958

de la FNC "AWANS-BIERSET et Environs"

 

La réunion débute vers 10H00, spécialement pour l'organisation des fêtes ( Toussaint - Relais sacré - 11 novembre ).

On observe une minute de silence à la mémoire des morts de la section pendant l'année et aussi pour les morts des autres sections ( Chênée, Othée, Tilff, Sprimont ).

Le Président annonce la réouverture des délais de la carte des Etats de service qui est chez le Ministre GILSON pour être signé. Il y aura lieu de remplir des nouveaux formulaires dont les instructions seront données par le Journal des Combattants.

Il est aussi porté à la connaissance de tous qu'avant la fermeture des délais et la forclusion de la Loi, 23000 dossiers étaient en suspens.

Le 19 octobre, aura lieu à LIEGE, la remise du nouveau drapeau à la Régionale par le Gouverneur CLERDENT. La cérémonie débutera à 8H30 par une messe en l'église Ste Véronique - 10H00 départ du cortège de la Rue Réquem vers le Monument de l'Avenue Rogier pour se diriger ensuite au Palais Provincial où ura lieu la remise officielle du drapeau par le Gouverneur. La clôture ede la cérémonie est prévue pour 12H30.

Il est porté à la connaissance des membres qui veulent s'y rendre qu'ils peuvent se faire inscrire auprès du Président pour la participation au banquet dont le prix est fixé à 100 francs.

Les porte-drapeaux des diverses sections y sont invités et seront reçus au Prince de Liège.

On passe ensuite au rapport du Trésorier qui est donné par le Trésorier-adjoint L. HEINE qui donne la lecture des divers comptes de la section pour l'année en cours.

....

Vient ensuite l'organisation des collectes de la Toussaint, le relais sacré et les séances de cinéma des 10 et 11 novembre...

Vient ensuite le vote pour le renouvellement du Comité...

 

Remarques:

1. Quand on parle de " Réunion générale, il s'agit apparemment de l'Assemblée générale puisqu'on a procédé au renouvellement du comité. D'après les statuts de la FNC, la moitié des membres est démissionnaire et rééligible...il y a belle lurette qu'on ne sait plus appliquer à la lettre cette disposition !

2. Evoquons surtout le nouveau " drapeau régional". Ce dernier vient d'être remplacé par un tout nouveau. Il a donc été utilisé pendant 58 ans.

3. Ne nous trompons pas, le drapeau a été "remis" par le Gouverneur. En fait, le Gouverneur était chargé de remettre le drapeau acheté par la Régionale de façon à ce que cela soit protocolaire. Le tout nouveau drapeau nous a été remis au siège de la FNC à BRUXELLES lors d'une réunion des Présidents des Groupements régionaux.

4. La cérémonie en 1958 avait revêtu un véritable apparat puisq'un cortège était organisé de même qu'un banquet. On n'a plus vu cela à LIEGE sauf peut-être si notre demande d'assurer un des prochains anniversaires de la FNC est admise.

5. Enfin, en ce qui concerne les fêtes de novembre, notons l'existence du Relais sacré ( de village en village ) qui n'existe plus, dans notre région, sous cette forme. A AWANS, nous l'avons remplacé par le tour des Monuments aux Morts avec le concours des écoles. dernièrement nous y avons ajouté VELROUX et un monument de GRÂCE-HOLLOGNE.

6.Enfin les cinémas qui n'existent plus à AWANS: il y en avait un Rue de la Station et un autre au Cercle.

7. Dernière remarque: les collectes effectuées aux cimetières lors de la Toussaint au profit de la FNC. Elles devaient être approuvées par l'ONIG et par le Bourgmestre. Elles n'existent pratiquement plus nulle part.

AWANS, FNC, 11 novembre, porte-drapeaux, Relais sacré

Ici, un des derniers Relais sacrés existant: le Président national de la FNC, Paul HUYGENS

 

18/08/2016

Fort de LONCIN: commémoration du 15 août 2016.

Reportage photographique 

de la commémoration 

de l'explosion du Fort de LONCIN.

Depuis 1923, chaque année, le 15 août, on commémore l'anniversaire de l'explosion du Fort de LONCIN.

Cette année, contrairement à l'an dernier, le temps était de la partie. Les porte-drapeaux avaient répondu "Présent" !

C'est un grand réconfort car que serait une manifestation patriotique sans la participation de porte-drapeaux.

Notre section ( FNC "AWANS-BIERSET" ) était représentée. Il y avait trois porte-drapeaux d'AWANS.

Cette manifestation comprenait trois parties:

* la commémoration proprement dite à l'esplanade devant le grand Monument.

* le dépôt de fleurs au Monument dédié à un équipage de la RAF;

* une cérémonie à l'intérieur du Fort, autour du cratère laissé par l'explosion.

Voici les photos de la première partie: 

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Dépôt de fleurs au nom du Groupement Régional de LIEGE de la FNC.

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Cérémonie au Monument anglais:

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Cortège vers le Fort:

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A l'entrée dans l'enceinte du Fort:

 

 

 

Autour du cratère:

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Le Ministre MARCOURT a ranimé la flamme.

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12/08/2016

La BELGIQUE: Etat de Droit.

 

L'état de droit en Belgique.

 

Le discours prononcé au nom de la FNC le 21 juillet à AWANS était basé sur le fait que la Belgique était un état de droit? Etat de droit qui impliquait la nécessité d'améliorations et aussi des devoirs pour les citoyens.

" Etat de droit ", un terme souvent galvaudé et, aussi, souvent mal compris.

 

Les constituants de 1830/1831 ont, d'abord, déclaré l'indépendance d'un nouveau pays, la BELGIQUE puis il lui ont donné une Constitution; ils ont ensuite élu une dynastie en la personne de Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha et ils ont nettement déterminé non seulement les pouvoirs du Roi mais aussi réglé les problèmes de succession.

 

Au passage, sans autre intérêt qu'anecdotique , ils avaient exclu à titre perpétuel la famille d'Orange-Nassau du trône de la Belgique.

 

Au vu de la Constitution et des pouvoirs du Roi, on a souvent dit que la Belgique était une République dont le premier personnage était un Roi au lieu d'être un Président. Pour rappel, le Roi n'est pas pourvu d'une couronne ni d'un sceptre !

 

Les Constituants avaient instauré en Belgique un état de droit, malgré de nombreuses imperfections corrigées au fil du temps. La plupart ont été rappelées lors du discours du 21 juillet prononcé à AWANS au nom de la FNC.

 

Le premier principe était que la Constitution, texte fondateur, ne pouvait pas être galvaudée mais bien améliorée, transformée. Ce qui n'a pas cessé d'être le cas. Très justement, les Constituants ont voulu évité que la Constitution soit transformée trop facilement, ils ont voulu éviter qu'elle soit modifiée sous le coup de l'émotion populaire et soumise à des majorités de passage; Citons, notamment, une liste des articles à réviser doit être soumise au Parlement; le vote de cette liste provoque automatiquement la dissolution du Parlement et la mise du gouvernement en affaires courantes; le nouveau Parlement discute les articles à réviser et il doit les voter à une majorité spéciale...

 

Le régime politique ainsi instauré est basé sur la séparation des trois pouvoirs; exécutif, législatif et judiciaire. L'exécutif est responsable devant le Parlement et il émane de celui-ci. Naturellement, pour mener sa politique, il soumet des projets de lois au Parlement mais les propositions de lois peuvent aussi émaner du Parlement et, sur certains cas, des majorités alternatives peuvent se dessiner.

 

Le Roi sanctionne et promulgue les lois. Dans le public, on discute aussi souvent de cela de façon non correcte. Cela signifie que la signature du Roi est la dernière étape avant sa parution au Moniteur mais cela ne signifie nullement que l'opinion du Roi est déterminante. La sanction royale signifie, simplement, que le Roi constate que toutes les procédures ont été scrupuleusement respectées...et il est couvert par la signature ministérielle. Si quelque chose n'est pas correct, c'est celui-ci qui en prend la responsabilité.

 

L'état de droit signifie aussi qu'il y a une hiérarchie des normes à respecter. au fil du temps des institutions indépendantes ont été créées pour régler les conflits entre niveaux de pouvoirs, la Constitution restant toujours le texte-maître. Chez nous, c'est la Cour Constitutionnelle. La Cour constitutionnelle de Belgique, qui s'appelait Cour d'arbitrage jusqu'en 2007, est une juridiction unique spécialisée, indépendante des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Elle est compétente pour apprécier si les normes ayant force de lois sont conformes à la Constitution (articles 8 à 32 (Titre II Des Belges et de leurs droits), 170, 172 et 191) ainsi qu’aux règles de répartition des compétences entre l'Etat fédéral, les Communautés et les régions.. Elle comprend douze juges, assistés par des référendaires et deux greffiers.

 

La Constitution cite les droits des citoyens, droits contrebalancés par des devoirs. Un exemple, les citoyens ont le droit de vote, ils ont de devoir de participer au vote.

 

La hiérarchie des normes suppose également que l'Etat et les Eglises soient séparés.

 

La Constitution garantit la liberté individuelle. La liberté, c'est l'état d'une personne ou d'un peuple de ne pas subir de contraintes, de soumissions ou de servitudes exercées par d'autres personnes, par l'étranger ou par le pouvoir lui-même.

 

Ici, l'indépendance du Pouvoir judiciaire est primordiale. Un citoyen peut attaquer l'état ou un pouvoir public en justice ou au Conseil d'Etat. C'est arrivé souvent. Et souvent avec succès.

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