20/03/2015

Le mythe des " Taxis de la Marne ".

Les taxis de la Marne ont-ils sauvé PARIS...et la FRANCE ?

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Septembre 1914 : situation critique...sinon désepérée.

 

Le 30 août 1914, à l’aide d’un petit avion monoplan, les Allemands avaient bombardé la capitale, lâchant une banderole annonçant « Parisiens, rendez-vous, les Allemands sont à vos portes ». Le bombardement ne fit que deux morts et des dégâts minimes.

 

Début septembre 1914, la situation  était critique pour l'armée française. Les allemands se trouvaient aux portes de PARIS, au nord-est de PARIS, dans le département de Seine-et-Marne. Ils ont bivouaqué le 3 septembre au PLESSIS-BELLEVILLE. On a aperçu des uhlans à quelques dizaines de kilomètres seulement. 

 

L'état-major français est aux abois. Il faut trouver rapidement une solution pour envoyer des troupes fraîches, afin de réaliser un mouvement tournant pour contenir et détruire les avant-gardes des troupes allemandes.

 

Le 2 septembre, le gouvernement et le Parlement quittèrent PARIS pour BORDEAUX. Les Parisiens suivirent ce mouvement. Ils évacuèrent dans un exode de grande envergure. Ils furent un million à fuir la capitale. La ville est désertée. Pour ceux qui restent, le souvenir du siège de 1871 est toujours à l'esprit. L’angoisse est réelle

 

Les transports sont insuffisants.

 

Avant 1914, c'est le cheval qui était la principale force motrice de l'armée. Conduire les soldats sur des chariots tirés par des chevaux est inimaginable ! On réquisitionne les trains. C'est faisable mais insuffisant, les réseaux ferroviaires autour de PARIS étant désorganisés. Germe alors l'idée de réquisitionner des taxis. Cette idée émane, conjointement du gouverneur militaire de PARIS, le général GALLIENI, du général CLERGERIE et d'André WALEWSKI. Ce dernier n'est pas militaire mais il a fondé la compagnie de taxisGALLIENI a ainsi à sa disposition une réserve permanente de 150 taxis-autos disponibles nuit et jour, cette réserve pouvant être triplée en 12 heures. On précise bien « taxis-autos » car, à l époque, on est aux débuts de l'automobile qui est train de remplacer les fiacres. JOFFRE tenta, plus tard, de s'approprier l'idée.

 

Cette idée n'était pas vraiment neuve. Dès septembre 1914, le gouvernement avait déjà envisagé la réquisition des taxis. Mais c'était dans un autre but. C'était pour évacuer de PARIS les archives du Ministère de la Guerre en cas de menace allemande impérieuse.

 

On passe à la réalisation.

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Les 6 et 7 septembre 1914, GALLIENI, mobilise environ 600 taxis et aussi quelques autocars pouvant transporter 20 à 30 soldats. On peut ainsi transporter les fantassins de la 7e division d'infanterie. Les taxis sont en majorité des voitures RENAULT. Leur vitesse atteint en moyenne 25 km/h.

 

Six cents taxis ! C'est en réalité bien peu quand on sait que PARIS dispose alors de 10000 taxis ! Mais les services de taxis sont aussi désorganisés que les services des chemins de fer. En effet, 7000 chauffeurs sont partis à la guerre. Or il faudrait 1200 taxis pour transporter 6000 soldats, chaque taxi ne pouvant embarquer cinq hommes avec leur équipement.

 

Ces 600 taxis sont rassemblés aux Invalides. Ils partent au cours de la nuit en deux groupes. Le premier comptant 350 véhicules part à 22 h. Le second de 250 véhicules part à 23 h. direction TREMBLAY-lès-GONESSE puis Le MESNIL-AMELOT. Le 7 septembre, un second convoi de 700 véhicules quitte les Invalides.

 

Les taxis sont rassemblés à GAGNY et LIVRY-GARGAN pour charger les troupes et organiser les convois. Les deux convois partent dans la nuit du 7 au 8 et sont à pied d'œuvre le 8 au matin aux portes de NANTEUIL-LE-HAUDOUIN et de SILLY-LE-LONG. Après avoir déposé les soldats, les chauffeurs de taxi rentrent à Paris et sont payés d'après les indications portées au compteur, comme pour n'importe quelle course.

 

Lors de ces deux jours d'opérations, la distance parcourue varie entre 120 et 200 kilomètres, la somme au compteur pouvant atteindre 130 francs de l'époque. Les chauffeurs en perçurent réglementairement 27%. L'opération coûta 70102 francs au Trésor public

 

C'est par cet usage inattendu que les taxis parisiens devinrent les « Taxis de la Marne ».

 

La portée réelle de l'événement.

 

Contrairement à une idée reçue, sur le plan militaire, la contribution des taxis est quasiment nulle. On put acheminer rapidement de 3000 à 5000 soldats. Complètement insuffisant pour renverser le sort de la bataille. Ce nombre est dérisoire par rapport aux effectifs totaux engagés dans la bataille. Malgré la désorganisation, la grande majorité des troupes fut transportée par chemin de fer. En outre, les troupes transportées par taxis étaient « épuisées ». Elles avaient déjà essuyé de lourdes pertes. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elles bénéficièrent des taxis. Etant donné leur état, elles furent affectées en seconde ligne sur des positions défensives.

 

Il y avait un million d’hommes de chaque côté, ce ne sont pas les quelques milliers d’hommes transportés par les taxis qui auraient pu changer l’issue de cette bataille.

 

Cependant, l'arrivée de ces forces que les Allemands pensaient « fraîches » leur a fait craindre d’être encerclés. Avant que les nouveaux arrivés ne soient réellement opérationnels, les stratèges allemands décident le repli général sur le front de la Marne.

 

Du côté français, cette action stratégique apporta un peu d’espoir aux soldats. Dans les jours qui suivirent, quelques convois, de moindre importance, ainsi quelques taxis isolés furent utilisés pour des transports de blessés. Fait aussi très important car il y avait une grave lacune sur ce plan.

 

 

La portée symbolique.

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Si l'apport militaire des taxis fut quasiment nul, leur importance dans l'imaginaire collectif fut considérable et subsiste d'ailleurs jusqu'à nos jours. Cet épisode des taxis de la Marne est l'équivalent, dans l’imaginaire collectif, d'une aventure héroïque. Une véritable épopée qui associe étroitement le monde du front et celui de l’arrière dans la défense de la patrie.

 

Dans l'imaginaire collectif, les taxis et leurs chauffeurs étaient auréolés. On pensait qu'il s'agissait d'une initiative presque spontanée et désintéressée. Nous avons vu qu'il n'en était rien ! Mais l’union sacrée était matérialisée et concrétisée. Sur le plan psychologique, ce fut une totale réussite.

 

Cette aventure acquit, surtout grâce à la presse, une forte portée symbolique: celle du sursaut national victorieux, celle de la détermination, de l'énergie. On peut vanter l’unité nationale et le certain « génie français » de l’improvisation. C'est la preuve que l’héroïsme peut aussi être le fait de l’arrière, qui se tient disponible.

 

Les taxis parisiens devenus « Taxis de la Marne " symbolisent la détermination française à stopper l'avancée allemande. En fait, ils virent jamais la Marne, même de loin. Ils n’apercevront pas un seul kilomètre de la vallée de la Marne ni même du département de la Marne.

 

Les combats de la Marne.

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Les soldats se battirent pendant les trois jours de cette bataille souvent à deux contre un. Et alors que depuis un mois ils ne parvenaient qu’à reculer devant la puissance des Allemands, ils réussirent à les mettre en fuite au matin du 10 septembre. Ensuite, la guerre se déplaça vers l’ouest. Les positions se figèrent ensuite en une gigantesque ligne de front allant de la Mer du Nord à la Suisse. Les soldats s’enterrèrent dans les tranchées, pour l’affrontement le plus long, le plus meurtrier de l’histoire.

 

 

Signification réelle sur le plan militaire.

 

En août 1914, c'est toujours le cheval qui a la côte militaire. Les troupes d'élites sont les unités de cavalerie. Sur le plan de l'intendance, de la logistique, c'est le cheval qui est la « force motrice » principale.

 

On peut dire que la bataille de HALEN, en Belgique, sonna le glas de la cavalerie comme force offensive. Ce fut aussi la seule véritable bataille gagnée par l'armée belge contre la cavalerie allemande.

 

Sur le plan logistique, l'opération des « Taxis de la Marne » est, en fait, malgré son caractère improvisé, une des premières applications du concept « d'unité motorisée », qui prévaudra par la suite.

 

Laissons la parole aux historiens.

 

L’historien Jean-Pierre VERNEY explique :

 

« Dans les faits, l’événement se passe au tout début du conflit. La Nation entière, attaquée, s’est levée contre l’envahisseur; l’ « Union Sacrée » a étouffé les divergences, les états d’âmes, les différences sociales, politiques ou religieuses. Une seule voix, un seul cœur, un seul chef: la Patrie est en danger et l’ennemi est aux portes de Paris.

 


GALLIENI, auréolé de son passé colonial et de ses expériences militaires, prend la responsabilité de la capitale, et que se passe-t-il ? D’un côté le gouvernement et les parlementaires quittent Paris pour mieux impulser la défense nationale depuis Bordeaux, et de l’autre, ce sont des vieux, des réformés, des ajournés, des civils donc, qui sont réquisitionnés pour défendre le droit et protéger le cœur du pays : et le miracle se produit, l’ennemi doit reculer et Paris est sauvé.
Les Parisiens ont entendu et vu passer les convois de taxis réquisitionnés, certains même ont dû libérer celui dans lequel ils se trouvaient, sur ordre du Gouverneur militaire de Paris… Il est naturel dans l’allégresse de la victoire qu’ils embellissent, renforcent et propagent cette action associée à la forte et sympathique personnalité de GALLIENI. Ainsi se forge le mythe du petit taxi sauveur de Paris, comme il y eut un jour Sainte Geneviève se dressant contre les Normands »

19/03/2015

BARVAUX-EN-CONDROZ: les Monuments aux Morts.

BARVAUX-EN-CONDROZ

( Commune de HAVELANGE )

Les Monuments aux Morts.

En fait, nous avons pour ce petit village qui était une commune à part entière jusqu'à la fusion en 1976 deux Monuments aux Morts.

Le premier, à gauche sur la photo, est celui de la guerre 14-18. Il porte un seul nom:

GREVESSE Jules 
TOMBÉ AU CHAMP D'HONNEUR
LE 5 MAI 1915
À L'ÂGE DE 23 ANS
LA COMMUNE RECONNAISSANTE"

Le second, sous forme de colonne se rapporte à la guerre de 40-45. Il porte quatre noms:

DE FAESTRAETS Renaud Albert

DIDION Joseph Marie Ghislain

GENGOUX Léon

 

LENS Victor.

Deux remarques:

1° alors que le Monument de 14-18 est purement laïc, le Monument de 40-45 est ostensiblement religieux. Il affiche une croix et il porte la mention " La paroisse de BARVAUX reconnaissante "

2° le Monument de 14-18 est à présent une stèle. Il se trouvait auparavant sur le mur de l'école communale.

 

 

 

 

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18/03/2015

Hommage aux porte-drapeaux: article de la section FNC d'AYWAILLE.

Ci-dessous le texte d'un article rédigé au nom de la section FNC d'AYWAILLE

par la secrétaire Mélanie LEPONCE.

Nous le reproduisons avec son aimable autorisation.

 

« Un pour tous, tous pour un !

Une fois n’est pas coutume, je vais parler en mon nom, du haut de mes 29 ans, j’admire avec force les valeurs défendues par nos associations patriotiques et en particulier nos porte-drapeaux. C’est toujours avec beaucoup d’émotion que je vous rencontre lors des commémorations, lors de l’enterrement d’un camarade… car oui les porte-drapeaux sont des camarades, je dirais même plus, une grande famille. Alors qu’on observe un phénomène de repli sur soi et d’isolement de plus en plus important dans notre société, les membres - sympathisants et les porte-drapeaux sont toujours là pour faire honneur et reconnaître les qualités et bonnes actions des uns et des autres. Par vos actions, vous êtes une source de solidarité ainsi qu’un bel exemple de générosité et de partage. Pendant que certains ne vivent que pour eux, vous, nos porte-drapeaux, êtes toujours au front, prêt à brandir l’étendard tricolore pour fêter, commémorer ou honorer. Depuis mon plus jeune âge, je suis à vos côtés, apprendre au travers de vos anecdotes, de vos témoignages m’a donné l’envie de m’engager avec vous et devenir à mon tour un « passeur de mémoire ». Bravo à tous pour votre engagement, vous êtes le maillon indispensable entre l’histoire et les jeunes générations. Unissons nos forces, soyons des témoins de l’histoire et répandons à grande échelle l’ensemble de nos valeurs d’entraide et de solidarité. Dans quelques semaines, il y aura les commémorations du 8 mai, je vous encourage vivement à nous rejoindre avec vos proches, vos amis, vos enfants, petits-enfants afin de partager ensemble ces moments de souvenir et de recueillement aux différents monuments de l’entité. »

 

Leponce Mélanie (Secrétaire)

Les porte-drapeaux aux funérailles de Charles GREGOIRE,

Président de la section FNC "AWANS-BIERSET"

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Les porte-drapeaux au 95°anniversaire de la FNC, mars 2015 à BRUXELLES.

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17:38 Écrit par P.B. dans Actualité, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/03/2015

La " Chanson de LAGNY " Chanson pacifiste ou chanson témoignage ou d'hommage ?

La " Chanson de LAGNY"



En face d'une rivière 
Du côté de Lagny 
Près des amas de pierres 
Qui restent de Lagny, 
Dans la Tranchée des Peupliers" 
Vite on se défile en cachette 
Braquant le fusil sur l'ennemi 
Prêt à presser sur la gâchette. 

Aux bord de Lagny 
Lorsque descend la nuit 
Dans les boyaux on s'défile en cachette, 
Car la mitraille nous fait baisser la tête. 
Si parfois un obus 
Fait tomber un poilu 
Près du cimetière on dérobe ses débris 
Aux abords de Lagny. 

Le jour on se repose 
Après six jours de turbin, 
Ce qu'on fait, c'est la même chose 
On va se laver un brin. 
Aux abord de Metz, c'est ça qui est bath 
De regarder tous ces militaires 
Se laver, se brosse, se frotter les pattes 
Aux effets de la bonne eau claire. 

Au village de Lagny 
Lorsque descend la nuit, 
Après la soupe, devant quelques bouteilles, 
Les Poitevins se comportent à merveille. 
Allons, mon vieux cabot, 
Vite encore un kilo 
Afin d'nous faire oublier les ennuis 
Des environs de Lagny. 

V'la la soupe qui s'achève, 
On prépare son fourbi, 
Car ce soir, c'est la relève, 
On va quitter Lagny. 
Des provisions et son bidon, 
Voilà ce que jamais on n'oublie. 
Au petit bois, je connais l'endroit 
Où l'on surveille sa patrie. 

Aux environs de Lagny 
Lorsque descend la nuit, 
Comme on ne peut se payer une chambrette, 
Le brave troupier se prépare une couchette 
Dans un trou ténébreux 
Faisant des rêves affreux, 
Il se relève pour veiller à l'ennemi, 
Aux environs de Lagny. 

Connaissant bien leurs thèmes 
Marchant d'un pas hardi, 
les poilus de la cinquième 
(Au 69: Bibi) 
S'en vont bon train, tous bons copains, 
Ensemble ils ne craignent pas les boches, 
Si l'ennemi tue un ami, 
Ils l'emportent loin de ces rosses. 

Aux environs de Lagny 
Lorsque descend la nuit 
Le brave troupier est couché sur la terre 
Dans son sommeil il oublie la misère 
Si la paix venait sous peu 
Comme nous serions heureux, 
Plus de massacre, nous reverrions nos pays 
Qui sont loin de Lagny

 

Il s'agit d'une chanson française du front. Chanson pacifiste qui, au fond, pourrait être dédiée à tous les soldats qui combattirent là-bas, quelle que soit leur nationalité.

 

Où se trouve LAGNY ?

 

Ce village se trouvait sur le front lors de la Première Guerre mondiale. Dès le début des hostilités, il fut occupé par un régiment de uhlans, soldats réputés redoutables. Réputation non surfaite car, le 19 septembre 1914, près de la mairie, ont été fusillés: le maire ( Paul PICART ), le curé ( Denis FLAMANT ) et trois otages ( Fernand et Octave LAVACQUERY et Jules LECLERC ). On les contraint même de creuser leur tombe avant d'être fusillés. Ces exécutions furent décidées en représailles d'une attaque imaginaire.

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Cette région, située dans le nord-est du département de l’Oise, vit s'installer en un vaste champ de bataille de 1914 à 1918. La ligne de front s’y établit. Après le conflit, les stigmates de la guerre dans le paysage n’ont pas totalement disparu, tant dans les formes de l’habitat que dans la mise en valeur agricole.

 

À la fin de la guerre en 1918, le village était pratiquement totalement en ruine.

Un réseau de « cagnas » ( abris de tranchées ) abritait les troupes allemandes à l'ouest de la colline qui domine le village à 160 mètres. On peut toujours en voir les entrées de nos jours.

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Pendant les quatre années de guerre, une ligne de front profonde de plusieurs dizaines de kilomètres et longue de +/- 750 kilomètres, de la mer du Nord à la Suisse, devint une sorte de barrière entre les nations armées. Barrière infranchissable et anéantie par la violence de l’artillerie. 

 

LAGNY se trouvait prisonnier de cet espace. La ligne de front se fixa ainsi à la mi septembre 1914 au cœur de la Picardie. L’installation du front dans cette partie de la Picardie était rendue favorable grâce à la disposition du relief.

 

À partir d’octobre 1914, le front s’y établit pour quatre ans. Les armées françaises et allemandes s’enfouirent dans des tranchées boueuses et des sites difficiles à préserver en bon état d’occupation sous un climat humide et dans une terre argileuse.

 

C'est dans ce contexte que fut écrite la « Chanson de LAGNY », chanson anonyme de 1915, comme beaucoup de chansons de guerre. On la chantait sur l'air de « Sous les ponts de Paris ». Cette chanson évoque la guerre, les tranchées. On peut la considérer comme un hommage aux combattants qui ont fait la guerre.

 

Attention, une erreur est souvent commise. Attention, il ne pas confondre LAGNY, commune de l'Oise avec LAGNY-sur-MARNE, commune de la région parisienne, située à l'est de Paris. Cette dernière localité était située bien loin du front. Mais un hôpital militaire y fut installé.

 

En rouge, LAGNY dans l'Oise

 

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En rouge, LAGNY-sur-Marne

 

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09/03/2015

Le pantalon rouge garance des Français en 1914.

Le mythe du pantalon garance.

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Le fameux pantalon garance de 1914.

 

L’uniforme et l’équipement du fantassin français de la guerre mondiale de 14-18, lors de l'entrée en guerre, est vétuste et date de longtemps. Cet uniforme est totalement inadapté à la guerre moderne. Les soldats sont affublés d'un képi et d'un pantalon rouge garance. Ce pantalon est accusé d'avoir fait d'eux des cibles idéales pour la mitraille allemande. En 1914, le pantalon couleur rouge sang, aurait provoqué la mort de milliers de soldats. Le pantalon garance était tellement visible sur les champs de bataille que l'ennemi ne pouvait pas le rater. Ce n'est qu'en partie vrai. Nous expliquerons pourquoi.

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Une représentation bien connue...mais la guerre est bien différente d'une parade militaire le jour de la Fête Nationale !

L'assemblée Nationale venait d'en décider la suppression.

 

De ce fait, l'armée française se distinguait de toutes les autres. Dès le début des années 1900, les autres pays avaient adopté une tenue plus discrète, plus camouflable. Depuis 1900, on en discutait pourtant. L'Assemblée Nationale française avait voté le 9 Juillet 1914 la suppression du pantalon garance. L'intendance fut prise de court pour l'appliquer car la guerre fut déclenchée moins d'un mois plus tard.

 

L'Assemblée Nationale avait pris d'autres décisions. L'uniforme devait complètement changer. Un drap de couleur neutre avait été adopté pour le remplacer. Il s’agissait d'une sorte de gris obtenu par le mélange de fils bleu, blanc et rouge. Ce drap fut appelé « tricolore ».

 

Pourquoi avoir traîné si longtemps ?

 

Pourquoi les Français étaient-ils restés attachés si longtemps à ce pantalon garance ? Celui-cidate de 1829, sous Charles X. Il a subi des modifications au long du 19e siècle. Il était étroitement associé au souvenir de la guerre, perdue, de 1870 contre la Prusse. C’était l’uniforme de la défaite, on aurait donc pu croire qu'il fallait l'oublier au plus vite....mais c'était aussi celui de la revanche !

 

On se rendit rapidement compte, contrairement à ce qui est dit, du problème de ce pantalon trop voyant. Lors de la mobilisation, dans l'urgence, l'armée distribua des couvre-képis et des couvre-pantalons de couleur bleu. On ne sut pas en fournir à tout le monde. Ceux à qui le couvre-pantalon n'avait pu être fourni reçurent l'ordre formel de relâcher les pans de la capote de façon à cacher le plus possible le pantalon rouge garance.

 

Au lendemain de la victoire de la Marne, l'état-major adopte une nouvelle teinte pour l'uniforme français, le fameux " bleu horizon ". Dès 1915 jusqu'à la fin du conflit, ils reçoivent cet uniforme plus adapté aux conditions de la guerre.

 

Le pantalon garance devait permettre aux soldats français de repérer facilement leurs frères d’arme sur le champ de bataille. Mais c'est alors devenu un sérieux handicap. Il mettait en danger les soldats devenus pour l’ennemi une cible idéale.

 

Une autre idée reçue: le rouge garance était maintenu en soutien de l'industrie nationale.

 

Ce fut peut-être vrai au début quand l'industrie utilisait la garance des teinturiers dont la culture fit la fortune du département du Vaucluse au 18°e s. Le Vaucluse devint le premier producteur de garance en Europe.

 

Cependant, c'était fini depuis longtemps. Depuis les années 1880, le colorant rouge utilisé pour teindre le drap de laine militaire ne provenait plus en effet de la culture méditerranéenne de la garance, mais d'une teinture chimique, l'aniline, fabriquée en Allemagne par la Basf (Badish Aniline Soda Fabrik). Une fois les hostilités déclenchées, cette entreprise allemande cessa évidemment ses fournitures à la France.

 

Information surprenante mais piquante, la France achetait le colorant de synthèse pour ses uniformes militaires aux industriels de la nation ennemie !

 

Ce pantalon rouge garance était-il si visible qu'on le dit ?

C'est ce qu'on raconte. C'est ce qui saute aux yeux, cent ans plus tard, à la vue des images et photos colorisées des poilus de 14-18. En fait, en situation de combat, ce pantalon était bien moins visible que lors d’un défilé militaire. Tout d'abord, il était couvert sur sa partie haute par une longue veste bleue, d’un bleu vif.

 

Lors de la guerre offensive, les grands mouvement se produisirent en l’été, souvent en rase campagne , à une époque où les herbes sont hautes. La partie basse du pantalon était donc caché par la végétation, quasiment jusqu'au genou. La guerre de mouvement de 1914 contraint les soldats à de longues marches, durant plusieurs semaines. En conséquence l'uniforme était sali, poussiéreux et même boueux. Les couleurs vives du pantalon n'étaient plus qu'un souvenir ! Une masse de centaines de milliers d'hommes soulève une quantité de poussière qui se dépose partout, atténuant fortement les couleurs vives. Enfin, à la moindre pluie, la boue camoufle tout.

Depuis 1913, le képi rouge et bleu, doit être couvert, en campagne, de bleu. La pièce essentielle de l'uniforme est une lourde capote de couleur bleue.

Il faut aussi ajouter que le rouge du pantalon était réputé peu garanti à l'usage. Après quelque mois d'usage, pendant la guerre, au fil des combats, il n'était plus carmin éclatant dans la plupart des cas.

 

Anarchie vestimentaire en 1915.


Des commandes du nouveau drap « tricolore » sont passées en urgence, mais le nombre d'homme à équiper est colossal et la fabrication va être longue. Des mesures urgentes sont prises en attendant Une nouvelle capote, moins coûteuse en tissu, est conçue. Ainsi qu'un nouveau képi : le modèle 1915 . Des culottes civiles en velours sont distribué.

Le premier semestre 1915 est synonyme d'anarchie vestimentaire. Dans cette course frénétique vers le " camouflage ", pas un soldat n'est vêtu et équipé comme son voisin. On équipe à tout, va avec tout ce que l'on peut trouver en stock et sur le marché. Les anciens effets côtoient les nouveaux.
L'armée française, sur la question vestimentaire tout du moins, fait l'effet d'un groupe désordonné et très hétéroclite.

 

Le pantalon garance fut-il vraiment la cause des hécatombes de 1914 ?

 

Selon les spécialistes de l'histoire militaire, il ne semble pas qu'on puisse attribuer à la couleur des pantalons un surcroît de pertes très important par rapport aux Anglais et aux Allemands. L'essentiel des combats de 1914-1915 était assez frontal et en terrains ouverts, entre des masses denses.

 

La principale raison de l'hécatombe par rapport aux Allemands en 1914-1915 est à trouver principalement dans la différence en quantité en en puissance de l'artillerie lourde.

Une autre raison est clairement l'existence d'un véritable plan offensif dans l'armée allemande, au moins au au début. Le Allemands agissait selon un plan offensif bien étudié alors que les alliés ne surent que leur opposer une tactique de résistance. Les tactiques offensives échouèrent. Le meilleur exemple se trouve dans les combats des d frontières dans la région de VIRTON.

 

Outre l'artillerie, on peut aussi citer l'armement ordinaire: le fantassin français était équipé du fusil Lebel dont la cadence de tir n'est que de 14 coups par minute, contre les 22 du Mauser 98 allemand.

 

L'absence de casque en 1914 a pu avoir des effets très néfastes, surtout chez les blessés.

 

Il ne faut pas oublier l'impréparation des services médicaux, infirmiers et ambulanciers au début de la guerre. Un grand nombre de blessés furent mal secourus.

 

 

06/03/2015

LIEGE décorée de la Légion d'Honneur.

LIEGE décorée de la Légion d'Honneur.

L'événement connut un grand retentissement en FRANCE. Pour preuve, cette carte imprimée à MARSEILLE.

Le geste fut symboliquement renouvelé le 4 août 2014 lorsque le Président François HOLLANDE remit la Légion d'Honneur au Bourgmestre de LIEGE, Willy DEMEYER.

 

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19:05 Écrit par P.B. dans Actualité, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/03/2015

STREE ( MODAVE ): Monument aux Morts.

STREE

( COMMUNE DE MODAVE )

MONUMENT AUX MORTS.

Monument aux Morts de STREE

Ce monument est érigé au croisement de la Grand Route venant de HUY et de la route conduisant à VIERSET-BARSE.

Il est situé en regard de l'ancienne Maison Communale de STREE sur laquelle ne figure aucune

" plaque provinciale ".

Un Monument de grande ampleur pour ce qui était, à l'époque, une petite commune rurale.

 

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Socle du Monument aux Morts.

A noter que le monument n'est pas uniquement dédiés aux combattants morts pour la Patrie, mais aussi à tous les anciens combattants de la commune.

A remarquer, très rare dans nos villages, cette lampe qui éclaire le Monument en permanence.

Bien que la photo ait été prise fin février, c'est-à-dire très loin de toute manifestation patriotique, le monument est toujours pourvu d'une fleur en bon état de fraîcheur.

 

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Partie supérieure du Monument aux Morts. 

Motif assez original mais ambigu. Le personnage étant pourvu d'aile, on pourrait penser à un ange. Mais peut-être s'agit-il d'une allégorie ? Une chose fait penser à cette seconde interprétation: le personnage est pourvu d'un glaive de très grand format, assez bizarre pour un ange !

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L'attitude de ce personnage, malgré le glaive, n'est nullement guerrière. Il n'empoigne point le glaive, mais le tient les mains croisées.

Stèles figurant à gauche et à droite du Monument aux Morts original consacré lui, à la mémoire de la guerre de 1914-1918.

Ces deux stèles sont consacrées aux victimes de la guerre 40-45.

 

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19:08 Écrit par P.B. dans Actualité, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |