25/04/2015

LIEGE: un témoignage de la SHOAH.

LIEGE:

TEMOIGNAGE DE LA SHOAH.

Cette plaquette est scellée dans le trottoir de la Rue Matrognard.

Une dame juive de 77 ans habitant cette rue, déportée à AUSCHWITZ. Victime de l'extermination.

En effet, on imagine bien que les SS ne pouvaient pas espérer qu'une vieille dame de 77 ans, épuisée par le trajet dans un sinistre wagon, soit d'un quelconque rapport par son travail.

77 ANS !

Mais à cet âge, comment pouvaient-elle encore faire peur aux nazis ?

Ce n'étaient pas une question de peur...mais de haine raciale.

 

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11/04/2015

Arthur HAULOT: son penchant poétique et sa vision internationale.

L’homme du souffle. Du souffle épique. (…) Une puissance 

en marche. Puissance de prolifération, de création, d’action.
Le poète Haulot est tout cela, d’hier à demain. (…)
 Luc Norin

 

C’est, d’abord, que la poésie est un message, une “communication”. 
Ce qui signifie qu’elle doit être un “langage”, un accord de la parole et du silence, une “obscure clarté”, comme l’a dit un poète, mais, précise Haulot, jamais un langage “abscons, ésotérique”. 
Pour le poète belge, en effet, la poésie est “source de vie”, nourriture
de l’âme. Lui qui est un voyageur universel, qu’il remonte le cours
de l’Histoire ou fasse le tour du monde, il sait que la poésie a été le premier genre littéraire.
Léopold Sédar Senghor

 

[Arthur Haulot] appartient au monde des vivants assoiffés de fraternité, et qui ont besoin d’un pont suspendu entre les âmes...
L’amour, la femme, l’appétit d’être, l’appétit d’être autre, la surprise
de se trouver au monde en l’aimant et le détestant quelquefois...
Alain Bosquet

Arthur HAULOT avait déjà publié un recueil de poèmes au Journal des Poètes. Citons quelques fondateurs d'avant 1940: Pierre BOURGEOIS, Maurice CARÊME, Paul DERMEE, Pierre-Louis FLOUQUET, Claire et Yvan GOLL, Geores LINZE, Géo NOSGE et Edmond VANDERCAMMEN...

Entré en Résistance dès le début de l'invasion allemande, Arthur HAULOT est arrêté fin 1941 poue se retrouver, en passant par MAUTHAUSEN, au camp de DACHAU.

Il livrera un témoignage sur DACHAU par une publication révélatrice de la Résistance et de l'organisation vécue par les prisonniers politiques.

Après 1945, il sera codirecteur du "Journal des Poètes". Il fonde aussi le "Biennales Internationales de Poésie" à LIEGE.

Convaincu que le tourisme social permet aux peuples de mieux se connaître, il fut promu Commissaire Général au Tourisme en raison de son dévouement.

Aujourd'hui la " Maison Internationale de la Poésie Arthur HAULOT " se trouve à BRUXELLES, Rue de NAMUR.

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05/04/2015

Cimetière de WATERLOO: Monument aux Morts.

WATERLOO:

Le Monument aux Morts 

du Cimetière.

 

126 habitants de WATERLOO ont combattu pendant la guerre de 14-18.

Sur les 126 waterlootois engagés quinze sont tombés au champ d'honneur. Leurs noms figurent sur le Monument aux Morts érigé au cimentière du centre de Waterloo.

Il s'agit de Florian Brassine, Jules Chervert, Jules-Edouard Delain, Louis Delvaux, René Dewitt, Ernest Fréson, Elie Gilbert, Léon Laurent, Georges Lejeune, Gustave Lejeune, Joseph Marchal, Gustave Moulard, Hubert Sottiaux, Louis Van Herck et Michel Verveeck.

 

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Le 11 novembre 1918 plus de 5000 Allemands étaient toujours cantonnés à Waterloo. La bourgade a été libérée le 21 novembre 1918.

Une preuve que les Allemands n'ont pas quitté le pays du jour au lendemain.

01/04/2015

L'AUSTRALIE dans la guerre de 14-18.

L'AUSTRALIE DANS LA GUERRE DE 14-18:

 

UNE NATION QUI S'AFFIRME.

 

L'Australie avant et au début de la première guerre.

 

L'Australie, ( « Commonwealth d'Australie » )vivait déjà sous un système politique démocratique stable. C'était, comme maintenant, une monarchie parlementaire. Son chef d'Etat est le Roi ( la Reine ) d'Angleterre. Il était, comme maintenant, toujours membre du Commonwealth.

 

En 1914, l'Australie comptait 5 millions d'habitants seulement. Quand la GRANDE-BRETAGNE déclara la guerre à l'ALLEMAGNE le 4 août 1914, les pays membres de l'Empire Britannique furent automatiquement impliqués. Tous les pays du Commonwealth, y compris l'Australie, furent appelés à faire cause commune avec la GRANDE-BRETAGNE.

 

Le 5 août 1914, Joseph COOK, premier ministre, déclara la guerre à l'ALLEMAGNE.Voici sa déclaration: "Quand l'Empire est en guerre, l'Australie l'est aussi." ("When the Empire is at War, so also is Australia.").

 

L'AUSTRALIE étant une ancienne colonie fondée par les Britanniques, ce point de fut soutenu par tous les habitants du pays.

 

Comme pour la plupart des pays du Commonwealth, les sacrifices et les contributions à la guerre fournis par le pays allaient changer de nombreux aspects de l'histoire australienne. On allait assister à la naissance d'une véritable « nation australienne ». La Première Guerre mondiale a aussi fortement contribué à mettre en évidence les différents points de vue des Australiens sur la conscription.

 

L'Australie entre en guerre.

 

 

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La conscription n’existait pas en AUSTRALIE. Les autorités font donc appel à l’engagement volontaire des hommes entre 19 et 38 ans. Ceux-ci sont regroupés dans la 1ere Division Australienne qui est accompagnée d’une brigade de cavalerie, d’une brigade d’artillerie et d’autres unités.

 

Les Australiens répondirent en masse à ce recrutement. En septembre 1914,Andrew FISHER, travailliste, devint premier ministre. Il réitéra la déclaration de son prédécesseur: «Si le pire devait se produire", l'Australie "devrait rallier la Mère Patrie", "pour l'aider et la défendre jusqu'à son dernier homme et son dernier shilling" ("Should the worst happen", Australia would "rally to the Mother Country", "to help and defend her to our last man and our last shilling.")

 

Les premières recrues australiennes furent sélectionnés selon des critères extrêmement sévères. Les plus sévères de toutes les armées engagées dans le conflit. Ils devaient avoir un tour de poitrine supérieur à 87 centimètres et une taille minimale de 168 centimètres. Ils devaient avoir entre 19 et 38 ans. Quelques hommes plus vieux jusqu'à 70 ans et beaucoup de jeunes parvinrent à à se faire mobiliser. La plupart de ces critères sévères furent supprimés par la suite lorsqu'il s'avéra nécessaire de recruter de nouveaux hommes.

 

416000 Australiens participeront à la guerre. 60000 d'entre eux y perdirent la vie. On compta plus de 135000 blessés. Sur les 32000 premiers soldats recrutés, 7000 seulement survivront à la fin de la guerre. Il s’agit de l’armée du Commonwealth ayant subi le plus de pertes par rapport aux troupes engagées.

" Diggers ", fut le surnom donné aux militaires australiens durant la guerre. Le surnom de « digger », littéralement « celui qui creuse », représente bien l’activité combattante de 14-18, au ras du sol, dans la boue. Il est pourtant systématiquement représenté debout.

 

L'Australie fut le seul pays qui s'interdit de fusiller ses soldats « pour l'exemple ».

 

Les aborigènes dans la guerre.

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Sans-emploi, privés de droits et stigmatisés, de nombreux Aborigènes n’ont pas hésité à s’enrôler. Une fois dans l’armée, ils furent traités à égalité. Ils reçurent la même solde que les autres militaires. Dans les opérations, il n’y eut finalement plus de différence. Quelles furent leurs motivations: le besoin d'une solde ou l'occasion à saisir d'être enfin reconnus comme citoyens ?

 

Voici ce qui en fut dit dans le journal australien « Sydney Morning Herald »:

" Ils ont vécu la même chose que leurs collègues blancs. Les mêmes horreurs, les mêmes chocs des obus, les mêmes privations et la même violence. La seule différence est apparue quand ils sont retournés en Australie en 1920. Cela a été très dur pour beaucoup d’entre eux de se faire une place dans une société blanche, ou de retourner dans leur communauté noire".

 

Si l'enrôlement d'aborigènes doit être souligné, il ne faut pas non plus en exagérer l'importance. Leur nombre est d'environ 400. Ils ont été oubliés dans la mémoire collective australienne.

 

Entrée en guerre de l'Australie.

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Comme nous le verrons, l'engagement des Australiens dans la guerre de 14-18 est vraiment la preuve que cette guerre mérite bien le qualificatif de « mondiale ».

 

Le premier engagement de l'armée australienne se situe dans une colonie allemande proche: la Nouvelle-Guinée allemande.

 

Dès le début de la Première Guerre mondiale, le Japon et le Royaume-Uni, par l'intermédiaire de l'Australie, envahirent la Nouvelle-Guinée allemande. La seule véritable bataille se déroula le 11 septembre 1914. La Royal Navy et l'armée australienne détruisirent la station-radio allemande de BITAPAKA. Ce 11 septembre 1914, l'Australie perdit 6 soldats. Les Allemands perdirent un officier et plus de trente indigènes qui combattaient pour l'armée allemande.

 

Quel était l'intérêt pour les Britanniques de neutraliser cette petite colonie ? En 1884, l'Allemagne avait colonisé la partie nord de la Nouvelle-Guinée et plusieurs groupes d'îles à proximité. Les Allemands utilisèrent la colonie comme une base de radio. La Grande-Bretagne voulaient que les installations soient détruites car elles étaient utilisées par l'Escadron allemand de l'Asie de l'Est pour menacer les navires de la marine marchande passant dans la région.

 

Le 17 septembre, la colonie allemande rendit les armes. À la suite de la prise de possession de ce territoire allemand, l'armée australienne servit de force d'occupation pour la durée de la guerre.

 

L'armée australienne sur le font oriental européen.

 

Le 25 avril 1915, les Australiens débarquèrent à GALLIPOLI, sur un promontoire étroit couronné par des fortifications, face à des escarpements quasi infranchissables. Les Turcs déclenchèrent un feu d’enfer, mais les Australiens parvinrent, vers 6 heures, à occuper le sommet de la première colline. Le jeune général turc Kemal Pacha ( futur ATATURK ) lança une contre-attaque. 8141 Australiens périrent. Défaite mémorable: en Australie, on s'en rappelle comme étant le « baptême du feu » pour l'armée et,aussi la naissance de la nation australienne. Une cérémonie s'y déroule chaque année le 25 avril, l'ANZAC DAY.

 

Liste des batailles auxquelles les Australiens ont pris part au cours de la campagne de GALLIPOLI:

  • Anzac Cove

  • Deuxième bataille de Krithia

  • Bataille de Sari Bair

  • Bataille de Lone Pine

  • Bataille de la Nek

  • Bataille de la colline 60 (Gallipoli).

 

Après 8 mois de combats sanglants, il fut décidé d'évacuer toutes les forces de GALLIPOLI. Le bilan fut très lourd. Au cours de la bataille de GALLIPOLI, il y eut 28150 victimes australiennes soit 8709 morts et 19441 blessés. L'engagement des troupes australiennes est reconnu comme l'un des moments forts de la création de la nation australienne.

 

L'armée australienne dans la campagne d'EGYPTE et de PALESTINE.

 

Les troupes australiennes ont pris part à toutes les grandes batailles de la campagne en EGYPTE et en PALESTINE. L'Australie a joué un rôle central dans la campagne du SINAÏ et de PALESTINE.

 

La première bataille fut celle de ROMANI, entre le 3 et le 5 août 1916. C'est près du canal de SUEZ.

 

En décembre 1916, près de l'avant-poste égyptien de MAGDHABA, dans le SINAÏ, sur la côte méditerranéenne, ils participèrent à une bataille.

 

La première bataille de GAZA eut lieu le 26 mars 1917.

 

Une deuxième tentative pour s'emparer de la bande de Gaza, eut lieu le 19 avril. Cette bataille est connue sous le nom de « Deuxième Bataille de la bande de Gaza ». La division de cavalerie de l'Anzac n'y joua qu'un rôle mineur. Cette deuxième bataille fut une défaite désastreuse pour les forces alliées. Sur les 5917 victimes alliées, on compte seulement que 105 victimes australiennes.

 

Une troisième attaque se déroula le 31 octobre et 7 novembre 1917. Des unités de cavalerie australienne et néo-zélandaise prirent part à la bataille. Ce fut un succès complet pour les Alliés. 

 

Plus tard, les troupes australiennes aidèrent à repousser les forces turques de Palestine. On peut citer trois batailles: celle de MUGHAR RIDGE, celle de JERUSALEM et celle de MEGIDDO.

 

Le gouvernement turc signa un armistice le 28 octobre 1918 pour capituler le 30.

 

L'engagement sur le front occidental.

 

Les forces australiennes commencèrent à être transférées d'ÉGYPTE vers la FRANCE en mars 1916. La première division à arriver fut la 2e suivie de peu de la 1re. Les 4e et 5e divisions quittèrent l'Égypte pour la France en juin 1916. La 3e division fut formée en Australie au cours du mois de mars 1916. Elle fut transférée en GRANDE-BRETAGNE en juillet 1916. En décembre 1916, elle s'installa en FRANCE. Dans un premier temps, les forces australiennes furent regroupées dans les corps de l'Anzac I et de l'Anzac II; le 1er novembre 1917, les divisions australiennes des deux corps de l'ANZAC furent transférées dans le corps australien.

 

Les troupes australiennes prirent part à la bataille de la SOMME qui débuta en juillet 1916.Elles s’illustrèrent à POZIERES ainsi que dans dans les Flandres à FROMELLES.

 

Sur le « Front occidental », en FRANCE et en BELGIQUE, de grands combats se déroulèrent. Leurs noms étaient d'usage courant en AUSTRALI: FROMELLES, la SOMME, BULLECOURT, MESSINES, PASSCHENDAELE et VILLERS-BRETONNEUX. Sur plus de 295000 Australiens qui y servirent , 46000 perdirent la vie et 132000 furent blessés.

 

Les campagnes françaises et belges sont parsemées de centaines de cimetières militaires et de monuments aux morts où reposent les corps de ces soldats ou sur lesquels figurent leurs noms, parmi ces milliers de gens qui n’ont « pas de tombe connue », les « disparus ».

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L'aviation australienne.( Australian Flying Corps )

 

Cette aviation militaire a été créé peu avant la guerre, en mars 1914. Elle fut utilisée pour la première fois en Nouvelle-Guinée allemande. Mais la colonie s'est rendue avant même que les avions soient opérationnels.

 

Le premier vol opérationnel a eu lieu le 27 mai 1915, pour aider l'armée indienne dans la protection des intérêts pétroliers britanniques dans l'IRAK actuel.

 

Elle se déploya plus tard en EGYPTE, en PALESTINE et sur le front occidental. À la fin de la guerre, quatre escadrilles étaient en service actif.

 

L'ANZAC.

 

C'est l'acronyme de «  Australian and New-Zealand Army Corps ». Les Australiens et les Néo-Zélandais ont donc combattu ensemble.

 

Après la Guerre, Charles BEAN, historien a cherché à favoriser la mémoire de l'ANZAC. Il a décrit les exploits de l'ANZAC comme représentant « la bravoure insouciante pour une bonne cause, pour l'esprit d'entreprise, la débrouillardise, la fidélité, la camaraderie et l'endurance. ». Les Australiens ajoutent souvent à cette liste la qualité du « mateship », variante locale de la camaraderie.

 

En Australie, l'Anzac Day est célébré tous les 25 avril depuis 1921. À l'Australian War Memorial, les familles placent souvent des coquelicots artificiels rouges à côté du noms de parents morts au combat. En Australie, des brins de romarin sont souvent portés au revers des vestons.

 

En Nouvelle-Zélande, l'Anzac Day est un jour férié depuis 1920.

 

Il est important de se souvenir du sacrifice de ces hommes venus de l’autre bout du monde pour combattre en FRANCE et en BELGIQUE et participer à la libération de nos pays.

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20/03/2015

Le mythe des " Taxis de la Marne ".

Les taxis de la Marne ont-ils sauvé PARIS...et la FRANCE ?

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Septembre 1914 : situation critique...sinon désepérée.

 

Le 30 août 1914, à l’aide d’un petit avion monoplan, les Allemands avaient bombardé la capitale, lâchant une banderole annonçant « Parisiens, rendez-vous, les Allemands sont à vos portes ». Le bombardement ne fit que deux morts et des dégâts minimes.

 

Début septembre 1914, la situation  était critique pour l'armée française. Les allemands se trouvaient aux portes de PARIS, au nord-est de PARIS, dans le département de Seine-et-Marne. Ils ont bivouaqué le 3 septembre au PLESSIS-BELLEVILLE. On a aperçu des uhlans à quelques dizaines de kilomètres seulement. 

 

L'état-major français est aux abois. Il faut trouver rapidement une solution pour envoyer des troupes fraîches, afin de réaliser un mouvement tournant pour contenir et détruire les avant-gardes des troupes allemandes.

 

Le 2 septembre, le gouvernement et le Parlement quittèrent PARIS pour BORDEAUX. Les Parisiens suivirent ce mouvement. Ils évacuèrent dans un exode de grande envergure. Ils furent un million à fuir la capitale. La ville est désertée. Pour ceux qui restent, le souvenir du siège de 1871 est toujours à l'esprit. L’angoisse est réelle

 

Les transports sont insuffisants.

 

Avant 1914, c'est le cheval qui était la principale force motrice de l'armée. Conduire les soldats sur des chariots tirés par des chevaux est inimaginable ! On réquisitionne les trains. C'est faisable mais insuffisant, les réseaux ferroviaires autour de PARIS étant désorganisés. Germe alors l'idée de réquisitionner des taxis. Cette idée émane, conjointement du gouverneur militaire de PARIS, le général GALLIENI, du général CLERGERIE et d'André WALEWSKI. Ce dernier n'est pas militaire mais il a fondé la compagnie de taxisGALLIENI a ainsi à sa disposition une réserve permanente de 150 taxis-autos disponibles nuit et jour, cette réserve pouvant être triplée en 12 heures. On précise bien « taxis-autos » car, à l époque, on est aux débuts de l'automobile qui est train de remplacer les fiacres. JOFFRE tenta, plus tard, de s'approprier l'idée.

 

Cette idée n'était pas vraiment neuve. Dès septembre 1914, le gouvernement avait déjà envisagé la réquisition des taxis. Mais c'était dans un autre but. C'était pour évacuer de PARIS les archives du Ministère de la Guerre en cas de menace allemande impérieuse.

 

On passe à la réalisation.

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Les 6 et 7 septembre 1914, GALLIENI, mobilise environ 600 taxis et aussi quelques autocars pouvant transporter 20 à 30 soldats. On peut ainsi transporter les fantassins de la 7e division d'infanterie. Les taxis sont en majorité des voitures RENAULT. Leur vitesse atteint en moyenne 25 km/h.

 

Six cents taxis ! C'est en réalité bien peu quand on sait que PARIS dispose alors de 10000 taxis ! Mais les services de taxis sont aussi désorganisés que les services des chemins de fer. En effet, 7000 chauffeurs sont partis à la guerre. Or il faudrait 1200 taxis pour transporter 6000 soldats, chaque taxi ne pouvant embarquer cinq hommes avec leur équipement.

 

Ces 600 taxis sont rassemblés aux Invalides. Ils partent au cours de la nuit en deux groupes. Le premier comptant 350 véhicules part à 22 h. Le second de 250 véhicules part à 23 h. direction TREMBLAY-lès-GONESSE puis Le MESNIL-AMELOT. Le 7 septembre, un second convoi de 700 véhicules quitte les Invalides.

 

Les taxis sont rassemblés à GAGNY et LIVRY-GARGAN pour charger les troupes et organiser les convois. Les deux convois partent dans la nuit du 7 au 8 et sont à pied d'œuvre le 8 au matin aux portes de NANTEUIL-LE-HAUDOUIN et de SILLY-LE-LONG. Après avoir déposé les soldats, les chauffeurs de taxi rentrent à Paris et sont payés d'après les indications portées au compteur, comme pour n'importe quelle course.

 

Lors de ces deux jours d'opérations, la distance parcourue varie entre 120 et 200 kilomètres, la somme au compteur pouvant atteindre 130 francs de l'époque. Les chauffeurs en perçurent réglementairement 27%. L'opération coûta 70102 francs au Trésor public

 

C'est par cet usage inattendu que les taxis parisiens devinrent les « Taxis de la Marne ».

 

La portée réelle de l'événement.

 

Contrairement à une idée reçue, sur le plan militaire, la contribution des taxis est quasiment nulle. On put acheminer rapidement de 3000 à 5000 soldats. Complètement insuffisant pour renverser le sort de la bataille. Ce nombre est dérisoire par rapport aux effectifs totaux engagés dans la bataille. Malgré la désorganisation, la grande majorité des troupes fut transportée par chemin de fer. En outre, les troupes transportées par taxis étaient « épuisées ». Elles avaient déjà essuyé de lourdes pertes. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elles bénéficièrent des taxis. Etant donné leur état, elles furent affectées en seconde ligne sur des positions défensives.

 

Il y avait un million d’hommes de chaque côté, ce ne sont pas les quelques milliers d’hommes transportés par les taxis qui auraient pu changer l’issue de cette bataille.

 

Cependant, l'arrivée de ces forces que les Allemands pensaient « fraîches » leur a fait craindre d’être encerclés. Avant que les nouveaux arrivés ne soient réellement opérationnels, les stratèges allemands décident le repli général sur le front de la Marne.

 

Du côté français, cette action stratégique apporta un peu d’espoir aux soldats. Dans les jours qui suivirent, quelques convois, de moindre importance, ainsi quelques taxis isolés furent utilisés pour des transports de blessés. Fait aussi très important car il y avait une grave lacune sur ce plan.

 

 

La portée symbolique.

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Si l'apport militaire des taxis fut quasiment nul, leur importance dans l'imaginaire collectif fut considérable et subsiste d'ailleurs jusqu'à nos jours. Cet épisode des taxis de la Marne est l'équivalent, dans l’imaginaire collectif, d'une aventure héroïque. Une véritable épopée qui associe étroitement le monde du front et celui de l’arrière dans la défense de la patrie.

 

Dans l'imaginaire collectif, les taxis et leurs chauffeurs étaient auréolés. On pensait qu'il s'agissait d'une initiative presque spontanée et désintéressée. Nous avons vu qu'il n'en était rien ! Mais l’union sacrée était matérialisée et concrétisée. Sur le plan psychologique, ce fut une totale réussite.

 

Cette aventure acquit, surtout grâce à la presse, une forte portée symbolique: celle du sursaut national victorieux, celle de la détermination, de l'énergie. On peut vanter l’unité nationale et le certain « génie français » de l’improvisation. C'est la preuve que l’héroïsme peut aussi être le fait de l’arrière, qui se tient disponible.

 

Les taxis parisiens devenus « Taxis de la Marne " symbolisent la détermination française à stopper l'avancée allemande. En fait, ils virent jamais la Marne, même de loin. Ils n’apercevront pas un seul kilomètre de la vallée de la Marne ni même du département de la Marne.

 

Les combats de la Marne.

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Les soldats se battirent pendant les trois jours de cette bataille souvent à deux contre un. Et alors que depuis un mois ils ne parvenaient qu’à reculer devant la puissance des Allemands, ils réussirent à les mettre en fuite au matin du 10 septembre. Ensuite, la guerre se déplaça vers l’ouest. Les positions se figèrent ensuite en une gigantesque ligne de front allant de la Mer du Nord à la Suisse. Les soldats s’enterrèrent dans les tranchées, pour l’affrontement le plus long, le plus meurtrier de l’histoire.

 

 

Signification réelle sur le plan militaire.

 

En août 1914, c'est toujours le cheval qui a la côte militaire. Les troupes d'élites sont les unités de cavalerie. Sur le plan de l'intendance, de la logistique, c'est le cheval qui est la « force motrice » principale.

 

On peut dire que la bataille de HALEN, en Belgique, sonna le glas de la cavalerie comme force offensive. Ce fut aussi la seule véritable bataille gagnée par l'armée belge contre la cavalerie allemande.

 

Sur le plan logistique, l'opération des « Taxis de la Marne » est, en fait, malgré son caractère improvisé, une des premières applications du concept « d'unité motorisée », qui prévaudra par la suite.

 

Laissons la parole aux historiens.

 

L’historien Jean-Pierre VERNEY explique :

 

« Dans les faits, l’événement se passe au tout début du conflit. La Nation entière, attaquée, s’est levée contre l’envahisseur; l’ « Union Sacrée » a étouffé les divergences, les états d’âmes, les différences sociales, politiques ou religieuses. Une seule voix, un seul cœur, un seul chef: la Patrie est en danger et l’ennemi est aux portes de Paris.

 


GALLIENI, auréolé de son passé colonial et de ses expériences militaires, prend la responsabilité de la capitale, et que se passe-t-il ? D’un côté le gouvernement et les parlementaires quittent Paris pour mieux impulser la défense nationale depuis Bordeaux, et de l’autre, ce sont des vieux, des réformés, des ajournés, des civils donc, qui sont réquisitionnés pour défendre le droit et protéger le cœur du pays : et le miracle se produit, l’ennemi doit reculer et Paris est sauvé.
Les Parisiens ont entendu et vu passer les convois de taxis réquisitionnés, certains même ont dû libérer celui dans lequel ils se trouvaient, sur ordre du Gouverneur militaire de Paris… Il est naturel dans l’allégresse de la victoire qu’ils embellissent, renforcent et propagent cette action associée à la forte et sympathique personnalité de GALLIENI. Ainsi se forge le mythe du petit taxi sauveur de Paris, comme il y eut un jour Sainte Geneviève se dressant contre les Normands »

19/03/2015

BARVAUX-EN-CONDROZ: les Monuments aux Morts.

BARVAUX-EN-CONDROZ

( Commune de HAVELANGE )

Les Monuments aux Morts.

En fait, nous avons pour ce petit village qui était une commune à part entière jusqu'à la fusion en 1976 deux Monuments aux Morts.

Le premier, à gauche sur la photo, est celui de la guerre 14-18. Il porte un seul nom:

GREVESSE Jules 
TOMBÉ AU CHAMP D'HONNEUR
LE 5 MAI 1915
À L'ÂGE DE 23 ANS
LA COMMUNE RECONNAISSANTE"

Le second, sous forme de colonne se rapporte à la guerre de 40-45. Il porte quatre noms:

DE FAESTRAETS Renaud Albert

DIDION Joseph Marie Ghislain

GENGOUX Léon

 

LENS Victor.

Deux remarques:

1° alors que le Monument de 14-18 est purement laïc, le Monument de 40-45 est ostensiblement religieux. Il affiche une croix et il porte la mention " La paroisse de BARVAUX reconnaissante "

2° le Monument de 14-18 est à présent une stèle. Il se trouvait auparavant sur le mur de l'école communale.

 

 

 

 

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18/03/2015

Hommage aux porte-drapeaux: article de la section FNC d'AYWAILLE.

Ci-dessous le texte d'un article rédigé au nom de la section FNC d'AYWAILLE

par la secrétaire Mélanie LEPONCE.

Nous le reproduisons avec son aimable autorisation.

 

« Un pour tous, tous pour un !

Une fois n’est pas coutume, je vais parler en mon nom, du haut de mes 29 ans, j’admire avec force les valeurs défendues par nos associations patriotiques et en particulier nos porte-drapeaux. C’est toujours avec beaucoup d’émotion que je vous rencontre lors des commémorations, lors de l’enterrement d’un camarade… car oui les porte-drapeaux sont des camarades, je dirais même plus, une grande famille. Alors qu’on observe un phénomène de repli sur soi et d’isolement de plus en plus important dans notre société, les membres - sympathisants et les porte-drapeaux sont toujours là pour faire honneur et reconnaître les qualités et bonnes actions des uns et des autres. Par vos actions, vous êtes une source de solidarité ainsi qu’un bel exemple de générosité et de partage. Pendant que certains ne vivent que pour eux, vous, nos porte-drapeaux, êtes toujours au front, prêt à brandir l’étendard tricolore pour fêter, commémorer ou honorer. Depuis mon plus jeune âge, je suis à vos côtés, apprendre au travers de vos anecdotes, de vos témoignages m’a donné l’envie de m’engager avec vous et devenir à mon tour un « passeur de mémoire ». Bravo à tous pour votre engagement, vous êtes le maillon indispensable entre l’histoire et les jeunes générations. Unissons nos forces, soyons des témoins de l’histoire et répandons à grande échelle l’ensemble de nos valeurs d’entraide et de solidarité. Dans quelques semaines, il y aura les commémorations du 8 mai, je vous encourage vivement à nous rejoindre avec vos proches, vos amis, vos enfants, petits-enfants afin de partager ensemble ces moments de souvenir et de recueillement aux différents monuments de l’entité. »

 

Leponce Mélanie (Secrétaire)

Les porte-drapeaux aux funérailles de Charles GREGOIRE,

Président de la section FNC "AWANS-BIERSET"

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Les porte-drapeaux au 95°anniversaire de la FNC, mars 2015 à BRUXELLES.

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17:38 Écrit par P.B. dans Actualité, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |