20/02/2008

LISTE DES GROUPEMENTS DE RESISTANCE BELGES RECONNUS.

 

Liste des groupements de Résistance en Belgique

1. Groupements de Résistance


A
Ad agusta per angusta
Actie
Armée secrète   (AS)
Armée de Belgique   (AB)
Armée de Libération   (AL)
(Les) Affranchis

B
Belgische Nationale Verstandhouding
Binnenlands Front
Belgisch Vrijwilligers Legioen   (BVL)
Belgisch Vrijkorps voor Militaire Actie
Bataljon D
Brigades Toast
Belgische Partij
Belgische Militaire Organisatie van de Weerstand   (BMOW)
Belgische Nationale Beweging   (BNB)
Bevrijdingsleger
Belgisch Partizanen Leger
Belgisch Leger der Partizanen

C
Confiance et Patience
Churchill
C.T. 14
Comité d'entraide
C.F. 15
Corps Franc Belge d'Action Militaire

D
(De) Zwarte Hand
Dienst D

E
Entente Nationale Belge   (ENB)
Erkentelijkheid

F
Front Wallon
Front National de Résistance   (FNR)
Fidelio
Front de l'Indépendance   (FI)

G
Groep Stockmans
Groupe des Protecteurs
Groupement général de sabotage   (G)
Groupe Hotton
Geheim Leger   (GL)
Gewapende Partizanen

H
Heropgericht Leger

I
(Les) Insoumis

K
Kempisch Legioen

L
Ligue des V
Liga der V
Légion Belge
Légion Vengeance
(La) Lutte
Leger van België
L 100
Légion Noire

M
Mouvement du rassemblement moral autour du Roi
Milices Patriotiques   (MP)
Mouvement National Belge   (MNB)
Mouvemant National Royaliste   (MNR)

N
Nationaal Legioen
Nationale Unie van de Sluikpers
Nationala Federatie der ondergrondse Bladen
Nola
Nationale Koningsgezinde Beweging   (NKB)

O
Organisatie der Strijders
Organisation Patriotique Belge de Résistance   (OPBR)
Organisation Militaire eBelge de Résistance   (OMBR)
Onafhankelijksheidsfront   (OF)


P
(Les) Patriotes
Protecteurs
(La) Phalange Belge
Pro Patria
Pourquoi pas nous?
Patriotisch Front
Patriotische Milities
Partisans Armés   (PA)
Partizanen
(Le) Parti Belge

R
Rassemblement National de la Jeunesse

S
Soutien Churchill
Service de Renseignement et d'action   (SRA)
Section Punitive Belge   (SPB)
Solidarité
Service D

U
UCL 55
Union de Patriotes Belges

V
Vrank en vrij

W
Witte Brigade
Witte Falanks

Z
Zwart Legioen
(De) Zwarte Hand
6.T.C.3

 

2. Lignes d'évasion et services de renseignement

B
Beagle
Bayard
Boucle
Benoît
Bravery

C
Corps d'Observation Belge
Clarence
Comète

D
Dédée

E
Eva

G
Gilles

L
LVC

M
Marc
Mill

P
Postman
Poste de commandement Belge
PCC

S
Sabot
Samoyède
Socrates

Z
Zero






















































































   

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DISCOURS DE MARCEL FRANCKSON SUR LES DANGERS COURUS PAR LA DEMOCRATIE.

 

Vous trouverez, ci-après, la reproduction d’un discours du Professeur de l’ULB Marcel FRANCKSON prononcé le 24 septembre 2006 à BRÛLY- DE – PESCHES.

Ce discours fut prononcé lors d’une commémoration organisée par le groupement de résistance dénommé « GROUPE HOTTON ».

On peut aussi considérer qu’il s’agit, en quelque sorte, d’un « testament moral » légué par d’anciens résistants aux générations suivantes.

Il y fait une analyse des dangers qui menacent la démocratie à l’heure actuelle et ébauche ce qui lui semblent être quelques solutions.

On peut partager ou non son appréciation. Dans un autre article, je comparerai avec ce que dit du même problème le philosophe français Marcel GAUCHET.

 

 

DISCOURS DU PROFESSEUR MARCEL FRANCKSON.

« Les quelques anciens qui survivent ont tous passé la barre des 80 ans. Leur « espérance » de vie – pour employer le terme des anthropologues – s’exprime statistiquement par un nombre d’un seul chiffre. Le moment n’est donc pas éloigné où le dernier d’entre nous se fera amener à notre monument pour un ultime adieu aux amis disparus.

   Pourquoi les anciens ont-ils tenu plus de soixante ans à se réunir, à discuter entre eux de l’évolution de la société, à parler de leur expérience dans leur entourage, dans les écoles et cénacles ainsi qu’à écrire livres et articles ? La réponse paraît simple : pour cultiver la mémoire. Non tant celle des méthodes utilisées pour combattre l’oppresseur nazi : les techniques en sont devenues obsolètes et n’intéressent plus guère que les férus d’histoire ou des armes. Tout au plus révèlent-elles l’ingéniosité et la volonté opiniâtre des résistants à harceler l’occupant. L’important n’est pas de se souvenir de comment nous avons agi, mais de pourquoi nous l’avons fait. Pourquoi des hommes et des femmes de tous âges et conditions sociales ont-ils accepté le risque majeur d’être capturés, torturés, expédiés dans un bagne létal ou de tomber sous les balles de l’ennemi ?

  Notre motivation était l’antithèse de celle des tueurs actuels se faisant exploser au milieu de foules civiles dans le but de massacrer des inconnus. Leur immolation volontaire témoigne de leur désespérance devant la condition misérable des groupes dont ils sont issus. La recherche de la mort rédemptrice leur est inculquée – sous le masque du patriotisme – par des prédicateurs obscurantistes rêvant d’effacer des siècles de pensées créatives nées à la Renaissance et de replonger le monde dans une subordination absolue à un dogme intangible et castrateur.

  A l’opposé, nous étions mus par l’espoir. L’espoir de voir rétablir le régime de liberté, de tolérance et du respect de l’individu qui vous avait été ravi par l’oppresseur nazi. Nous n’acceptions pas d’être contraints à la disette, soumis à l’arbitraire et traités en sous-hommes par un occupant totalitaire raciste et arrogant. Nos actions étaient ciblées contre l’oppresseur et ses valets.

  L’effondrement du régime nazi puis le développement de la prospérité dans nos pays démocratiques ont endormi la vigilance d’une grande partie de la population, saisie par l’euphorie consommatoire. Des mises en garde lancées il y a un demi siècle avaient sombré dans l’indifférence ; rappelez-vous celle de Winston CHURCHILL : « Un peuple qui oublie son histoire doit s’apprêter à la revivre » ainsi que celle de Bertold BRECHT prédisant la résurgence de la « bête immonde ».

  Certes, dans notre Europe quasi unifiée, pacifique, et délivrée de l’inquiétant voisin stalinien, la menace totalitaire n’émanera plus d’une invasion militaire. Elle ne proviendra pas plus de groupuscules factieux, nostalgiques du nazisme : ces illuminés peuvent commettre des attentats comparables à ceux des terroristes islamistes, mais non de renverser nos institutions démocratiques. Leur nocivité est indirecte : le terrorisme aggrave la psychose sécuritaire obsessionnelle qui se répand dans la population.

  L’extension de cette psychose est liée à la prépondérance des médias. Le petit écran accapare les loisirs jadis consacrés aux contacts et aux discussions entre citoyens et enferme le téléspectateur dans un monde virtuel d’émotivité que ce soit par la publicité dont vivent les chaînes ou le sensationnel des infos. Or, le sang est un bon produit : il augmentait déjà le tirage de la presse écrite ; il affole l’audimat. Des flashes ne lésinant pas sur l’hémoglobine excitent l’émotivité du téléspectateur et inhibent son sens critique ; l’angoisse ainsi créée  génère le sentiment de vivre dans une société ne garantissant plus la sécurité publique. Les partis liberticides et racistes furent  les premiers  à réaliser le bénéfice électoral à tirer de cette angoisse. Devant le succès de leur tactique, les partis démocratiques leur ont emboîté le pas, reléguant au deuxième rang les défis majeurs de l’avenir et de la survie de notre civilisation. Nous attendons de nos hommes politiques qu’ils rompent la spirale de l’angoisse et présentent une analyse socio-économique historique du problème de la sécurité.

  Depuis deux siècles la sécurité a augmenté de manière continue et remarquable : les notables se déplacent sans escorte armée, les bus et les cars ne sont pas arrêtés sur les routes par des bandes de brigands, les meurtres pour vol sur la voie publique sont rares Bien sûr, des quartiers chauds subsistent dans nos villes en expansion où la densité de la population atteint parfois un niveau critique. Reste la petite délinquance entretenue principalement par des jeunes que notre enseignement rend inutilisables sur le marché de l’emploi, abandonnés à l’oisiveté et tentés par tous les gadgets vantés par une publicité omniprésente.

  L’amélioration – à moyen terme – passe par une refonte complète de notre enseignement secondaire et par une orientation volontariste de notre enseignement supérieur vers des branches porteuses d’avenirs, seule politique capable de réduire le chômage et d’attirer les entreprises. A court terme, cette amélioration impose un encadrement des jeunes désoeuvrés et un accroissement de la surveillance de proximité dans le respect de nos libertés démocratiques.

  Imaginer pareil programme sans un financement important entraînant une augmentation des impôts relève du mensonge ou de l’inconscience. Le citoyen doit être mis en face de ses responsabilités.

  Il faudra pour cela vaincre l’individualisme matérialiste forcené et retrouver les voies d’une solidarité et d’une convivialité sans lesquelles nos valeurs démocratiques essentielles se perdraient. A vous, descendants d’œuvrer dans cette perspective. »

16:10 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/02/2008

UNE BONNE NOUVELLE DE FRANCE: LE PEN CONDAMNE!

 

LE PEN CONDAMNE

Propos sur l'Occupation: 3 mois avec sursis pour

Jean-Marie Le Pen

Vendredi 8 février 2008

(Belga) Le président du Front national français, Jean-Marie Le Pen, a été condamné vendredi à Paris à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende pour ses propos de 2005 sur l'Occupation allemande, qu'il avait qualifiée de "pas particulièrement inhumaine".

Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu le leader d'extrême-droite coupable de complicité d'apologie de crimes de guerre et de contestation de crime contre l'humanité, à la suite de ces propos publiés en janvier 2005 dans l'hebdomadaire Rivarol. Il avait notamment déclaré: "en France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés". "Il y a 100% de chances que Jean-Marie Le Pen me demande d'interjeter appel", a déclaré son avocat, alors que le président du FN était absent au prononcé du jugement, comme il l'avait été durant son procès. (VVA)

lepen3

16:40 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/02/2008

BERLOZ: NOS AMIS DE LA FNC FÊTERONT CETTE ANNEE LEUR 85° ANNIVERSAIRE!

 

BERLOZ :

LES ANCIENS COMBATTANTS FÊTENT CETTE ANNEE

LE 85° ANNIVERSAIRE DE LEUR SECTION.

     Nos amis de BERLOZ ( section F.N.C. ) fêteront, le 18 octobre prochain, le 85° anniversaire de leur section.

     Pour l’occasion, ils recevront l’aide des membres des sections de CORSWAREM et de ROSOUX-CRENWICK.

     La section a été créée en 1923 à l’initiative d’anciens combattants qui avaient participé à la Grande Guerre : la section de BERLOZ fut la première à avoir été créée dans la région de WAREMME.

     Les sympathisants de BERLOZ qui prolongent l’œuvre des vétérans des deux guerres mondiales ont décidé de faire de cet anniversaire l’événement phare de leurs activités en 2008 !

    Nous leur souhaitons plein succès.

    Quant au programme, on aura l’occasion d’en reparler. Il faudra voir attentivement ce qui paraîtra dans le « MIROIR DE HESBAYE » : à côté de la partie académique, il y aura une exposition de photos, affiches, documents médailles et objets divers relatifs aux deux conflits mondiaux.

 

18:51 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/02/2008

MANAGEMENT ET COMPASSION: DEUX TRAITS DU DISCOURS POLITIQUE CONTEMPORAIN.

 

DEUX TRAITS DU DISCOURS POLITIQUE CONTEMPORAIN :

MANAGEMENT ET COMPASSION.

« Management et compassion sont deux traits du discours politique qui reflètent un nouvel air du temps marqué par la perte du sens historique et la victimisation.

   Quand le passé semble sans ressource et l’avenir indéterminé, la vision globale des évolutions du monde est celle d’un mouvement perpétuel sans but ni sens autre que celui de s’y adapter dans l’urgence. Il importe avant tout de réagir au plus vite et de gérer au mieux la « complexité », avec de multiples « boîtes à outils » adaptées aux diverses situations, d’obtenir du « chiffre » et des résultats dans l’immédiat.

   Quand la société ne trouve plus à s’insérer dans une histoire collective et un ordre institutionnel stable, les individus sont autocentrés et les rapports sociaux sont dominés par les affects et les sentiments. Cette déculturation débouche sur l’expression débridée d’un sentiment victimaire qui peut trouver des boucs émissaires à bon compte dans une logique de ressentiment.

   La figure de la victime individuelle ayant des droits, exprimant sa subjectivité souffrante et dénonçant les coupables occupe désormais l’espace public. L’ « écoute de la souffrance » et la compassion sont entrées dans le domaine politique, à la limite de la démagogie. L’invocation de la souffrance des victimes et l’émotion qu’elle suscite opère un court-circuit de la raison et set d’argument d’autorité dans les débats.

   L’invocation de faits divers atroces pour légitimer des propositions de lois qui mettent en question toute une conception de la justice en est un des exemples les plus frappants. »

( Jean-Pierre Le Goff, sociologue au CNRS et écrivain )

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03/02/2008

CTION DE L'ATHENEE ROYAL DE ROCHEFORT - JEMELLE.DEVOIR DE MEMOIRE: A

 

ROCHEFORT – JEMELLE : Athénée : le devoir de mémoire

www.atheneerochefort.be

Un projet patriote porté par les 400 élèves de l'athénée royal Robert Gruslin a connu récemment son apogée avec la visite de Simon Gronowski.

Depuis plusieurs années, le devoir de mémoire est quelque chose qui compte pour les élèves de l'athénée Robert Gruslin. Motivés, en ce sens, par toute la communauté éducative, ils ont multiplié les initiatives. Ils ont participé à toutes les éditions du concours de dissertation mis sur pied par l'Association du Souvenir du Grand Rochefort.

Cette année, ils ont voulu faire plus. Le médiateur de la Communauté française, Augustin Feye, leur a proposé un intéressant point de départ : la visite de l'exposition des Territoires de la Mémoire, à Liège. Toutes les classes, successivement, s'y sont rendues.

Restait ensuite aux professeurs à thésauriser pédagogiquement sur ce magistral déclencheur. Cela fut fait, au cours de nombreux échanges, leçons et autres synthèses. Ce qui est ainsi devenu le projet de toute une école a connu son aboutissement, ce dernier jeudi, au centre culturel, avec la visite d'un témoin de premier ordre : Simon Gronowski.

S'échapper, survivre, témoigner

Simon Gronowski avait onze ans, lorsque, en compagnie de sa soeur et sa maman, il fut capturé par les SS. Direction : l'Est, et ses funestes camps de concentration. Les circonstances de voyage ont permis au petit Simon de sauter hors du convoi. Sa famille aura moins de chance. Elle ne reviendra jamais.

Recueilli par de bonnes âmes, l'enfant pourra être sauvé. Devenu avocat, Simon Gronowski prend toujours de son temps, aujourd'hui, pour témoigner. Il s'érige en guide pour faire visiter les camps aux jeunes générations. Et il a multiplié les publications.

Ce dernier jeudi, il était au centre culturel de Rochefort pour faire partager son histoire et ses opinions : en toute simplicité, sans jamais sombrer dans le culte de l'héroïsme, auquel il pourrait pourtant prétendre, de manière totalement justifiée.

S'échapper, survivre, témoigner : telles ont été les grandes étapes de la vie de Simon Gronowski. Il les a détaillées aux 400 élèves de l'athénée royal Robert Gruslin, lors d'un entretien qui a subjugué l'assemblée. Ces adolescents ne sont pas prêts d'oublier le moment fort qui a été vécu.

Concernés

«Simon Gronowski a littéralement captivé nos élèves, commente le professeur, Olivier Beaujean. Sa profession lui a appris l'éloquence. Et le fait qu'il avait onze ans, lorsqu'il fut pris, soit un âge pas très éloigné de celui de nos élèves, a eu pour conséquence que ces derniers se sont sentis très concernés. L'écoute a été de chaque instant. On sentait l'émotion dans la salle. À l'issue de la conférence et de la séance de questions-réponses, nos adolescents, spontanément, se sont levés et ont longuement applaudi. Ils se sont précipités auprès de notre invité afin d'avoir l'honneur d'être photographiés en sa compagnie. C'était assurément un temps très fort de la vie de notre école.»

Le projet trouvera un prolongement en mars. Les élèves de 4e et 5e générale partiront en Pologne pour visiter Auschwitz. Ils vivront un échange avec une école de Varsovie. L'an prochain, l'athénée accueillera ces élèves.

Laurent GUYOT

Le texte ci dessus est un article paru dans le journal « L’AVENIR DU LUXEMBOURG »

OLIVIER BEAUJEAN, professeur cité, est membre sympathisant de notre section FNC

 

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31/01/2008

LE DRAPEAU BELGE: SON ORIGINE, SON EVOLUTION.

Drapeau belge

 

UN DRAPEAU N’EST PAS LE FRUIT DU HASARD.

     Je vous livre ici la majeure partie d’un exposé fait par Mr F.M. STRAET, Secrétaire-Trésorier de la section F.N.C. de GEMMENICH : 

« Un drapeau n’est pas le fruit du hasard. Il a son origine et son évolution.     

   Son origine remonte  à la préhistoire. Les hommes se réunissaient pour vivre et chasser ensemble. Ils désignèrent un chef pour les diriger et départager leurs querelles. L’invention de la soie, en CHINE, vers 1500 avant Jésus-Christ, toile solide et légère convenait pour la fabrication des bannières qui représentaient les clans et y symbolisaient les chefs. Le drapeau est né. Il se répandit dans tout l’Orient et gagna ROME.

  Les premiers drapeaux avaient un caractère religieux et militaire.

  Au XIIième siècle, il devint un moyen d’identifier les chefs et leurs domaines, en mer la nationalité des bateaux. Les premiers drapeaux nationaux remontent au XVIIIième siècle. Ils devinrent le symbole de sentiments, d’idées. Au cours des XIXième et XXième siècles, de nombreux drapeaux virent le jour : organisations gouvernementales et officielles, provinces, écoles, partis politiques, syndicats, groupements de musique et sportifs, etc.

   Notre drapeau actuel est issu de celui de la révolution brabançonne dirigée contre l’Empereur d’Autriche, Joseph II. Elle a eu comme effet la formation de la République des « Etats Belgique Unis » ( La Principauté de LIEGE exclue ). Mais les divisions internes permirent aux Autrichiens de réoccuper le pays. Le drapeau rassemblait en bandes horizontales la couleur du Hainaut ( rouge ), avec celles du Brabant et des Flandres ( noir et jaune ).

   Sous la révolution de 1830 nos couleurs nationales vont réellement s’imposer. Inspiré par le drapeau français ( tricolore ), le nôtre arbore les couleurs des armes du Duché de Brabant qui remontent au XIIIième siècle : lion or, à serres et langue rouges, sur champ noir.

   En août 1830, un émissaire français ayant hissé les couleurs françaises au balcon de l’Hôtel de Ville de Bruxelles, le docteur en droit DUCPETIAUX l’arracha avec colère, fit rassembler par madame Marie ABS le 16 août 1830 deux drapeaux avec les vieilles couleurs brabançonnes rouge, jaune, noire placées perpendiculairement à la hampe, en plaça au balcon de l’Hôtel de Ville de BRUXELLES et l’autre circula dans les rues de la capitale.

   Il est étonnant de constater que l’article 125 de la Constitution qui énonce nos couleurs horizontalement soit rouge, jaune et noir, remplacé par la Constitution actuelle de 1993 par l’art. 193 du Titre VII des dispositions stipule toujours : « La nation belge adopte les couleurs rouge -jaune-noire et pour les Armes du Royaume le Lion Belgique avec la légende « L’Union fait la force ». Légende à méditer, surtout par ceux qui veulent perturber l’unité belge.

   Depuis la nuit des temps, les Belges se sont farouchement battus pour obtenir l’indépendance. Si bien que le célèbre conquérant Jules César mentionne la bravoure exceptionnelle des Belges dans ses Commentaires.

  En 183 , ce long rêve devint enfin réalité ! hélas cette acquisition sera menacée et devra être défendue au prix de nombreux sacrifices tant civils que militaires. Je pense aux deux invasions de 1914 et de 1940.

   Nos ancêtres, nos aïeux nous laissent en héritage une monarchie libre et démocratique dont nous pouvons être fiers.

  Il appartient à nos jeunes d’être dignes de ce legs et de l’immortaliser… »

 

 

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