05/09/2009

" REFUGE SAUMON" et "ARMEE SECRETE": QUELQUES MOTS.

QUELQUES MOTS SUR

 L'ARMEE SECRETE

 ET LE "REFUGE SAUMON".

L' Armée Secrète avait la confiance absolue du gouvernement belge de Londres. Cette organisation opéra toujours sur ordre de celui-ci.

En vertu de l'instruction intitulée "Cheval de Troie" le gouvernement de Londres lui avait conféré un statut militaire officiel qui différenciait ainsi l'AS des autres mouvements de Résistance. C'est la raison pour laquelle, l'Armée Secrète s'est toujours tenue à l'écart des questions politiques.

Les hommes de l'Armée Secrète étaient sur le qui-vive depuis le débarquement des Alliés en Normandie en juin 1944. Dans le but de préparer dans nos régions l'arrivée des Alliés, ils se sont regroupés dans des « refuges ».

L'AS fut très active sur le terrain et mena de nombreuses actions stratégiques et tactiques telles que des sabotages dès la fin de 1943 déjà en prévision d'un débarquement. Ces sabotages se sont intensifiés après le 6 juin 1944. A ces actions de sabotage se sont ajoutées des opérations de harcèlement dès septembre 1944. L' action du « Refuge SAUMON » à BIERSET s'inscrit dans cette ligne.

En Hesbaye liégeoise, l'un de ces « refuges » était établi aux Cahottes (anciennement Commune de Horion-Hozémont). C'était le « Refuge Saumon ».


Le peloton MONET de la première compagnie du « Refuge SAUMON » s'empara d'abord d' armes allemandes à la suite d'une embuscade habilement orchestrée. Ensuite, il attaqua, le 5 septembre 1944, la Base de BIERSET où les Allemands étaient établis. Ils firent prisonniers les soldats allemands.

Malheureusement ceux-ci reçurent des renforts inespérés. Dès lors, la bataille devint déséquilibrée. La compagnie dut se replier sur le Fort de HOLLOGNE. Il était prévu que, de là, chacun devait rejoindre individuellement le village de LONCIN.


Trois hommes, Maurice DIRICK, Frédéric ORY et VAN AKELEYN Hubert tentèrent de reprendre leur bicyclette. Ils furent interceptés par l'ennemi et atrocement suppliciés. Leurs corps ne furent découverts qu'une dizaine de jours plus tard.

Cet acte d'héroïsme était, comme beaucoup d'autres, tombé dans l'oubli et il ne fut redécouvert que 45 ans plus tard. Un monument a été érigé à la Caserne DECUBBER ( Base de BIERSET ).

Ci-dessous, la photo prise lors de l'inauguration:

Refuge%20Saumon7-28%20aou%2090 [Desktop Resolution]

refuge SAUMON

 

 

18:51 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/09/2009

FNC "AWANS - BIERSET ": A LA COMMEMORATION AU REFUGE "SAUMON".

NOUS ETIONS PRESENTS A LA COMMEMORATION DE L'ARMEE SECRETE ("REFUGE SAUMON")

Nous etions d'abord à FLEMALLE (TRIXHES) pour le 65° anniversaire de l'exécution de trois membres de l'Armée Secrète.

SDC10104 [Desktop Resolution]

On commence à se mettre en place.

SDC10106 [Desktop Resolution]

Les enfants des écoles étaient présents.

SDC10107 [Desktop Resolution]

Un de nos portes drapeaux.

SDC10109 [Desktop Resolution]

SDC10112 [Desktop Resolution]

Quelques photos des dépôts de fleurs.

SDC10113 [Desktop Resolution]

SDC10115 [Desktop Resolution]

SDC10116 [Desktop Resolution]

Dépôt des fleurs par les enfants.

SDC10118 [Desktop Resolution]

Salut des drapeaux pendant l'exécution de l'hymne national.

SDC10120 [Desktop Resolution]

Le monument fleuri après la manifestation.

Après la réception par l'Administration Communale de FLEMALLE, une seconde cérémonie s'est déroulée à la base de BIERSET.

SDC10121 [Desktop Resolution]

SDC10122 [Desktop Resolution]

SDC10128 [Desktop Resolution]

En chaise roulante, la soeur d'un des fusillés de BIERSET

18:40 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/09/2009

ROLAND DORGELES: AUTRE ECRIVAIN MARQUE PAR LA GUERRE DE 14/18.

ROLAND DORGELES: AUTRE ECRIVAIN MARQUE PAR LA GUERRE DE 14/18.

Roland DORGELES

Pseudonyme de Roland LECAVELE

Né à AMIENS en 1885, décédé en 1973.

Après Georges DUHAMEL, Robert VIVIER et Jean TOUSSEUL, voilà un autre écrivain qui restera marqué jusqu'à la fin de ses jours par son expérience de la guerre de 14/18.

===============

221 

Roland LECAVELE naît à AMIENS dans une famille de pure souche picarde. Ses parents s'entendent difficilement. Son père est « dans le commerce » mais apparemment les affaires marchent difficilement. La famille est amenée à faire plusieurs déménagements. Le jeune Roland se réfugie dans les livres et il en est profondément marqué.

 

Roland devient journaliste en 1904 et prend le pseudonyme de DORGELES en 1907. Il écrit des articles pour divers journaux ou revues: « Messidor », « Paris-Journal », « Comoedia », « Fantasio » et le journal de Georges CLEMENCEAU « L'Homme Libre ».

 

Avant la guerre de 14/18, il mène une vie de bohème qui est loin de préfigurer l'écrivain sérieux qu'il deviendra après cette tragique expérience. Il semble surtout survivre grâce au soutien financier de ses parents. Il fréquente le quartier de Montmartre où il a comme compères des gens qui deviendront également célèbres: MAC ORLAN, Max JACOB, André SALMON, Guillaume APPOLINAIRE, UTRILLO.

 

Il se signale par ses canulars. Son canular le plus célèbre reste celui du faux peintre BORONALI. DORGELES accrocha un pinceau à la queue d'un âne, en sorte qu'il barbouille de diverses couleurs une toile qui fut intitulée Coucher de soleil sur l'Adriatique et signée BORONALI. Le tableau a été exposé au Salon des Indépendants en 1910 où il recueillit un certain succès avant que DORGELES n'en révèle l'origine ( BORONALI étant l'anagramme d'ALIBORON, nom donné aux ânes par LA FONTAINE ). Cela à la plus grande confusion des spécialistes. Nous sommes donc loin des ouvrages sérieux d'après 1918 !

 

En 1910, DORGELES s'éprend d'une jeune femme rencontrée à la revue "FANTASIO", Madeleine BORGEAUD. Nous verrons l'influence de cette rencontre sur l'écrivain plus tard. Influence imprévue, importante mais combien tragique !

 

En 1914, bien que réformé, il s'engage contre l'avis de ses parents et de son amie Madeleine. Il est d'abord enrôlé dans un régiment d'infanterie où il obtiendra ses galons de caporal. En 1915, il rejoint l'aviation et devient instructeur.

 

Il s'efforce de garder le moral. Il prend des notes pour ce qui deviendra « Les Croix de Bois ». Ce roman, qui marque bien la rupture pour DORGELES avec sa légèreté d'avant-guerre, paraît en 1919 et rate de peu le prix GONCOURT de cette année-là. Mais il obtient néanmoins un grand succès de lecture. Le prix FEMINA lui sera accordé. Cette oeuvre marquera le restant de sa vie.

 

Entretemps, il est entré au « CANARD ENCHAÎNE ». Il publie dans ce journal un roman satirique intitulé « La machine à finir la guerre ». Il écrit des articles dans la même veine et dans le même journal entre 1917 et 1920. Les profiteurs de guerre, les planqués de l'arrière, les députés, les forces de police sont sa cible ainsi que ceux qui tentent de diaboliser les bolcheviques.

Mais, sur le plan personnel, la guerre fut la cause d'une grande désillusion: son amie Madeleine le trompe et ils rompent leur relation. Il en conçut un très grand chagrin et cela le marquera jusqu'à la fin de ses jours. Au soir de sa vie, lors d'une émission de télévision, il en fit encore état avec beaucoup d'émotion.

Cela déterminera aussi, en partie, sa façon d'interpréter la guerre. Pour lui, cette trahison était le symbole de l'indifférence que beaucoup de compatriotes avaient éprouvée pendant la guerre vis à vis des combattants. Selon lui, nombreux avaient été les combattants qui, après l'Armistice, s'étaient séparés ou avaient divorcés. Cette plaie aurait été volontairement cachée parce qu'elle allait à l'encontre de l'idée d'une FRANCE entièrement dévouée à ses poilus. Mais peut-être a-t-il vu ce problème à travers le prisme déformant de son expérience personnelle.

En 1922, il emménage avec Hania qu'il épousera. Celle-ci décèdera en 1960. Tous deux ont soif de voyages. Fin 1923, ils découvrent l’Indochine. En 1932, Dorgelès voyage en Afrique du Nord. En 1936, Roland et Hania sont en Russie.

 

En 1929, il deviendra membre de l'Académie GONCOURT qu'il présidera plus tard, jusqu'à sa mort.

 

En octobre 1939, il est correspondant de guerre pour le journal Gringoire. C'est une expérience assez difficile à expliquer: quand on a écrit dans le Canard enchaîné et dans L'Homme Libre, comment se retrouve-t-on chez Gringoire ? Sa collaboration à Gringoire cesse d'ailleurs en septembre 1941,quand le ton antisémite s’impose dans le journal. Cela paraît quand même assez tardif.

 

Dès lors et surtout depuis 1942, il vivra à CASSIS et, caché, dans d’autres villages de la région pour échapper à la Gestapo. Cela le dédouane quand même de son aventure chez Gringoire.

------------------------------------------------------------------

  

2226086005

L’auteur raconte par le menu tout ce qui fait la vie d'un poilu, en montrant tout ces petits riens qui permettent au soldat de tenir. Il s'attache surtout à parler des copains: le rouge en perpétuelle rébellion, le religieux, les paysans, les chti, les titis parisiens. Tous ceux là partagent tout, s’engueulent et vivent ensemble joyeusement.

L’auteur nous amène à toucher l’horreur de la Grande Guerre : les bombardements, les gaz, les blessés et les morts. Les croix de bois s’amoncellent dans cette terre de France retournée et labourée par les obus. On se bat sans trop savoir pourquoi, pour un bout de boyau, pour une butte sans arbre, pour quelques mètres de terrain continuellement perdu puis regagné...

Jusqu’à sa mort, il est également une figure emblématique des Anciens combattants, dont il assure la présidence non pour glorifier la guerre, mais pour garder la mémoire de ceux qui l’ont faite malgré eux.

-------------------------------------------------------------------

 BIBLIOGRAPHIE

  • La Machine à finir la guerre (avec Régis Gignoux), Albin Michel, 1917
  • Les Croix de bois, Albin Michel, 1919 (Prix Fémina-Vie Heureuse, 1919)
  • Le Cabaret de la belle femme, Édition française illustrée, coll. "Collection littéraire des romans fantaisistes", 1919
  • Les Veillées du Lapin agile, 1920
  • Saint Magloire, Albin Michel, coll. "Le roman littéraire", 1922
  • La Boule de gui, Éditions de la Banderole, 1922 (Illustrations de André Dunoyer de Segonzac)
  • Le Réveil des morts, Albin Michel, 1923
  • La Dernière Relève, Durassié, in Beaux contes (Les) illustrés. n°4, novembre, 1924
  • Montmartre, mon pays, Les Artisans imprimeurs, 1925
  • Le Cadastre littéraire, ou une heure chez M. Barrès, Emile-Paul, 1925
  • Sur la route mandarine, Albin Michel, 1925
  • Partir…, Albin Michel, 1926
  • Le promeneur nocturne, A la Cité des livres, coll. "Les Familiers de la Cité des livres", 1926
  • La Caravane sans chameaux, Albin Michel, 1928
  • Souvenirs et réflexions sur les "Croix de bois", Les Nouvelles littéraires (Novembre-décembre), 1928.
  • Écrit sur l'herbe, Cahiers libres, 1928
  • Écrit sur le sable, Cahiers libres, 1928
  • Souvenirs sur Les Croix de bois, A la cité des livres, 1929
  • A la recherche de Baranavaux, Fournier, coll. "de l'Ancre", 1929
  • Marcel Prévost,... Francis de Croisset,... Joseph de Pesquidoux,... Le Jasmin d'argent, A. Sauriac, 1929
  • Chez les beautés aux dents limées, Laboratoires Martinet, 1930
  • Entre le ciel et l'eau, Crès, 1930 (Illustrations de Eugène Corneau)
  • Le Château des brouillards, Albin Michel, 1932
  • Deux amateurs de peinture, F. Paillart, coll. "Les Amis d'Edouard", 1932
  • Si c'était vrai?, Albin Michel, 1934
  • La Corde au cou, in Gringoire n°354, 16 août 1935
  • Quand j'étais montmartrois, Albin Michel, 1936
  • Vive la liberté!, Roland Dorgelès, Albin Michel, 1937
  • Le dernier moussem, Les laboratoires Deglaude, 1938 (Illustations de Debax) [1]
  • Frontières. Menaces sur l'Europe, Albin Michel, 1938
  • L'Esprit montmartrois avant la guerre, Laboratoires Carlier, 1939 (Illustrations de Dignimont)
  • Retour au front, Albin Michel, 1940
  • Sous le casque blanc, Éditions de France, 1941
  • Route des tropiques, Albin Michel, 1944
  • Carte d'identité. Récit de l’Occupation, Albin Michel, 1945
  • Vacances forcées, 1945
  • Bouquet de Bohème, Albin Michel, 1947
  • Au beau temps de la Butte, Nouvelle librairie de France, 1949 (Illustrations de Van Dongen)
  • Bleu horizon, Albin Michel, 1949
  • Portraits sans retouche, Albin Michel, 1952
  • Dufy, Louis Carré, 1953
  • Le Tombeau des poètes. 1914-1918, Vialetay, 1954 (Illustrations de André Dunoyer de Segonzac)
  • Tout est à vendre, Albin Michel, 1956
  • La Drôle de guerre, Albin Michel, 1957
  • Promenades montmartroises, Vialetay/Trinckvel, 1960 (Illustrations de André Dignimont)
  • A bas l'argent!, Albin Michel, 1965
  • Lettre ouverte à un milliardaire, Albin Michel, coll. "Lettre ouverte", 1967
  • La Banane empoisonnée, 1967
  • Le Marquis de la Dèche, Albin Michel, 1971
  • Images, Albin Michel, 1975 (ISBN 2-226-00226-X)
  • Je t'écris de la tranchée, Albin Michel, 2003 (ISBN 2-226-14187-1) [2]
  • Mon chasseur d'éléphants, Brunier-Bayer
  • Voyage de noce, Brunier-Bayer
  • La Vérité sur le communisme (avec Walter Citrine et M. Yvon).

18:01 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/09/2009

AWANS: DERNIERES NOUVELLES DE LA FNC.

FNC "AWANS=BIERSET"

 DERNIERES INFORMATIONS:

Voici quelques dernières informations:

  • le vendredi 04 septembre, nous participerons, à FLEMALLE - TRIXHES, à l'hommage annuel de l'armée secrète;
  • lors de la dernière assemblée générale, il a été décidé, à l'unanimité, de ne point modifier la dénomination ni la couverture géographique de la section;
  • la cotisation annuelle a été fixée à 10 €;
  • nous avons reçu une réponse de Monsieur l'Abbé LEROY: cette année, une messe sera encore dite à AWANS, à 10H00;
  • une carte de soutien a été mise en vente.

 

 

16:55 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/08/2009

FORT DE LONCIN, LE 15 AÔUT 2009.

CEREMONIES DU 15 AOÛT 2009 AU FORT DE LONCIN.

Comme les années précédentes, la FNC et la FNAPG "AWANS-BIERSET" était présente aux cétémonies du 15 août.

SDC10080 [Desktop Resolution]
Nous avons pris quelques photos:

SDC10084 [Desktop Resolution]

SDC10085 [Desktop Resolution]

SDC10091 [Desktop Resolution]

SDC10092 [Desktop Resolution]

SDC10093 [Desktop Resolution]

SDC10094 [Desktop Resolution]

19:11 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/08/2009

VISE: VISITE DU "MUSEE DU 6 JUIN".

VISE:

 MUSEE (PRIVE) DU  JUIN.

Nous avons visité le petit musée privé consacré,essentiellement, au débraquement et à la Libération.

Précédemment, sur ce blog, vous avez pu voir un extrait du Journal LA MEUSE y consacré.

Bien sûr, ce n'est pas le "Mémorial de CAEN". Le concepteur n'en a pas la prétention. C'est peut-être mieux ainsi: cela vient du coeur et cela se sent !

Voici quelques photos prises au hasard:DSC05088 [Desktop Resolution]

 DSC05089 [Desktop Resolution]

DSC05091 [Desktop Resolution]

DSC05093 [Desktop Resolution]

DSC05094 [Desktop Resolution]

DSC05096 [Desktop Resolution]

DSC05097 [Desktop Resolution]

DSC05099 [Desktop Resolution]

DSC05101 [Desktop Resolution]

DSC05102 [Desktop Resolution]

17:39 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/08/2009

ANDENNE: CARTE SOUVENIR.( Inauguration du Cimetière des Fusillés )

cpa0087

15:58 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |