04/09/2009

FNC "AWANS - BIERSET ": A LA COMMEMORATION AU REFUGE "SAUMON".

NOUS ETIONS PRESENTS A LA COMMEMORATION DE L'ARMEE SECRETE ("REFUGE SAUMON")

Nous etions d'abord à FLEMALLE (TRIXHES) pour le 65° anniversaire de l'exécution de trois membres de l'Armée Secrète.

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On commence à se mettre en place.

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Les enfants des écoles étaient présents.

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Un de nos portes drapeaux.

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Quelques photos des dépôts de fleurs.

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Dépôt des fleurs par les enfants.

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Salut des drapeaux pendant l'exécution de l'hymne national.

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Le monument fleuri après la manifestation.

Après la réception par l'Administration Communale de FLEMALLE, une seconde cérémonie s'est déroulée à la base de BIERSET.

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En chaise roulante, la soeur d'un des fusillés de BIERSET

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03/09/2009

ROLAND DORGELES: AUTRE ECRIVAIN MARQUE PAR LA GUERRE DE 14/18.

ROLAND DORGELES: AUTRE ECRIVAIN MARQUE PAR LA GUERRE DE 14/18.

Roland DORGELES

Pseudonyme de Roland LECAVELE

Né à AMIENS en 1885, décédé en 1973.

Après Georges DUHAMEL, Robert VIVIER et Jean TOUSSEUL, voilà un autre écrivain qui restera marqué jusqu'à la fin de ses jours par son expérience de la guerre de 14/18.

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Roland LECAVELE naît à AMIENS dans une famille de pure souche picarde. Ses parents s'entendent difficilement. Son père est « dans le commerce » mais apparemment les affaires marchent difficilement. La famille est amenée à faire plusieurs déménagements. Le jeune Roland se réfugie dans les livres et il en est profondément marqué.

 

Roland devient journaliste en 1904 et prend le pseudonyme de DORGELES en 1907. Il écrit des articles pour divers journaux ou revues: « Messidor », « Paris-Journal », « Comoedia », « Fantasio » et le journal de Georges CLEMENCEAU « L'Homme Libre ».

 

Avant la guerre de 14/18, il mène une vie de bohème qui est loin de préfigurer l'écrivain sérieux qu'il deviendra après cette tragique expérience. Il semble surtout survivre grâce au soutien financier de ses parents. Il fréquente le quartier de Montmartre où il a comme compères des gens qui deviendront également célèbres: MAC ORLAN, Max JACOB, André SALMON, Guillaume APPOLINAIRE, UTRILLO.

 

Il se signale par ses canulars. Son canular le plus célèbre reste celui du faux peintre BORONALI. DORGELES accrocha un pinceau à la queue d'un âne, en sorte qu'il barbouille de diverses couleurs une toile qui fut intitulée Coucher de soleil sur l'Adriatique et signée BORONALI. Le tableau a été exposé au Salon des Indépendants en 1910 où il recueillit un certain succès avant que DORGELES n'en révèle l'origine ( BORONALI étant l'anagramme d'ALIBORON, nom donné aux ânes par LA FONTAINE ). Cela à la plus grande confusion des spécialistes. Nous sommes donc loin des ouvrages sérieux d'après 1918 !

 

En 1910, DORGELES s'éprend d'une jeune femme rencontrée à la revue "FANTASIO", Madeleine BORGEAUD. Nous verrons l'influence de cette rencontre sur l'écrivain plus tard. Influence imprévue, importante mais combien tragique !

 

En 1914, bien que réformé, il s'engage contre l'avis de ses parents et de son amie Madeleine. Il est d'abord enrôlé dans un régiment d'infanterie où il obtiendra ses galons de caporal. En 1915, il rejoint l'aviation et devient instructeur.

 

Il s'efforce de garder le moral. Il prend des notes pour ce qui deviendra « Les Croix de Bois ». Ce roman, qui marque bien la rupture pour DORGELES avec sa légèreté d'avant-guerre, paraît en 1919 et rate de peu le prix GONCOURT de cette année-là. Mais il obtient néanmoins un grand succès de lecture. Le prix FEMINA lui sera accordé. Cette oeuvre marquera le restant de sa vie.

 

Entretemps, il est entré au « CANARD ENCHAÎNE ». Il publie dans ce journal un roman satirique intitulé « La machine à finir la guerre ». Il écrit des articles dans la même veine et dans le même journal entre 1917 et 1920. Les profiteurs de guerre, les planqués de l'arrière, les députés, les forces de police sont sa cible ainsi que ceux qui tentent de diaboliser les bolcheviques.

Mais, sur le plan personnel, la guerre fut la cause d'une grande désillusion: son amie Madeleine le trompe et ils rompent leur relation. Il en conçut un très grand chagrin et cela le marquera jusqu'à la fin de ses jours. Au soir de sa vie, lors d'une émission de télévision, il en fit encore état avec beaucoup d'émotion.

Cela déterminera aussi, en partie, sa façon d'interpréter la guerre. Pour lui, cette trahison était le symbole de l'indifférence que beaucoup de compatriotes avaient éprouvée pendant la guerre vis à vis des combattants. Selon lui, nombreux avaient été les combattants qui, après l'Armistice, s'étaient séparés ou avaient divorcés. Cette plaie aurait été volontairement cachée parce qu'elle allait à l'encontre de l'idée d'une FRANCE entièrement dévouée à ses poilus. Mais peut-être a-t-il vu ce problème à travers le prisme déformant de son expérience personnelle.

En 1922, il emménage avec Hania qu'il épousera. Celle-ci décèdera en 1960. Tous deux ont soif de voyages. Fin 1923, ils découvrent l’Indochine. En 1932, Dorgelès voyage en Afrique du Nord. En 1936, Roland et Hania sont en Russie.

 

En 1929, il deviendra membre de l'Académie GONCOURT qu'il présidera plus tard, jusqu'à sa mort.

 

En octobre 1939, il est correspondant de guerre pour le journal Gringoire. C'est une expérience assez difficile à expliquer: quand on a écrit dans le Canard enchaîné et dans L'Homme Libre, comment se retrouve-t-on chez Gringoire ? Sa collaboration à Gringoire cesse d'ailleurs en septembre 1941,quand le ton antisémite s’impose dans le journal. Cela paraît quand même assez tardif.

 

Dès lors et surtout depuis 1942, il vivra à CASSIS et, caché, dans d’autres villages de la région pour échapper à la Gestapo. Cela le dédouane quand même de son aventure chez Gringoire.

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L’auteur raconte par le menu tout ce qui fait la vie d'un poilu, en montrant tout ces petits riens qui permettent au soldat de tenir. Il s'attache surtout à parler des copains: le rouge en perpétuelle rébellion, le religieux, les paysans, les chti, les titis parisiens. Tous ceux là partagent tout, s’engueulent et vivent ensemble joyeusement.

L’auteur nous amène à toucher l’horreur de la Grande Guerre : les bombardements, les gaz, les blessés et les morts. Les croix de bois s’amoncellent dans cette terre de France retournée et labourée par les obus. On se bat sans trop savoir pourquoi, pour un bout de boyau, pour une butte sans arbre, pour quelques mètres de terrain continuellement perdu puis regagné...

Jusqu’à sa mort, il est également une figure emblématique des Anciens combattants, dont il assure la présidence non pour glorifier la guerre, mais pour garder la mémoire de ceux qui l’ont faite malgré eux.

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 BIBLIOGRAPHIE

  • La Machine à finir la guerre (avec Régis Gignoux), Albin Michel, 1917
  • Les Croix de bois, Albin Michel, 1919 (Prix Fémina-Vie Heureuse, 1919)
  • Le Cabaret de la belle femme, Édition française illustrée, coll. "Collection littéraire des romans fantaisistes", 1919
  • Les Veillées du Lapin agile, 1920
  • Saint Magloire, Albin Michel, coll. "Le roman littéraire", 1922
  • La Boule de gui, Éditions de la Banderole, 1922 (Illustrations de André Dunoyer de Segonzac)
  • Le Réveil des morts, Albin Michel, 1923
  • La Dernière Relève, Durassié, in Beaux contes (Les) illustrés. n°4, novembre, 1924
  • Montmartre, mon pays, Les Artisans imprimeurs, 1925
  • Le Cadastre littéraire, ou une heure chez M. Barrès, Emile-Paul, 1925
  • Sur la route mandarine, Albin Michel, 1925
  • Partir…, Albin Michel, 1926
  • Le promeneur nocturne, A la Cité des livres, coll. "Les Familiers de la Cité des livres", 1926
  • La Caravane sans chameaux, Albin Michel, 1928
  • Souvenirs et réflexions sur les "Croix de bois", Les Nouvelles littéraires (Novembre-décembre), 1928.
  • Écrit sur l'herbe, Cahiers libres, 1928
  • Écrit sur le sable, Cahiers libres, 1928
  • Souvenirs sur Les Croix de bois, A la cité des livres, 1929
  • A la recherche de Baranavaux, Fournier, coll. "de l'Ancre", 1929
  • Marcel Prévost,... Francis de Croisset,... Joseph de Pesquidoux,... Le Jasmin d'argent, A. Sauriac, 1929
  • Chez les beautés aux dents limées, Laboratoires Martinet, 1930
  • Entre le ciel et l'eau, Crès, 1930 (Illustrations de Eugène Corneau)
  • Le Château des brouillards, Albin Michel, 1932
  • Deux amateurs de peinture, F. Paillart, coll. "Les Amis d'Edouard", 1932
  • Si c'était vrai?, Albin Michel, 1934
  • La Corde au cou, in Gringoire n°354, 16 août 1935
  • Quand j'étais montmartrois, Albin Michel, 1936
  • Vive la liberté!, Roland Dorgelès, Albin Michel, 1937
  • Le dernier moussem, Les laboratoires Deglaude, 1938 (Illustations de Debax) [1]
  • Frontières. Menaces sur l'Europe, Albin Michel, 1938
  • L'Esprit montmartrois avant la guerre, Laboratoires Carlier, 1939 (Illustrations de Dignimont)
  • Retour au front, Albin Michel, 1940
  • Sous le casque blanc, Éditions de France, 1941
  • Route des tropiques, Albin Michel, 1944
  • Carte d'identité. Récit de l’Occupation, Albin Michel, 1945
  • Vacances forcées, 1945
  • Bouquet de Bohème, Albin Michel, 1947
  • Au beau temps de la Butte, Nouvelle librairie de France, 1949 (Illustrations de Van Dongen)
  • Bleu horizon, Albin Michel, 1949
  • Portraits sans retouche, Albin Michel, 1952
  • Dufy, Louis Carré, 1953
  • Le Tombeau des poètes. 1914-1918, Vialetay, 1954 (Illustrations de André Dunoyer de Segonzac)
  • Tout est à vendre, Albin Michel, 1956
  • La Drôle de guerre, Albin Michel, 1957
  • Promenades montmartroises, Vialetay/Trinckvel, 1960 (Illustrations de André Dignimont)
  • A bas l'argent!, Albin Michel, 1965
  • Lettre ouverte à un milliardaire, Albin Michel, coll. "Lettre ouverte", 1967
  • La Banane empoisonnée, 1967
  • Le Marquis de la Dèche, Albin Michel, 1971
  • Images, Albin Michel, 1975 (ISBN 2-226-00226-X)
  • Je t'écris de la tranchée, Albin Michel, 2003 (ISBN 2-226-14187-1) [2]
  • Mon chasseur d'éléphants, Brunier-Bayer
  • Voyage de noce, Brunier-Bayer
  • La Vérité sur le communisme (avec Walter Citrine et M. Yvon).

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02/09/2009

AWANS: DERNIERES NOUVELLES DE LA FNC.

FNC "AWANS=BIERSET"

 DERNIERES INFORMATIONS:

Voici quelques dernières informations:

  • le vendredi 04 septembre, nous participerons, à FLEMALLE - TRIXHES, à l'hommage annuel de l'armée secrète;
  • lors de la dernière assemblée générale, il a été décidé, à l'unanimité, de ne point modifier la dénomination ni la couverture géographique de la section;
  • la cotisation annuelle a été fixée à 10 €;
  • nous avons reçu une réponse de Monsieur l'Abbé LEROY: cette année, une messe sera encore dite à AWANS, à 10H00;
  • une carte de soutien a été mise en vente.

 

 

16:55 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/08/2009

FORT DE LONCIN, LE 15 AÔUT 2009.

CEREMONIES DU 15 AOÛT 2009 AU FORT DE LONCIN.

Comme les années précédentes, la FNC et la FNAPG "AWANS-BIERSET" était présente aux cétémonies du 15 août.

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Nous avons pris quelques photos:

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30/08/2009

VISE: VISITE DU "MUSEE DU 6 JUIN".

VISE:

 MUSEE (PRIVE) DU  JUIN.

Nous avons visité le petit musée privé consacré,essentiellement, au débraquement et à la Libération.

Précédemment, sur ce blog, vous avez pu voir un extrait du Journal LA MEUSE y consacré.

Bien sûr, ce n'est pas le "Mémorial de CAEN". Le concepteur n'en a pas la prétention. C'est peut-être mieux ainsi: cela vient du coeur et cela se sent !

Voici quelques photos prises au hasard:DSC05088 [Desktop Resolution]

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17/08/2009

ANDENNE: CARTE SOUVENIR.( Inauguration du Cimetière des Fusillés )

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JEAN TOUSSEUL: ECRIVAIN BELGE MARQUE PAR LA GUERRE DE14/18

JEAN TOUSSEUL

Pseudonyme d'Olivier DEGEE.
Landenne-sur-Meuse 07.12.1890 - Seilles 09.02.1944.

Voilà après Georges DUHAMEL et Robert VIVIER, un autre écrivain profondément, et même cruellement, marqué par la guerre de 14/18.

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Olivier DEGEE naît le 7 décembre à LANDENNE-SUR-MEUSE. Son père est ouvrier aux fours  à zinc de SCLAIGNEAUX. Il a un frère qui mourra avant lui, en 1936.

En 1895, la famille déménage à SEILLES. SEILLES qu'il baptisera plus tard «le village gris». Bien que SEILLES ne soit éloigné de son village natal que de quelques kilomètres, il supporte mal le changement aussi bien psychologiquement que physiquement.

La vie ne sera pas tendre pour Olivier DEGEE. On peut dire que ce sera un « écorché vif ».

Il entame des études primaires souvent contrariées par une santé fragile. Manifestement le déménagement ne lui pas fait du bien: LANDENNE est une localité rurale, tandis que SEILLES est un gros bourg avec une industrie de la pierre qui provoque beaucoup de poussière. C'était encore vrai il y a seulement une vingtaine d'années. Les toits des maisons et les façades étaient gris de poussière de chaux.

En 1902, il entre à l'Ecole Moyenne de l'Etat à ANDENNE. La maladie interrompt ses études en 1904. Mais le goût des études ne l'a jamais quitté: abonné assidu de la bibliothèque du village, il y découvre de quoi satisfaire sa curiosité. Il montre un inlassable bonheur d'apprendre.

Son nom a été attribué à l'Athénée Royal d'ANDENNE, qui a succédé à l'Ecole Moyenne.

Assoiffé de connaissances,il étudie en autodidacte. Il lit énormément: des auteurs latins et grecs, mais aussi ROUSSEAU, TOLSTOÏ et Romain ROLLAND. Il se passionne pour diverses sciences, de l'anthropologie à la sociologie, de l'astronomie à la botanique.

Néanmoins, la nécessité de gagner sa vie le transforme en garçon de laboratoire, ouvrier dans les carrières de SEILLES, peseur, payeur, comptable, notamment. Il devient aussi journaliste pour une gazette locale:curieusement, il y est le spécialiste des comptes rendus des courses cyclistes.

Olivier DEGEE est décidément poursuivi par la malchance: en 1912, son père décède.

Il épouse Magdeleine HUBEAUX, dont il aura une fille, Yvette.

La guerre de 14/18 le marquera cruellement à divers titres. Tout d'abord, son état de santé l'a tenu à l'écart de la vie militaire. On peut s'imaginer que cela n'était pas toujours bien vu dans le voisinage ( un « planqué » ) ! En août 1914, les hommes de sa belle-famille sont victimes du massacre perpétré à ANDENNE par les troupes allemandes. Il parviendra à s'enfuir, échappant ainsi à la rafle commise à ANDENNE. ( On peut voir la plaque apposée à un mur de façade, Place des Tilleuls à ANDENNE ). Il écrit quelques articles pacifistes. Cela lui vaut la prison en décembre 1918: il est injustement accusé de propagande défaitiste. Mais il est libéré quelques mois plus tard, complètement blanchi. Il a bénéficié d'une grande campagne de solidarité à laquelle ont pris part plusieurs écrivains.

C'est pendant la guerre, en 1916, qu'il décide de se consacrer à une activité littéraire à temps plein. A ce moment, il prend le pseudonyme de «  Jean TOUSSEUL ». Le pseudonyme choisi révèle une bonne partie de sa psychologie. Je l'ai dit plus haut: un « écorché vif »!

Son premier roman «  La Mort de Petite Blanche », biographie du traîne misère Pierre Muraille, le fait connaître. Il est lu, apprécié. Les prix récompensent cet artisan de la plume. Insensible aux honneurs, il se réjouit « de voir que les hommes et les femmes de WALLONIE, petits et grands, s'intéressent, comme lui, aux autres hommes de WALLONIE, ceux du passé, ceux des vieux métiers, les carriers, les potiers... »

1920-1922 : Il quitte son épouse et se met en ménage avec Mathilde BRIAMONT. Le fiancé de celle-ci ouvre le feu sur lui, à Liège, dans un café, et blesse mortellement un client. Cette année, La mélancolique aventure paraît, avec une préface de BARBUSSE. ( Un autre écrivain marqué par la guerre ).

Jean TOUSSEUL mène alors une activité politique. Habitant à Bruxelles, il est candidat du Parti Ouvrier Belge à la Chambre et employé au Syndicat national du personnel des Chemins de fer. Il collabore à plusieurs journaux et revues, dont « LA WALLONIE ».

Mais ses activités de politicien et de journaliste engagé tournent court. Pour quelles raisons ? Manquait-il de suite dans les idées ? N'était-ce qu'un velléitaire ? Avait-il l'esprit trop indépendant ? Ou son état de santé ?

Mais, à partir de 1926, il se consacre exclusivement à la littérature comme nous verrons dans la bibliographie. Il devient un écrivain reconnu, publié à PARIS et lauréat de plusieurs prix de littérature. Ce sera un écrivain très prolixe, publiant volume sur volume.

La guerre de 40/45 lui sera fatale. Comme pacifiste convaincu, cela lui provoquera une grande désillusion.

D'autant plus qu'en 1943, il est approché pour adhérer à deux associations d'obédience nazie. Cela le perturbera très fort. Il ne le supportera pas et fera à nouveau une grave dépression.

Atteint d'une affection pulmonaire, il décède, à SEILLES, le 9 février. Il a à peine 53 ans...

BIBLIOGRAPHIE:

- La mort de petite Blanche, 1918-

La mélancolique aventure. 1920.

La cellule 158, (1924).

- Le village gris (Jean Clarambaux I), Ed.

- La parabole du Franciscain, 1928.

- Au bord de l'eau, 1930.

- Le retour (Jean Clarambaux II), 1930.

- L'éclaircie (Jean Clarambaux III) 1931

- Geneviève de Brabant, 1931.

- Silhouettes et croquis, Liège, 1932

- La rafale (Jean Clarambaux IV) 1933.

- Humbles visages, , 1933.

- Les oiseaux de passage, 1934.

- Lutins, 1935. .

- Le masque de tuIle, 1935

- La croix sur la bure,1935.

- Le testament (Jean Clarambaux V) 1935.

- L'épine blanche,1936 et 1939.

- La roche de la Mère-Dieu,1937.

- Almanach, 1937.

- Les cahiers de François Stiénon, 1938.

- Tablettes, 1938.

- La cité fortifiée (Le cahier de François Stiénon II), 1939.

- Feuillets rustiques, 1939.

- Le livre de raison (Le cahier de François Stiénon III), 1939.

- La dame de la tour, , 1940 et 1943.

- Vieilles images, 1940.

- Méditations sur la guerre,1942.

- Le bois sacré, 1943

 

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