16/11/2009

AWANS, le 11 novembre 2009: Discours du Bourgmestre, André VRANCKEN.

 

AWANS, LE 11 NOVEMBRE 2009:

DISCOURS DU BOURGMESTRE, André VRANCKEN.

Chers amis, Chers citoyens,

Il y a précisément 91 ans, le bruit assourdissant des canons s'arrêtait enfin. Après plusieurs années de conflit, la paix pouvait enfin reprendre ses droits. Un tournant de l'histoire qu'il est impossible d'oublier.

D'ailleurs, votre présence ce matin autour du Monument aux Morts de notre commune atteste de l'importance de ce monument et de l'intérêt que nous portons tous à cette cérémonie du souvenir.

La Première guerre mondiale fut atroce et ses conséquences dramatiques. Malgré la raréfaction des témoins et des acteurs de ce conflit, son souvenir reste indélébile. Une période noire qui a néanmoins permis au sentiment patriotique de s'enraciner. Partout dans le Royaume, mais aussi dans l'Europe entière, les pensées de chacun seront tournées vers les victimes de cette guerre. Un conflit qui a néanmoins constitué l'un des terreaux les plus puissants ayant fondé notre nation. Un sentiment patriotique ayant pris naissance dans les profondeurs de la douleur puis dans la gloire de la victoire.

Mais n'oublions pas que cette guerre a surtout entraîné une multitude de souffrances individuelles. Rappelons-nous ces hommes généreux et pleins de courage qui vécurent l'enfer des tranchées, dans la boue, sous les bombes et la mitraille de l'ennemi. Mais n'oublions pas les femmes. Près de la ligne de front, elles soignaient les blessés et les mutilés. Les réconfortaient aussi dans des hôpitaux de fortune et ce, dans les pires conditions imaginables. Ce sont aussi les femmes qui se sont emparées des usines, quittant les champs ou les cultivant héroïquement pour notre pays;

Impossible ici de dresser la liste de tous les malheurs causés par cette effroyable guerre et ses combats acharnés. Toutes les familles de notre Royaume furent touchées. Toute l'Europe versa son quota de sang et de larmes.

Pourtant, vingt ans plus tard, tout recommençait. Loin de tirer les enseignements du passé, l'Europe recommençait à s'entredéchirer et s'entretuer pendant cinq longues années, le conflit gangrénant même encore une fois la planète entière.

Face à ce monument dressé à la mémoire de tous les Morts de toutes les guerres disputées pour la liberté de la Belgique, inclinons-nous avec émotion. Faisons preuve du plus grand respect pour celles et ceux qui ont donné leur vie pour un monde meilleur, qui ont lutté contre l'ennemi pour nous permettre de vivre en hommes libres. Non la nation ne les oublie pas.

Je remercie tous nos amis présents aujourd'hui pour cette cérémonie du souvenir, en particulier les Anciens Combattants qui, chaque année, nous accompagnent et auxquels nous rendons le plus vibrant des hommages.

Je vous remercie pour votre attention



( André VRANCKEN )

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15/11/2009

AWANS ET FOOZ: APRES-MIDI PATRIOTIQUE SCOLAIRE.

 

AWANS: APRES-MIDI PATRIOTIQUE POUR LES ECOLES.

 

Habituellement, la FNC «  AWANS-BIERSET » réserve l'après-midi du jour scolaire précédent l'Armistice aux écoles. Les années précédentes, les élèves rendent hommage au Monument aux Morts de la Place Communale.

Cette année, la FNC «  AWANS-BIERSET ET ENVIRONS » a voulu rendre cette célébration plus didactique et plus enrichissante pour les enfants avec le concours des directions des écoles. Celles-ci ont été conviées à la Pelouse d'Honneur au Cimetière d'AWANS. Elles ont répondu à l'appel en envoyant une importante délégation. Ce fut l'occasion de leur faire découvrir un souvenir patriotique dont la plupart sans doute ignorait l'existence ou sa signification.

Au nom de la section, le secrétaire, Pierre BEAUJEAN, a fait un petit exposé pour expliquer aux élèves l'historique de cette parcelle et sa signification symbolique. Le membre le plus âgé de la section FNC ( Monsieur Julien GILNAY ) avait tenu à être présent. Cette fidélité, c'est sans doute la plus belle leçon que les enfants retiendront. Après quoi, on a fait découvrir aux élèves le tombeau de Jules LAMARCHE, un volontaire de la Révolution belge de 1830.

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A FOOZ, après l'hommage au Monument aux Morts du Cimetière, le secrétaire de la FNC a également fait un petit exposé anecdotique aux enfants.

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10/11/2009

FNC "AWANS-BIERSET": DISCOURS DE L'ARMISTICE ( Pierre BEAUJEAN )

 

COMMEMORATION DE L'ARMISTICE 2009: DISCOURS.

 

Voici la lettre d'un jeune soldat français à son épouse, datée du 11 novembre 1918, à 11 heures du matin:


« Ma chère bien-aimée pour la vie, tout est fini. La paix est signée - on ne tue plus – le clairon sonne le cessez-le -feu. Je suis à OMONT dans les Ardennes; je pars à l'instant pour la frontière. T'en fais plus: je suis maintenant hors de danger. Ne peux écrire plus longuement aujourd'hui.

Meilleure caresse à vous tous. A toi, bon baiser et à bientôt. » ( Marius )


C'était il y a 91 ans, à quelques jours près, ce moment tellement attendu, des deux côtés du front, où fut signée l'armistice de la Première Guerre Mondiale.


Seulement, voilà, d'août 1914 à novembre 1918, en 52 mois de conflit: 9400000 personnes sont mortes, tuées, soit 6000 par jour dans cette guerre que les historiens ont qualifiée de « totale ».


« Totale » car 14/18 a été la première guerre à impliquer autant de nations sur une partie importante du monde. Le monde verra pire en 40/45!


« Totale » aussi parce qu'on n'avait jamais atteint une telle aberration dans l'acharnement guerrier. Pour la première fois s'estompera la distinction entre civil et militaire. Il ne fallait pas seulement vaincre une armée, il fallait aussi terroriser les civils et les mettre au pas. Vingt ans plus tard, on passera à l'élimination physique.


« Totale » aussi parce pour la première fois apparaît la notion de guerre industrielle, de guerre scientifique, de guerre technologique. Mais que, aussi, simultanément, subsistaient les moyens et les méthodes du passé: pendant quatre ans, deux camps se sont opposés dans des tranchées boueuses, à quelques dizaines de mètres de distance. Les soldats y ont vécu l'enfer: combats au corps-à-corps, gazages, tirs d'artillerie, attaques au lance-flamme avec la fumée des bombardements qui recouvre tout.


La guerre s'est déroulée dans les terres agricoles les plus riches de France et de Belgique. Les campagnes opulentes ont été transformées en un désert de boue, avec une végétation saccagée.


Notre « Marius » dont j'ai lu la lettre tantôt était un homme heureux. Pour lui la guerre était finie... et il était toujours en vie et entier. Mais combien de ses compagnons ne sont pas rentrés chez eux portant des traces indélébiles: bras ou jambes arrachés, « gueules cassées », poumons brûlés, yeux aveuglés...Oubliez les films sur le sujet: ceux-ci sont des contes d'enfants à côté de la réalité.


Mais tous sont rentrés avec des meurtrissures morales. Pour comprendre ces meurtrissures, je vous livre un extrait du livre « La Plaine Etrange » de Robert VIVIER, grand écrivain liégeois et figure éminente de l'Université de Liège, engagé volontaire en 1914 et résistant durant la guerre 40/45:


« Ce qu'il faut que je dise aussi, parce que cela a crié et saigné en moi, c'est que sur le fantassin a pesé le plus lourdement le dilemme proposé par la guerre à la conscience de l'homme! Tuer, ou faillir à son devoir...Il fut le seul qui dut regarder ses mains rouges. »


VIVIER ne fut pas le seul écrivain marqué par la guerre. D'autres ont apporté leur témoignage vécu, pathétique, impérissable: DORGELES, BARBUSSE, GENEVOIX, GUEHENNO, DUHAMEL...Comme la guerre de 40/45 nous donnera des témoignages d'écrivains sur la résistance, l'occupation et les camps


Cette guerre a été suivie de la Seconde Guerre Mondiale, puis par de multiples conflits hélas trop longs à énumérer. Maintenant la guerre a changé de forme: les Etats doivent lutter contre un ennemi invisible: le terrorisme.


Aujourd'hui, la Première Guerre Mondiale peut sembler bien éloignée, si bien que certains s'interrogent sur la nécessité de cette célébration. Nous devons plus que jamais réaffirmer la nécessité du souvenir, la nécessité de préserver le devoir de mémoire.


La mémoire doit être une mémoire agissante. S'il y a bien une leçon à retenir, c'est celle de la paix et de la fraternité. Cette mémoire doit nous guider dans nos choix civiques. Elle doit nous prémunir des tentations qui hantent notre époque: l'extrêmisme, l'indifférence, l'égocentrisme, l'intolérance, la défiance, la recherche forcenée de l'avantage individuel. Ce sont là les plaies d'aujourd'hui et les ferments des haines de demain.

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09/11/2009

ANGLEUR ( PERALTA ): Commémoration du 08 novembre 2009 ( POSTIERS LIEGEOIS )

 

OEUVRE DES POSTIERS LIEGEOIS: COMMEMORATION DE L'ARMISTICE.

 

Dimanche 8 novembre, l'Oeuvre des Postiers liégeois a organisé sa cérémonie d'annuelle d'hommage aux Postiers qui ont perdu la vie à l'occasion des deux guerres mondiales.


A cette occasion, une messe a été célébrée en l'église d'ANGLEUR. Elle a été suivie d'une cérémonie civile au Château de PERALTA à ANGLEUR. C'est là, en effet, que la stèle commémorative qui se trouvait précédemment dans le péristyle du bureau de LIEGE 1 a été transférée.


Lors de la messe et à l'occasion de son discours à PERALTA, le Président de l'Oeuvre a surtout insisté sur les leçons que l'on devait chercher dans les témoignages écrits sous le feu pendant les conflits, qu'il s'agisse des lettres et carnets des soldats ou des oeuvres des écrivains combattants. Il a, entre autres, cité le témoignage de Robert VIVIER.

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19:11 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

08/11/2009

OEUVRE DES POSTIERS LIEGEOIS: DISCOURS DU PRESIDENT (PIERRE BEAUJEAN) A L'EGLISE D'ANGLEUR.

 

OEUVRE DES POSTIERS LIEGEOIS: DISCOURS A L'EGLISE, LE 08.11.2009

 

L'histoire n'est pas sereine. L'histoire du monde, et plus singulièrement de l'Europe, n'est pas une histoire sainte. C'est une histoire tragique, pleine de hurlements, de charrois guerriers, de charniers, de supplices.


La tragédie de 14/18 a causé plus de 9000000 de morts. Celle de 40/45, quatre ou cinq fois autant. Et il y a toutes les victimes des conflits qui ont eu lieu depuis 1945.


Les marchands d'images n'ont pas reculé devant le besoin d'en tirer profit. Il y a eu, certes, des films de bonne facture, d'authentiques recherches de vérité historique et humaine.


Mais, à quelques exceptions près, les centaines de films réalisés ne sont guère utiles au travail de mémoire. Au contraire, certains présentent comme des preux chevaliers des gens qui furent en réalité complices de crimes de guerre. On se souvient de « Paris brûle-t-il ? » ou du « Renard du désert »! D'autres comme « Il faut sauver le soldat Ryan » ne sont que de sinistres mises en scène. Comme si on pouvait mettre en scène la mort et la souffrance. Ne parlons pas du fameux « Survivre avec les loups », basé du premier mot jusqu'à la fin sur une mystification. Oublions les comiques troupiers qui transforment l'occupation et la vie de prisonnier en une période de grandes vacances, de « grande vadrouille ».


Regardons plutôt les témoignages écrits dans l'action: les lettres et les carnets des simples soldats ou les oeuvres des écrivains combattants. On est frappé par l'obsession du voisinage permanent avec la mort, par l'utilisation récurrente du verbe « tuer » qui hante les esprits. Je pense à cette lettre où un soldat français écrit ceci: « ...j'en ai descendus je ne sais combien, tu peux penser, nous n'étions qu'à quelques mètres, et je te jure qu'autant se montraient, autant tombaient... ».


J'avoue avoir été d'abord heurté. Puis je me suis dit: « Mon Dieu, quel pauvre homme ! S'il a réchappé et s'il a encore vécu 50 ou 60 ans, quel fardeau a-t-il dû porter dans son âme ! »


Pourtant, rien ne le prédisposait à tuer. C'était un homme bien pacifique. Il était épicier dans son petit village.

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07/11/2009

ANS ET ALLEUR: MONUMENTS COMMEMORATIFS.

ANS ET ALLEUR:

 PLAQUE ET STELE COMMEMORATIFS.

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Plaque placée sur le mur de l'école Pierre PERRET.

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Rue de la Vallée à ALLEUR: stèle commémorative dédiée à Everard de HARZIR.

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Pour illustrer, rien ne vaut le texte publié dans le Journal des Combattants de novembre 2009 par la section FNC de THIMISTER-CLERMONT:

" En beaucoup d'endroits, il subsiste des traces des deux grandes guerres, sous la forme de stèles et monuments commémoratifs. Ils ont, pour la plupart, été érigés en des endroits privilégiés, au centre de nos viles et de nos villages, et s'imposent pour raviver la mémoire au fur et à mesure du temps qui passe. Il en est par contre d'autres qui se dressent en des endroits plus discrets, et qui témoignent de certains évènements locaux impliquant parfois des hommes et des femmes qui se sont illustrés, non pas pour entrer dans l'histoire, mais parce qu'ils ont voulu accomplir leur devoir jusqu'au bout.

...

Nous sommes tpoujours étonnés de constater que ces stèles, parfois tout-à-fait isolées dans la nature, continuent à être entretenues; il n'est pas rare qu'un bouquet ou un petit parterre de fleurs ornent les lieux. c'est en quelque sorte la preuve que le devoir de reconnaissance est encore bien accompli. on ne peut toutefois s'empêcher de penser qu'il arrivera peut-être un jour où ces stèles  et monuments, vestiges du passé, seront progressivement délaissés, non pas par manque d'intérêt, mais par manque  de connaissance de la part des générations futures. en effet, ces stèles et monuments sont comme des livres dans une bibliothèque: à quoi sert-il de les répertorier et de les ranger si on ne donne pas le goût de la lecture et l'envie de se plonger dans la lecture de ces livres ? "

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04/11/2009

SOUFFRANCE ET TRAVAIL.

 

LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL.


Ci-dessous, la reproduction d'un article de Philippe PETIT dans « MARIANNE » du 19 septembre 2009. Il est inspiré par les « épidémies » de suicides qui ont perturbé une grosse entreprise ex-publique française:

« Les sociologues et les cliniciens du travail n'ont eu de cesse de nous en alarmer depuis dix ans, si ce n'est pas plus...

Se reconnaître dans son activité, c'est cela l'alpha et l'oméga du travail. Les pythies de la fin du travail auront eu beau jeu de nous endormir en annonçant la fin du salariat. Le travail vivant mérite d'être défendu. Dans l'enfer des mobilités forcées et de la maltraitance organisée, le travail redevient une valeur. Non qu'il faille se passer de la gestion, mais elle ne doit pas devenir la pièce maîtresse de l'organisation du travail.

Travailler, en effet, c'est trouver des solutions. C'est se transformer soi-même, y compris dans l'effort. Ce n'est pas se satisfaire du travail prescrit. Or les partisans de la « gestion par objectifs » prétendent maîtriser la totalité du procès du travail. Ils aiment les chiffres et les courbes, pas les hommes. Le gestionnaire, en ce sens, est un adversaire du travail. Un médecin, pourtant, ne sera jamais un « producteur de soins ». Le travail ordinaire dans les services, comme à l'hôpital, sera toujours perturbé par des incidents, des imprévus, des pannes, des trouvailles.

Travailler, c'est d'abord le fait de travailler, cela suppose une activité gestuelle, un savoir-faire,une mobilisation de l'intelligence, une capacité à réagir à des situations. La fragilité a bon dos. Voilà ce que les suicidés de la société nous laissent entendre: ils ne veulent plus participer à un jeu de rôle. »

16:40 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg