26/07/2014

Combattants d'AWANS morts de le grippe espagnole.

Deux combattants d'AWANS victimes de la grippe espagnole.

Il s'agit de: 

* Achille MASSET, de FOOZ, caporal, mort à l'hôpital militaire de CALAIS, le 08/06/1918

* Renier LEJEUNE, de HOGNOUL, mort à l'hôpital militaire d'AUVOURS, le 26/10/1918

 

 

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Soldats canadiens se protégeant ( ? ) comme ils pouvaient !

La grippe de 1918, surnommée  « grippe espagnole », est due à une souche particulièrement virulente et contagieuse de grippe qui s’est répandue en pandémie de 1918 à 1919. Cette pandémie a fait de 20 à 40 millions de morts entre février 1918 et avril 1919 . ce serait la pandémie la plus mortelle de l’histoire dans un délai aussi court.

 

Ce nom « grippe espagnole » vient du fait que seule l’Espagn.e - non impliquée dans la Première Guerre mondiale - a pu, en 1918, publier librement les informations relatives à cette épidémie. Les journaux français parlaient donc de la « grippe espagnole » qui faisait des ravages « en Espagne » sans mentionner les cas français qui étaient tenus secrets pour ne pas faire savoir à l’ennemi que l’armée était affaiblie.

Apparemment originaire de Chine, le virus de 1918  a gagné rapidement les États-Unis, où le virus aurait muté pour devenir plus mortel (pour 3% des malades, contre moins de 1/1000 pour les autres épidémies de grippe). Elle devint alors une pandémie, à travers l’Europe, puis dans le monde entier par ses colonies.

 Elle se déroula essentiellement durant l’hiver 1918-1919, avec 1 milliard de malades, et 20 à 40 millions de morts, selon de premières estimations très imprécises fautes de statistiques établies à l’époque. 

En quelques mois seulement, elle fit  plus de victimes que la Première Guerre mondiale qui se terminait cette même année 1918, et certains pays seront encore touchés en 1919.

La progression du virus fut foudroyante : des foyers d’infection furent localisés dans plusieurs pays et continents à la fois en moins de 3 mois, et de part et d’autre des USA en sept jours à peine. Localement, deux, voire trois vagues se sont succédé, qui semblent liées au développement des transports par bateau et rail notamment, et plus particulièrement au transport de troupes. de la maladie aux États-Unis.

Cette théorie pourrait expliquer que les premiers cas français aient été bordelais, région de débarquement des navires en provenance d’outre-Atlantique.

Les services de santé militaires entreprennent de sensibiliser toutes les régions militaires sur les mesures prophylactiques à adopter, mais le corps médical est globalement impuissant à enrayer cette pandémie.

Les idées les plus folles circulent, notamment qu'elle serait l'oeuvre celle des bactériologistes de l'Empire allemand. Il faut dire que l'on avait été ébranlé par l'usage des gaz.

Il est incontestable aujourd’hui que la maladie a sévi chez tous les belligérants. Elle a frappé le camp allemand aussi durement que le camp des alliés. Les armées étaient affaiblies par quatre ans de guerre et par la pénurie alimentaire. Non seulement les combattants présentaient des organismes diminués mais l’air qu’ils respiraient restait pollué par les gaz asphyxiants.

D'autres théories aussi fumeuses firent leur apparition et persistent encore de nos jours: complot américain, usage maladroit des vaccins...

On sait maintenant que le foyer de cette épidémie s’est déclaré dans le Pas-de-Calais, dans le camp militaire d’Etaples,  fin 1916 déjà.

 

Ce vaste camp regroupait les soldats britanniques venus des quatre coins de l’Empire depuis l’Inde jusqu’au Canada. On imagine aisément comment à partir de là, cette grippe s’est répandue dans le monde entier -au fur et à mesure que les soldats rentrèrent dans leurs pays d'origine.

Les écrivains-combattants Louis BOUMAL et Guillaume APPOLINAIRE périrent, dans les derniers jours de la guerre, victimes de la "grippe espagnole".

 

AWANS 14-18.jpgVoir facebook: "AWANS, commémoration 14-18"

 

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21/07/2014

AWANS a fêté le 21 juillet.

AWANS:

La Fête Nationale a été célébrée à AWANS.

Ci-après, le discours prononcé, Place Communale, au monument aux Morts,

au nom de la FNC "AWANS-BIERSET" par le Secrétaire

Pierre BEAUJEAN.

 Un petit reportage photographique suivra très prochainement.

 

 

AWANS 14-18.jpg" Août 1914. Il y a bientôt cent ans éclatait la première guerre, d'abord appelée « européenne » puis « mondiale ». Dans nombre de localités de multiples commémorations rappelleront les souffrances des victimes, les massacres, les destructions, les villes et villages martyrs.

La Belgique, ses habitants et ses combattants furent durement concernés. Notre armée se trouvait pratiquement, en entier, à l'extérieur du pays. Contrairement aux combattants des autres armées, nos soldats étaient privés de tout contact, même épistolaire, avec leurs familles. Les autres soldats avaient au moins ce réconfort et pouvaient, parfois, bénéficier, de véritables périodes de repos. Les témoignages écrits après guerre par les écrivains-combattants décrivent bien l'état de dépression de nos soldats. Dépression qui n'empêchait pas les actes de courage et de dévouement. Les prisonniers de la seconde guerre vécurent à peu près la même situation.

Quant à la population belge, on doit se souvenir que notre pays fut, durant cette guerre, le seul pays complètement occupé par l'armée allemande. On peut, sans se tromper, dire que l'occupation de la Belgique fut pour l'Allemagne une véritable expérience en grandeur nature. L'organisation mise en place par l'occupant, on la retrouvera en 1940, mais à l'échelle de tout le continent.

Comment tous ont-ils pu tenir ? Tous ont connu le froid, la faim, la peur, la tristesse, les privations, les enfants notamment. En ébauche de réponse, on rappellera l'importance de la solidarité, du partage, de la vie associative, de l'entraide. Ces valeurs, retrouvées instinctivement, ont permis aux soldats, aux résistants, aux prisonniers, aux civils de tenir bon face à la force brutale de l'occupant, au régime de terreur imposé par celui-ci, à la répression. Ces valeurs ont aussi permis aux civils de tenir le coup contre la pénurie. De faire face au découragement. De résister aux menées de certains défaitistes ou collaborateurs. De s'opposer à l'audace de certains profiteurs qui voyaient dans la situation l'occasion de s'enrichir. Cela on le reverra aussi après 1940.

Heureusement, dans notre partie du monde, une guerre sanglante n'est plus à l'ordre du jour. Il n'est plus question de batailles. Il n'est plus question de résistance contre un occupant !

Toutefois, on se trouve face à un ennemi plus insidieux: le repli sur soi des communautés, le repli sur soi des individualités. A titre d'exemple, dans les entreprises, on pousse le personnel à la compétition ! Dans le sport, dans les écoles même, la saine émulation a fait place à la compétition. « Compétition », idée qui se rapproche fâcheusement de la notion de « rivalité ». Là est le premier coup porté contre les valeurs de solidarité. Solidarité bien nécessaire car elle doit être une arme dans la lutte contre la pauvreté, la maladie, l'exclusion sociale.

 

Pourtant, il reste des combats à mener. Penser que l'idée de « Liberté » a atteint son objectif, c'est penser, faussement, que les tyrannies ont disparu de la Terre, que les pouvoirs sont transparents partout, que la corruption n'est pas en train de saper même les états démocratiques, qu'aucune minorité n'est plus discriminée nulle part, que les multinationales n'outrepassent jamais leurs prérogatives, que les femmes jouissent partout des droits qui leurs sont dus – et, ici, on ne parle pas de l'égalité des droits mais de la reconnaissance des droits simplement élémentaires. Dès qu'on examine attentivement la société - et nous devons même être très humbles, il n'est parfois pas nécessaire de se rendre dans des contrées plus exotiques – on voit bien que la réponse à toutes ces questions est négative !

C'est pourquoi, il n'est nullement ringard d'honorer, chaque année et à chaque occasion, le souvenir des combattants, résistants, prisonniers et malheureux civils. Mais, si on veut donner un sens à cet hommage, à ces commémorations, si on veut éviter toute "ringardise", si on veut éviter que les cérémonies soient de simples rituels mécaniques, il faut revenir sur cet esprit de solidarité.

 

A la FNC, nous sommes porteurs de l'hommage que la nation doit au courage, aux sacrifices des anciens, mais aussi de cet idéal de solidarité. Nous devons porter ce message avec enthousiasme."

 

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20/07/2014

JUILLET 1914.

L'assassinat de l'archiduc héritier François-Ferdinand, détermine – et c'est bien compréhensible – l'ouverture d'une enquête. celle-ci aboutit à démontrer le rôle de la Serbie dans l'attentat sans toutefois être en mesure de le prouver effectivement, Les responsables autrichiens orientent leurs réflexions vers une implication des responsables serbes dans l'organisation de l'attentat.

Le gouvernement bicéphale austro-hongrois, tiraillé entre la partie autrichienne et la partie hongroise, veut punir la Serbie pour son implication dans l'assassinat mais il souhaite obtenir au préalable l'aval de son allié allemand.

En Serbie, les diplomates autrichiens sont frappés par le décalage existant entre les condoléances officielles de l'état et les réactions enthousiastes de la population à la nouvelle de l'assassinat.

Entre le 20 et le 23 juillet le Président français POINCARE et le Président du Conseil René VIVIANI sont en déplacement officiel à Saint-Pétersbourg . On ne connaît pas grand chose du contenu de leurs entretiens avec le gouvernement russe.

Ils semblent ne pas être parvenus à convaincre le tsar et son gouvernement – on devrait plutôt parler d'un entourage, la Russie étant sous régime autocratique - de montrer de la retenue dans le conflit naissant entre l'Autriche-Hongrie et la Serbie. Le communiqué rédigé après cette réunion proclame que la Russie jure fidélité à la France. Ce qui ne veut pas dire grand chose. Pour gouverne, la Russie estimait être le défenseur naturel des populations slaves dont une bonne partie faisait partie de l'empire austro-hongrois.

Par la suite, les Russes montrent qu'ils sont certains que le gouvernement français est déterminé à agir en commun avec eux.

 

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Nicolas II

A ce moment, le 25 juillet, POINCARE et VIVIANI rentre en France par voie maritime. Il est très difficile de les contacter car le code diplomatique français est connu des services allemands. L'ambassadeur de France doit donc passer par l'ambassade française en Suède. Ce qui rallonge considérablement les délais de communication entre eux et Saint-Pétersbourg. POINCARE et VIVIANI se trouvent dans l'incapacité de pouvoir encore influencer le Tsar.

 

 

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Raymond POINCARE

Le rôle de POINCARE dans le déclenchement de la guerre est controversé. On dit qu' il aurait poussé la Russie à la fermeté lors de son voyage officiel afin de renforcer l'alliance deux semaines après l'attentat de Sarajevo. 

Le rôle de VIVIANI est plus ambigu encore. De tempérament pacifique et partisan de l'arbitrage, il tente de sauver la paix. Mais, en même temps, il prépare la mobilisation et, recevant JAURES, avec qui il avait fondé L'HUMANITE, à la veille de son assassinat, il lui laisse peu d'espoir.

 

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René VIVIANI

Avant leur retour, dès le 27 juillet, les syndicats français organisent des manifestations contre la guerre qui s'annonce.

Dès son retour à Paris, VIVIANI ordonne à l’armée française de se tenir à 10 km de la frontière pour éviter tout incident. POINCARE, de son côté, écrit au Roi d'Angleterre,  George V pour lui demander le soutien britannique. Le gouvernement britannique est en fait très divisé sur la question: LLOYD GEORGE , chancelier de l'Échiquier, était opposé à la guerre, même si la la neutralité de la Belgique venait à être violée; CHURCHILL, Premier Lord de l'Amirauté, ainsi que Sir Edward GREY, secrétaire au Foreign Office , étaient d'un avis opposé. GEORGE V adressa, le 1° août une réponse « diplomatique », une grande démonstration d'amitié qui était, en réalité, une fin de non recevoir.

Alors que les dirigeants français se trouvait en Russie en Russie et dans les pays scandinaves, le 23 juillet 1914, le gouvernement austro-hongrois transmis à la Serbie, un ultimatumexpirant sous 48 heures. La Serbie devait poursuivre et punir de la sévèrement les auteurs de l'attentat et leurs commanditaires supposés. L'Autriche-Hongrie exigeait aussi que la Serbie combatte les séparatistes agissant contre l'empire. Il fallait aussi intégrer des forces policières et militaires autrichiennes dans les services serbes chargés de mener l' enquête. Ce texte est formulé de telle façon qu'il fut perçu comme une ingérence étrangère dans les affaires intérieures serbes et donc comme une insulte.

Malgré tout, le 25 juillet, le gouvernement serbe accepta huit des exigences mais formula des réserves pour la dernière, la participation de fonctionnaires autrichiens à l'enquête sur l'attentat de Sarajevo en territoire serbe. En contrepartie, la Serbie proposait de solliciter l'avis de la Cour Internationale de Justice. Le gouvernement ajoutait que les exigences pouvaient être satisfaites si la souveraineté serbe était bien garantie. Contrairement à ce qui est souvent dit, il ne s'agit donc pas d'un rejet par la Serbie mais d'une attitude très diplomatique avec, comme but, de gagner du temps.

Le 29 juillet, Jean JAURES prononce son dernier discours, à Bruxelles. Ce discours n’a pas été sténographié, mais plusieurs comptes-rendus en ont été donnés. Contrairement à ce qui a parfois été dit, il n’y eut pas de débordements ce soir-là et tout se déroula dans le calme.

Au départ de cette affaire, le Kaiser, GUILLAUME II, part en croisière pour trois semaines, le long des côtes norvégiennes. Il montre ainsi qu'il prend ses distances. Il veut montrer que le conflit ne doit pas déborder du cadre local austro-serbe, il part pour une croisière de trois semaines le long des côtes norvégiennes. À son retour, le 28 juillet, il se dit satisfait de ce qu'il appelle un « succès diplomatique ». Il écrit dans son journal : " C'est un brillant résultat, un grand succès pour Vienne, il fait disparaître toute raison de guerre ".

Cependant, le 30 juillet, le Chancelier se rend compte du danger, devant l'insistance de la Grande-Bretagne à intervenir pour trouver un compromis au cours d'une conférence internationale. Il s'efforce de pousser le gouvernement autrichien à accepter la réponse serbe. Mais en Allemagne aussi, il y a une tendance guerrière : le Chef du Grand État-major, le général VON MOLTKE intervient, avec succès, auprès du Kaiser dans le sens de repousser la réponse serbe.

Dès lors, fort du soutien de l'empire allemand, le gouvernement autrichien juge cette réponse serbe insuffisante. L'engrenage infernal est lancé !

La 4 août, un message de POINCARE est communiqué aux Chambres par VIVIANI: « La France sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l’ennemi l’union sacrée ».

En fait, on assiste un véritable ballet d'arrière-pensées qui devait mal se terminer. L'autriche-Hongrie est tiraillée entre ses deux grandes composantes et gère à grand peine la quinzaine de nationalités qui la compose. C'est un empire en fin de course qui cherche à se maintenir par tous les moyens. La Russie tsariste était désireuse de s'étendre vers les peuples slaves, éternel désir russe quel que soit son mode de gouvernement ! La France souhaitait regagner l'Alsace-Lorraine, surtout sous la présidence du lorrain POINCARE. L'Allemagne voulait profiter de sa supériorité militaire pour casser la triple-entente franco-anglo-russe. Le Royaune-Uni aurait pu, en rappelant dès le début, son intention de s'engager à soutenir la Russie et la France, inciter l'Allemagne à freiner les ardeurs autrichiennes. Au lieu de cela, les britanniques ne se sont déclarés qu'au dernier moment, trop tard, laissant l'Allemagne penser que face à la France et la Russie seules, une carte pouvait être jouée.

 

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A quoi pouvait bien penser ce paisible lecteur du journal en juillet 1914 ?

centenaire 14-18; 1914; combattants

 

Et pour finir, n'oubliez pas, sur facebook:

" AWANS, commémoration 14-18"

 

 

19/07/2014

14-18: Action des Français compatissants: "L'OEUVRE DU SOLDAT BELGE "

LES FRANCAIS AU SECOURS DES SOLDATS BELGES.

 

14-18; centenaire 1914; ccombattantsLe cas de la « petite » Belgique, pays neutre envahi par l'armée allemande de beaucoup supérieure en nombre; pays ayant subi, dès les premiers jours de la guerre des destructions et de massacres de civils ; pays seul à être entièrement occupé durement par l'armée allemande suscita l'enthousiasme et le dévouement des pays amis. Il faut se rappeler les contributions de guerre imposées par l'occupant.

C'est aussi surtout la situation malheureuse de nos soldats qui émut considérablement nos alliés. Il faut se rappeler que l'armée belge se trouvait quasi entièrement en dehors du territoire national. Il ne restait du pays que, symboliquement un petit bout du territoire derrière l'Yser.

De ce fait, les soldats belges étaient complètement coupés du pays et, partant, de leurs familles. En conséquence, pas de courrier, par de colis, pas de nouvelles, pas de véritable période de repos dans une ambiance familiale.

En France, apparut l'OEUVRE DU SOLDAT BELGE, placée sous le haut patronage de s.A.R. la Duchesse de VENDÔME, Présidente et de la duchesse d'URSEL. Son but était l'appel à la générosité non seulement des Français mais aussi des alliés et amis en faveur des soldats belges.

A l'occasion de la Fête de LL.MM. le Roi et la Reine des Belges, le 14 novembre 1915, un service solennel fut célébré en l'église Notre-Dame.

Voici l'affiche réalisée par l'artiste Maurice Romberg à cette occasion.

 

 

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Ce ne fut pas la seule activité publique. Voici, entre autres, une article de la presse parisienne conviant à un spectacle, au Palais du Trocadéro. On parle d'ici du patronage de Monsieur Carton de Wiart. 

 

14-18; centenaire 1914; ccombattants

18/07/2014

VISE en août 1914.

VISE EN AOÛT 1914:

Les exploits de l'armée allemande en photos.

Carte postale:

L'éditeur a cru bon de préciser que c'était d'une illustration de la guerre moderne.

14-18 a, en effet, été, la première du genre avec les destructions systématiques d'objectifs non militaires.

Illustration de la tactique consistant à terroriser la population civile. A ce propos, lire l'article relatif à la doctrine du "Pangermanisme "

 

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Autre vue de la ville de VISE.

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En contraste, un groupe d'officiers allemands se gobergeant près de la garde de VISE. A quelques pas des destructions qu'ils venaient d'ordonner.

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Ce qui reste de la Collégiale de Visé

Photo prise en 1915.

Il n'en reste que les murs.

 

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 La Ville de VISE commémorera dignement, début août, l'anniversaire de cette sinistre tragédie. 

Nous en reparlerons en temps utile.

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VISE fut-elle précurseur d'ORADOUR ?

On a surement dû en parler, encore longtemps après.Tout cela s'est passé à deux pas de chez nous, d'AWANS. 

Nous lançons un appel aux souvenirs transmis oralement, de génération en génération.

 

 

18:36 Écrit par P.B. dans Actualité, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

17/07/2014

Armée belge en 1914: photo de l'infanterie.

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19:06 Écrit par P.B. dans Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

14/07/2014

Le Pangermanisme et la guerre de 14-18.

Cet article est rédigé dans le cadre de la commémoration du centième anniversaire

de la Guerre de 14-18.

AWANS 14-18.jpgCeci est une contribution de la section FNC "AWANS-BIERSET " à cette commémoration.

dans la commune d'AWANS, il y aura aussi, des activités, dans le cadre de cette commémoration.

Voir Facebook: "Awans, commémoration 14-18.

Le pangermanisme

 

 

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Selon cette idée, il s'indiquait de réunir les petites communauté germanophones éparpillées en Europe centrale et, aussi, de réunir tous les pays contenant des communautés germanophones. C'est-à-dire la Prusse, l'Autriche, une partie de la Pologne, la Hongrie ( à l'époque dans l'empire d’Autriche). Mais il fallait aussi inclure des contrées historiquement liées comme les pays baltes par l'histoire teutonique, ainsi que les pays considérés comme frères car utilisant une langue germanique: les Pays-bas, la Belgique, Luxembourg.


Mais la population de ces contrées n'est pas toujours entièrement germanophone. Alors est apparu le mythe de la race supérieure. Il y aurait des populations au sang pur et d'autres dites de sang impur. Avec celles-ci, pour le pangermanisme il y aura un problème.

 

Cette idée de races pures et impures, on la trouve d'abord, curieusement, chez un diplomate français GOBINEAU. Il écrit en 1853 " Essai sur les inégalités des races humaines " . Bien que français, il est considère que la race germanique est supérieure, que les sémites sont la race impure par excellence, que tous les latins sont un peuple métissé par excellence, que les noirs sont enfantins et que les asiatiques sont dépassés. Seule la race germanique serait restée selon GOBINEAU plus pure, donc supérieure.

 

Un autre écrivain, allemand lui, Joseph REIMER affirme qu'il faut défend protéger la race germanique, supérieure. Pour cela, il faut carrément coloniser les pays où elle est menacé par le métissage. Sa principale cible est la France ! Pour lui la France est depuis la révolution française un mélange ethnique où les juifs ont obtenu l'égalité. La colonisation doit commencer par l'Est ( Alsace – Lorraine ) où la race germanique est encore bien présente.


Et enfin, arriva NIETZCHE, lui aussi adepte de la race supérieure. A la théorie de la supériorité raciale, de l'inégalité des races, il ajoute l'idée de l'inégalité des hommes du surhomme. Il développe les idées du troupeau et des maîtres. Il faut accepter dans la société l'inégalité des hommes. La race germanique serait donc dominante sur les autres races. Et dans la race germanique, il y a le peuple et les maîtres, les surhommes.

 

En 1902, les théoriciens du pangermanisme avaient rédigé des règlements appelés « Lois de la Guerre continentale ». Ils y précisaient que la liberté absolue de l'action militaire est une condition indispensable aux succès militaires. En campagne, les militaires doivent donc se libérer de toutes les contraintes traditionnelles. Tout peut être mis en oeuvre, sans aucun scrupule, pour s'opposer à toute entrave ou tentative d'entrave de leur action.

 

C'est ce qui explique que le régime de terreur devient un principe militaire indispensable. Ce n'est donc pas par barbarie que l'on aura, dès début août 1914, les villes et villages martyrs, mais c'est par application de ce principe.

 

C'est, malheureusement, la Belgique, seul pays complètement occupé, qui fera les frais de cette politique. L'armée allemande avait considéré comme quantité négligeable l'armée belge face aux centaines de milliers de soldats allemands mieux préparés et pourvus d'un matériel, notamment d'artillerie, plus évolué.

 

Mais, alors qu'ils pensaient traverser la Belgique en quelques jours, ils se retrouvèrent bloqués dix jours à Liège. La Belgique devenait donc une entrave à cette notion de « liberté absolue de l'action militaire ».

 

Prétextant des actions de francs-tireurs, ils mirent en oeuvre ces fameuses « Lois de la guerre » semant sur leur passage pillages, massacres, exécutions, destructions, déportations.

 

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19:16 Écrit par P.B. dans Actualité, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |