24/09/2014

Affiches canadiennes en faveur de l'enrôlement en 14-18.

Voici quelques affiches:

 

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Ici, une affiche spécifiquement adressée aux canadiens français.

 

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Une autre affiche mettant en exergue la situation pénible des femmes en FRANCE. Curieusement, cette affiche s'adresse au public anglophone.

On incite la population canadienne à acheter des " Victory Bonds" ( "Bons de la Victoire " )

Ci-dessous un groupe de soldats canadiens.

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Ici, l'affiche s'adresse aux Canadiens français et les incite à s'engager comme volontaire. 

On insiste vraiment sur l'obligation morale que devrait avoir les canadiens d'origine française.

Cela ne semble pas avoir eu de succès retentissant. Les canadiens français nourrissaient des ressentiments vis-à-vis de la FRANCE.

 

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23/09/2014

Implication de l'Inde en 14-18...et ses conséquences politiques.

RENFORTS MILITAIRES VENUS DE L'EMPIRE DES INDES.

 

ET

 

CONSEQUENCES SUR L'HISTOIRE DES RELATIONS ENTRE LA GRANDE-BRETAGNE ET L'INDE.

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Soldats du Pendjab.

Lors de la Première Guerre mondiale, l'empire britannique mobilisa près de 1,5 millions hommes en Inde. Nonante mille d'entre eux furent tués ou trouvèrent la mort d'une façon ou l'autre. Dès le déclenchement des hostilités, le gouvernement impérial indien annonça qu'il pouvait fournir deux divisions et une brigade de cavalerie, plus une division supplémentaire en cas d'urgence. L'expression «  Empire Britannique » désigna jusqu'en 1931 l'ensemble des territoires reconnaissant la souveraineté de la Couronne britannique. D'autres sources parlent de 1700000 hommes.

 

Les Britanniques recrutaient parmi les "races guerrières" ("warriors races"). Celles-ci venaient du nord de l'Inde. Aux côtés des Penjabis, on trouvait des Jats, des Dogras, des Gurkhas, des Rajputs, des Marathas et des Sikhs. Il n'y avait pas de Bengalis. On ne leur faisait pas confiance en raison de leur forte implication dans la révolte des cipayes de 1857.

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Soldats Sikhs

Les combattants indiens furent déployés au Moyen-Orient ( Mésopotamie, futur Irak ), en Arabie, dans les Dardanelles et, cela nous concerne davantage, dans le nord de la France. La presse exalta la bravoure de ces soldats de l'Empire, combattant aux côtés des soldats britanniques d'abord, et de notre côté. Cela eut de grandes répercussions sur l'imaginaire collectif et sur le moral de troupes et de la population.

 

Ce que l'on ignore souvent, c'est le cas des soldats bengalis engagés dans les troupes françaises puisque repoussés par l'armée britannique. Voilà épisode méconnu de la première guerre mondiale. En 1914, pour les bengalis qui voulaient s'engager, il y avait une solution: pénétrer dans le comptoir français de CHANDERNAGOR. Vingt-huit Bengalis portèrent l'uniforme français. Ils furent artilleurs sur le front occidental pendant toute la durée de la guerre. Tous sont ensuite rentrés au Bengale. Plusieurs furent décorés.

 

Beaucoup ignorent aussi que des Canadiens d’origine sikh ont servi dans l’Armée canadienne au cours de la Première Guerre mondiale. Les dossiers militaires de la Grande Guerre recensent dix de ces hommes, qui se sont portés volontaires pour défendre un pays qui leur refusait la citoyenneté. C'était une façon d'obtenir sa citoyenneté. L'armée française a connu la même chose avec deux cas célèbres ( CENDRARS et APPOLINAIRE ). Parmi ces soldats sikhs canadiens, huit ont servi en Europe. Deux y sont morts au combat. Un autre, a été blessé et est décédé après son retour au Canada.

 

L'implication massive de la population indienne dans le conflit eut des répercussions sur l'Empire Britannique et, plus spécialement, sur l'histoire de l'Inde. C'est le début de la marche, chaotique, vers l'indépendance. La guerre conduit les leaders politiques indiens à demander plus d'autonomie.

En 1915, GANDHI adhère au Parti du Congrès. Les Britanniques instaurent la loi martiale au Pendjab et au Bengale.

En 1916, le pacte de LUCKNOW consacre le rapprochement entre la Ligue musulmane et le Parti du Congrès.

En 1917, au sein du Conseil Législatif Impérial, Madan Mohan Malaviya, parlant des attentes créées par la guerre en Inde, déclara: « Je m'aventure à dire que la guerre nous a fait avancer [...] de cinquante ans [...]. [Les] réformes après la guerre devront être à même [...] de satisfaire les aspirations de son peuple [de l'Inde] à prendre leur part légitime dans l'administration de leur propre pays » 

En 1918, on propose, du côté britannique, un système de partage des responsabilités gouvernementales et administratives entre Britanniques et Indiens.

En 1919, une réforme (Government of India Act) étend la représentation communautaire dans les assemblées locales et crée une chambre princière consultative. GANDHI prend la tête d’une campagne de protestation contre la répression des activités « subversives ».

 

 

21/09/2014

Quelques ajouts sur la toxicité des munitions et leurs effets à très long terme.

 

Revenons sur quelques termes ou notions utilisés dans les articles précédents.

Cas du mercure, du plomb et du cuivre.

 

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Le fulminate de mercure est un composé organomercuriel. C'était, jusqu'à la seconde guerre mondiale, un explosif utilisé dans les amorces et les détonateurs. Il était très sensible aux chocs et aux frottements, donc dangereux à manipuler. C'est en outre un produit très toxique en raison du mercure qu'il contient sous forme de nitrate de mercure,toxique par inhalation et ingestion.

Suite à un contact avec la peau, le fulminate de mercure peut aussi induire:

  • une dermite avec éventuel érythème;,

  • un prurit;

  • des réactions pustuleuses;

  • un ulcère de la peau

Après ignition ou explosion, il libère de la vapeur de mercure, également toxique, qui franchit facilement la barrière pulmonaire si cette vapeur est inhalée.

Depuis la seconde guerre mondiale, il est peu à peu remplacé par des composés également toxiques, mais moins fortement et, surtout, plus faciles à fabriquer en temps de guerre: des composés à base de plomb.

 

Durant le conflits, certaines zones ont reçu un grand nombre de balles de plomb provenant des cartouches des fantassins et des shrapnels (ex. : lors de la bataille de VERDUN, pour la journée du le 21 février 1916, environ un million d'obus ont été tirés par 1 407 canons côté allemand.)
Les amorces de la presque totalité des milliards de munitions tirées depuis 150 ans étaient constituées de fulminate de mercure, puis d'azoture de plomb
, deux produits non biodégradables et susceptibles de polluer l'air, l'eau et les sols et d'affecter les écosystèmes.

 

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En 2004, des analyses portant sur 90 échantillons de foies de sangliers provenant de la forêt de VERDUN (recouvrant les anciens champs de bataille ) ont montré que 11 % des échantillons contenaient une teneur en plomb supérieure à la norme européenne concernant les substances indésirables pour les animaux d'élevage ( jusqu'à 12 fois le seuil autorisé...). Voilà un cas de " séquelle " de 14-18 ! Voilà un cas illustrant la différence existant entre " dommage de guerre " et " séquelle de guerre ".

Le plomb n’étant pas biodégradable, la grenaille de plomb se délite ou s’oxyde ou est peu à peu érodée ou enfouie, mais reste accessible ou biodisponible des décennies voire des siècles ou des millénaires plus tard.

Un milliard d'obus ont été tirés en 14-18. 25% de ces obus ( donc 250 millions ) n'ont pas explosé pendant ce conflit. Certains toxiques ne seront libérés dans l'environnement, à partir d'un obus, qu'après plusieurs décennies de corrosion de l'enveloppe de cet obus.

La toxicité sur l'homme est parfois indirecte. Ainsi, le cuivre, très utilisé dans les munitions n'est toxique pour l'homme qu'à forte dose. Mais il est déjà toxique à des doses moindres pour d'autres mammifères ( mouton par exemple ) et à très faibles doses pour certains organismes aquatiques ( algues, planctons, invertébrés marins...), qui sont ingérés par des animaux mangés par l'homme: poissons, grenouilles,oiseaux aquatiques. La viande, le lait, le fromage de mouton sont aussi des aliments prisés par l'homme. Le cuivre a été un métal fortement utilisé dans les munitions. Il suffit de voir le nombre d'objets provenant de l'artisanat des tranchées.

 

Il y a aussi des risques inconnus, heureusement uniquement potentiels, mais qui pourraient déclencher de petites catastrophes. Le dérèglement climatique attendu pourrait aggraver les risques d'inondations de certaines zones de dépôts de munitions enterrées ou abandonnées. Il pourrait aussi rendre plus graves les incendies de forêt ( dont « forêts de guerre » où de nombreux obus sont encore présent dans les couches superficielles du sol ). Ainsi des munitions actuellement « simplement » en voie de corrosion pourraient, brusquement, redevenir actifs et provoquer des réactions en chaîne. On est absolument incapable de prévoir un scénario de ces catastrophes, donc de les prévenir !

 

Comme les parties métalliques des munitions mettent des décennies, voire des siècles, pour rouiller. On semble avoir pensé que leur contenu ne se disperse dans la terre ou l'eau qu'en très faibles quantités. On a donc vraisemblablement cru que ces dépôts de munitions, ou restes de munitions, ne représentaient un danger sanitaire sérieux. 

19/09/2014

Le shrapnel ou obus à balles.

Le SHRAPNELL

 

centenaire 14-18,tranchées,combattants

Le « Shrapnel », doit son nom à son inventeur, le lieutenant Henry SHRAPNEL ( 1761- 1842 ).

Ce n'est pas une invention récente: elle date de 1784. Henry SHRAPNEL du Corps royal d'artillerie britannique entreprit la mise au point de cette arme anti-personnel, vraisemblablement la première. À cette époque, l'artillerie employait des  « boîtes à mitraille » pour se défendre contre les attaques de l'infanterie ou de la cavalerie.

 

A l'origine, ce type de projectile, contenait de petites balles sphériques et une charge explosive pour disperser le coup de feu et des fragments de la douille. WELLINGTON employa le « shrapnel » dans les guerres contre NAPOLEON de 1808 à WATERLOO. Il laissa des écrits admiratifs sur son efficacité.

 

On rencontre parfois l'orthographe « schrapnell » qui est l'adaptation à la prononciation allemande. En français, ce projectile fut d'abord connu sous le nom d'« obus à la Shrapnel » abrégé plus tard dans la langue courante en « shrapnel ». dans l'armée française, il reçut l'appellation réglementaire d'« obus à balles ».

 

centenaire 14-18,tranchées,combattants

Au début de la guerre, l'obus à balle fut employé à grande échelle par tous les belligérants pour frapper les troupes avançant en masse et à découvert. Les batteries de 75 mm en 1914 emportaient environ la moitié de leurs munitions sous forme d'obus à balles à charge arrière. Leurs fusées réglables permettaient de régler l'éclatement à la distance et à la hauteur voulue. Le « shrapnel » est, par excellence, le projectile inventé dans le but d'avoir des effets meurtriers sur des troupes à découvert. La fusée est réglée de façon à exploser précisément au-dessus de l'objectif. Lors de l'explosion, les billes de plomb et d'acier ( de 200 à 300 ) sont projetées vers le sol avec une grande violence, tuant ou blessant les combattants qui n'avaient pas eu le temps de se mettre à couvert ;

 

La transformation de la guerre en guerre des tranchées rendit moins efficace l'utilisation des « shrapnels ». Le « shrapnel » était incapable de détruire les réseaux de fil de fer barbelé en avant des lignes, de défoncer le sol ou de venir à bout des troupes enterrées, toutes choses nécessaires avant de lancer une attaque.Il fut délaissé au profit de l'obus à haut pouvoir explosif.

 

Outre les dégâts humains et matériels qu'il produisit, le « shrapnel » a été une source importante et durable de pollution des sols.

 

Chaque assemblage douille + obus contenait environ 2 grammes de mercure. Ce mercure était vaporisé dans l'air lors du tir et aussi lors de l'explosion de l'obus, parce qu'il y en avait dans la douille et dans l'obus sous forme de fulminate de mercure. Les artilleurs eux-mêmes respirait ce poison de même que tous ceux qui étaient situés sur le champ de bataille ou sous le vent dominant. Le fait que les artilleurs eux-mêmes étaient les premiers exposés témoigne du manque de respect ou de l'inconscience des dirigeants !

 

Du plomb était volatilisé à l'impact à partir des billes de plomb qui entraient en collision avec un matériau dur. Un peu de plomb pouvait aussi être arraché par frottement lorsque la balle traversait un matériau ou le sol. Le plomb pouvait aussi être vaporisé dans l'air si les billes étaient exposées à de hautes températures. Ce qui était inévitable à cause des incendies fréquents provoqués.

 

 

Les balles de plomb sont encore présentes par millions dans les sols. Il y en avait environ 300 par obus qui entraînaient une pollution durable des sols par le plomb. Le mercure et le plomb deux produits sont neurotoxiques et non biodégradables ni dégradables à l'échelle de plusieurs génération humaines. Il est quasiment impossible de nettoyer sérieusement les sols touchés.

 

 

 

18/09/2014

Soldats formant la Statue de la Liberté

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Soldats américains rassemblés, en 1918, pour représenter la Statue de la Liberté.

17/09/2014

La guerre de 14-18: un crime contre l'environnement.

14-18:

 

Cette guerre fut aussi un crime contre la nature, contre l'environnement.

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La guerre de 14-18 a laissé des séquelles. Une séquelle est une lésion qui persiste après la guérison d'une maladie ou d'une blessure. Ce mot est également utilisé lorsque l'on parle d'une conséquence plus ou moins lointaine qui est le contrecoup d'un événement, d'une situation.

 

En Belgique, des dommages de la première guerre sont encore dédommagés. À titre d'exemple, en 2004, quatre dossiers avaient fait l'objet de 44 955 € de dédommagement. Mais dédommagement ne signifie pas absence de séquelles.

 

L'expression « séquelles de guerre » est voisine de la notion de « dommages de guerre ». Elle est un peu plus étendue. Elle désigne les conséquences différées des actions de la guerre, locales,régionales ou encore plus étendues, dans l'espace ou dans le temps. On les divise souvent plusieurs grandes subdivisions: économiques, humaines, médicales, culturelles et environnementales.

 

Certaines sont parfois tues. Ainsi, par pudeur, on a occulté les drames vécus par des combattants qui, au retour, on trouvé leur place prise au foyer ou ont trouvé un enfant portant leur nom.

 

On examinera ici les effets sur l'environnement. La guerre fut aussi un crime contre l'environnement. Les conséquences sur l'environnement feront encore sentir leurs effets bien longtemps après l'armistice. Jusqu'à nos jours même. L'occupation, les destructions volontaires de terrains ou de végétation , les destructions sous le feu des combats, les bombardements ont laissé des traces profondes sur le terrain, mais aussi dans les esprits.

 

On a été amené à utiliser un terme anachronique car de formation récente, l'écocide. Selon sa définition, « l’écocide est la dégradation partielle ou totale d’un écosystème ». 

 

Tous les conflits importants du 20°siècle, et particulièrement la guerre de 1914-1918, première guerre industrielle, ont profondément et pour longtemps marqué l’environnement. Cette question est restée pendant longtemps peu étudiée par les historiens. Cependant, depuis les années 2000, les impacts différés ont été évoqués, surtout le problème des munitions immergées en mer, mais les aspects santé-environnement restent quasiment non abordés.

 

La FRANCE est le pays le plus touché par ces séquelles de la guerre 14-18. Elle n’a pourtant évoqué ce problème qu’après l’Allemagne, la Belgique ou l’Angleterre.

 

La pollution induite par les munitions est bien connu. Ses conséquences sont pourtant mal évaluées. Ce sont soit les munitions tirées mais qui n'ont pas explosé, soit les munitions qui ont explosé mais dont les éclats restent diffus dans le sol, soit les munitions stockées et abandonnées après les combats. Certaines munitions ont été immergées dans les eaux terrestres ou dans les océans. Utilisées, stockées ou perdues, les munitions (dont les obus chimiques) ou leur contenu constituent une menace durable.

 

Un exemple belge doit être cité: le dépôt de munition de la gare de MEVERGNIES-ATTRE. L'explosion dans la gare d'ATTRE, le 9 mars 1918, d'une partie d'un convoi de 780 wagons chargés de munitions dont les deux tiers étaient des obus pourvus d'une charge chimique. Les débris furent projetés tout autour du lieu de l'explosion. Il a fallu huit mois, et jusqu’à 800 hommes, pour nettoyer le site. En 2006, on retrouva enterrés sous une dalle de béton, à 2,5 m de profondeur, une énorme masse d'obus ( plusieurs centaine de tonnes ) dont la plupart étaient toujours actifs et renfermaient des explosifs, voire des substances toxiques dont le fameux gaz moutarde. Après la fin des hostilités, les obus intacts furent enterrés en bordure des rails car, à l'époque, il était impossible de les détruire sans risquer la vie des travailleurs. 

 

Pratiquement toutes les munitions contenaient des composants toxiques tels que mercure, plomb, arsenic, antimoine ainsi que des produits chimiques ou des métaux polluants. Chaque obus et chaque douille contiennent un gramme de mercure toxique. Un milliard d'obus environ ont été fabriqués entre 1914 et fin 1918. Personne, parmi les industriels, les militaires et les gouvernants n'avait pas prévu leur fin de vie de ces milliards de munitions toxiques et polluantes.

 

La dispersion dans l'environnement et dans l'atmosphère, en 14-18, dans l'environnement des gaz de combat et d'énormes quantités de plomb,de mercure et d'arsenic associée aux conditions de d'hygiène déplorables a sûrement contribué à une diminution de l'immunité. On a vu apparaître tuberculose, choléra, typhus et la fameuse « grippe espagnole » . On leur doit plus de morts que les combats eux-mêmes.

 

Régulièrement, on retrouve encore des squelettes de soldats tués dans les combats ou sous les bombardements et restés introuvables depuis près de cent ans; on ne doit pas oublier que ces soldats étaient pourvus d'armes et de munitions restées, elles aussi, enfouies dans le sol.

 

On sait par les archives que 114870 munitions et environ 14000 fusées ont été ainsi récupérées et enfouies en six lieux différents. Ces munitions ont ensuite été éliminées par les services de déminage jusque dans les années 50. Il ne semble pas y avoir eu d'études visant à vérifier l'absence de séquelles de pollution sur les anciens sites d’enfouissement. Les métaux lourds ne sont tout simplement pas biodégradables. Avec le temps, il y a corrosion des munitions. Le risque de graves contaminations augmente.

 

Sur les territoires de l’ancien front, mais aussi là où les munitions non explosées ont été déplacées, stockées, traitées ou immergées ou oubliées, existe un danger permanent, d’exposition à des métaux ou des produits toxiques même à faible dose.

 

C'est ce qui fait dire à certains que la Der des Der n’a pas fini de faire parler d'elle.

 

15/09/2014

5 septembre 2014: La FNC "AWANS-BIERSET" présente au refuge Saumon.

Une commémoration organisée par le White Bison:

A l'ancienne base Militaire de BIERSET:

70° anniversaire du Combat du  Refuge Saumon.

( Armée Secrète )

 

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Stèle érigée en l'honneur des Résistants du Refuge Saumon

qui ont été martyrisés par les Allemands suite au Combat du 05/09/1944.

 

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Figurants représentants la résistance.

 

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Avec la voiture d'époque.

 

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Les écoles: Ecole Communale de BIERSET et Ecole Sinibaldo Basile de Grâce-Hollogne.

Dans son discours, le représentant du White Bison évoque, successivement, le centième anniversaire de 14-18 et le 70° anniversaire du combat de la résistance à BIERSET.

 

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Les porte-drapeaux se rendent en cortège au Monument.

 

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Garde d'honneur auprès du Monument.

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Après la cérémonie, les drapeaux s'inclinent.

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Les porte-drapeaux quittent l'esplanade.

On peut voir les quatre porte-drapeaux de la FNC "AWANS-BIERSET"

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