11/08/2016

AWANS: la section FNC "AWANS-BIERSET" en 1958.

AWANS: la section FNC "AWANS-BIERSET" en 1958.

 

Trouvé dans les archives de la section, ce PV de réunion daté du 12 juin 1958 ( cela fait 58 ans ! )

 

La réunion débute vers 19H45 par une minute de silence à la mémoire du camarade S... dont l'enterrement aura lieu le 16 juin.

 

On passe ensuite à la lecture du rapport de la réunion du 29 avril qui est approuvé par chaque membre présent.

 

Il est ensuite distribué à chaque membre un cigare, don de Monsieur l'Abbé DESCHAMPS en remerciement des félicitations lui envoyées à l'occasion de sa nomination dans les Ordres Nationaux. par la même occasion, un verre de vin sera versé à chacun.

 

On passe ensuite au point suivant qui est le Prix de fin d'études; Il est rappelé au trésorier de section qu'ils doivent être en ordre de cotisation avec la Régionale au plus tard le 15 février de l'année. Passé cette date la section non en règle sera privée du prix attribué aux enfants de leurs membres.

 

Vient ensuite la rente de captivité et de Combattants. Le Président donne certains certains détails et demande de ne pas trop se presser pour rentrer les demandes car il va y avoir un Congrès des Prisonniers Politiques à TIRLEMONT et le point à l'ordre du jour sera de demander que la loi soit amendée ( supprimer SRA et remplacer par Résistant ).

 

Vint ensuite la manifestation du 15 juin ( remise du nouveau drapeau ). Une demande doit être faite auprès des Prisonniers de guerre pour qu'ils envoient leur drapeau à BIERSET. Celui de la section n'est pas libre par suite du décès de S...Quelques membres seront désignés pour effectuer la décoration et les travaux nécessaires au Ciné Palace.

 

Il sera demander au camarade NIHON de bien vouloir déposer une vingtaine de casiers vides au Ciné Palace.

 

Le dernier point à l'ordre du jour est la lecture d'une lettre à l'adresse de Monsieur N... qui, par suite de rectification des pensions a reproché à notre Président son manque d'autorité en la matière.

 

Par la suite tous les membres de la section seront avisés de ce que le drapeau n'assistera pas à l'enterrement dudit camarade.

 

Il est alors décidé que sa carte ne lui sera pas présentée l'année prochaine mais sera à sa disposition le jour de l'Assemblée générale. Il en sera averti.

 

La réunion se termine vers 10 heures.

 

Le Président Le Secrétaire

 

L. SEPTON J. HANON

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Quelques remarques.

 

1. L'Abbé DESCHAMPS était l'un des Présidents d'Honneur de la section. Un cigare a été offert aux membres du Comité...heureusement le Comité était composé uniquement d'hommes. Ce qui est une différence avec le Comité actuel. Quant au verre de vin, la tradition continue sauf que chacun peut choisir sa boisson préférée.

 

2. Le "Prix de Fin d'études": il ne s'agit pas d'une activité sociale propre à la section mais d'une action menée nationalement par la FNC et attribué aux enfants des Anciens combattants effectifs en règle de cotisation ( pour le 15 février comme il est dit ). Avec le temps, cette action sociale a évidemment perdu sa raison d'être.

 

3. Problème de drapeau. Ce problème ne se pose plus actuellement. A l'époque, la section disposait d'un seul drapeau ( un second par la suite ) qui, dans le cas cité était placé à la mortuaire. Actuellement, suite à divers "héritages", nous disposons de six drapeaux. Mais pas toujours de six porte-drapeaux !

 

4. Le camarade NIHON était le brasseur du village et également Ancien Combattant.

 

5. Enfin, la vie de la section ne semble pas toujours avoir été " un long fleuve tranquille ". En témoigne cette querelle avec monsieur N...Je ne connais pas le fond de cette affaire mais il est évident que le Président de la section était complètement impuissant en la matière. Peut-être était-il intervenu et l'intervention restée inefficace ? Toutefois, la réaction semble être un peu cavalière: décider que, à son décès, le drapeau ne sera pas là ! Enfin, la procédure de présentation de sa carte de membre semble être une façon d'éviter le renouvellement de son affiliation. En matière de remous...nous en avons connus d'autres. Après tout, c'est cala qui fait le sel de la vie !

 

 

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05/08/2016

Le racisme n'est pas une opinion; mais un délit !

RESURGENCE DU RACISME ?

AWANS, FNC, racisme, discrimination, shoah, porrajmos, juifs, tziganes, génocide,

Revenons au passage suivant du discours prononcé le 21 juillet 2016 au nom de la FNC "AWANS-BIERSET" à AWANS. Il s'applique, à la lettre au phénomène que l'on voit resurgir.

" Nous voyons, même chez nous, les malveillances, les querelles, les actes d’incivilité, la méchanceté, la calomnie, notamment sur les réseaux dits sociaux. Nous entendons les poisons que certains se réjouissent de diffuser dans la vie publique. Nous entendons les résurgences du racisme, la facilité avec laquelle on accepterait de faire l'impasse sur des droits fondamentaux. C'est là que doivent intervenir le devoir de vigilance, le devoir d'exemplarité, le devoir de sauvegarder nos droits."

 

Ainsi, comme danger actuel, la résurgence du racisme. On voit de plus en plus des discours de haine sur Internet. C'est extrêmement préoccupant, on note une forte augmentation de pages web racistes.

 

La définition du racisme proposée par le sociologue français Albert Memmi est: « Le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences, réelles ou imaginaires, au profit de l'accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier une agression ou un privilège.»

 

Le racisme a atteint son point culminent pendant la seconde guerre mondiale. Six millions de juifs ont été assassinés dans des camps par le régime nazi. Environ un million de Tziganes vivaient en Europe avant guerre, on estime à 220 000 le nombre qui auraient ainsi été tués par les Allemands et leurs partenaires de l'Axe: en Croatie, alors alliée de l'Allemagne, les Oustachis (membres du mouvement terroriste et nationaliste oustachi) , en Roumanie, les militaires et les policiers roumains déportèrent en 1941 et 1942 environ 26 000 Tziganes  

 

Mais aussi, dans les pays occupés, par les traîtres qui avaient choisi de collaborer comme en France les autorités de Vichy.

 

Ces crimes étaient justifiés par une idéologie prétendant qu'il existait une hiérarchie parmi les races et que les Juifs et les Tziganes occupaient l'échelon le plus bas. Les Nazis les considéraient comme "racialement inférieurs" et s’appuyaient sur les préjugés sociaux de nombreux Allemands non nazis à leur encontre. Préjugés qui existaient - et existent peut-être encore actuellement - ailleurs que chez les Allemands: les juifs accapareurs, usuriers; les tziganes voleurs...

 

Ce que l'on sait moins c'est que la République fédérale d'Allemagne décida que toutes les mesures prises contre les Tziganes avant 1943 étaient des mesures officielles légitimes prises contre des personnes ayant commis des infractions pénales, et non le résultat d'une politique inspirée par des préjugés raciaux ! C'est seulement à la fin de 1979 que le parlement de la RFA reconnut le caractère raciste de la persécution des Tziganes par les Nazis.

 

Le terme attribué pour dénommer le génocide des Juifs est "SHOAH". celui attribué au génocide des Tziganes est  "PORRAJMOS".


Aujourd'hui en Europe, le racisme est rejeté par la loi. Mais des actes demeurent dans la vie quotidienne: des personnes sont victimes d'insultes, d'agressions, de discriminationsen raison de leur origine.

 

Ainsi, plus récemment et plus près de chez nous, le cas de, Ramzi Mohammad Kaddouri, 15 ans, un garçon charmant et engagé dans la vie de son quartier, habitant Genk. L’annonce de sa mort de ce garçon a déclenché une véritable furie raciste sur les réseaux sociaux. Des internautes incapables d’admettre qu’un garçon à la peau basanée pouvait aussi être belge. Un belge passe encore, mais pas un Flamand !

 

Le quotidien flamand De Morgen a titré : « Racisme zonder schaamte ( Le racisme sans honte )», et a publié quelques-uns des commentaires les plus choquants parus sur internet. Le journal De Standaard, lui, pense que « le racisme pourri fait rougir la Flandre ».

 

A l'origine des commentaires, la " Vlaamse Verdedigings Liga (Ligue de défense flamande)" qui n'a pas hésité à publir sur sa page facebook un article relatant le décès de l’adolescent avec ce commentaire :« Est-ce que c’est cela le Flamand type aujourd’hui ?  »

 

On doit se méfier. ces groupuscules sont divers mais ils prenons garde qu'ils ne s'unissent en trouvant un leader charismatique. Après les attentats qui ont touché la capitale belge, les groupuscules racistes connaissent un regain de popularité, exploitant la peur de la population. Les membres de ces organisations sont étroitement surveillés par les services de sécurité. Ils sont certes beaucoup moins nombreux que les extrémistes islamistes mais ils constituent néanmoins une menace sérieuse.

 

Les autorités, contrairement à ce que l'on entend parfois ne restent pas inactives. De nombreuses procédures judiciaires ont été engagées contre des personnes physiques et morales incitant à la haine et à la violence. Dans un certain nombre de cas, il y a même eu des suspensions de droits civils et politiques pour ces personnes reconnues coupables de racisme ou de discrimination.

 

Depuis la loi du 30 juillet 1981,dite la "Loi Moureaux", tendant à réprimer certains actes inspirés par le racisme et la xénophobie, quiconque commettant une discrimination à l'égard d'une personne ou d'un groupe en raison de sa prétendue race, de sa couleur , de son ascendance, de son origine, ou de sa nationalité, peut être puni d'emprisonnement et de devoir payer une amende. Cette législation belge a été complétée par la loi du 23 mars 1995 , visant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par le régime nazi. En 1997, le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, a été institué, il  agit dans cette thématique par recommandations, formations mais aussi plainte légale.

 

 

 

01/08/2016

Jeux Olympique de 1920: Jeux de la rancune!

JEUX OLYMPIQUES DE 1920:

Les Jeux de la rancune !

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Les débats actuels autour des Jeux ne sont pas neufs. L'esprit sportif, olympique, invoqué, n'est parfois pas exempt de calculs politiques, ainsi le Jeux de 1920 que l'on pourrait qualifier de Jeux de la revanche ou en tout cas jeux de la rancune.

 

Les Jeux de 1916 auraient dû avoir lieu à BERLIN. Le CIO avait choisi BERLIN en mai 1912 à l'occasion des Jeux Olympiques de STOCKHOLM.

 

Lors du déclenchement de la guerre, l'organisation ne s'interrompit pas, au début du moins, car tout le monde pensait que la guerre durerait peu de temps. Plus tard, les Jeux furent finalement annulés. 

 

La première conséquence de la guerre de 14-18 sur le mouvement olympique fut la décision de transférer le siège du CIO. Celui-ci était installé à PARIS depuis sa création, il fut transféré à LAUSANNE, en SUISSE, " à l'abri, en terrain neutre ".

 

C'est là que le 5 avril 1919, la BELGIQUE, alors surnommée dans le monde entier la « Poor little Belgium » se vit attribuer l’organisation des Jeux Olympiques de 1920, en hommage aux souffrances endurées par les Belges pendant la guerre de 14-18: tout un symbole. La BELGIQUE fut en effet le seul pays quasi complètement occupé durant 4 ans.

 

Cette édition des Jeux était d'ailleurs pleine de symboles. Le C.I.O. voulait, par cet acte, à prouver que les Jeux pouvaient résister aux guerres et à la barbarie humaine.

 

Un autre symbole fut le lâcher de colombes durant la cérémonie inaugurale.

 

Autre symbole, c'est la première fois qu'un athlète prononce le serment olympique. Le texte était le suivant : " Nous jurons que nous nous présentons aux Jeux olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d'y participer dans un esprit chevaleresque pour l'honneur de nos pays et la gloire du sport ".

 

Autre symbole, cet athlète fut Victor BOIN. Le 14 août 1920, cet escrimeur belge fut désigné comme porte-parole des athlètes. Il reçut la charge de prêter serment en levant la main devant le roi ALBERT. Victor BOIN avait participé précédemment à des Jeux. C'était un engagé volontaire dans l'armé&e belge en 1915.

 

Autre symbole: le drapeau olympique créé par Pierre de Coubertin en 1914 qui représente les continents en harmonie. Drapeau aux cinq anneaux entrelacés qui reprennent les couleurs de tous les drapeaux du monde.

 

Mais que cachaient tous ces symboles ? Le climat était-il aussi serein qu'on voulait bien le faire entendre ? C'est difficile à imaginer que même pas deux ans après l'Armistice, on allait pouvoir faire concourir dans un esprit " olympique " des nations qui s'était aussi cruellement combattues durant quatre ans. D'autant plus que le monde du sport avait payé un lourd tribut aux combats. Ainsi, rien que pour la FRANCE, au moins 400 sportifs de niveau international ont péri sur le front. Chaque pays engagé dans le conflit pouvait sûrement, proportionnellement établir le même décompte.

 

La désignation de la ville-hôte ne fut d'ailleurs pas aussi évidente qu'on l'a présentée. Dans un premier temps, c'est BUDAPEST qui avait été désigné pour organiser ces Jeux. Mais la HONGRIE avait été l'alliée de l'ALLEMAGNE...et de plus, la HONGRIE était un pays jeune puisque séparé de l'AUTRICHE depuis peu. Tout le monde n'était d'ailleurs pas là lors du choix: les trois membres français, souhaitant décaler les Jeux à 1921, refusèrent d’assister aux votes. Les représentants des pays ayant déclenché le conflit mondial en avaient été exclus.

 

Tous les pays ne participèrent pas, sans que cela soit de leur volonté. L'ALLEMAGNE, l'AUTRICHE, la HONGRIE, la BULGARIE et la TURQUIE en furent exclus en raison de leur participation à la guerre. " VAE VICTIS " disaient déjà les Romains. C'est la première décision de caractère politique dans l'Histoire de l'olympisme moderne: il y en aura d'autres ! Le CIO épousa purement et simplement la volonté d'humiliation qui guidait alors les pays vainqueurs. Etat d'esprit que l'on paiera chèrement plus tard !

 

George ORWELL aurait-il raison, lui qui a écrit:

" Pratiqué avec sérieux, le sport n'a rien à voir avec le fair-play. Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence; en d'autre mots, c'est la guerre, les fusils en moins."

Curieusement, la TCHECOSLOVAQUIE, bien que faisant partie de l'Empire Austro-Hongrois avant 1918, ne subit pas le même sort que la HONGRIE.

 

À l'occasion des Jeux d'ANVERS, l'U.R.S.S.  sera aussi écartée. Mais cela sembla faire son affaire puisqu'elle refusa de son propre chef d'y participer jusqu'en 1952.

 

Le rituel olympique se mit en place avec le serment prêté par les athlètes et les juges et le drapeau aux cinq anneaux entrelacés qui reprend les couleurs de tous les drapeaux du monde.

 

Mais l'organisation-même des Jeux pâtit de la situation d'après-guerre. Les JO ne furent guère rentables pour la BELGIQUE, le pays n'étant pas en mesure de faire face aux dépenses provoquée par l'événement. Les prix des entrées aux stades flambèrent et les recettes restèrent minimes. Un maximum d'épreuves se concentrèrent autour du stade du BEERSCHOT: les épreuves d'athlétisme, de football, de rugby et de gymnastique.  Le stade olympique disposait d'une capacité de 35 000 spectateurs.

 

 

 

29/07/2016

Fête Nationale: un acte faisant partie du ddevoir de mémoire.

Fête Nationale et devoir de Mémoire.

 

AWANS, combattants, FNC, Fête nationale, devoir de mémoireAWANS a célébré la Fête Nationale. A cette occasion, comme partout ailleurs où elle se fête, il y a eu un passage devant le Monument aux Morts.

Cela ne doit pas être un passage " obligé ". " Passage obligé " signifierait que cela ne serait rien d'autre qu'une contrainte. On y passerait uniquement parce qu'on ne pourrait pas faire autrement.

Le fait que, chez nous, on ait pris le temps d'y prononcer deux discours indique bien que l'on s'inscrit contre ce mode de pensée.

 

Se réunir devant ce monument, le 21 juillet, signifie que nous voulons montrer notre attachement aux valeurs fondatrices de la Belgique. Cela signifie également que nous voulons connaître, comprendre et, surtout, transmettre ces valeurs.

 

Cela signifie aussi que, à l'occasion de la Fête Nationale, nous rendons hommage à celles et à ceux qui, en 1830, ont lutté, au péril de leur vie, pour que naissent de nouvelles idées.

La Fête nationale du 21 juillet est aussi l’occasion, pour tous les citoyens belges, d’un devoir de mémoire et d’hommage aux Anciens. Nous rendons aussi hommage à celles et ceux qui, de 1914 à 1918 et de 1940 à 1945, se sont sacrifiés pour la sauvegarde de ces idées.

Se réunir devant le Monument aux Morts est donc inhérent au " Devoir de mémoire ". Ce " Devoir de Mémoire" est important afin que la mémoire collective garde toujours bien vivantes ces étapes historiques qui ont forgé notre Belgique d’aujourd’hui.

 

« La Patrie se compose de morts qui l’ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent » écrivait d’ailleurs Victor HUGO.

L'occasion aussi de rappeler que si la Constitution de 1831 stipulait tous les droits des citoyens, il y avait malgré tout loin de la coupe aux lèvres: il fallut attendre 1909 pour voir l'abolition de la conscription par tirage au sort; il fallut 1914 pour voir l'enseignement rendu obligatoire; 1919 pour voir l'instauration du suffrage universel pour les hommes et 1949 seulement pour les femmes...Cela fut rappelé dans le discours prononcé au nom de la FNC.

La célébration du 21 juillet a pas, pour les derniers anciens combattants, une signification bien particulière, celle de la liberté. Car ils ont connu l'époque où la célébration de la Fête nationale était strictement interdite. On ne pouvait le faire qu'à la sauvette et cachément.

 

L’importance du devoir de mémoire doit être, à l'occasion de la Fête Nationale, particulièrement souligné. Le souvenir est la mémoire du cœur, la mémoire émotionnelle. Mais il meurt s’il n’est pas entretenu.

Les festivités du 21 juillet qui incitent à se souvenir des événements de 1830 et 1831 ne devraient-elles pas nous rappeler notre Devoir de Mémoire vis-à-vis de ceux qui au cours des deux guerres ont donné leur vie pour une Belgique libre?

 

Le meilleur moyen de remplir ce " Devoir de Mémoire ", est d’adhérer aux associations patriotiques et plus particulièrement à la FNC qui reste l'association la plus importante en nombre d'adhérents, qui a une présence dans tous les coins du pays et qui a aussi une histoire.

 

 

27/07/2016

AWANS: sur le discours de la FNC: le devoir de vigilance.

 

Le Devoir de Vigilance:

Un obligation morale souvent difficile.

"Une éternelle vigilance est l'impossible prix de la liberté."

Eric Frank Russell

AWANS, FNC, devoir de vigilance

Lors du discours du 21 juillet 2016 prononcé, à AWANS, au nom de la FNC, il a été question du "devoir de vigilance".

 

" Devoir de vigilance " qui est absolument utile au moment où tout semble se déliter au moment où toute l'Europe semble être prise de sidération, au moment où, suite aux coups subis depuis des années ( crise interminable, crise financière de 2008, crise des migrants, replis des pays européens sur eux-mêmes, triomphe de l'extrême-droite...) tout le monde semble frappé de stupeur.

 

Le " Devoir de vigilance" n'est nullement un " Devoir de surveillance ".

 

Comme le " Devoir de mémoire ", le " Devoir de Vigilance " a divers sens selon la personne, l'association ou l'institution à laquelle elle s'adresse.

 

Le " devoir de vigilance " a pour objet la protection, au nom de l’intérêt collectif, des valeurs fondatrices de la collectivité: la protection de l’environnement, la protection des droits humains, la sauvegarde des droits inscrits dans la Constitution ou conquis au fil des ans.

 

Les violations de droits de l’homme sont aujourd’hui le plus souvent commises par des multinationales devenues plus puissantes que les États.

 

Les Etats sont-ils restés spectateurs impuissants. Il existe des exemples de législation:

 

* Au Royaume-Uni, une loi ( " Act " ) stipule qu’il y a une infraction quand les personnes morales ( firmes ) ne remplissent pas leur obligation de vigilance en matière de corruption. En cas de pépin, une question est posée: la société a-t-elle tout mis en œuvre pour éviter ou identifier un acte de corruption commis en son sein.

 

* En Suisse, l’article 102 du code Pénal prévoit que la responsabilité de l’entreprise peut être engagée « en raison du manque d’organisation de l’entreprise » et s’il lui est « reproché de ne pas avoir pris toutes les mesures d’organisation raisonnables et nécessaires pour empêcher une telle infraction » . Mais...on sait aussi que la SUISSE est très protectrice de ses sociétés...Avoir une loi, c'est bien. Encore faut-il qu'elle soit appliquée. Là le " Devoir de Vigilance " des citoyens doit intervenir pour l'exiger.

 

* Depuis le 8 juin 2001, l’Italie a promulgué un décret-loi instaurant une responsabilité administrative des personnes morales si une infraction de corruption transnationale est constatée... Mais on sait aussi la puissance Berlusconi qui n'a pas encore dit son dernier mot et la puissance de la mafia. Encore une fois, une loi, c'est bien mais la vigilance des citoyens est utile...

 

* Aux États-Unis, depuis 1789, l’Alien Tort Claim Act (ATCA) permet la compétence des juridictions américaines pour des recours en responsabilité civile engagés par des citoyens non-américains victimes de dommages commis à l’étranger et à l’encontre de personnes situées sur le sol américain. Cette loi a été utilisée plusieurs fois à l’encontre de filiales et sous-traitants d’entreprises transnationales domiciliées aux États-Unis, pour des dommages ou violations ayant eu lieu en dehors du territoire américain.

 

* En France, cinq lois comprennent un article en leur faveur, dont trois datent de 2013. Ces lois autorisent un signalement direct aux autorités judiciaires ou administratives ou aux régulateurs institués, sauf la loi du 16 avril 2013.

  • La première date de 2007. Elle protège seulement les salariés du secteur privé en cas de signalements de faits de corruption.

  • Pour faire suite au scandale du Mediator, une loi a été adoptée mais se limite à l’industrie pharmaceutique.

  • La loi du 16 avril 2013 protège tous ceux qui préviennent d'un «risque grave pour la santé publique ou l’environnement ».

 

Enfin, on ne peut pas parler du "devoir de Vigilance ", sans parler des " Lanceurs d'alerte ". " Un lanceur d'alerte " est une personne ou un groupement agissant de façon désintéressée, qui révèle des informations sur des agissements illégaux ou immoraux ou, tout simplement, dangereux. C'est-à-dire: dangereux pour l'homme, la société, l'économie ou l'environnement.

Ici, nous nous heurtons, pour les fonctionnaires à la fameuse " obligation de réserve ". Le premier devoir d'un fonctionnaire ayant découvert de tels faits est d'abord de réagir en interne, éventuellement en passant outre des échelons hiérarchiques.

S'il n'y réussit pas, il ne lui reste plus qu'à les porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias, parfois contre l'avis de sa hiérarchie.

Un exemple puisé dans le passé, en France: en 1958, Michel ROCARD, durant son service militaire, est envoyé en Algérie. Là, il découvre que plus d'un millions d'algériens ont été déplacés dans des camps par les militaires afin de faciliter le traitement au napalm de régions entières. Même de Gaulle n'est pas au courant.

De septembre à novembre 1958, il sillonne l'Algérie et recense de façon quasi clandestine tous les camps où s'entassent surtout femmes et enfants. En février 1959, il remet son rapport et il estime à plus d'un million le nombre de déplacés. Une fuite est commise, dans un Ministère, et ce rapport est publié dans le presse.

Michel ROCARD en parle plus tard. En quelques lignes, il expose ce fameux " Devoir de réserve" :

" Nous sommes fonctionnaires et en tant que tels, nous ne visons pas à lancer une campagne de presse, mais à acquérir une information certaine, sans connotation politique aucune."

 

20/07/2016

Révolution belge ou d'une monarchie despotique à une monarchie élue.

La monarchie belge par opposition à la monarchie néerlandaise d'avant 1830

ou

Léopold I°, un Roi élu.

Le Congrès National se réunit pour la première fois le 10 novembre 1830 et reprit la mission législative entamée par le gouvernement provisoire. Ses tâches principales étaient:

  • La rédaction définitive de la nouvelle Constitution du pays
  • L’élection du Chef de l’Etat.

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Le Congrès National restera en fonction jusqu’à la prestation de serment du premier roi des Belges.

Le 18 novembre, il proclame à son tour l’indépendance du peuple belge

Le 22 novembre, il se prononce pour un régime de monarchie constitutionnelle représentative sous un chef héréditaire car celle-ci est la seule susceptible d’être acceptée par les grandes puissances européennes.

Le 24 novembre, le Congrès exclut à perpétuité les membres de la Maison d’Orange-Nassau du trône de Belgique.

Le 26 juin 1831, Léopold de Saxe-Cobourg Gotha fut, en réalité, élu premier roi des Belges par le Congrès national.

Il fut " couronné" le 21 juillet 1831.

Le terme "couronné" n'est pas correct en ce qui concerne la monarchie belge. Contrairement à d'autres monarchies, même actuellement, le Roi entre en fonction du fait de sa prestation de serment. Aucun signe distinctif ne lui est remis: ni couronne, ni sceptre, ni manteau d'hermine. A notre quand même, le fait que le nouveau Roi est revêtu d'un uniforme militaire du plus haut grade...C'est finalement le seul signe distinctif.

Le choix de Léopold I° répondait à diverses motivations: un passé militaire prestigieux, ses liens de parenté avec la famille royale d'Angleterre ( Veuf de la princesse royale Charlotte d'Angleterre ), son ascendance familiale allemande...

Le Congrès National  avait d'abord songé au fils de LOUIS-PHILIPPE, Roi des Français. Pour ne pas irriter les Anglais, ils se décidèrent pour Léopold de Saxe-Cobourg, prince allemand et luthérien de 41 ans. 

Tout cela rassure les puissances entourant la Belgique nouvelle.

En février 1830, des hommes d’Etat anglais lui avaient proposé le trône de la Grèce qui venait de s’affranchir de la domination turque. L’opération ne lui semblant pas suffisamment fiable, il avait refusé.

Choisi par la bourgeoisie, Léopold Ier devient également le principal actionnaire de la Société générale de Belgique, la première société du pays chargée de l'équipement public.

Contrairement à l'évolution historique des autres monarchies européennes, la constitution belge et son état de droit n'était pas le fait d'une grâce royale. Elle n'avait pas non plus été arrachée à la monarchie en place. 

Elle était le fait des révolutionnaires de 1830 et du Congrès National, soit en fait de la bourgeoisie. 

Pour devenir Roi et instaurer la dynastie, le premier Roi n'eut d'autre choix que d'y jurer fidélité.

On rapporte d'ailleurs qu'il n'en fut pas très heureux: il accepta à la condition que soit réglé le problème des frontières et des dettes de la Belgique. Il obtient de la conférence de Londres le traité des Dix-Huit Articles, accepté par le congrès le 9 juillet 1831. 

Aux négociateurs belges, il aurait eut ces mots: " Messieurs, vous avez durement traité la royauté, qui n’était pas là pour se défendre. Votre charte est bien démocratique; cependant, je crois qu’en y mettant de la bonne volonté de part et d’autre, on peut encore marcher.”

En effet, à l'époque du régime hollandais, il n'y avait pas de séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif, les ministres n'étaient pas responsables devant les Etats-généraux mais seulement devant le Roi, le Roi conservait la maîtrise de toute une série d'attributions telles que la politique étrangère.

Enfin, contrairement à ce qui a été dit souvent lors de l'abdication du Roi Albert II, quand un Roi abdique, il n'abdique pas en faveur de .... Il abdique simplement, la succession est définie par les articles de la Constitution.

Les compétences politiques du souverain sont regroupées dans le chapitre 3 de la Constitution et sont explicitées en même temps que celles du gouvernement.

19/07/2016

Fête Nationale: pourquoi le 21 juillet ?

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Le 21 juillet est un jour férié spécial en BELGIQUE, qui commémore le serment prêté le 21 juillet 1831 par Léopold de Saxe-Cobourg, premier Roi des Belges, de rester fidèle à la Constitution.

Jour férié spécial donc pour ce qu'il commémore. Spécial aussi parce qu'il se situe en pleine période de vacances, ce qui signifie que de nombreux belges sont en "congés normaux" à ce moment...souvent même à l'étranger.

Spécial aussi parce que, contrairement au 11 novembre et au 8 mai, il n'est pas possible de réunir les enfants des écoles.

Ce serment constitutionnel - le premier- marquait le début de l'indépendance de la Belgique.

Ce serment inaugurait aussi les bases de l'état de droit en Belgique: régime d’une monarchie constitutionnelle et parlementaire.

Par ce serment, le premier Roi jurait d'observer la Constitution, fait à signaler à l'époque. fait qui avait une importance symbolique. En effet, à partir du moment où le premier personnage de l'Etat faisait allégeance à la Constitution, cela lui conférait une très grande valeur.

Cette Constitution garantit les libertés individuelles des citoyens et se fonde sur la séparation des trois pouvoirs: pouvoir législatif, pouvoir exécutif et pouvoir judiciaire. 

Pourtant, cet état de droit s'il établissait tous les principes fondamentaux qui nous régissent toujours, était bien imparfait: régime électoral censitaire, service militaire injuste, femmes mises à l'écart de la vie publique...

La devise de la Belgique est : "l'union fait la force". Une devise que l'on traduit en néerlandais par "Eendracht maakt macht" et en allemand par "Einigkeit macht stark". Contrairement à ce que l'on croit, elle ne fait pas référence au fait que la Belgique est un état fédéral comptant trois régions: la région bruxelloise, la région flamande et la région wallonne, mais au fait que , après l'indépendance, le pays vécut sous le principe de l'unionisme ( union des laïcs et des religieux, des catholiques et des libéraux, des anciens républicains et des royalistes ...).

devise_belge.jpgL'unionisme entre Catholiques et Libéraux, scellé en 1827-1828, est consacré par un compromis en 1830: la construction d'un État libéral où il n'y a pas de politique anticléricale et où le catholicisme est reconnu comme religion de la majorité, le tout basé sur une Constitution intouchable à leurs yeux, qui garantit un nombre élevé de libertés comparé aux autres lois fondamentales de l'époque. Cet unionisme se transforme après l'indépendance en «une coalition électorale et gouvernementale permanente, constituée de membres modérés des deux partis qui n'ont pas oublié les leçons de la Révolution brabançonne».

Dès le début, le 21 juillet est l’occasion de sortir le drapeau belge, notamment sur les édifices publics, et de s’amuser lors de festivités populaires: bals aux lampions, feux d’artifices, spectacles.

Sous le règne de Léopold II, la loi du 27 mai 1890 instaura cette officiellement le 21 juillet comme « Fête nationale belge ». le but était de lier cette journée de fête à la personne du Roi.

Cette "Fête nationale" est pourtant largement méconnue à l'étranger. J'ai eu l'occasion de m'en rendre compte à l'occasion de voyages qui se déroulaient à ce moment de l'année. 

Il faut toutefois citer le cas d'une petite ville française: Sainte-Adresse, une station balnéaire française située en Normandie. On y arbore chaque 21 juillet les couleurs de la Belgique. Pour un raison peu connue chez nous: cette ville a fait office de capitale du royaume pendant la quasi-totalité de la guerre de 1914-18. Le gouvernement belge s'y était réfugié.

Comment cette journée fut-elle vécue en 14-18 ? 
Un an après l’invasion, à Bruxelles, la Fête nationale du 21 juillet 1915 était convertie en journée de deuil. La capitale fut transformée en ville morte aux magasins clos et aux volets baissés, voulant ainsi nier la légitimité de l’Occupation.

Durant la seconde guerre, on doit signaler la mission aérienne belge du 21 juillet 1943.

Le 21 juillet 2013 fut la date choisie par le roi Albert II pour abdiquer en faveur de Philippe de Belgique. Philippe devint ainsi le deuxième roi des Belges à prêter le serment constitutionnel le jour de la fête nationale.

Chez nous, à AWANS, on célèbre la Fête Nationale depuis 2006. C'était, au départ, pour répondre à une demande adressée à toutes les communes par le Gouverneur de la Province de LIEGE.

Pour gouverne, ce fut aussi l'occasion pour les trois sections d'Anciens Combattants d'avoir une manifestation commune.