18/11/2015

14-18: la guerre fait vendre et marcher la publicité.

 

14-18 et la publicité commerciale.

 

Nous aborderons ici, l'activité de la publicité commerciale durant la guerre de 14-18. Nous verrons que la guerre fait vivre le commerce et ...la publicité.

 

Quand on pense aux bénéfices commerciaux de la guerre, on a de suite à l'esprit les fabricants et marchands d'armes et leurs sous-traitants en tous genres.

 

La guerre de 14-18 fut pendant quatre années, une opportunité pour la publicité ( on disait la « réclame » à l'époque ) qui se fit en en jouant sur la fibre patriotique. 

 

Il est évident que ce ne fut pas un problème belge mais essentiellement français. Comme la BELGIQUE était à presque 99% occupée et que nos soldats n'avaient plus aucun moyen de contact avec la population, ce type de commerce et de publicité n'avait pas sa raison d'être chez nous. Chez les Français, il n'en allait pas de même. Dans la partie à l'arrière du front, la partie non occupée, les génies de la publicité essayèrent de vendre tout et n'importe quoi à la population.

 

On trouve dans la publicité de tout, du simpliste et du plus banal au plus sordide et même au plus mensonger. Les publicitaires utilisaient, comme toile de fond, la guerre mais se gardaient bien d'en montrer les horreurs.

 

On trouve, par exemple, de la publicité pour des masques à gaz réputés "inattaquables par les acides et efficaces contre les jets de vitriol".

 

On trouve aussi le bracelet-montre Lip, décrite comme étant "la montre de la victoire adoptée pour le réglage des tirs par l'artillerie et l'aviation françaises".

 

On trouve la bande molletière présentée comme "la seule hygiénique, la seule agréable à porter, la seule ne se déroulant pas". 

 

On trouve le papier à rouler les cigarettes Riz Lacroix, où on utilise l'image d'un jeune enfant fumant une cigarette devant deux « poilus » qui s'en amusent !

 

Et des foules d'autres choses: les lotions anti-poux, les anti-gel ( ! ), les chalumeaux filtrants sensés «  purifier l'eau contaminée », les porte-plumes pour permettre aux soldats d'écrire même dans les plus mauvaises positions, des couvre-nuques en toile ( alors que les casques eux-mêmes n'offraient pas une protection optimale ), les sacs-pélerines en toile qui protégeaient les soldats contre « le froid, la pluie, les projectiles et les baïonnettes », la chicorée ( on est dans le nord ), les jumelles comme celle qui « est la seule répondant aux besoins des combattants », les tenues « élégantes » ( bien inutiles dans les tranchées ), le malt «  qui remplace le café qui énerve... », les publicités pour le camembert...

 

Et aussi ce qu'il y eut de plus sinistre: les lits, fauteuils et appareils pour « malades, blessés et convalescents », les jambes articulées en bois évidé...

 

Et, bien sûr, on insistait sur l'origine. On garantissait la fabrication française.

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17/11/2015

André LYNEN: Peintre combattant, témoin du font.

André-Victor Lynen 

 

Né à ANVERS, le 4 décembre 1888 et décédé à FOREST, le 29 juillet 1984

 

 

Peintre belge de grand talent. Durant la Guerre de 14-18, il a d'abord été affecté à la défense d'ANVERS, comme milicien ordinaire ( Garde Civil ).

 

Après la dissolution de la Garde Civile, il s'est réfugié aux PAYS-BAS et de là en ANGLETERRE. 

 

C'est là qu'il fut enrôlé, début 1915, en tant que volontaire. Le 5 Février 1915, on le trouve motocycliste dans le Grand Parc automobile. 

 

Le 30 Septembre, 1915, il a été transféré au centre de formation pour l'artillerie (CIA) à Eu, en FRANCE.

 

Le 28 Janvier 1916, il fut affecté à la 6e Artillerie. Le 1er Janvier, 1917, à la 7e Artillerie.

 

Cependant, à partir du 1er Août 1916, il fut détaché à la réelle «Section Artistique" à NIEUPORT.

 

On lui doit de nombreuses oeuvres faisant connaître la tristesse du front.

 

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15/11/2015

Les attentats de Paris: quelques réflexions.

Les attentats de PARIS.

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Vendredi 13 Novembre 2015 est une date dont on parlera dans les manuels d’Histoire. L’effroi, la peur, la tristesse ont gagné le coeur des français. " PARIS, 13 novembre 2015 " est le pendant de " NEW YORK, 11 septembre 2001 " ou de " MADRID, 11 mars 2004 " ! 

Vendredi 13 ! Est-ce un hasard ou un choix délibéré ?

 

Dès le lendemain, à LONDRES, BERLIN, NEW YORK, MADRID ou SYDNEY et partout dans le monde des rassemblements ont eu lieu pour rendre hommage aux victimes des attentats. De nombreux monuments se sont parés des couleurs du drapeau français et la Marseillaise a été chantée lors de plusieurs rassemblements.

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Nous ne reviendrons pas sur le déroulement des événements, ni sur la suite des l'enquête. Il convient de s'interroger sur les suites ou les motivations de ces attaques. Le terrorisme international ne menace pas seulement la FRANCE, mais tout le monde, toute l’humanité. Des milliers de combattants provenant de trop de pays différents ont été entraînés par l’EI, ( « Daech » ).

 

Immédiatement, les réseaux sociaux ( blogs, facebook, twitter...) ont été mis à contribution de façon massive...avec le meilleur et le pire. Souvent le pire, hélas !

 

Pour le meilleur, de nombreuses personnes ont choisi les réseaux sociaux pour exprimer leur solidarité, prévenir leurs proches, chercher un abri et venir en aide. Le hashtag #PrayForParis (en français #PriezPourParis) dépassait déjà dans la nuit le million de mentions, d'après les estimations du site Topsy. Il est parfois accompagné de dessins: l'un d'entre eux représente la Tour Eiffel encerclée de noir, formant un signe de la paix.

 

Un mouvement de solidarité a mobilisé les internautes, sous le hashtag #PorteOuverte. Des milliers de Parisiens ont organisé vendredi soir sur Twitter un vaste mouvement proposant d'accueillir chez eux les personnes qui se trouvaient dans la rue, désemparées et à la recherche d'un lieu sûr.

 

Partout dans le monde occidental, la campagne #Pasenmonnom a mobilisé les musulmans contre l’État islamique. Celle-ci dénonce toutes actions haineuses et meurtrières commises au nom de l’Islam.

Mais, il fallait s'y attendre, on a vu aussi le pire. Il suffit de consulter la rubrique « Actualités » de skynetblogs, par exemple.

 

A la lecture des réactions et des communications sur les réseaux sociaux, il est clair, et cela fait peur, suite à Paris ensanglanté. J'ai peur que certains nous appellent carrément à répondre à la barbarie par une autre barbarie. On y trouve quasiment des appels aux meurtres de dirigeants politiques, ( pas ceux de gauche ni de la droite traditionnelle, bien sûr ). Jamais de Marine LE PEN ni des personnages insignifiants qui, en BELGIQUE, s'efforcent de profiter de son aura.

 

Il faut craindre la haine, la stigmatisation, la chasse à tout qui est différent, tout qui ne rentre pas dans le moule.

 

Les pires âneries sont présentées comme des vérités, telles que, par exemple, la conversion à l'islam de politiciens belges ! Déjà, la récupération politicienne pointe le bout du nez. Pas seulement en FRANCE mais aussi chez nous. Une société américaine spécialisée dans les recherches socio-politiques, STRATFORT, prévoit la hausse de la popularité de Marine LE PEN et de son Front national, dont la position est la réduction de l’immigration légale. Elle pourrait recevoir l'appui des électeurs après les attentats parisiens.

 

Les extrêmes s'attirent et parfois ont des intérêts convergents. Et si c'était là, sous-jacente, une des motivations , secrète, de ces actions ? Si Le FRONT NATIONAL venait au pouvoir et s'il appliquait toute sa doctrine relative aux migrants et à l'islam, les islamistes croient fermement que cela pousserait les musulmans de FRANCE à se radicaliser en masse... Résultat: une déstabilisation des pays où les islamistes radicaux n'auraient jamais pu s'organiser et prendre le pouvoir.

 

Une des conséquences est aussi la perte d'un peu de liberté individuelle. On y est prêts. Mais de là à vivre dans un système totalement sécuritaire, faisant taire la liberté collective.

 

Cette barbarie est inqualifiable et injustifiable. Ce sont des innocents qui ont été massacrés, qui souffrent. Il faut montrer notre solidarité. Notre révolte ne peut cependant pas nous faire perdre la raison: la montée du racisme, les amalgames, les apriori religieux ne feront que faciliter la barbarie que nous dénonçons. Il ne faut pas que ces barbares se sentent, chez nous,en FRANCE ou ailleurs en EUROPE, «  comme des poissons dans l'eau » !

 

Certains politiciens nous invitent quand même à garder la tête froide, ne voulant pas profiter en lançant des formules à la « Y a qu'à ». Ainsi les parole de Dominique de VILLEPIN:

"Ils veulent nous diviser et pousser notre pays à la guerre civile", a-t-il argumenté. Ce n'est pas "parce qu'une bande d'assassins fanatiques vous déclare la guerre que vous tombez dans le piège de la surenchère".

 

Nous ne pouvons nous empêcher de penser aux enfants. Surtout à ceux que nous avons rencontré, en début de semaine, lors des commémorations qui leur étaient spécialement réservées à l'occasion de l'Armistice. Nous leur avons parlé de guerre, de guerre mondiale, de guerre déclenchée au départ d'événements souvent moins tragiques que ceux-ci. Comment maintenant leur parler ? Comment à l'avenir leur parler lors de ces manifestations ?

 

Il est difficile de trouver les mots pour en parler aux plus jeunes. Doit-on minimiser pour rassurer ? Dire la vérité crue ? Un autre problème est qu'ils ont été submergés, comme nous, par la masse d'informations répétitives contenant une forte charge émotionnelle.

 

Il faudra sérieusement y penser pour la prochaine commémoration leur réservée en espérant que d'ici là rien de plus grave encore ne ce soit produit.

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14/11/2015

1914-1918: Voix pacifistes dans le désert !

1914-1918: Voix pacifistes dans le désert.

Jean JAURES et Romain ROLLAND.

 

« Eté 1914 », « Printemps 1940 » !

 

Oserait-on ajouter « Automne 2015 » ?

 

On ne peut empêcher les rapprochements avec la situation actuelle. A ces deux époques, tout laissait prévoir le cataclysme qui s'annonçait et rien ne fut entrepris pour l'arrêter. Ainsi, le 25 juillet 1914, quelques jours avant son assassinat et le déclenchement du conflit, Jean JAURES prononça ces mots, prémonition malheureuse des événements à venir. Voici ce qu'il disait:


« Eh bien ! Citoyens, dans l’obscurité qui nous environne, dans l’incertitude profonde où nous sommes de ce que sera demain, je ne veux prononcer aucune parole téméraire, j’espère encore malgré tout qu’en raison même de l’énormité du désastre dont nous sommes menacés, à la dernière minute, les gouvernements se ressaisiront et que nous n’aurons pas à frémir d’horreur à la pensée du cataclysme qu’entraînerait aujourd’hui pour les hommes une guerre européenne. […] 
Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation... ».

 

On connaît la suite. Durant la guerre, des voix pacifistes se sont fait entendre. Voix souvent taxées de « défaitistes ». Je vous livre les pensées de Romain ROLLAND, écrites le 2 novembre 1916.

 

Le 2 novembre ! le jour des morts:

 

« Arrêter la guerre qui est en cours, qui le peut aujourd’hui? Qui peut faire rentrer dans sa ménagerie la férocité lâchée? Même pas ceux peut-être qui l’ont déchaînée,—ces dompteurs qui savent bien qu’ils seront dévorés!… Le sang est tiré, il faut le boire. Soûle-toi, Civilisation!—Mais quand tu seras gorgée, et quand, la paix revenue, sur dix millions de cadavres, tu cuveras ton ivresse abjecte, te ressaisiras-tu? Oseras-tu voir en face ta misère dévêtue des mensonges dont tu la drapes? ... Peuples, unissez-vous! Peuples de toutes races, plus coupables, moins coupables, tous saignants et souffrants, frères dans le malheur, soyez-le dans le pardon et dans le relèvement! Oubliez vos rancunes, dont vous périssez tous. Et mettez en commun vos deuils: ils frappent tous la grande famille humaine! Il faut que dans la douleur, il faut que dans la mort des millions de vos frères vous ayez pris conscience de votre unité profonde; il faut que cette unité brise, après cette guerre, les barrières que veut relever plus épaisses l’intérêt éhonté de quelques égoïsmes. »

 

Sans le vouloir, mais par prémonition, Romain ROLLAND, était tristement prophétique. Le 2 novembre 1916, il citait le nombre de morts prévus pour cette guerre: 10 millions !

Lorsqu'il déclara cela, il fut maudit. Il fut traité de "défaitiste", injure suprême à ce moment de la guerre. 

Quant à Jean JAURES, on connait aussi la suite qui lui fut réservée quelques jours après avoir prononcé ces paroles !

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10/11/2015

11 novembre: commémoration, évolution et comparaisons.

                                                            11 NOVEMBRE:

                              Comparaisons et évolutions

 

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L’armistice de 1918, signé le 11 novembre, marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'ALLEMAGNE. Il ne s'agit pourtant pas d'une capitulation au sens propre. Le cessez-le-feu est effectif à onze heures, entraînant dans l'ensemble du côté des Alliés des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d'une guerre qui a fait près de 10 millions de morts et des millions d'invalides ou de mutilés.

 

De part et d'autre de la frontière allemande entre, d'une part, l'ALLEMAGNE et la BELGIQUE, et, d'autre part, entre l'ALLEMAGNE et la FRANCE on peut remarquer une différence complète entre les conceptions forgées par les deux nations sur un même épisode historique: la fin de la guerre de 14-18 et l'Armistice..

 

Du côté français et belge, s'est constitué un « Devoir de Mémoire ». On souhaite laisser aux jeunes générations un souvenir du passé. Le meilleur souvenir, il existe dans chaque village, parfois en plusieurs exemplaires, le monument aux morts.

 

Il en existe souvent plusieurs. Au lendemain de la guerre, très vite est apparue la nécessité de rendre hommage aux victimes. Mais les communautés étaient quasi ruinées, on s'est donc souvent contenté d'une simple plaque commémorative apposée à la façade des maisons communales.

 

Par après, dans les années 20, au fur et à mesure que la prospérité revenait, sont apparus des monuments d'une autre espèce, bien souvent de véritable oeuvres d'art.

 

On a vu, aussi, en plus, dans bien des cimetières, la création de « Pelouses d'Honneur » ou de « Carrés d'Honneur ». Egalement, dans des entreprises, des stèles ou des monuments commémorant les membres du personnel.

 

Dans toute la mesure du possible, les sections locales de la FNC, en BELGIQUE, continuent à organiser des commémorations spécifiques destinées aux écoliers. C'est en tout cas vivement recommandé.

 

Le 11 novembre continue à être célébré avec tout l'apparat qu'il faut: fleurissement des monuments, TE DEUM ( en BELGIQUE du moins ), discours, réceptions officielles, banquets...

 

Cela sur le plan local. Sur le plan national, il y a immanquablement la traditionnelle cérémonie à la Tombe du « Soldat Inconnu », la Colonne du Congrès en BELGIQUE et l'Arc de Triomphe en FRANCE.

 

La commémoration du 11 novembre est pourtant, dès le début, une manifestation ambivalente: à la fois une fête voulant célébrer la victoire, et, d'autre part une commémoration empreinte de tristesse, le rappel du souvenir des « Morts pour la Patrie » et, en plus, une exaltation du patriotisme.

 

Progressivement , déjà dans les années 20, la joie de la fête de la victoire a tendance à s'estomper. Le ton change. On songe davantage aux sacrifices des soldats belges. Les hasards du calendrier font que l'Armistice se situe directement après la Toussaint et le jour des Morts. Dans le Journal « Le Peuple », on pourra lire : «  La journée du 11 novembre, n'est pas une journée de fête, mais en quelque sorte, un prolongement de la Toussaint ».

 

De l'idée de victoire que la population se faisait de l'Armistice, l'on passe à un sentiment de recueillement, dorénavant indissociable de l'Armistice. On n'oublie pas pour autant la notion de victoire mais celle-ci est emprunte de déception, de tristesse, de recueillement.

La commémoration de l'Armistice tend à devenir, dès ce moment, une célébration autour de laquelle se cristallise la mémoire de la Grande Guerre, notamment en mettant à l'honneur certaines catégories sociales. Ce changement de perception - de la délivrance à la reconnaissance au souvenir- implique qu'il faut perpétuer tant la mémoire des faits que le rituel mis en place. C'est ce qui se perpétue jusqu'à nos jours.

 

Tandis que de l’autre côté, on ne voit, bien entendu, aucune raison de se rassembler autour d'une notion de défaite et de changement de régime…

 

C'est assez dommage qu'on ne rende même pas un hommage, aux soldats qui ont péri. A titre de comparaison, bien que la guerre de 1870/71 se soit aussi traduite par une défaite en FRANCE, on trouve quand même encore beaucoup de monuments commémoratifs rendant hommage aux malheureuse victimes.

 

En ALLEMAGNE, l’Armistice n’est ni fêté ni commémoré et n’est pas non plus l’occasion d’un jour férié.

 

Mais, chez eux, le 11 novembre est malgré tout une fête. Une fête destinée aux enfants: la Saint-Martin, en souvenir de Saint Martin de Tours qui serait mort le 11 novembre 397, selon la tradition.

 

En outre, le 11 novembre à 11h11, à COLOGNE et à DÜSSELDORF notamment, débutent chaque année les festivités carnavalesques.

 

Donc, un ambiance festive, bien loin de l'ambiance plus rigoureuse que l'on rencontre chez nous.

 

Dans les rares articles qui évoquent cette date dans la presse d’Outre-Rhin, on trouve souvent une explication que l’auteur estime nécessaire au lecteur allemand : "Aujourd’hui, comme chaque année, on célèbre en France et en Angleterre le jour de l’armistice de 1918 comme un jour de fête nationale ".

Pourtant, ici, en BELGIQUE, on ne comprend pas très bien les réticences qui on surgi, en FRANCE, lorsqu'il a été question de commémorer, le 11 novembre, toutes les victimes de toutes les guerres. En Belgique, bien que cela ne soit pas officiel, bien que, officiellement, le 11 novembre ne concerne que la guerre de 14-18, dans les faits, depuis 1945, cette commémoration englobe aussi les combattants de 40-45.

 

 

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16:40 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

06/11/2015

Poème de Guillaume Apollinaire: Si je mourais là-bas

Si je mourais là-bas...

 

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Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
Tu pleurerais
 un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s'éteindrait
 comme meurt
Un obus
 éclatant sur le front de l'armée
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
Couvrirait de mon sang le monde tout entier
La mer les monts les vals
 et l'étoile qui passe
Les soleils merveilleux mûrissant
 dans l'espace
Comme font les fruits d'or autour de Baratier


Souvenir oublié vivant dans toutes choses
Je rougirais
 le bout de tes jolis seins roses
Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants

Tu ne vieillirais point
 toutes ces belles choses
Rajeuniraient
 toujours pour leurs destins galants

Le fatal giclement
 de mon sang sur le monde
Donnerait au soleil plus de vive clarté
Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse
 à l'onde
Un amour inouï
 descendrait sur le monde
L'amant serait plus fort dans ton corps écarté


Lou si je meurs là-bas souvenir qu'on oublie
- Souviens-t'en quelquefois aux instants de folie

De jeunesse et d'amour et d'éclatante ardeur
-
Mon sang c'est la fontaine ardente du bonheur
Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

Ô mon unique amour et ma grande folie

 

Guillaume APOLLINAIRE et rené ARCOS entretinrent, un temps, une correspondance. Cela prouve, une fois encore, en quelle estime René ARCOS était tenu par ses confrères. René ARCOS fut un grand poète, un grand écrivain qui, sciemment, sacrifia son avenir pour ses idées.

 

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03/11/2015

René ARCOS: Extrait du roman "CASERNE"

 

Extrait du roman "Caserne"

 (Paris, F. Rieder, 1921)

 

 

Depuis la guerre, les casernes absorbaient aveRené A.jpegc frénésie et ne rendaient plus rien. C’était une goinfrerie sans exemple dans l’histoire. Fini, le lent dressage des hommes. On raillait aujourd’hui l’ancien système, ce méticuleux travail d’orfèvre, burinant, ciselant et polissant la matière précieuse. On en était au fondu et à l’estampage. C’est qu’il fallait faire vite. Les commandes pleuvaient et on ne savait plus où donner de la tête. On avait bientôt parlé d’une crise d’effectifs. Envoyez-nous des bonshommes, encore des bonshommes, toujours des bonshommes suppliaient de là-bas les détaillants.


Alors, à la patience d’antan, avait succédé une hâte fébrile. Marches, exercices, écoles de tir, alertes nocturnes, ça bardait, il fallait voir. On nous gavait au galop de nourriture, de science militaire et de couplets patriotiques. On nous poussait comme des fruits de serre. Tant et si bien qu’au bout de quelques semaines, armés, vêtus et harnachés de neuf, nous étions mûrs pour le sacrifice. On était arrivé à couler un canon en quelques jours et à former un héros en moins de deux mois."

 

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