13/01/2016

L'antisémitisme latent en Allemagne en 14-18 et après.

ANTISEMITISME LATENT EN ALLEMAGNE

avant 14-18, durant la guerre et après.

 

Dans divers articles, nous avons eu récemment l'occasion d'aborder ce problème. Il apparaît clairement, mais cela devrait être davantage développé, que l'antisémitisme n'est pas tombé du ciel avec Adolf HITLER et le Parti NAZI.

Je vous invite à relire les derniers articles: Arnold ZWEIG du 27/12/2015, l'Empire Allemand...du 04/01/2016, le Kaizer...du 07/01/2016, Emil LUDWIG du 10/01/2016.

Nous aurons l'occasion d'en reparler avec un article sur l'affaire RATHENAU.

 

La légende du « coup de poignard dans le dos » (Dolchstoss) est née et les événements révolutionnaires , Allemagne, d’octobre et de novembre 1918 ne feront qu’accentuer ce mythe.

Evidemment, l'antisémitisme prit une nouvelle expansion après l'Armistice et surtout après le traité de VERSAILLES.

Un antisémitisme radical, alimenté notamment par la guerre, est donc davantage présent dans la population dans l’immédiat après-guerre.

HITLER et le NSDAP (parti nazi) utiliseront la défaite allemande pour alimenter la frustration de la population de ce pays.

Témoignage de cette campagne cette caricature:

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10/01/2016

Emil LUDWIG, écrivain allemand antifasciste, dénonciateur des responsables de la première guerre mondiale.

 

Emil LUDWIG

de son vrai nom Emil COHN

Né le 25 janvier 1881 à BRESLAU

Décédé le 17 septembre 1948 à MOSCIA

 

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Ecrivain allemand.

Correspondant de guerre en

14-18,

critique sur l'origine de la guerre,

antinazi,

célèbre par ses biographies.

 

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Né à BRESLAU, ( WROCLAW, en POLOGNE ) dans une famille juive. Son père, Hermann  COHN est un ophtalmologue célèbre. Après avoir étudié le droit et l'histoire, il choisit la carrière d'écrivain. Baptisé en 1902, à l'âge de 22 ans, il renonça publiquement au christianisme, 20 ans plus tard, à la suite du meurtre du ministre des affaires étrangères, juif, Walter RATHENAU. Ce meurtre signifiait l'impossibilité pour un juif d'être réellement considéré comme un allemand authentique.

 

Il a débuté par quelques pièces de théâtre et nouvelles et comme journaliste. En 1906, il s'installe en SUISSE. Certains parlent d'un exil, ce qui ne paraît pas être le terme exact.

 

Lorsque survient la Première Guerre mondiale, il entre comme correspondant de guerre au Berliner Tageblatt, à VIENNE et ISTAMBUL, deux capitales alliées de l'Allemagne. Le Berliner Tageblatt paru pour la première fois le 1° janvier 1872 exista jusqu'au 31 janvier 1939, dans une édition contrôlée par la censure depuis 1933. En 1914, il tirait 245000 exemplaires.

 

Après la guerre, il retourne vivre en SUISSE. Il a commencé sa carrière littéraire en tant que dramaturge et romancier, mais il est connu à l'échelle internationale grâce à ses biographies talentueuses traduites dans de nombreuses langues.

 

Ce qui le consacra et lui valut la vindicte de l'extrême-droite allemande, c'est, en 1929, son livre "Juli 14. Den Söhnen zur Warnung " paru sous le titre français de " Juillet 1914", réédité en 2012 dans la Petite bibliothèque Payot. Ce livre fut interdit puis brûlé par les nazis. LUDWIG est parvenu à rendre vivant le récit d'un événement complexe: le déclenchement de la première guerre mondiale.

 

 

Dans le déclenchement de la guerre, il dénonce les responsabilités des Cabinets ministériels, des Etats-Majors, des dirigeants. L'Autriche-Hongrie serait le premier coupable. L'empereur aurait profité de l'attentat de Sarajevo pour relancer un empire finissant. Dans l'ordre, il place ensuite la Russie tsariste, désireuse de s'étendre; la France et l'Allemagne, pour leurs arrière-pensées, la première voulant récupérer l'Alsace-Lorraine et la seconde, profiter de sa supériorité militaire pour mettre à mal la Triple-Entente franco-anglo-russe. Il fustige aussi l'Angleterre. Si celle-ci avait rappelé dès le début son intention de soutenir la Russie et la France, cela aurait incité l'Allemagne à freiner l'Autriche. L'Allemagne a cru qu'elle n'aurait contre elle que la France et la Russie.

 

LUDWIG oppose, les classes dirigeantes européennes, soucieuses d'avancer leurs positions respectives, nationalistes mais se fréquentant et utilisant les mêmes politiques aux populations, toutes désireuses de paix, mais qu'un manque de cohésion, de volonté a rendu impuissantes.

 

Voulant dédouaner les peuples, il omet certaines vérités: l'existence du coté français de l'esprit de revanche autour de l'Alsace-Lorraine et la mentalité inculquée au peuple allemand par le militarisme prussien. Il fait preuve de naïveté quand il crédite le Kaiser, de bonnes intentions passagères là où il ne dut y avoir qu'incompétence et duplicité comme il le démontre pourtant.

 

Il s'en prend au Chancelier allemand de 1914, BETHMANN: "Nulle part la médiocrité d'esprit n'est aussi visible que dans cette phrase de bureaucrate écrite par un chancelier qui ne veut nullement la guerre comme les généraux, mais qui la voit venir et qui cependant, malgré le très net revirement de son empereur, ne bouge pas le petit doigt pour l'empêcher et ne pense qu'à se montrer assez adroit pour ne pas paraître en être responsable aux yeux du monde..."

 

De ce livre, qui est la plus terrible condamnation de la guerre, tirons deux extraits:

 

"Le mensonge et la légèreté, la passion et la crainte, de trente diplomates, princes et généraux, ont transformé pour quatre ans, par raison d'état, des millions d'êtres paisibles en assassins, brigands et incendiaires, pour à la fin ramener sur la terre barbarie, dégénérescence et misère. Aucun peuple n'a réalisé un bénéfice durable. Tous ont perdu plus qu'il n'est possible de rétablir en une dizaine d'années. Un continent étranger est devenu créditeur du nôtre. Haine et exaspération ont saisi les peuples qui auparavant rivalisaient en paix".

...............

 

 

"Aucun des innombrables êtres qui, cinq ans plus tard, après avoir perdu leurs fils et leurs époux, cherchèrent dans les écrits de leurs nations une consolation à la détresse de leur innocente patrie et la trouvèrent dans la conjuration diabolique de l'ennemi, ne devrait lire cette vérité internationale; il se répandrait en malédictions en voyant que l'être qu'il avait de plus cher au monde est mort pour rien en même temps que des milliers d'autres à cause de la légèreté criminelle de quelques comtes viennois, à cause de l'insouciance d'hommes d'état allemands, à cause de l'appétit de domination de grands-ducs russes, à cause de la faiblesse des nerfs de "cousins" couronnés - à cause d'hommes qui, dans leurs fautes et leur avidité, dans leurs vues et leurs désirs, dans leurs dons et leurs vices, ne dépassèrent jamais la moyenne et ne furent grands que dans une chose: dans les moyens qu'ils employèrent pour tromper et anéantir des millions d'êtres qui ne se doutaient de rien."

 

Dans l'entre-deux-guerres, il acquit la renommée pour la publication de ses buiographies qui mêlaient des faits historiques avérés avec de la fiction et une analyse psychologique des personnages. Ce sera GOETHE en 1920, BISMARCK en1922, NAPOLEON en 1925, Michel-Ange en 1930, et CLEOPATRE en 1937. On lui doit aussi des essais sur Rembrandt, Beethoven, et Balzac, et des études de caractère sur trois Juifs allemands éminents, Freud, Lassalle, et Rathenau. Son travail a suscité une réaction mitigée parce que ses biographies combinent fiction avec réalité et qu'il avance ses vision personnelle.

 

Parmi les autres livres de LUDWIG, on en trouve un sur Jésus,Der Menschensohn (1928), Drei Diktatoren (1939), une étude de l'abdication du roi Edward VIII (1939). Et aussi quelques ouvrages géographiques, Der Nil (1935) et  Am Mittelmeer (1923), (Sur la Méditerranée).

 

Reconnu citoyen suisse en 1932, il émigre aux USA en 1940. Devenu un ennemi irréductible du Troisième Reich, il se met au service du gouvernement américain. Il a écrit de virulents pamphlets anti-fascistes. il publie plusieurs pamphlets antifascistes dont Comment traiter les Allemands (1943). et en 1945, La conquête morale de l'Allemagne.

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Après 1945, il retourne en Suisse où il meurt, à MOSCIA, près d'ASCONA, le 17 septembre 1948.

Bibliographie ( non exhaustive )

 

 

 

Biographies

  • Goethe (1920)
  • Bismarck (1922-1924)
  • Napoléon (1925)
  • Jésus (1928)
  • Michel-Ange (1930)
  • Cléopâtre (1937)
  • Staline (1942)
  • Beethoven (1945)

Autres textes

  • The Son of Man (1928)
  • Juli 14. Den Söhnen zur Warnung (trad. litt. : « A nos fils pour leur gouverne »), titre français (1929) : Juillet 1914, réédition : Petite bibliothèque Payot (2012).
  • Entretiens avec Mussolini (1932), 
  • Chercheur d'or (1930)
  • Le Nil - Vie d'un fleuve (1936)
  • Les Allemands - Double histoire d'une nation (1941)

 

 

 

 

07/01/2016

Le Kaizer, de la grandeur à la déchéance.

Le Kaizer, de l'époque triomphale à la désolation.

 

C’est sur le territoire de la Province de LIEGE que se sont déroulés les premiers combats de la Grande Guerre, le 4 août 1914.

C'est aussi la Province de LIEGE qui vit se dérouler l’aboutissement du conflit avec l’abdication du Kaiser GUILLAUME II II à SPA, le 9 novembre 1918.

GUILLAUME II, ( Frédéric Guillaume Victor Albert de Hohenzollern ), est le troisième et dernier empereur allemand et le neuvième et dernier roi de Prusse. Il fut de 1888 à son abdication en 1918, le troisième et dernier empereur allemand et le neuvième et dernier roi de Prusse.

Légèrement infirme, suite à un accouchement très difficile qui lui valut une paralysie totale du muscle de l'épaule gauche et du bras due à une pression ou contusion des muscles et ligaments. Comme allemand "normal", il n'aurait jamais pu être militaire. Situation inconcevable pour un monarque de l'époque.

Cela marqua son caractère. Ainsi, il collectionnait les uniformes et aimait les porter. Il en changeait plusieurs fois par jour ou selon les circonstances. Par exemple, Il s'habillait en garde-champêtre pour un pique-nique, ou en amiral pour visiter un aquarium ou un navire. Il avait fait installer une selle de cheval dans son bureau et il expliquait à ses visiteurs que, grand cavalier, il préférait cela à un fauteuil. Son, infirmité l'empêchait en fait d'être un brillant cavalier.

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Quelques mots sur son règne. Il n'est pas question ici d'être exhaustif. On se bornera à quelques épisodes.

Son règne fut marqué par un changement total de la politique traditionnelle prussienne. On passa à un militarisme exagéré, aggravé par l'autoritarisme. Une compensation personnelle ?

Plus spécifiquement, il voulait donner à l'Allemagne une envergure internationale. L'empire akllemand n'existait que depuis 17 ans lorsqu'il monta sur le trône. il abandonna la Realpolitik de Bismarck pour adopter la Weltpolitik, une politique expansionniste et colonialiste et le développement d'une marine de guerre. Cela en accord avec une opinion publique demandant une politique étrangère plus active. Aussi pour concorder avec la montée en puissance des groupes nationalistes comme la Ligue Pangermaniste.

La Ligue Pangermaniste fut créée le 9 avril 1891, à la suite de la signature du traité Héligoland-Zanzibar anglo-allemand. Il s'agit de mieux soutenir les intérêts économiques de l'Allemagne. Les revendications sont d'obédience nationaliste, puis deviennent racistes et antisémites, sur fond d'expansion territoriale. Les militaires et hauts fonctionnaires composant cette ligue avaient aussi pour but l'éclatement de l'empire d'Autriche-Hongrie. En plus de l'antisémitisme, ils montraient de l'anti-slavisme.

On voit , ici, en filigrane, tous les maux futurs de l'Allemagne et, finalement du nazisme. Cette Ligue perdura d'ailleurs jusqu'en 1939, année où elle fut dissoute pour programme accompli.

Bien que connu pour sa passion pour les parades militaires et les uniformes, Guillaume II n'est pas, comme on l'a dépeint par la suite, un va-t'en guerre irréfléchi. Ainsi lors de la crise d'Agadir en 1911, malgré les attaques de la presse nationaliste, il choisit une solution négociée au conflit. Il joua un rôle modérateur dans les guerres balkaniques de 1912-1913, conseillant à l'Autriche-Hongrie de ne pas intervenir afin d'éviter un conflit austro-russe. Il encouragea également l'Autriche-Hongrie à améliorer ses relations avec la Serbie.

Début 1914, Guillaume II est loin d'encourager une solution militaire. Après l'attentat de Sarajevo, même s'il assure l'Autriche-Hongrie de son soutien inconditionnel, il espère que l'ultimatum autrichien à la Serbie permettra de trouver une solution diplomatique. Pendant tout le mois de juillet, il communique avec  Nicolas II de Russie affirmant que la paix repose dans les mains de celui-ci.

Mais, le 31 juillet, après des hésitations, le commandement militaire en la personne du général von Falkenhayn lui arrache « l'état de danger de guerre ». "Nous ne sommes poussés par aucun désir de conquête" déclara-t-il au Reichstag le 4 août 1914, jour de l'invasion de la Belgique !

 

Pendant la guerre, Guillaume II était commandant en chef des armées, mais il perdit bientôt l'autorité réelle et sa popularité en fut diminuée. Il passa la guerre réfugié à SPA où la population finit par l'appeler " Guillaume le cantonnier".

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Il est de notoriété publique qu’en 1918, l’empereur Guillaume II se promenait souvent dans les bois environnant les propriétés Peltzer, propriétés qu'il avait réquisitionnées.Le Kaiser pratiquait d’autres «activités récréatives», parmi celles-ci: la chasse au furet, la création de sentiers forestiers, l’élagage des arbres, la coupe du bois, le nettoyage et le dragage des ruisseaux, etc. C'est pourquoi il fut surnommé «Guillaume le cantonnier».

Il se distingua aussi par sa manie de préparer des pseudo-tranchées. Il s’y faisait photographier en train de combattre les Français, comme disaient les communiqués de Ludendorff. Un jour, il fit porter une grande quantité de sacs de sable sur les Fagnes, où une tranchée profonde avait été aménagée. La photographie que les journaux firent paraître portait comme titre:" l’Empereur dans les plaines de la Champagne."

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Le 10 août 1918, Hindenburg avertit l'Empereur de l'échec de la Marne et du succès de l'attaque britannique sur la Somme, que l'Autriche-Hongrie est au bord de l'effondrement et qu'on ne peut plus espérer de victoire militaire à l'Ouest.

 

Guillaume II resta calme et déclara aux militaires silencieux : "Il faut faire le bilan. La guerre doit être achevée !".

Après l'offensive victorieuse des Britanniques à Cambrai, il connut un effondrement nerveux. Il déclara: "La guerre est perdue !".

Guillaume II demanda des négociations avec Wilson pour signer la paix au plus vite. La situation en Allemagne est critique. Le peuple se soulève contre le pouvoir et veut l'abdication du souverain. Le Reichstag et même l'Armée exigent le départ de Guillaume II. De plus, les marins se révoltent les 3 et 4 novembre 1918 à Kiel. Le mouvement se diffuse dans le Nord et gagne toute l'Allemagne. Des grèves à Berlin marquent aussi la protestation contre le souverain. Guillaume II abdique le 9 novembre 1918. Lui qui séjournait encore à Spa à la veille de l’Armistice rejoignit les Pays-Bas restés neutres, totalement désabusé et trahi à la dernière minute par ses propres troupes.

L'Empire allemand a été créé par une guerre victorieuse, il s'effondre avec la défaite...

Guillaume II se retira de la scène publique, n’attendant rien de la République de Weimar lâchant.

À l'issue de la guerre, il est désigné par les puissances alliées comme le principal responsable du conflit. Le Traité de Versailles, article 227 l'accuse personnellement d'« offense suprême contre la morale internationale et l'autorité sacrée des traités ".

On pense, après le Traité de Versailles, à juger l'ex-Empereur, accusé d'être la principale cause du conflit 1914-1918. Mais on abandonne cette hypothèse, les Alliés étant divisés.

 

Son exil en Hollande dure près de 23 ans. Il s'installe le 15 mai 1920 dans un petit château de la fin du XVIIIe siècle à Doorn, qu'il a acquis en août 1919 et qu'il a fait entièrement rénover, isolé du monde extérieur par son entourage et un cérémonial à peine simplifié. Il espérait, du moins jusqu'en 1934, une restauration monarchique, nourrissant sa rancoeur à l'égard de ceux qu'il est estime être responsables des échecs de son règne, persuadé d'être une victime, un héros chrétien ayant tout perdu, sauf l'honneur, convaincu de son talent exceptionnel.

Il condamna fermement, malgré ses convictions antisémites, les lois antijuives des nazis.

Lors de la nuit de Cristal en novembre 1938, il dit : « Pour la première fois, j'ai honte d’être Allemand »

Il n'approuva pas l'invasion de la Pologne, ni l'invasion des autres pays européens. Mais lorsque la France, reconnaissant sa défaite, sollicita l'armistice, il envoya un télégramme de félicitations à Hitler. Il pense que c'est la revanche de 1918

 

Mais il ne connut que les succès allemands. Malgré une excellente santé pour son âge, il est pris d'un malaise le 1er mars 1941 alors qu'il coupe du bois. Après une amélioration, il subit une nouvelle attaque cardiaque et meurt le 4 juin 1941, à l'âge de quatre-vingt-deux ans, quelques jours avant l'attaque allemande sur l'URSS

Hitler avait ordonné, fin mai, de préparer ses funérailles nationales, mais la famille décide de respecter l'ordre dicté à Noël 1933 par Guillaume II, qui prévoit son inhumation à Doorn, sauf en cas de restauration de la monarchie.

L'enterrement a lieu le 9 juin devant une large assemblée de membres de la famille, venus en train spécial. Le Kaiser avait demandé que des symboles nazis ne fussent pas portés lors de ses funérailles, ce qui ne fut pas respecté. Il reçut à ses funérailles les honneurs militaires allemands.

Certains de ses fils furent mobilisés sous Hitler et deux d'entre eux, dont le Kronprinz, furent nazis.

 

 

06/01/2016

L'Allemagne et la France: en 1871 et en 1914.

RIVALITES DE FRONTIERES ENTRE L'ALLEMAGNE ET LA FRANCE.

Tout d'abord, la frontière, contestée par la FRANCE, entre 1871 et 1914.

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Ensuite, la situation fin 1914 ( résultat de l'avance allemande.

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04/01/2016

L'Empire Allemand: de la grandeur avant 1914 à la décadence en 1919.

 

 

Grandeur et décadence de l'Empire Allemand.

 

Les Allemands étaient unifiés dans l'Empire Allemand seulement depuis 1871. cet empire succédait à la Confédération Germanique qui avait existé entre 1815 et 1866, d'abord. Ensuite à la Confédération de l'Allemagne du Nord de 1867 à 1871.

 

Ce nouvel état réalisait la formation d'un régime impérial dominé par la Prusse. Il semblerait que de nombreux allemands considéraient plutôt cette fusion comme une annexion cachée par la Prusse.

 

"Deutsches Reich", " Empire allemand "ou " Empire germanique " faisait implicitement référence au " Saint Empire Romain germanique ", en allemand "Heiliges römisches Reich deutscher Nation": de 962 à 1806.,

 

Curieusement, ce n'est pas à Berlin que l'Empire fut proclamé mais à Versailles, le 18 janvier 1871. Pour la petite histoire, dans la Galerie des Glaces. Le roi de Prusse GUILLAUME I° fut proclamé Kaizer. Un Symbole, c'était après la victoire de l'Allemagne contre la France à l'issue de la Guerre franco-prussienne de 1870. La date choisie est tout aussi symbolique: elle correspond au 170e anniversaire du couronnement de FREDERIC I° comme comme roi de Prusse.

 

L'Empire était un État fédéral constitué d'États, des monarchies à l'exception des trois villes hanséatiques de BrêmeHambourg et Lübeck. Ces États formaient la Confédération allemande, présidée par un « empereur allemand », en fait le Roi de Prusse. Les divers monarques exerçaient sur leur territoire la souveraineté. Ils étaient aussi les détenteurs de la puissance publique, reconnue par la constitution impériale. Dans le cas des villes libres, chaque Sénat l'exerçait sur son territoire. Mais l'influence de la Prusse était tellement puissante...

 

En 1900, le Reich couvrait 540 667 km². Il occupait le Nord et l’Ouest de l’Europe centrale, de la mer du Nord et la mer Baltique jusqu'aux Alpes. Des Vosges au Niémen à l’Est. Il était entouré au Nord par le Danemark,à l’Est par la Russie, à l’Ouest par les Pays-bas, la Belgique, le Luxembourg et la France, au Sud par la Suisse et l'Autriche-Hongrie.

 

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 La Prusse dans l'Empire.

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État fédéré

Régime

Capitale

Superficie en km² (1910)

Population (1910)

Royaume de Prusse

Monarchie

Berlin

348 780

40 165 219

Royaume de Bavière

Monarchie

Munich

75 870

6 887 291

Royaume de Wurtemberg

Monarchie

Stuttgart

19 507

2 437 574

Royaume de Saxe

Monarchie

Dresde

14 993

4 806 661

Grand-duché de Bade

Monarchie

Karlsruhe

15 070

2 142 833

Grand-duché de Mecklenburg-Schwerin

Monarchie

Schwerin

13 127

639 958

Grand-duché de Hesse

Monarchie

Darmstadt

7 688

1 282 051

Grand-duché d'Oldenbourg

Monarchie

Oldenbourg

6 429

483 042

Grand-duché de Saxe-Weimar-Eisenach

Monarchie

Weimar

3 610

417 149

Grand-duché de Mecklembourg-Strelitz

Monarchie

Neustrelitz

2 929

106 442

Duché de Brunswick

Monarchie

Brunswick

3 672

494 339

Duché de Saxe-Meiningen

Monarchie

Meiningen

2 468

278 762

Duché d'Anhalt

Monarchie

Dessau

2 299

331 128

Duché de Saxe-Cobourg et Gotha

Monarchie

Coburg/Gotha

1 977

257 177

Duché de Saxe-Altenbourg

Monarchie

Altenbourg

1 324

216 128

Principauté de Lippe

Monarchie

Detmold

1 215

150 937

Principauté de Waldeck

Monarchie

Arolsen

1 121

61 707

Principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt

Monarchie

Rudolstadt

941

100 702

Principauté de Schwarzbourg-Sondershausen

Monarchie

Sondershausen

862

89 917

Principauté Reuss branche cadette

Monarchie

Gera

827

152 752

Principauté de Schaumbourg-Lippe

Monarchie

Bückeburg

340

46 652

Principauté Reuss branche aînée

Monarchie

Greiz

316

72 769

Ville libre et hanséantique de Hambourg

Republique

Hambourg

414

1 014 664

Ville libre et hanséatique de Lübeck

Republique

Lübeck

298

116 599

Ville libre et hanséatique de Brême

Republique

Brême

256

299 526

Reichsland Elsaß-Lothringen

Monarchie

Strasbourg

14 522

1 874 014

Empire allemand

Monarchie

Berlin

540 858

64 925 993

 

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Pendant la guerre, Guillaume II était commandant en chef des armées, mais il perdit bientôt l'autorité réelle et sa popularité en fut diminuée. Il passa la guerre réfugié à SPA où la population finit par l'appeler le "vieux cantonnier".

 

Vers la fin de la guerre, l’Allemagne connaît une période de troubles. Depuis 1917, les manifestations réclamant plus de libertés politiques étaient en augmentation constante bien que réprimées très durement.

 

La marine allemande en mutinerie à l'automne 1918 précipita la fin de la monarchie allemande. cette époque vit l’instauration de "Conseils ouvriers" (Arbeiter- und Soldatenräte) dans toutes les grandes villes de l'empire, même à BERLIN. Ces événements forcèrent le Kaiser à renoncer non seulement au trône allemand, mais aussi au trône de Prusse.

 

Deux jours avant la fin des hostilités en 1918, éclate une révolution qui provoque la chute du régime impérial. Le 9 novembre 1918, le chancelier Maximilian Von Baden, après avoir décrété l’abdication de l’empereur Guillaume II et la renonciation au trône du prince héritier, démissionne et transmet ses pouvoirs à Friedrich Ebert, chef des sociaux-démocrates majoritaires. Le même jour, la république est proclamé

 

Les autres souverains allemands, qui avaient suivi le Kaizer ne purent pas non plus sauver leurs dynasties séculaires.

 

Deux jours avant la fin des hostilités en 1918, éclate une révolution qui provoque la chute du régime impérial. Le 9 novembre 1918, le chancelier Maximilian Von Baden, après avoir décrété l’abdication de l’empereur Guillaume II et la renonciation au trône du prince héritier, démissionne et transmet ses pouvoirs à Friedrich EBERT, chef des sociaux-démocrates majoritaires. Le même jour, la république est proclamée.

 

Le traité d'abdication ne fut signé cependant que le 28 novembre alorsqu'il résidait au à SPA. Il se réfugia aux Pays-bas, à DOORN, protégé par la reine. Il ne sera pas livré aux vainqueurs pour être jugé comme responsable de la guerre comme l'auraient souhaité les alliés.

 

Le 28 juin 1919, après quatre années d’une guerre terrible, la première guerre mondiale prit officiellement fin à Versailles. « Paix » pour les uns, « Diktat » pour les autres, ce traité contenait en germe les causes d’un second conflit, vingt ans plus tard.

 

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VERSAILLES est aussi tout un symbole: l’Allemagne vaincue signe le Traité de paix dans la galerie des Glaces, à l'endroit même où son empire avait été proclamé. Une table a été dressée sous la figure de Louis XIV franchissant le Rhin. 27 délégations représentant 32 puissances sont présentes. Sont assis à la table, les quatre représentants des nations alliées : Clémenceau pour la France ; Wilson pour les Etats-Unis, Lloyd George pour la Grande-Bretagne ; Orlando pour l’Italie. Müller, ministre des Affaires étrangères et le docteur Bell composent la délégation allemande.

 

Cette conférence siégeait depuis le 18 janvier. L’Allemagne a été tenue à l’écart. Les Alliés mènent seuls les débats mais ils ne sont pas d’accord entre eux. La France veut écarter définitivement le danger allemand contrairement à la Grande-Bretagne qui veut lui conserver son rang. Les Etats-Unis rêvent d’un monde pacifié avec la Société Des Nations. L’Italie veut les territoires promis en 1915. Le texte est soumis à l’Allemagne, le 7 mai qui fait des contre-propositions, le 29, toutes été rejetées. Le 17 juin, les Alliés lui donnent cinq jours pour se décider. L’Allemagne s’incline finalement.

 

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Mais surtout, il comprend le démembrement de l’Empire Allemand. L’Alsace et la Lorraine reviennent à la France. Mais d'autres régions sont aussi distraites de l'Allemagne, vers la Belgique, la Pologne, la Tchécoslovaquie...

 

Les clauses du traité imposaient à l'Allemagne des concessions territoriales: les frontières nationales allemandes étaient réduites; elle devait rétrocéder l'Alsace-Lorraine à la France; la Belgique reçut Eupen et Malmédy; la Sarre fut placée sous administration internationale; après plébiscite, le Schleswig du Nord fut rendu au Danemark.

 

A l'est, les partitions de la Pologne furent annulées. Un nouvel Etat polonais fut créé, qui reçut plus de la moitié des anciennes provinces allemandes de Posnanie (Poznan) et la Prusse occidentale, un "corridor" vers la Mer Baltique (qui séparait la Prusse orientale du reste de l'Allemagne) et, après un référendum, des portions de la Haute-Silésie. L'Allemagne dut céder au nouvel Etat tchécoslovaque le district de Hultschin.

 

En fin de compte, l'Allemagne se voyait amputée de 13% de son territoire (plus de 43 000 km² de son territoire européen) et de plus d'un neuvième de sa population (entre 6,5 et 7,3 millions de personnes).

 

Le texte fondateur de la Sociétés des Nations n'a pas été fait séparément. Ce texte n'était pas bien séparé du Traité de paix.

 

Le texte fondateur de la SDN et le Traité de Paix sont inclus l’un dans l’autre. Les représentants de l’Empire allemand furent confrontés à un sérieux dilemme: s’ils signent pour être membre de la Société des Nations, ils acceptent, au nom de l’Allemagne et de ses alliés, toutes les clauses du Traité de Paix, s’ils ne signent pas le Traité de Paix, l’Allemagne est exclue de la Société des Nations.

 

01/01/2016

La Partition de l'Autriche-Hongrie.

L'AUTRICHE-HONGRIE:

D'un passé ( avant 1914 ) mouvementé

à

La partition  ( discutable ) après 1919.

Avant 1914, l'AUTRICHE-HONGRIE était un empire aux pieds d'argile. Plutôt qu'un état, ce n'était qu'un vaste conglomérat de nations, de peuples, d'histoires , de langages divers.

Voici comment cet empire était représenté:

carte-Autr_Hongrie-humor.jpg

Mais en voici sa carte officielle. On notera que c'était déjà le résultat d'un "accord" entre les deux principales nations ( l'Autriche et la Hongrie ) de l'empire qui avait abouti à un assemblage bizarre: la Cisleithanie autour de l'Autriche ( AUTRICHE, BOHÊME, MORAVIE,GALICIE, STYRIE et CARNIOLE )et la Transleithanie ( royaume apostolique de HONGRIE ) qui comprenait en plus la PANNONIE, la TANSYLVANIE et la CROATIE.

Les titres officiels de l'empereur en 1914 étaient les suivants :

Sa Majesté Impériale et Apostolique, François-Joseph Ier, par la Grâce de Dieu empereur d’Autriche, roi de Hongrie et de Bohême, de Dalmatie, de Croatie, de Slavonie, de Galicie, de Lodomérie et d’Illyrie ; roi de Jérusalem ; Archiduc d’Autriche ; Grand-duc de Toscane et de Cracovie ; Duc de Lorraine, de Salzbourg, de Würzburg, de Franconie, de Styrie et de Carinthie, de Carniole et de Bucovine ; Grand prince de Transylvanie ; Margrave de Moravie ; Duc de Haute et de Basse Silésie, de Modène, de Parme, de Plaisance et de Guastalla, d’Auschwitz et de Zator, de Teschen, du Frioul, de Raguse et de Zara ; Comte princier de Habsbourg et du Tyrol, de Kybourg, de Gorizia et de Gradisca ; Prince de Trente et de Brixen ; de Berchtesgaden et Mergentheim ; Margrave de Haute et de Basse Lusace, Margrave en Istrie ; Comte de Hohenems, de Feldkirch, de Bregenz, de Sonneberg ; Seigneur de Trieste, de Kotor et de la Marche de Windisch ; Grand voïvode de la voïvodie de Serbie.

 

Les institutions de cet assemblage étaient précédées d'acronymes:

KuK ( kaiserlich und königlich ) pour ce qui couvrait l'entiéreté de l'empire.

KK (kaiserlich königlich ) pour ce qui ne concernait que la Cisleithanie.

K.u.( königlich ungarisch ) pour ce qui concernait la Transleithanie.

Carte de 1914:

Cisleithanie en rose, Transleithanie en jaune.

Cisleithanien_Transleithanien.png

Carte de 1919:

La bordure rouge représentant les anciennes limites extérieures d'avant 1914.

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Le démembrement a abouti à d'autres erreurs: la YOUGOSLAVIE, la TCHECO-SLOVAQUIE, des partages entre la HONGRIE et la ROUMANIE entre autres...objets de bien des controverses plus tard ( comme la guerre entre Serbes et Croates, las problèmes du KOSSOVO...)

 

27/12/2015

Texte de Arnold ZWEIG tiré du "Cas du Sergent GRISCHA"

La démarche d'Arnold ZWEIG,

140px-Arnold_Zweig_der_Streit_um_den_Serganten_Grischa_1927.jpg

Dans Le Cas du Sergent Grischa, où la mort arrive par sentence de l'état-major, le narrateur ne se contente pas de faire part des souvenirs et des images qui assaillent GRISCHA au moment de la décharge. Sa visée est philosophique, d'où un premier commentaire sur le réveil d'un "instinct vital" qui donnerait à GRISCHA "la certitude d'avoir arraché des parties de son être à l'anéantissement". 

Le temps compté des choses, des horloges, pendant lequel cinq projectiles [...] traversent l'atmosphère, pénètrent dans un corps, comme dans un sac rempli d'eau, et écrasant, déchirant et rejetant la sève vivante, la substance qui travaille et qui respire dans ce corps, se fraie un chemin jusqu'au centre vital, comme une taupe qui fouille la terre. Puis le temps, rapide comme l'éclair, des idées, du déroulement d'images, des rêves de toutes les nuits, qui, dans l'infime durée nécessaire pour viser et appuyer sur la gachette, permet l'illusion, semblable à la vie, d'un flot de visions qui se précipitent à une vitesse folle. Et enfin le temps physiquement délimité dans lequel les muscles et les nerfs répondent aux appels et aux ordres de l'âme. Dans les fractions de seconde que dura la pénétration des cinq balles dans l'étoffe malpropre de la chemise, entraînant des déchets dans le corps tiède et douloureux, jusqu'à la déchirure mortelle des veines pleines de sang, du coeur palpitant convulsivement, des riches tissus pulmonaires, il souffrit si abominablement, d'une façon dépassant si cruellement toute conception humaine, à la fois déchiré, étouffé, étranglé et écrasé, que la brûlure de l'anéantissement aurait dû effacer tout sourire de libération. Mais tandis que son corps se pliait et tombait en arrière, et que des flots de sang en traçaient en rouge la silhouette sur la neige, il ne put plus obéir à la douleur, il ne se laissa plus altérer par elle. "

 

Tiré du "Cas du Sergent GRISCHA.

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"Le cas du sergent Grischa", ce roman débute avec la prémisse intéressante selon laquelle quand un gouvernement fait du tort à un individu, il est alors voué à l'échec. 

"Le cas du sergent Grischa" (1927) est un roman de guerre et sur la guerre par . Son titre original allemand est "Der Streit um den Sergeanten Grischa".

Il fait partie de l'oeuvre de plusieurs volumes "Der Krieg der große la Weissen Männer (La grande guerre des hommes blancs)".

Sorti à la fin des années 1920, période fertile pour ce genre de romans. Au cours de laquelle de nombreux écrivains anciens combattants de la Première Guerre Mondiale ont rédigé leurs souvenirs et et décrit leurs expériences.  C'est donc l'équivalent allemand de BARBUSSE, DUHALMEL, GENEVOIX, DORGELES, VIVIER et autres...L

La première édition en anglais a été publiée en 1928. 

Le livre est une satire centrée sur la façon dont des hommes innocents sont sacrifiés pour la guerre.

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Le premier film tiré de ce roman est sorti en 1930 aux Etats-Unis.

Une seconde version est sortie en RDA en 1968. En RDA, la télévision  a diffusé une mini-série basée sur ce roman en 1970.

De quoi s'agit-il ?

Le soldat russe GRISCHA s'évade d'un camp allemand de prisonniers. Il tente de rentrer chez lui. 

Après son évasion, il est impliqué avec un groupe de bandits, dont une jeune femme, BABKA, qui s'habille comme un homme et a été prématurément vieillie par ses expériences traumatisantes.

GRISCHA et BABKA deviennent amants. Quand il s'en va, elle lui donne l'étiquette d'un ancien amant, BJUSCHEFF, de telle sorte que, au cas où il serait attrapé, on le prendrait pour un déserteur. Il éviterait ainsi, pensent-ils, d'être renvoyé dans le camp de prisonniers. Elle le suit à une distance au cas où il jamais besoin de son aide.

GRISCHA est finalement capturé. Individu inculte et peu au courant des subtilités juridiques, il ne comprend pas que le fait de se faire appeler BJUSCHEFF aggrave son cas.

Ayant été incapable de lire les avis disant que tous les déserteurs devaient se rendre à l'armée allemande d'occupation dans les trois jours sinon qu'ils risquaient l'exécution comme espions.

C'est seulement quand il est condamné à mort qu'il réalise ce qui lui est arrivé. Alors seulement,il révèle sa véritable identité. 

Les autorités locales allemandes envoient une question à ses anciens gardiens de prison. Ayant confirmé sa véritable identité, ils s'adressent à SCHIEFFENZAHN l'administrateur en chef sur le front de l'Est.

Ce dernier ordonne que l'erreur d'origine doit être ignorée, par respect de la discipline.

Grischa est donc condamné à être fusillé.

Il suit une lutte de pouvoir entre les autorités militaires locales et les administrateurs. Le vieux général voit comme un point d'honneur à ne pas céder à l'ordre de SCHIEFFENZAHN.

Bien qu'il ne parvienne pas à le convaincre, ce dernier se ravise par après et annule l'ordre d'exécution.

Cependant, une importante chute de neige  a endommagé les câbles du télégraphe. Ainsi, le télégramme de sursis n'est jamais envoyé.

Dans l'intervalle, BABKA élabore le plan d'empoisonner les gardiens de prison.

Pendant ce temps le lieutenant WINFRIED, neveu du général, tente de trouver des moyens alternatifs pour permettre de sortir GRISCHA de prison.

Les deux plans échouent parce GRISCHA lui-même est fatigué de la lutte et refuse de quitter, préférant faire face à l'exécution plutôt que de continuer comme un pion dans le jeu trop grand pour lui.

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