20/05/2016

Commémoration nationale des Prisonniers Politiques.

BRUXELLES

le 29 mai 2016 

à 15H00:

COMMEMORATION NATIONALE DES PRISONNIERS POLITIQUES.

AWANS, CNPPA, FNC, Prisonniers politiques

Cette manifestation aura lieu à l'Enclos des Fusillés

( Rue Colonel BOURG ).

Elle est organisée par la Confédération Nationale des Prisonniers Politiques et Ayants Droit de Belgique

( CNPPA )

Collaboreront à cette commémoration: 

* l'IV-INIG;

* SERVIO;

* la FNC

* les Amis du Fort de BREENDONK.

Pour information:

Dès la capitulation de l’armée belge le 28 juin 1940, des hommes et des
femmes décidèrent de continuer le combat contre la dictature nazie qui
s’installa en Belgique. Dès septembre 1940 des groupes de résistants se
constituent un peu partout dans le pays.

Ces mouvements entament
immédiatement des actions contre l’occupant : sabotages, diffusion de
presse clandestine destinée à lutter contre la désinformation des journaux
officiels à la solde de l’ennemi, distributions de tracts, espionnage, envois de
renseignements vers l’Angleterre etc…

Comme on peut s'en douter,la réaction ne se fait pas attendre et sera impitoyable.  Certains résistants sont capturés, jugés
et condamnés à des peines de différents ordres.

Ce sera parfois la condamnation à mort et l'exécution. Ce sera plus souvent l'emprisonnement dans un Camp de Concentration, en ALLEMAGNE ou dans un pays occupé: AUTRICHE, FRANCE, POLOGNE...et aussi en BELGIQUE: BREENDONK ou le Fort de HUY.

Peu après la libération, la Belgique rendit hommage aux personnes qui avaient souffert des terribles circonstances de la guerre et qui s'étaient rendues utiles à différents niveaux. Les mérites militaires ne furent pas les seuls à recevoir les honneurs, les contributions patriotiques des civils furent également honorées officiellement.

La Croix du prisonnier politique 1940-1945  fut une décoration commémorative belge créée par Arrêté du Régent du 13 novembre 1947. Elle fut octroyée aux citoyens belges qui furent arrêtés et emprisonnés par les Allemands au titre de Prisonniers Politiques durant la Guerre de 40-45. Cette distinction pouvait être accordée à titre posthume et portée par la veuve, la mère ou le père du défunt.

AWANS, CNPPA, FNC, Prisonniers politiques

Passée l’heure de la guerre,
certains écrivains belges décident de transcrire leur expérience traumatisante, la vie
quotidienne sous l’Occupation, les camps et la Résistance. Témoignages, hélas, méconnus ou injustement tombés dans l'oubli.

 Parmi ceux-ci, celui d’Arthur HAULOT (1913-2005) qui fait
autorité en matière. HAULOT est l’un des interprètes les plus connus de ce vécu singulier. Il rentra en 1945 avec son témoignage sur DACHAU. On lui doit et il est
deux recueils, Si lourd de sang et D’entre les morts.

N'oublions pas, non plus, à LIEGE, le témoignage de Paul BRUSSON qui consacra sa vie, jusqu'aux derniers jours, au devoir de mémoire.

Un prisonnier politique est une personne emprisonnée pour des motifs politiques, c'est à dire pour s'être opposée par des actions (violentes ou non) au pouvoir en place (autoritaire ou moins) dans leur pays. Ce n'est donc pas un simple prisonnier d'opinion, condamné pour avoir simplement manifesté son opinion.

Le 28 septembre 1946, "Le Moniteur belge" publiait les statuts fondateurs de la Confédération Nationale des Prisonniers Politiques et Ayants Droit.

Ses membres avaient joué un rôle certain dans la lutte contre le nazisme et pour la libération de la Belgique et représentaient donc un groupe de pression non négligeable dans la reconstruction du pays intervenant même indirectement dans la formation des gouvernements.

Septante ans plus tard, la CNPPA est toujours fédérale et pluraliste mais ses rangs se clairsèment de plus en plus en raison de leur âge avancé.

Rappel:

AWANS, CNPPA, FNC, Prisonniers politiques

A AWANS, la section locale de la FNC dispose d'un drapeau de la CNPPA. Ce drapeau a une histoire bien particulière: il a été confectionné, artisanalement, par l'ancienne secrétaire de la FNC "AWANS-BIERSET et Environs", Irène CORNET.

Nous nous faisons un point d'honneur à ce qu'il soit présent lors des manifestations et commémorations que nous organisons.

Reconnaissance officielle, en BELGIQUE, des Prisonniers Politiques:

Prisonniers politiques: Ce sont les personnes qui, au cours de la guerre 1940-1945, ont été détenues ou internées pendant au moins trente jours consécutifs dans des prisons ou des camps de concentration, cette privation de liberté étant due au fait de l'ennemi ou de personnes servant sa politique ou ses desseins. La durée de trente jours consécutifs de privation de liberté n’est pas exigée pour ceux qui furent l'objet de sévices graves durant leur détention ou pour ceux qui furent condamnés à mort par l'ennemi et pour ceux qui furent mis à mort par l'ennemi après leur arrestation ou durant leur détention.

On fait une distinction entre les Prisonniers Politiques bénéficiaires du statut et les Prisonniers Politiques, qui ont droit au titre.

Les prisonniers politiques qui ont droit au titre sont les personnes dont la privation de liberté est la conséquence directe d’une activité patriotique désintéressée ou qui furent arrêtées en raison de leurs opinions politiques ou philosophiques ou qui furent choisies comme otage ou qui se sont révélées au cours de leur internement comme animées d'un esprit de résistance à l'ennemi.

Distinction peut-être regrettable ? On a instauré une hiérarchie dans le martyre !

Certains ayants droit (veuf/veuve, éventuellement la femme non mariée cohabitante, les enfants mineurs, les parents, les frères, sœurs et grands-parents) de prisonniers politiques qui n'ont pas survécu à la guerre peuvent, à certaines conditions strictement déterminées, être reconnus comme ayants droit de prisonniers politiques. .

 

 

19/05/2016

Un petit retour sur la commémoration à AWANS.

La presse mise au pas.

Lors des diverses commémorations effectuées le 10 mai 2016 par la FNC "AWANs-BIERSET", que ce soit à VELROUX, BIERSET, GRÂCE-HOLLOGNE, FOOZ et AWANS, le représentant de la FNC a attiré l'attention des jeunes élèves sur les premiers jours de guerre et sur le sort des belges durant l'occupation.

A cette occasion, il a surtout insisté sur la prise en main, que l'on peut qualifier d'un véritable vol, des outils d'information.

Ainsi, il a rappelé la disparition du Journal " LA MEUSE " et son remplacement par le journal rexiste " LA LEGIA ". Journal chargé de diffuser les nouvelles selon l'intérêt de l'occupant et, donc de démoraliser la population.

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Il a rappelé l'interdiction de parution du Journal " LA WALLONIE " et le véritable détournement du Journal " LE SOIR ".

Stratégie absolument nécessaire pour l'occupant, le journal rexiste " LE PAYS REEL " ne recueillant pas les faveurs des lecteurs.

Aussi, on peut facilement imaginer la joie de la population lorsque reparurent les journaux patriotes, écrits par de journalistes qui avaient été mis au chômage durant la guerre.

La reparution de ces journaux était le véritable signe que la roue avait tourné en défaveur de l'occupant et des collaborateurs. 

A noter aussi la parution du Journal " LE MONDE DU TRAVAIL " qui avait été clandestin durant la guerre. En fait, " LE MONDE DU TRAVAIL " devint l'édition liégeois e du journal " LE PEUPLE ".

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03/05/2016

Petit historique de la FNC.

 

 

Petit historique de la FNC.

 

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Le retour des Combattants fut difficile et leur réinsertion pas toujours aisée. Sans compter les drames familiaux inévitables qu'on a toujours préféré ne pas évoquer.

 

On ne peut envisager cette réinsertion sans parler des associations d'anciens combattants et plus particulièrement de la FNC.

 

Fin 1918, il y avait 327000 démobilisés. La FNC, créée en 1919, présentait un profil plutôt ‘social’ que ‘national’. La majorité des démobilisés étaient fort désargentés, ce qui explique ce choix. La FNC s'adressa en priorité, pour ne pas dire exclusivement, aux appelés. La FNC était aussi "généraliste", elle s'adressait sans distinction à tous les anciens participants à la guerre. C'est un caractère qu'elle a renouvelé après 1945 et conservé jusqu'à ce jour.

 

La FNC, était largement majoritaire sans être monopolistique. Sur les 327000 démobilisés, 198000 y adhérèrent. Il y eut d'autres associations comme la FNPG avec 10390 membres (anciens prisonniers), ou comme les fraternelles de certaines unités. Il y eut aussi des groupements locaux autonomes. Mais 20% des Combattants ne s'affilièrent nulle part.

 

Le caractère populaire, généraliste et politiquement neutre de la FNC suscita des controverses et des concurrences. On eut l'Association des Officiers de la Campagne 14-18 (AOC). A l'époque, les officiers étaient issus de la bourgeoisie et de l'aristocratie. Ni les appelés, ni eux ne se sentaient à l'aise dans les mêmes associations. On vit aussi une association des " écrivains anciens combattants". Aucune des deux ne fut, en fait, une "concurrente".

 

Les vraies "concurrences" arrivèrent ensuite. Deux mouvements reprochèrent à la FNC son neutralisme politique: la Confédération des Combattants catholiques (CCC) et les Anciens Combattants Socialistes (ACS). Ces deux associations ont disparu.

 

Reprochant à la FNC d'être trop tournée vers des préoccupations sociales, une association belgicaine, revancharde, politiquement (territorialement) revendicatrice, vit le jour: l’Association nationale des Combattants (ANC). Elle finit aussi par disparaître.

 

Plus inquiétante, fut la percée, des Vlaamse Oud-Strijders (VOS), sur une base linguistique, pour la défense des ex-soldats flamands "commandés (et humiliés ?) dans les tranchées par des officiers francophones".

 

En 1928, apparition de l'Union des Fraternelles de l’Armée de Campagne (UFAC), aspirant à s’ériger en mouvement unique. Vers 1930, elle disait avoir 35.000 adhérents. Ce fut la plus dangereuse pour la FNC. Mais elle eut progressivement des accointances avec l'extrême-droite. DEGRELLE tenta des contacts mais qui ne furent jamais être concrétisés. Après la capitulation de 1940, elle eut des prises de position équivoques mais sans rejoindre DEGRELLE, elle resta patriote Elle appela à la résistance mais avec des prises de position politiques ambigües. Après, elle tomba en léthargie.

 

Après 1945, la FNC s'élargit à toutes les personnes impliqués dans la Guerre 40-45: les combattants des 18 jours, les prisonniers, les déportés, les réfractaires, les résistants, les veuves, les volontaires, les sympathisants...En 1950, la Fédération comptait 190.000 membres. On ne doit pas nier qu'il y eut des conflits, surtout au sommet, mais parfois aussi localement, entre la FNC et la FNAPG.

 

Actuellement, la FNC compte encore plus de 13000 membres. C'est l'association à la fois la plus nombreuse mais aussi la mieux répartie nationalement.

 

C'est également celle qui a, malgré tout, le mieux réussi à assurer sa pérennité malgré la disparition progressive des anciens. C'est elle qui a le mieux inséré les sympathisants. De sorte que des sections subsistent encore, même en l'absence de tout ancien.

 

Les membres sympathisants ont été placés sur le même pied que les membres effectifs. Ce qui garantit la pérennité de l'association. C'est pourquoi il importe de maintenir l'indépendance et l'existence des sections.

 

Les sections doivent collaborer avec les autres mouvements mais il faut éviter de se dissoudre dans des regroupements locaux alors que ce travail de regroupement devrait être précisément le rôle de la FNC.

 

L'atout principal des sections FNC est d'être le fruit d'une histoire, d'avoir un répondant national, de disposer de groupements régionaux qui sont autant de communautés. Se dissoudre localement dans un groupement sans historique, sans répondant national ou régional, c'est se condamner à perdre son identité. L'expérience nous montre que c'est souvent se condamner à la disparition.

 

 

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29/04/2016

8 Mai: la portée idéologique de la commémoration.

 

Pourquoi faut-il commémorer le 8 mai 1945 ?

et surtout:

Quelle portée lui donner ?

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Ce 8 mai, on commémorera le 71e anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe et la libération définitive des camps.

 

Analysons le sens de cette commémoration à laquelle il faut redonner sa valeur idéologique. Ce n’est pas une manifestation de nostalgie, elle est là pour nous rappeler d’où nous venons, pour nous convaincre de protéger la démocratie. Le devoir de mémoire ne peut pas être une simple formule qu'il est de bon ton de répéter. Il faut plus que jamais être vigilant pou s'opposer à la tentation de réécrire l’Histoire.

 

Signée en deux temps, la capitulation de l’armée allemande a mis fin à un conflit qui fit entre 55 et 62 millions de morts.

 

La capitulation de l’Allemagne Nazie est très différente de l'Armistice de 1918 et de la fin d’une "simple" guerre basée sur la conquête de territoires, comme l’était la première guerre mondiale.

 

Dans le cas de 1945, la victoire n'est pas une simple victoire sur une armée, pour récupérer ou protéger des territoires. C'est la victoire contre une tentation de domination idéologique, totalitariste, basée sur des principes antidémocratiques et de discrimination raciale, dirigée contre tous les acquis sociaux.

 

Le 8 mai 1945, la défaite de l'armée allemande se confondait dans les esprit avec la défaite du nazisme et du fascisme. aucune distinction n'était faite entre les deux.

 

Aujourd’hui, au vu de ce qui se passe: les menaces des terroristes, le regain du fanatisme, le regain des tendances racistes, le triomphe des partis d'extrême-droite, rappeler cette victoire et rappeler qu'il faut combattre ces idéologies devient très important.

 

En ce qui concerne la commémoration du 8 mai, on observe, depuis des années, une tendance tout d'abord à vouloir effacer le caractère anti fasciste et antinazi de la victoire de 1945. Au nom de la nécessaire amitié intra-européenne, ce sont des mauvais souvenirs qui risqueraient de stigmatiser des populations. Mais, la commémoration même du 8 mai, certains voudraient la gommer et la remplacer par "une Journée de l'Europe", le 9 mai, par exemple.

 

Qu'on ne se méprenne pas ! Il s’agit bien de commémorer la capitulation de l’Allemagne nazie et non de l’Allemagne dans la globalité de son histoire et de sa culture. La commémoration porte donc sur le refus du nazisme et la compréhension des mécanismes qui l’ont porté au pouvoir.

 

Sous le prétexte de mettre en valeur la réconciliation au nom de la civilisation européenne, on irait quasiment jusqu'au déni historique au nom de la construction de la communauté économique européenne et d’une tentation fédéraliste.

 

Il est plus que jamais nécessaire de rappeler que la guerre de 40-45 n’a pas été comme celle de 14-18, motivée par des raisons territoriales, diplomatiques ou militaristes.

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Le fascisme et le nazisme en particulier correspondait, bien sûr, à l’antisémitisme. Et il ne s'agissait pas d'un antisémitisme ordinaire, mais d'un antisémitisme radical puisqu'il visait la destruction de la "race" juive ( 6 millions de morts ). A l'antisémitisme, se joignait en fait la volonté de détruire tout ce qui était supposé "salir" la prétendue "race aryenne": les tziganes ( 700000 morts ), les homosexuels, les handicapés, les "fous", les dissidents politiques. Selon la logique nazie, il fallait d'ailleurs être "fou" pour être un dissident.

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Partout où des régimes nazis ou fasciste ont sévit, cela s’est traduit par des dictatures antisociales. Cela s'est traduit par la mise à mal du modèle social: mise au pas des syndicats, instauration d'un modèle corporatiste, instauration d'un état fort, mise au pas de la presse. Chez nous, en Belgique, on l’oublie trop souvent ! Il faut se rappeler de l'UTMI, de l'AGRA, de la mainmise sur la presse: confiscation de LA MEUSE et son remplacement par LEGIA, interdiction de LA WALLONIE, détournement du journal LE SOIR, remplacement de nombreux bourgmestres par des bourgmestres rexistes qui, pour la plupart n'étaient même pas des élus d'avant guerre. A titre d'exemple, lors des élections communales de 1938, les rexistes se présentaient dans 15 communes du grand Charleroi: ils n'eurent qu'un seul élu, à Charleroi-ville. Ce qui ne les empêcha pas d'avoir successivement trois bourgmestres durant la guerre.

 

En quoi ces rappels peuvent-ils être utiles pour aujourd’hui ?

Parce que tous les mouvements d’extrême droite, tous antieuropéens, sont fondamentalement anti démocratiques. Parce qu'ils sont susceptibles non seulement d'entrer dans les Parlements, mais aussi de participer à des gouvernements de pays membres de l'Union européenne.

 

 

28/04/2016

Pourquoi commémorer le 8 mai ? Texte du " Message du C.A.P.O.R.A.L.

Dernièrement, un article à ce sujet a été publié sur ce site. Comme en écho, je reçois, ce jour, le bulletin d'OUPEYE " Le Messager du C.A.P.O.R.A.L. "

Pour gouverne "C.A.P.O.R.A.L." signifie " Comité de associations patriotiques pour le regroupement des activités locales.

Un texte sur le même thème y a été publié. On le reproduit ci-après. Il mérite toute notre attention. Il conforte et complète notre propre contribution.

Le texte s'intitule, modestement: " Petite réflexion personnelle "

" A quoi ça sert de commémorer le 8 mai, le 11 novembre ? C'est une question que l'on pose depuis un certain temps, et de plus en plus ! Et nous répondons chaque fois par des paroles prononcées par d'autres avant nous, du style '' Ceux qui ne savent pas se rappeler le passé sont condamnés à le revivre'' ( Georges Santayana )

Et certains de dire alors: '' De toutes façons, que voulez-vous que nous fassions ? Ce n'est pas nous qui décidons de ce qui va se passer !''

Et pourtant, les pages d'histoire sont pleines de ces gens qui n'étaient pas appelés à décider de l'avenir de leur pays. Vous voulez des exemples ? Chez nous ? Ils fourmillent !

En 1914, sans remonter trop loin, qui a permis à notre petite armée de se retrouver à l'abri de la poursuite allemande après la retraite d'ANVERS ? Un simple éclusier qui a l'idée d'inonder la plaine de l'YSER, ce qui va empêcher l'ennemi d'exterminer nos soldats, mais aussi de défendre le secteur ainsi formé pendant quatre longues années. Ce n'est pas le roi, ni ses ministres qui ont eu cette idée, mais un simple habitant, comme vous et moi.

Un autre exemple durant la même guerre ? Tous ces petits résistants qui surveillaient les lignes de chemin de fer près de chez nous, ont pu signaler au ré&seau de Dieudonné LAMBRECHT qu'un nombre beaucoup plus important que d'habitude de troupes et de matériel arrivaient en Champagne. Les Français avertis, ils lancent une attaque avant que l'ennemi ne soit prêt, empêchant ainsi une avance allemande qui aurait pu être dramatique pour les alliés. S'agissait-il du roi, d'un président, d'un ministre qui était intervenu en premier ? Non, c'étaient des citoyens, comme vous et moi..

Des exemples comme ceux-là, nous pourrions en citer bien d'autres car ces faits se sont répétés durant la seconde guerre mondiale, mais aussi entre les guerres. Les services de contre-espionnage, pour ne citer qu'eux, même s'ils ne sont pas toujours fiables, empêchent bien des problèmes entre états.

Il ne faut pas oublier qu'il faut toujours être prêt à jouer un rôle positif dans l'histoire de notre présent pour que l'avenir soit sans retour aux drames vécus par nos parents et grands-parents. C'est à cela que servent les commémorations, à garder la vigilance qui permettra à nos enfants de vivre dans la liberté gagnée par leurs ancêtres. Et il faut qu'ils le sachent. "

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26/04/2016

Gabrielle PETIT, héroïne oubliée que la FNC a remis en évidence.

 

Le 3 avril, la FNC a rendu hommage à Gabrielle PETIT.

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Le 3 avril dernier, la Fédération Nationale des Combattants a rendu hommage à Gabrielle PETIT. Septante porte-drapeaux étaient présents. C'est la seconde année que cette manifestation est organisée par la FNC. Jusque là, au fil du temps, les manifestations étaient devenues assez confidentielles.

 

La Reine Mathilde a rehaussé la cérémonie de sa présence.

 

Au début des années 50, on enseignait encore l'histoire de BELGIQUE en encensant les "grandes figures". Gabrielle PETIR en est évidemment une. Et nous connaissions son existence et, en gros, son parcours.

 

Mais, qui connaît encore Gabrielle PETIT ?

 

Gabrielle PETIT est née à Tournai le 20 février 1893. Gabrielle PETIT connut une enfance malheureuse, étant orpheline de mère. Elle fut placée dans un orphelinat avec sa soeur.

 

Les deux soeurs se trouvèrent seules dans la vie. Pleines de courage, endurcies par leur expérience, aguerries par une grande pauvreté, elles furent assez fortes pour gagner leur pain.

 

La soeur aînée, Hélène, déjà au travail à Bruxelles, lui trouva une place de gouvernante d’enfants. Pendant plus de deux ans, elle fut au service chez Madame BUTIN, rue du Bois Sauvage, 5. Cette dame l’aida souvent dans sa dangereuse mission en expédiant hors de Belgique – par bateau – des plis importants.

 

Cela, c'est la biographie officielle. Selon d'autres biographes, sa vie aurait été plus tumultueuse.

 

En août 1914, Gabrielle PETIT était fiancée depuis seulement trois mois. L'agression allemande la révolte. Elle n’hésite pas et s'adresse à son fiancé en ces termes:

e382f91e2c82c3853aeb0d3948275232-1407233662.jpg"Notre devoir est clair. La Patrie nous appelle ! Nous la servirons tous deux en soldats. Tu te battras. Je vais à l’ambulance."

 

Le choix de Gabrielle PETIT pour "l'ambulance" est logique car elle était membre de la Croix-Rouge de Molenbeeck-Saint-Jean. La voilà donc au front.

 

Son fiancé est blessé à Liège.

 

Au cours d’une mission, elle se voit séparée, par les troupes allemandes, de l’armée belge en retraite. Alors, elle cache son fiancé, n’a plus qu’une idée: le sauver des griffes allemandes en lui faisant franchir la frontière hollandaise pour rejoindre l'armée belge. Hélas, les deux jeunes gens se trouvent à bout de ressources. Gabrielle PETIT songe à recourir à un cousin, M. BARA. Celui-ci, sans hésiter, leur donne l’argent nécessaire. Comme cela, le fiancé de Gabrielle PETIT réussit à passer en Hollande.

 

Très vite, Gabrielle PETIT est recrutée par les services secrets anglais. Début juillet 1915, elle part en emportant des renseignements précieux, franchit la frontière sans encombre et se rend à LONDRES. Des officiers anglais, émerveillés par la vive intelligence et l’aspect décidé de la jeune fille, la supplient de consacrer son activité au service d’espionnage anglais. Elle accepte. L’apprentissage normal a une durée d’un mois. Pour elle, elle fut au courant en deux jours seulement. Elle rentre sans désemparer en Belgique, fin juillet et se met de suite au travail. Cette jeune fille est bientôt à la tête d’une bande puissamment organisée.

 

Déguisée, elle traverse le pays sous le nom "LEGRAND", une référence à son véritable nom.

 

Elle fit de l'espionnage pour le compte des Anglais comme plus de 2000 Belges à l'époque. Son rôle: récolter des renseignements dans le Tournaisis et le Nord de la France. Des documents conservés aujourd'hui encore à la Maison Tournaisienne. Parmi ces documents, le dernier que Gabrielle Petit n'a jamais pu transmettre aux Anglais à cause de son arrestation. Il date du 31 janvier, la veille de son arrestation. Elle y mentionne qu'un zeppelin allemand est tombé à MAINVAULT.

 

Pierre RONVAUX, historien tournaisien explique: "Elle écrivait les renseignements sur du papier très fin, comme du papier à cigarette. Elle décapait ensuite des cartes postales illustrées, c'est à dire qu'elle retirait la surface. Elle glissait ensuite le document à l'intérieur, recollait le tout et l'envoyait, au nez et à la barbe des Allemands".

 

Elle était devenue rapidement la collaboratrice la plus précieuse du fameux chef de bande BAEKELMANS. Elle ne s'est pas engagée à la légère. On n'a pas abusé de sa naïveté: on lui a expliqué les dangers de l’espionnage. Elle a répondu simplement:

"Je sais, j’ai bien réfléchi, je persiste, car cette carrière signifie le dévouement total à la Patrie, le maximum de ce que peut faire pour son pays une femme et une fiancée de soldat."

 

Sa vie devint alors extraordinaire, pleine de dangers et de rebondissements. Elle fait passer la frontière à d’innombrables jeunes gens brûlant d’aller rejoindre l'armée belge dans les tranchées de l’Yser. Son imprudence est parfois folle et elle n’échappe que par miracle aux policiers allemands.

 

Elle "travaille" au front, dans le secteur allant d’Ypres à Maubeuge. Sa mission est complexe et particulièrement dangereuse, car elle doit séjourner constamment parmi les troupes ennemies. Voici, textuellement, les instructions qui lui ont été données :

I.                    Position des troupes.

a)      dire l’endroit où elles se trouvent et la date à laquelle elles ont été remarquées ;

b)      donner le nombre de troupes par armes et dire comment la personne qui les a vues a fait l’estimation ;

c)      dire si ce sont des corps actifs, de Landwehr ou de Landsturm ; si les hommes sont jeunes ou vieux ;

d)      donner les numéros des régiments, la couleur de l’uniforme et la couleur des revers. Dire si les uniformes sont nouveaux ou bien usés. Quand il n’y a pas de numéros, il y a lieu de le dire. Donner la couleur des fanions et des flammes de lances, aussi le calibre des canons ;

e)      donner le détail des ornements portés par les troupes (sur les chapeaux, les collets des tuniques ou les épaulières), ainsi que les lettres, numéros et drapeaux qui se trouvent sur le charroi et les automobiles ;

f)        donner les lieux où les états-majors sont cantonnés (dire si états-majors d’armes, de corps d’armes ou de division) ;

g)      dire le moral des troupes ;

h)      dire le nombre de blessés et si les hôpitaux sont pleins ou vides.

N.B. – Il y a lieu de toujours diviser les troupes en infanterie, artillerie et autres troupes (ingénieurs, corps de ravitaillement, etc.)

 

   II. – Mouvement de troupes.

a)      donner l’endroit où les troupes ont été vues, la date de leur passage et la direction qu’elles suivent en indiquant des localités qui ne sont pas trop éloignées ;

b)      dire si le mouvement se fait par route ordinaire ou par chemin de fer. Si le mouvement a lieu par route, donner le nombre de troupes de chaque arme et la manière dont l’estimation a été faite (qu’on a compté les hommes ; que le défilé a duré tant de temps ; que la colonne avait une longueur de ……kilomètres). Indiquer les numéros des régiments et les détails de l’habillement qui permettent d’identifier les troupes. Si le mouvement a lieu par chemin de fer, donner le nombre de trains, en indiquant, autant que possible sur les troupes les détails de l’habillement qui sont de nature à permettre leur identification. La couleur des uniformes et celles des fanions sont importantes sous ce rapport ;

c)      les trains de blessés doivent être signalés.

 

 Dire toujours si les renseignements sont des « on dit » ou bien s’ils ont été donnés par la personne qui a vu elle-même.

 

Le contre-espionnage allemand lance deux de ses agents contre celle qui se fait appeler « mademoiselle LEGRAND ». Fin janvier 1916, elle est finalement dénoncée et arrêtée début février.

 

Gabrielle Petit résiste aux interrogatoires. Elle organise ce qu’on pourrait appeler aujourd’hui un procès de rupture, en déniant au tribunal militaire le droit de la juger : « Je ne vous crains pas, tuez-moi. Je suis remplacée. Le service continue. C’est cela qui fait plaisir »

 

Mais elle est évidemment condamnée à mort. Elle passe ses derniers jours dans une cellule à la prison de Saint-Gilles. Toutes ces semaines, elle couvrira ses gardiens de quolibets, refusera les quelques perches qu'on lui avait tendues. Elle refusera de demander grâce pour montrer à l'ennemi sa résistance. Le 3 mars 1916, elle est condamnée à mort par un tribunal militaire allemand et fusillée le 1er avril 1916 au Tir National à Schaerbeek. Gabrielle PETIT n'a que 23 ans quand elle est fusillée par les Allemands. Elle a été piégée après deux ans d'espionnage pour les Anglais.

 

Sa sœur cadette, Hélène, a pu lui rendre visite la veille de son exécution. Dans une interview accordée à la RTBF en mars 1966, elle se souvient de cette ultime rencontre : "J'ai dit : Gaby, mon dieu, c'est pour demain. Elle a tout de suite compris, elle a rougi. Bien entendu, moi je ne pouvais plus parler. Elle m'a dit qu'elle s'y attendait. Les autres étaient partis le matin et elle se disait que ce serait certainement pour bientôt. Elle n'avait pas peur de la mort, elle était très ferme Gabrielle. Moi je ne pensais pas qu'elle serait un jour exécutée. J'ai toujours cru qu'elle y aurait échappé".

 

Avant d'être exécutée, Gabrielle PETIT avait écrit cette lettre à sa soeur:



" Saint-Gilles, le 31 mars 1916

Chère Hélène,

Ma sœur chérie,                                                                                                            

Quand mon Maurice est parti au front, j’ai pleuré pendant des heures après notre séparation. J’avais tellement peur qu’il lui arrive quelque chose!
Et j’avais raison de le craindre, malheureusement…Mon bel héros a été blessé, puis a été pris par les Allemands. Mais il n’a jamais baissé les
bras, tu le connais ! Il a réussi à échapper aux griffes de l’ennemi. Il voulait défendre notre patrie à tout prix. Mais comment rejoindre ses
compagnons de lutte dans la plaine de l’Yser ? Pour le sortir de là, j’ai élaboré un itinéraire pour qu’il les rejoigne par les Pays-Bas, qui ont échappé
à cette horrible guerre. Mon plan a marché et mon cher Maurice est reparti au front.
Je ne sais pas comment les services secrets anglais ont eu vent de cette histoire, mais ils ont demandé mon aide. Officiellement, j’étais
toujours la Gabrielle Petit que tu connais et je travaillais comme infirmière mais dans le plus grand secret, j’essayais d’extorquer des informations
stratégiques importants aux soldats allemands: le mouvement des troupes, les déplacements en train,…
Personne ne savait que j’étais une espionne, je changeais souvent d’identité. C’était dur, mais je savais que je le faisais pour ma patrie.
J’étais souvent dévorée par l’inquiétude quand je faisais passer la frontière aux soldats prisonniers. Sans parler de cette perquisition chez moi.
Je sentais mes jambes trembler. Pourtant, je n’ai jamais été peureuse, tu le sais! Heureusement, j’avais caché mes articles pour le journal
clandestin « La Libre Belgique ».

Quand j’y réfléchis, je me dis que je n’aurais rien dû dire, j’aurais dû me méfier de ce type, même s’il connaissait le mot de passe. J’ai trouvé son
accent allemand suspect, mais il a prétendu qu’il venait du Limbourg. Je l’ai cru, naïve que je suis, et je suis tombée dans le piège! Hélène, retiens
bien ça :ne te fie à personne en ces temps troubles. Je me fais plus de soucis pour toi que pour moi. Promets-moi d’être toujours prudente et vigilante.

Cela fait déjà deux mois que je suis à la prison de Saint-Gilles. Ils m’ont interrogée de nombreuses fois, mais je n’ai donné aucun nom!
Jamais je ne trahirai la Belgique !

Je serai fusillée demain.

Je leur montrerai comment une femme belge sait mourir                                                                                                                        

Ta sœur Gabrielle"

 

 

Après la guerre, Gabrielle PETIT devient le symbole de la résistance et, aussi, de l'action des femmes durant l'occupation. Elle devint une figure légendaire, un symbole qu'on ne pouvait qu'encenser,une héroïne qu'on ne pouvait qu'aimer. Son dévouement et son sort tragique marquent l’opinion publique, d’autant qu’une série d’anecdotes et faits romancés viennent alimenter la légende autour de la jeune femme.

 

Dès les premiers jours de l’Armistice, plusieurs initiatives sont prises: funérailles nationales (mai 1919), décorations, attribution de son nom à des rues, pose de plaques commémoratives (Tournai, 1919) et construction de monuments, à Tournai, à Schaerbeek, à Bruxelles. En 1919, son corps fut exhumé du lieu où elle avait été exécutée pour être transporté au cimetière de Schaerbeek, devant une foule immense.

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Gabrielle Petit.jpgGabrielle Petit est élevée au rang d’héroïne nationale belge. Après Bruxelles (1923), Tournai (1924) honore à son tour celle qui fera l’objet d’un film en 1928 et d’une littérature abondante dans l’Entre-deux-Guerres. Elle a incarné l’image du défi patriotique face à la brutalité allemande.

 

Ce modèle de résistance sera célébré pendant la deuxième guerre mondiale: sa statue fut régulièrement fleurie par des patriotes. Mais globalement sa mémoire s’est estompée depuis les années 60.

STATUE à BRUXELLES

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STATUE à TOURNAI

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19:34 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

15/03/2016

Les "ONZE" de WERETH.

LES "ONZE" de WERETH.

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Connaissez-vous le monument dédié aux Afro-Américains de la seconde guerre mondiale ?


Celui-ci se trouve sur la commune d’AMBLEVE, à WERETH et l'association,
l’ U.S. Memorial Wereth, y organise une cérémonie annuelle en date du samedi, 21 mai 2016 à 11H00.

 

Un petit résumé de l’histoire:

 

Pendant la Bataille des Ardennes, le 17 décembre 1944, le 333° Bataillon d’artillerie de campagne (FAB - attaché à la 106ème Division d’Infanterie), reçut l’ordre de partir vers SCHÖNBERG.

Onze afro-américains furent séparés de leur unité. Après plusieurs heures de marche à travers les bois, ils arrivèrent épuisés à la ferme de Mathias LANGER. La famille LANGER les recueillit, les réchauffa et les nourrit...

 

Mais cette partie de la Belgique n'est pas entièrement acquise à la cause des alliés. Elle était, il y a encore 20 ans, une partie de la Prusse et avait été annexée par l'Allemagne nazi en 1940. Ceci explique, peut être, que sur dénonciation de la présence de ces soldats américains, vers 16h, une patrouille de la 1. SS Pz Division arrive à la ferme...

 

Soudain une bande de SS fit irruption. Après avoir dû s'aligner, les mains en l’air, devant la maison, ces soldats durent courir pendant plus ou moins 1km devant le véhicule des SS. Ensuite ils furent sauvagement massacrés.

Les combats continuèrent et la neige tombait en abondance. C’est pourquoi, les corps ne furent découverts qu’en début février 1945.


Les 11 soldats américains avaient été brutalisés, jambes brisées, coups de baïonnettes sur la tête, doigts coupés avant d'être exécutés. 

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Ils s'appelaient:


William Pritchett
James Stewart
Thomas Forte
Mager Bradley
George Davis
James Leatherwood
George Morten
Due Turner
Curtis Adams
Robert Green
Nathanial Moss

 

Après la guerre, l’oubli s’installa mais pas dans la mémoire du plus jeune fils de la ferme, Herman, âgé de 12 ans au moment des faits.  Hermann LANGER n’oublia jamais cette scène. Afin d’en garder le souvenir, il érigea en 1994 une croix en pierre à l’endroit même du massacre.

 

En 2002, grâce aux nombreux dons, l’association « U.S. Memorial Wereth » put acquérir le terrain et élargir le mémorial qui fut non seulement dédié à ces onze soldats de la 333ème Bataillon d’Artillerie de campagne mais à tous les afro-américains qui combattirent lors de la Seconde Guerre Mondiale.

C’est le seul mémorial dédié aux soldats noirs et à leurs unités pour le second conflit mondial en Europe. Ce monument est toujours le seul du genre en Europe.

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Pendant plus d’un demi-siècle, le gouvernement des Etats-Unis a souvent oublié les sacrifices consentis par des centaines des siens qui s’engagèrent pour l’Amérique dans la Seconde Guerre mondiale. Car de nombreux soldats afro-américains tombèrent au champ d’honneur.

 

Depuis 2004 une cérémonie annuelle a lieu avec la participation active de militaires et de civils. N’oublions jamais que le destin des « Onze de Wereth » ne fut connu que grâce à l’initiative de Hermann LANGER.

 

Comme l’année passée, les organisateurs disposent d’une navette de l’armée belge: Medell/Wereth/Medell.

Si vous désirez l’utiliser, veuillez svpl. le noter sur l’invitation.

 

N’oublions jamais.

 

 

17:54 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg