03/02/2012

JEAN GIONO: Témoin de 14/18, au comportement controversé.

 

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Jean GIONO

 

 

 

Né à Manosque le 30 mars 1895 et y décédé le 9 octobre 1970

 

Nous abordons la vie de GIONO, grand témoin et acteur de la guerre 14/18. De celle-ci, il sortit résolument pacifiste. Mais ce pacifisme lui joua de vilains tours. Lors de la seconde guerre, il connut à deux reprises l'infamie de l'emprisonnement : la première fois en 1939 pour son pacifisme assimilé à du défaitisme, la seconde fois lors de la Libération sous l'accusation de collaboration.

Pour plusieurs grands témoins de la première guerre, la seconde fut souvent traumatisante. Ainsi, Jean TOUSSEUL et Stefan ZWEIG sombrèrent en dépression, jusqu'au suicide pour le second. D'autres cessèrent d'écrire, d'autres encore se consacrèrent au combat à côté de la Résistance ou des gouvernements de LONDRES.

Pourquoi parler ici de Jean GIONO ? Parce qu'il fut un écrivain qui sut décrire la vie au front. La guerre de 14/18, il la fit jusqu'au bout, au front. Mais aussi parce que, après la guerre, il eut un comportement assez différent des autres écrivains. Si BARBUSSE et DORGELES se consacrèrent aux Anciens Combattants puisqu'ils furent à la base de deux associations concurrentes, GIONO pense que les Anciens Combattants avaient surtout pour obsession l'oubli des horreurs. 

Il ne faut pas cacher, non plus, la période de la seconde guerre pendant laquelle le comportement de GIONO ne fut pas celui qu'on aurait pu attendre d'un grand maître à penser. La question reste: fut-il utilisé à son insu ? fut-il instrumentalisé ? 

On se souvient aussi de Jean TOUSSEUL. Son pacifisme absolu peut être rapproché de celui de GIONO. Lui aussi, lors de la seconde guerre mondiale, l'occupant tentera de se l'approprier en lui offrant quelque chose. Mais il refusa. La simple pensée d'avoir été sollicité, donc considéré comme collaborateur potentiel, le perturba énormément. 

On doit quand même rappeler que DORGELES lui-même collabora au journal "GRINGOIRE", jusqu'en 1941. C'est seulement alors que les écrits antisémites de ce journal lui furent insupportables. Alors qu'ils l'étaient déjà depuis longtemps !

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« Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l'entends, je la subis encore... Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre.L'horreur de ces quatre ans est toujours en moi.  »

 

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Jean GIONO est né à à Manosque. Son père y est cordonnier. Sa mère, blanchisseuse. Il est le petit-fils d'un carbonaro piémontais exilé en France en 1831, il sera pour lui une figure de légende. Il suivra au Collège de Manosque uns scolarité simplement honorable. Il doit quitter le collège prématurément pour aller travailler et aider sa famille, son père étant malade. Il entre au Comptoir National d'Escompte de Manosque.

Mais la plume le démanche: il commence à écrire des poèmes. Il lit les auteurs grecs et latins, les classiques français, et étrangers. Dès 1913, il publie ses poèmes dans un journal local.

En 1915, il est mobilisé dans l'infanterie. Il fera la guerre jusqu'au bout. D'abord dans les tranchées à Verdun. Puis en 1917, il participera aux combats du Chemin des Dames et à la bataille de la Somme. En 1918, il ; sera à la bataille du Kemmel. Il y est légèrement gazé. Après sa démobilisation ( en octobre 1919 ! ), il reprend son travail à la banque à Manosque.

Jusqu'en 1929, il mène de pair son métier d'employé de banque et son travail d'écritures. A ce moment, il décide de vivre uniquement de sa plume. Un grand nombre de ses ouvrages a pour cadre le monde provençal paysan.

 

Bien qu'il soit tourmenté par ses souvenirs de guerre, il n'écrit rien à ce propos jusqu'en 1937. Cela l'amène quand même à avoir une activité politique. Ainsi, en 1934, il adhère à l'Association des Ecrivains et Artistes révolutionnaires, dirigée par Louis ARAGON. Cela ne dure pas longtemps : en 1935, il rompt avec cette association. On peut quand même dire qu'il fut, un temps, un « compagnon de route » du Parti Communiste.

Mais s'il rompt avec les communistes, c'est pour collaborer à l'hebdomadaire de gauche « VENDREDI ». Cela dure un peu plus longtemps, jusqu'en 1937. Il rompt sur la question du pacifisme qu'il veut intégral et sans concession. Ancien combattant, écœuré par la barbarie du premier conflit mondial, il veut malgré la montée des fascismes, rester résolument pacifiste.

 

C'est en 1937 qu'il publie « REFUS D'OBEISSANCE ». Ce texte est une dénonciation virulente de la guerre, en particulier celle de 14-18. Il refuse le devoir de mémoire. Il voudrait oublier car pour lui, la guerre est une blessure du corps et de l'âme puisque vingt ans après, il a encore des accès de fièvre. En voici deux extraits qui traduisent bien sa pensée :

« Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l'entends, je la subis encore. Et j'ai peur. Ce soir est la fin d'un beau jour de juillet. La plaine sous moi est devenue toute rousse. On va couper les blés. L'air, le ciel, la terre sont immobiles et calmes. Vingt ans ont passé. Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre. L'horreur de ces quatre ans est toujours en moi. Je porte la marque. Tous les survivants portent la marque. »

....

 

« Avec M. V., qui était mon capitaine, nous sommes à peu prés les seuls survivants de la 6ème compagnie. Nous avons fait les Eparges, Verdun-Vaux, Noyons-Saint-Quentin, le Chemin des Dames, l'attaque de Pinon, Chevrillon, le Kemmel. La 6ème compagnie a été remplie cent fois et cent fois d'hommes. La 6ème compagnie était un petit récipient de la 27ème division comme un boisseau à blé. Quand le boisseau était vide d'hommes, enfin quand il n'en restait plus que quelques-uns au fond, comme des grains collés dans les rainures, on le remplissait de nouveau avec des hommes frais. On ainsi rempli la 6ème compagnie cent fois et cent fois d'hommes. Et cent fois on est allé la vider sous la meule. Nous sommes de tout ça les derniers vivants. »

 

 

 

En 1939, alors qu'il est mobilisé il est arrêté pour ses idées pacifistes GIONO est emprisonné à Marseille, jusqu'en novembre. On le dispensera de ses obligations militaires.

Jusque là, c'est le trajet normal d'un pacifiste, antimilitariste. Mais surviendra réellement la guerre. Là cela devient plus ambigu. Considéré par beaucoup comme un maître à penser, il reste silencieux. Il vit en reclus et se consacre à l'écriture. Il s'obstine à refuser toute directive. Ses textes sont publiés dans le journal « LA GERBE », journal résolument collaborationniste. Il ne sera pas le seul. On y retrouve Sacha GUITRY, Marcel AYME, Paul MORAND... « Deux cavaliers de l'orage » fut publié dans la revue « La Gerbe » (décembre 42-mars 43).

1943: A sa décharge, en 1943, il subit la censure allemande : « Le voyage en calèche » est interdit de représentation. En 1944, à la Libération, il est arrêté et détenu sept mois. Il est libéré sans être inculpé. Mis sur la liste noire du Comité national des écrivains, il ne pourra rien publier pendant plus de deux ans. Dès ce moment, il connaît une période créatrice désabusée, plus noire, pour tout dire pessimiste. 

 

En 1954, il est élu à l'Académie Goncourt en remplacement de COLETTE. En1961, il préside le jury du Festival de Cannes. Cela n'a rien d'étonnant car en plus d'être écrivain, il fut aussi scénariste.

 

Il s'est éteint le 9 octobre 1970. On peut regretter qu'il ne se soit jamais exprimé sur la période 40/45 et sur les reproches qui lui furent faits. Fut-il réellement collaborateur ou fut-il, à son insu, utilisé par le gouvernement de VICHY ? Cela reste une énigme. Ses admirateurs disent que lors de son emprisonnement en 1944, il expérimenta le mal sous les espèces du mensonge et de la falsification. Ses détracteurs disent qu'il fut, au minimum, un soutien complaisant du régime. 

 


19:11 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/01/2012

SALE TEMPS POUR LES FASCISTES EN BELGIQUE.

Longtemps le FRONT NATIONAL ( ou les sectes politiques revendiquant ce titre ) ont tenté de surfer sur le succès médiatique de LE PEN ...et maintenant de sa fille Marine !

Nous avons d'ailleurs eu droit à des bagarres homériques et burlesques entre les prétendants à la dénomination.

C'est fini. Jusqu'à présent le FRONT NATIONAL français n'y trouvait aucun inconvénient. Mais Marine LE PEN vient d'en décider autrement. Elle fait interdiction aux fascistes belges d'utiliser sa raison sociale. 

Les torchons belges ne peuvent pas être mélangés ni confondus avec les torchons français. 

Maintenant, ils vont essayer de modifier légèrement les dénominations pour pouvoir continuer à bénéficier de l'effet français.

Ainsi, la secte de l'inénarrable Charles PETITJEAN ( ancien parlementaire FN ) s'appelle désormais " FRONT NATIONAL WALLON ". Et il mélange les genres: le patriotisme belgicain et l'aspiration wallone.

Il y a d'autres prétendants, d'autres sectes. Ainsi celle de l'organisateur de la fameuse "Marche Blanche" mise en route opportunément après le massacre de la Place Saint Lambert. Pour rappel, il y eu quand même 800 participants piégés dans cette manifestation. Cela devrait malgré tout nous amener à nous interroger...

Quel sera le nom adopté par la secte de ce farfelu ? Mystère...


19:27 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LIEGE: 17 FEVRIER 2012, 78° ANNIVERSAIRE DU DECES DU ROI ALBERT I°

17 Février à LIEGE, : Cérémonie du 78e anniversaire de la mort du Roi Albert I,

 

organisée par 1"'ASBL Roi Albert I", le Commandement Militaire, le Comité d'Entente des Associations patriotiques.

 

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Rassemblement à 13:30 hr à l'Héliport.

Mise en place des détachements, des écoles et des Porte-Drapeaux à l'héliport à 13:45 hr.

Mise en place à 13:55 hr.

Accueil de l'emblème du 4 Bn Log de Marche-en-Famenne à 14:00 hr

 

La cérémonie protocolaire. Passage en revue des détachements. Discours et dépôts de

fleurs. Le lever des couleurs... les Hymnes Nationaux par la musique de la Force

Aérienne.

A la fin de la cérémonie, les écoles se rassembleront sur les escaliers pour faire

une haie d'honneur aux Porte Drapeaux qui quitteront donc par le dessus,

 

 

(contact: M. Caillet au Tel 04.2462261)

18:17 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/01/2012

SAINT-NICOLAS (LIEGE ): MONUMENTS AUX MORTS.

Nous avons publié, il y a quelque temps, un reportage sur les Monuments aux Morts de MONTEGNEE.

 

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MONTEGNEE forme, avec les anciennes communes de TILLEUR et SAINT-NICOLAS, l'actuelle entité communale de SAINT-NICOLAS. 

Voici, à présent, un petit reportage photographique, sur les Monuments aux Morts de l'ancienne commune de SAINT-NICOLAS ( avant fusion ).

Voici, tout d'abord, le Monument situé devant l'Hôtel Communal:

 

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Ce  bâtiment remplace celui-ci, détruit en 1944 par un V1

 

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Voici, à présent, ce Monument photographié de face:

 

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Et de profil:

 

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Passons au cimetière. Nous trouvons cette stèle quasiment adossée au mur d'enceinte, avec l'église dans le fond ( que l'on n'apercoit pas sur la photo ):

 

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Cette stèle a été édifiée à l'initiative de la section locale de la FNAPG. Malheureusement, aucune date n'est mentionnée.

 

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Voici aussi, au hasard des allées du cimentière, quelques tombes de cimbattants, prisonniers de guerre et prisonniers politiques:

D'abord, celle de Lucien TIBBAUT, engagé volontaire en 1914:

 

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Quelques autres:

 

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Ci-dessus: Louis RENWA, prisonnier politique.

 

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19:22 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/01/2012

LE BOOM DES MIGRATIONS: UN DES GRANDS DEFIS DU XXI° SIECLE.

Le texte ci-dessous résulte d'extraits d'une interview donnée par Catherine WIHTOL de WENDEN au Nouvel Observateur.

Catherine WIHTOL de WENDEN est directrice de recherche au CNRS et enseigne à l'Institut d'Etudes Politiques de PARIS.


Question:

On compte 200 millions de migrants dans le monde. Ce phénomène est sans précédent dans l'histoire. Que change-t-il à notre monde?

Réponse:

 

La mondialisation des migrations est un phénomène qui s'est développé durant ces 20 dernières années. Presque toutes les régions du monde sont touchées par l'accueil, le départ ou le transit de migrants. Ceux-ci aspirent à un mieux-être inspiré du modèle occidental et sont prêts à franchir les frontières, y compris dans l'illégalité et au péril de leur vie. Ni les Etats d'accueil, ni les Etats d'origine ne sont en mesure d'endiguer ce courant. Tous y trouvent des avantages ( main d'oeuvre bon marché, transferts de fonds ). Les migrants mettent au défi les souverainetés nationales et les frontières, et placent la mobilité des hommes au centre des grandes tendances du monde. On est alors confronté à un paradoxe des plus curieux: alors que la mobilité est valorisée pour les nantis, les 2/3 de la population de la planète sont privés du droit à la mobilité. Celui-ci commence à s'affirmer comme un droit de l'homme, comme le rappellent les déclarations universelles et autres textes fondamentaux.

 

Question:

 

 

Maintenant, loin devant les Etats-Unis, l'Europe est devenue le premier pôle d'immigration du monde. Quel impact pour l'Europe ?

 

 

Réponse:

 

Avant d'être une terre d'accueil, l'Europe a été pendant longtemps une région de départ vers les nouveaux mondes ( Amérique, Australie...) mais aussi vers les colonies, les terres à explorer, les comptoirs commerciaux, les régions de mission. L'identité européenne ne s'est jamais construite sur les migrations, à la différence des grands pays d'immigration où celle-ci a été constitutive de leur population, de leur histoire et de leur identité.

Le fait que l'Europe soit devenue une terre d'accueil et d'installation se traduit par une grande peur dans l'opinion publique européenne, peu préparée à cette nouvelle donne qu'elle vit comme une invasion, un risque de submersion et de subversion.

 

 

Question:

Il ne faut pas se tromper pour caractériser les défis qui attendent l'Europe.



 

Réponse:

 

 

Le grand défi pour l'Europe se situe moins dans l'arrivée des flux migratoires que dans le « vivre ensemble » avec les nouveaux arrivés, objectif souvent négligé et difficilement admis.

 

Cette nouvelle donne transforme la notion de la citoyenneté dans les pays européens: celle-ci devient de facto multiculturelle, elle doit s'accommoder du développement de la double nationalité, moins exclusivement liée aux Etats-nations d'accueil car elle peut inclure des allégeances plurielles. Elle inscrit la diversité au centre du paysage ethno-culturel européen, dans une Europe où la population vieillit et où l'immigration deviendra le principal facteur de croissance de la population après 2030.

Pour l'instant, le décalage entre les mentalités et les réalités se traduit par la peur, l'insécurité, les discriminations, l'exclusion et, en retour, les violences et les radicalisations religieuses.

 

Question:

Va-t-on vers un droit universel de migrer ?




 

Réponse:

 

Une gouvernance mondiale des migrations se dessine timidement, parallèlement aux politiques des Etats, portée par l'ONU, les grandes ONG mais aussi par les associations de migrants, les syndicats; les employeurs, les Eglises pour mieux répondre aux besoins de main-d'oeuvre, au désir d'ailleurs, tout en respectant les droits de l'homme. Les hommes et les femmes n'acceptent plus la fatalité qui consiste à être né dans un pays pauvre et mal gouverné. Ils deviennent davantage maîtres de leur projet de vie. La migration en fait partie. L'Etat-nation se trouve mis en défaut par cette nouvelle donne, tout en résistant fortement à l'idée d'un monde sans frontière et au droit universel de migrer.

 

 

 

 

 

Question:

 

 

 

Les pays européens ne seraient plus capables d'intégrer leurs immigrés ?

 


Réponse:

 

Aucun pays européen ne peut se vanter de sa parfaite capacité d'intégration de ses immigrés. Pendant plus d'un siècle, l'intégration ( on parlait alors d'assimilation) s'est faite par le travail. A partir du moment où l'on est entré, dès 1974, dans un contexte de chômage, les catégories sociales les plus fragiles se sont trouvées exclues du monde du travail, notamment les premières générations peu qualifiées du monde industriel et les générations issues de l'immigration.

Pourtant, l'intégration progresse, souvent de façon invisible aux yeux du plus grand nombre: une classe moyenne se fait jour, des unions mixtes se répandent...

19:28 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/01/2012

CHINE: la vérité sur la pyramide des âges et le traitement des enfants.

La CHINE et la pyramide des âges.

Le vieillissement est plus accentué qu'en Inde, où les plus de 60 ans représentent 5,9 % de la population mais il reste, pour l'instant, plus ou moins comparable à celui de l'Europe.

 

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Les enfants chinois de moins de 14 ans représentent une masse tournant autour des 400 millions mais ce nombre cache d'autres réalités.

 

La CHINE est au contraire confrontée au vieillissement accéléré de sa population. Elle doit faire face à un déficit démographique affolant: les moins de 14 ans ne représentent que 8,4% de la population; les plus de 60 ans sont déjà 22,5% et ils dépasseront 28% en 2015.

 

Dès lors, la CHINE envisage de relâcher un peu sa politique de contrôle des naissances. En tout cas dans les cinq provinces où la natalité est particulièrement basse. Ainsi, là-bas, les couples dont un membre au moins est un enfant unique sont autorisés à avoir un second enfant. C'est considéré comme une mesure expérimentale qui pourrait être étendue après une période test de cinq ans.

 

La pyramide des âges pose d'autres problèmes. Le taux de suicide chez les citadins âgés est en nette augmentation. Les causes en sont: la faiblesse des retraites, l'absence de couverture maladie et la rénovation urbaine. La rénovation urbaine est synonyme de démolitions d'immeubles qui chassent les personnes âgées hors de leur milieu et les exilent dans la grande banlieue.

 

Pyramide des âges en 1950

 

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Pyramide des âges en 2005.

 

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Contrairement à une idée répandue, les petits enfants chinois sont loin d'être tous, comme on le représente souvent,des « empereurs ».

De 120 à 200 millions de travailleurs migrants pauvres, pour la plupart des paysans du sud, se sont installés dans les villes à l'est du pays pour travailler dans les usines, la construction ou dans les mines. En grande précarité, ils travaillent au moins 10 h par jour dans des conditions épouvantables, pour un salaire de misère, sans aucune protection sociale ni assistance médicale. Privés de crèches et n'ayant pas les moyens de faire garder leurs enfants, les parents en détresse n'ont pas d'autre choix que de les amener sur leur lieu de travail et de les y enchaîner "pour leur bien". Ces enfants attachés peuvent seulement faire quelques pas dans le périmètre autorisé par leur laisse. Ou observer les parents se tuer à la tâche.

 

La belle image officielle.

 

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Une image plus réelle. Guère présente.

 

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Les autorités nient l'existence du travail des enfants. Tout porte à penser qu'il y est répandu: les journaux locaux chinois présentent fréquemment des événements montrant une véritable exploitation d'enfants par le travail. La politique de reconnaissance d'une propriété privée en milieu rural pousse à la participation des enfants aux travaux agricoles. Le développement économique dans certaines grandes zones urbaines s'accompagne d'un pourcentage important d'enfants de moins de 15 ans parmi les travailleurs venant des campagnes.

En CHINE, La population s'élevait en 2009 à 1 338 613 000 habitants sans HONG KONG, ni MACAO. Si l'on y ajoute aussi la population de TAÏWAN, il y avait 1 370 000 000 d'habitants en CHINE. Plus du cinquième de la population de la Terre est donc chinois.

On estime que chaque année près de 18 millions de Chinois migrent des campagnes vers les villes.

 

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10/01/2012

CIMETIERE DE HUY ( LA BUISSIERE ): Monuments privés.

Les soldats furent , relativement du moins, tous égaux dans les forts, sur les routes, dans les champs de bataille, dans les boues de l'Yser ( pour 14/18), dans les camps de prisonniers ( pour 40/45 ).

Ils furent égaux devant le danger, égaux dans la souffrance des blessures, égaux devant la mort, égaux dans les souffrances morales du découragement...

Hélas, après la mort, dans la statuaire funéraire, les différences de classe sont réapparues. Le laboureur, le mineur, l'artisan ou le petit employé eurent droit à une simple stèle ou un monument familial ordinaire...

On ne peut s'empêcher d'être frappé par la somptuosité de certins monuments. Ainsi, celui-ci, sur l'allée  qui mène à la Pelouse d'Honneur du Cimetière de La Buissière

 

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Il en est qui surent rester modestes toute leur vie durant. Il en va ainsi de l'homme qui repose sous cette pierre.

 

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J'ai eu le plaisir de fréquenter André MANNE. Il exerça son métier d'imprimeur non loin de l'ancienne gare de HUY-SUD.

André MANNE fut un grand résistant. Il participa à des opérations très risquées. Jamais, après la guerre, il n'en fit étalage. Il resta toujours modeste à ce propos...mais quand on citait les "actes de bravoure" de certains, il ne pouvait s'empêcher d'esquisser un petit sourire...


19:17 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |