23/02/2012

ABBE PIERRE, ON A SAUVE LES BANQUES !

ABBE PIERRE, RASSUREZ-VOUS !

ON A TROUVE DES SOUS ( BEAUCOUP )

POUR SAUVER LES BANQUES !

 

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18/02/2012

Joseph KESSEL: Homme d'action et de témoignage sur les tourments du 20° siècle.

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Joseph KESSEL

Né à CLARA (Argentine), le 10 février 1898. 

Mort à ARVERNES (France), le 23 juillet 1979.

 

Grand officier de la Légion d'honneur
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918
Commandeur des Arts et des Lettres
Croix de guerre 1939-1945

Kessel incarne la tradition d'écrivains-reporters qui trouvent dans l'histoire immédiate des sujets de romans .

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Joseph KESSEL est né en Argentine, le 10 février 1898. Son père, médecin juif d'origine lithuanienne, avait obtenu son doctorat à MONTPELLIER. Puis avait occupé un poste en Argentine. Le jeune Joseph y vécut les premiers moments de sa vie. Ensuite, entre 1905 et 1908, ses parents partirent pour l'OURAL, avant de revenir s’installer en France. Il fit ses études secondaires d'abord à Nice, au lycée Masséna.

 

Pour préparer son baccalauréat, puis sa licence de lettres, il s'installe à Paris où il s'inscrit au lycée Louis-le-Grand. Il croit alors se découvrir une vocation de boxeur puis de comédien. Il fit d'ailleurs ses débuts au théâtre de l'Odéon et il écrivit même une pièce. Mais, à dix-sept ans et demi, il est recruté au Journal des débats. Ce sera là le début de sa véritable vocation.

On pourrait s'étonner de cette précocité. Elle n'a rien d'étonnant. Il savait déjà lire le français dès l'âge de quatre ans. Précocité qui se révélera plus tard à diverses reprises.

 

Arriva alors la Première Guerre Mondiale. Bien qu'étranger, il s'engagea comme volontaire et sera d'abord versé dans la cavalerie, puis dans l'aviation. Cela ne l'empêche pas d'obtenir un titre universitaire !

Cette expérience lui inspirera, quelques années plus tard un roman, « l'Équipage ».

Il termina la guerre par une mission en Sibérie d'où il ne revint qu'après un long périple. Ce premier voyage, à travers des pays secoués par des crises, décida de son avenir. Il rencontre « Sandi », qu'il épouse.

Dès la fin du conflit et dès qu’il eut atteint sa majorité, il demanda la nationalité française. Il portait la croix de guerre et la médaille militaire. La nationalité lui fut donc accordée facilement.

 

Dès son retour, il revient au journalisme comme grand reporter. Il mena simultanément une carrière de romancier, auteur de romans d’aventures exotiques comme  « Le Lion », « Les Cavaliers »...

Après la publication d'une de ses nouvelles, GALLIMARD prend contact avec lui et fait paraître, en 1922, son premier roman, « la Steppe rouge ».

Ce succès est suivi d'un second, la parution, en 1923, de « l'Équipage ». Ce n'est pas un véritable roman de guerre. Celle-ci est en arrière-plan. Il n'y exprime pas la misère ou la déchéance des hommes. Il traite de la complexité de la vie amoureuse, de la fraternité, etc. Il a une vision assez optimiste de la guerre: les seules souffrances sont liées à la vie intime des personnages. C'est l'histoire d'une rivalité amoureuse entre deux pilotes pris dans la tourmente de la guerre. Dans ce roman, il exprime l'idée que, à cette époque, partir à la guerre était source de fierté et d’honneur. C'était la motivation profonde de son engagement volontaire. Il l'a généralisée.

 

Sa profession de journaliste, son goût pour les paysages, les personnalités, et les situations extrêmes le poussent à courir le monde. Il se distingue par de brillants reportages: sur la Syrie et la Palestine; et, en Abyssinie, une enquête sur l'esclavage.

A PARIS, il montre un goût prononcé pour la vie nocturne puisqu'il fréquente les truands de Montmartre et les milieux des russes émigrés. Il en tirera, en 1927, « Nuits de princes « , « Nuits de Montmartre » ou, en 1928, « Belle de jour ».

Il obtient le prix de l'Académie française avant trente ans, nouveau signe de précocité.

 

Il fonda, avec d'autres , moins connus, en 1928, « GRINGOIRE »,  hebdomadaire politique et littéraire de droite. Il fut également membre du jury du prix « Gringoire », fondé par l'hebdomadaire. Lorsque le journal, « fortement orienté à droite, puis à l'extrême-droite », afficha des idées fascistes et antisémites, il s'en va. C'est alors qu'il écrit, en 1936,  « la Passante du Sans-Souci », sa première contribution antifasciste. Il se tient pourtant à l'écart de la vie politique, part pour les États-Unis. Romain GARY quitta aussi « GRINGOIRE » à ce moment. DORGELES traîna un peu les pieds.

 

Correspondant de guerre en 1939-40, il rejoignit après la défaite la Résistance (réseau Carte), avec son neveu Maurice DRUON. Avec lui, il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces Françaises Libres du Général de GAULLE..
En mai 1943, ils composent les paroles du
« Chant des Partisans », voué à devenir le chant de ralliement de la Résistance. En hommage à ces combattants, il écrivit, en 1943, « L’Armée des Ombres », récits des épisodes dramatiques et héroïques des combattants clandestins. Il termina la guerre comme capitaine d’aviation, dans une escadrille qui, la nuit, survolait la France pour maintenir les liaisons avec la Résistance.

 

Ainsi, si son oeuvre romanesque relative à la Première Guerre est, malgré son succès, restreinte et, sur le plan de l'histoire et du témoignage, peu marquante, il en va tout autrement de son action, antifasciste, durant les années ayant précédé la seconde guerre. Et son oeuvre littéraire durant la seconde guerre est aussi remarquable. D'autant plus remarquable qu'elle ne l'a pas empêché de se distinguer et de prendre des risques comme combattant.

 

À la Libération, on le retrouve, comme reporter, en Palestine, en Afrique, en Birmanie, en Afghanistan. Là, en 1967, il trouve l'inspiration pour son chef-d’œuvre, «  Les Cavaliers » . 


Entre-temps, il avait publié un long roman en trois volumes, Le Tour du malheur, ainsi que Les Amants du Tage, La Vallée des Rubis, Le Lion, Tous n’étaient pas des anges. Sous le titre « Témoin parmi les hommes », il relata les heures marquantes de son existence de journaliste.

 
Consécration ultime pour ce fils d’émigrés juifs, l’Académie française lui ouvrit ses portes. Il y fut élu le 22 novembre 1962, au fauteuil du duc de la Force. Dans son discours de réception, on peut tirer ce passage :

 

« Pour remplacer le compagnon dont le nom magnifique a résonné glorieusement pendant un millénaire dans les annales de la France, dont les ancêtres grands soldats, grands seigneurs, grands dignitaires, amis des princes et des rois, ont fait partie de son histoire d’une manière éclatante, pour le remplacer, qui avez-vous désigné ? Un Russe de naissance, et juif de surcroît. Un juif d’Europe orientale... vous avez marqué, par le contraste singulier de cette succession, que les origines d’un être humain n’ont rien à faire avec le jugement que l’on doit porter sur lui. De la sorte, messieurs, vous avez donné un nouvel et puissant appui à la foi obstinée et si belle de tous ceux qui, partout, tiennent leurs regards fixés sur les lumières de la France. » 

 

Le 23 juillet 1979, il est terrassé par une crise cardiaque : il sera enterré au cimetière MONTPARNASSE..

 

 (Paroles de Maurice Druon et Joseph Kessel


Musique d'Anna Marly



LE CHANT DES PARTISANS 
(Chant de la Libération)
 



Ami, entends-tu 
Le vol noir des corbeaux 
Sur nos plaines? 
Ami, entends-tu 
Les cris sourds du pays 
Qu'on enchaîne? 
Ohé! partisans, 
Ouvriers et paysans, 
C'est l'alarme! 
Ce soir l'ennemi 
Connaîtra le prix du sang 
Et des larmes! 

Montez de la mine, 
Descendez des collines, 
Camarades! 
Sortez de la paille 
Les fusils, la mitraille, 
Les grenades... 
Ohé! les tueurs, 
A la balle et au couteau, 
Tuez vite! 
Ohé! saboteur, 
Attention à ton fardeau: 
Dynamite! 

C'est nous qui brisons 
Les barreaux des prisons 
Pour nos frères, 
La haine à nos trousses 
Et la faim qui nous pousse, 
La misère... 
Il y a des pays 
Ou les gens au creux de lits 
Font des rêves; 
Ici, nous, vois-tu, 
Nous on marche et nous on tue, 
Nous on crève. 

Ici chacun sait 
Ce qu'il veut, ce qui'il fait 
Quand il passe... 
Ami, si tu tombes 
Un ami sort de l'ombre 
A ta place. 
Demain du sang noir 
Séchera au grand soleil 
Sur les routes. 
Sifflez, compagnons, 
Dans la nuit la Liberté 
Nous écoute... 


1943 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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16/02/2012

JEAN-MARIE LE PEN CONDAMNE UNE FOIS DE PLUS !

 

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La cour d'appel de Paris a condamné ce jeudi Jean-Marie Le Pen à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Il était rejugé après une cassation pour avoir déclaré: 

"En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés"..

Cette peine pour « contestation de crimes contre l'humanité » est une confirmation de celle qui avait été prononcée par le tribunal correctionnel de Paris en 2008. A l'audience du 1er décembre 2011, le ministère public avait requis une telle confirmation. Le fondateur et président d'honneur du Front national et son avocat étaient absents à l'énoncé du délibéré.

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Klaus BARBIE du temps de sa splendeur:

pas particulièrement inhumain selon Jean-Marie LE PEN ?



Ce n'est pas la première fois que Jean-marie Le Pen a à faire à la justice pour des petites phrases chocs. En voici une rapide historique :

 

-Le 27 mars 1986 : reconnu coupable d’apologie de crimes de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ».

-Le 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique pour « antisémitisme insidieux » (peine confirmée en appel le 9 juillet). Jean-Marie Le Pen s’en était violemment pris à des journalistes juifs ou d’ascendance juive : « Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Yvan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu’il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays. » Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n’avoir « appris le français que récemment ».

-Le 18 mars 1991 : condamné par la cour d’appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l’humanité » et « consentement à l’horrible »pour avoir déclaré : « Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. [...] Si, c’est un point de détail ! Voulez-vous me dire que c’est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, que c’est une obligation morale ? Je dis qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions. » Jean-Marie Le Pen doit verser dix francs au MRAP, cent mille francs aux neuf autres associations s’étant portées parties civiles. Il doit faire publier le jugement à ses frais dans cinq quotidiens nationaux, pour 15.000 francs chacun, à concurrence de 15.000 francs, et dans cinq hebdomadaires, à concurrence de 30.000 francs. En outre M. Le Pen est condamné aux dépens, et doit verser, au titre de l’article 700 du code de procédure civile, 1.000 francs à chacune des dix associations.

-Le 23 mai 1991 : condamné par la Cour d’appel de Lyon pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l’immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ».

-Le 3 juin 1993 : condamné à 10.000 francs (1.524 euros) d’amende par la Cour d’appel de Paris « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l’époque, Michel Durafour, appelé « monsieur Durafour-crématoire » (Le Monde, 5 juin 1993). Le 7 décembre de la même année, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.

-Le 4 juillet 1997 : condamné à 5 000 F d’amende par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, pour avoir traité le président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, de « gros zébu fou » lors d’une conférence de presse

-Le 26 décembre 1997 : condamné à 300.000 F de consignation pour diffusion du jugement dans des journaux, à verser entre un franc symbolique et 5.000 F de dommages et intérêts à onze associations plaignantes, et à payer leurs frais de justice par le Tribunal de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l’humanité, consentement à l’horrible », pour avoir dit lors d’une conférence de presse en compagnie de Franz Schönhuber, le 5 décembre 1997 à Munich que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s’appelle un détail ». Le 10 septembre 1999, la cour d’appel de Versailles confirme la peine

-Le 2 avril 1998 : condamné à deux ans d’inéligibilité (réduits à un an par la cour d’appel, qui ajoute 8.000 F d’amende) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » (faits requalifiés par la Cour d’appel en « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ») pour avoir agressé la maire et candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal (qui portait son écharpe d’élue) lors des législatives de 1997.

-En Novembre 1998 : condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre à 10.000 F de dommages et intérêts à l’Union des étudiants juifs de France pour avoir déclaré « Je crois à l’inégalité des races », lors de l’université d’été du FN, le 30 août 1996

-Le 2 avril 2004 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10.000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus l’an précédent dans une interview au quotidien Le Monde (il avait déclaré notamment « Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. »). Jean-Marie Le Pen devra également verser 5.000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l’homme et la même somme à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), qui étaient parties civiles. Décision qui sera confirmée le 11 mai 2006 par la chambre criminelle de la cour de cassation.


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12/02/2012

LIEGE, CIMETIERE DE SAINTE-WALBURGE: Pelouse d'Honneur et monuments commémoratifs.

LIEGE ( SAINTE-WALBURGE ):

Le cimetière de SAINTE-WALBURGE est, après celui de ROBERMONT, le deuxième en superficie pour la ville de LIEGE. Il compte 20 hectares. Sa création remonte à 1874.

Dans le fonds du cimetière, on trouve la Pelouse d'Honneur. Elle est signalée par ce panneau. Panneau que la Ville de LIEGE ferait bien de remettre à la verticale !

 

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Voici, prises sous divers angles, des vues de cette Pelouse d'Honneur:

 

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Un modèle de stèle, prise au hasard:

 

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Certaines stèles sont complétées par une photo.

Au gré d'une visite dans les allées du cimétière, quelques tombes de combattants, résistants ou autres.

 

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Jean LEMACHE, Prisonnier Politique décédé à MAJDANEK

 

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Ci-dessus, un modèle de plaque commémorative utilisée, in illo tempore, par la section FNC de BOIS-DE-BREUX.

 

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Un prisonnier (Camille NICOLAY )

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Un ancien Commissaire de Police de la Ville de LIEGE ( Louis RADEMECKER )

mort à la Citadelle de LIEGE en 1943.

 

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Et les stèles dédiées à quatre aviateurs britanniques:

 

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06/02/2012

MARINE LE PEN EN PROCES A LIEGE POUR LE SIGLE "F.N."

Comme annoncé l'autre jour, Marine LE PEN est en procès à LIEGE contre tous ceux qui en BELGIQUE prétendent porter le sigle " F.N."

Contrairement à ce qui était dit, les prétendants au sigle ne sont pas deux mais quatre !

Le jugement, que l'on suivra avec attention, sera rendu à LIEGE, le 01 mars 2012. Si elle gagne, cela réglera au moins les disputes internes des fascistes francophones en BELGIQUE.

Doit-on s'en réjouir ?

  • Cela pourrait nous laisser indifférents. Jusqu'à présent, à part l'une ou l'autre cas, personne n'en a jamais réellement profité !
  • D'un autre côté, nous aurions perdu un beau motif de rigolade !
  • Il y a un ennui malgré tout: jusqu'à présent, ils mobilisaient toute leur énergie à se taper l'un sur l'autre en se disputant le sigle. S'ils perdent ce motif, ils pourront peut-être se consacrer à d'autres actes plus malfaisants.
  • De toute façon, il faut se méfier de leur faculté de nuisance. La semi réussite de la marche blanche initiée par un d'entre eux à LIEGE en est la preuve.

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C'est vrai que si on ajoutait un bandeau sur l'oeil...
ce serait très ressemblant avec le père !

18:35 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2012

JEAN GIONO: Témoin de 14/18, au comportement controversé.

 

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Jean GIONO

 

 

 

Né à Manosque le 30 mars 1895 et y décédé le 9 octobre 1970

 

Nous abordons la vie de GIONO, grand témoin et acteur de la guerre 14/18. De celle-ci, il sortit résolument pacifiste. Mais ce pacifisme lui joua de vilains tours. Lors de la seconde guerre, il connut à deux reprises l'infamie de l'emprisonnement : la première fois en 1939 pour son pacifisme assimilé à du défaitisme, la seconde fois lors de la Libération sous l'accusation de collaboration.

Pour plusieurs grands témoins de la première guerre, la seconde fut souvent traumatisante. Ainsi, Jean TOUSSEUL et Stefan ZWEIG sombrèrent en dépression, jusqu'au suicide pour le second. D'autres cessèrent d'écrire, d'autres encore se consacrèrent au combat à côté de la Résistance ou des gouvernements de LONDRES.

Pourquoi parler ici de Jean GIONO ? Parce qu'il fut un écrivain qui sut décrire la vie au front. La guerre de 14/18, il la fit jusqu'au bout, au front. Mais aussi parce que, après la guerre, il eut un comportement assez différent des autres écrivains. Si BARBUSSE et DORGELES se consacrèrent aux Anciens Combattants puisqu'ils furent à la base de deux associations concurrentes, GIONO pense que les Anciens Combattants avaient surtout pour obsession l'oubli des horreurs. 

Il ne faut pas cacher, non plus, la période de la seconde guerre pendant laquelle le comportement de GIONO ne fut pas celui qu'on aurait pu attendre d'un grand maître à penser. La question reste: fut-il utilisé à son insu ? fut-il instrumentalisé ? 

On se souvient aussi de Jean TOUSSEUL. Son pacifisme absolu peut être rapproché de celui de GIONO. Lui aussi, lors de la seconde guerre mondiale, l'occupant tentera de se l'approprier en lui offrant quelque chose. Mais il refusa. La simple pensée d'avoir été sollicité, donc considéré comme collaborateur potentiel, le perturba énormément. 

On doit quand même rappeler que DORGELES lui-même collabora au journal "GRINGOIRE", jusqu'en 1941. C'est seulement alors que les écrits antisémites de ce journal lui furent insupportables. Alors qu'ils l'étaient déjà depuis longtemps !

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« Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l'entends, je la subis encore... Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre.L'horreur de ces quatre ans est toujours en moi.  »

 

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Jean GIONO est né à à Manosque. Son père y est cordonnier. Sa mère, blanchisseuse. Il est le petit-fils d'un carbonaro piémontais exilé en France en 1831, il sera pour lui une figure de légende. Il suivra au Collège de Manosque uns scolarité simplement honorable. Il doit quitter le collège prématurément pour aller travailler et aider sa famille, son père étant malade. Il entre au Comptoir National d'Escompte de Manosque.

Mais la plume le démanche: il commence à écrire des poèmes. Il lit les auteurs grecs et latins, les classiques français, et étrangers. Dès 1913, il publie ses poèmes dans un journal local.

En 1915, il est mobilisé dans l'infanterie. Il fera la guerre jusqu'au bout. D'abord dans les tranchées à Verdun. Puis en 1917, il participera aux combats du Chemin des Dames et à la bataille de la Somme. En 1918, il ; sera à la bataille du Kemmel. Il y est légèrement gazé. Après sa démobilisation ( en octobre 1919 ! ), il reprend son travail à la banque à Manosque.

Jusqu'en 1929, il mène de pair son métier d'employé de banque et son travail d'écritures. A ce moment, il décide de vivre uniquement de sa plume. Un grand nombre de ses ouvrages a pour cadre le monde provençal paysan.

 

Bien qu'il soit tourmenté par ses souvenirs de guerre, il n'écrit rien à ce propos jusqu'en 1937. Cela l'amène quand même à avoir une activité politique. Ainsi, en 1934, il adhère à l'Association des Ecrivains et Artistes révolutionnaires, dirigée par Louis ARAGON. Cela ne dure pas longtemps : en 1935, il rompt avec cette association. On peut quand même dire qu'il fut, un temps, un « compagnon de route » du Parti Communiste.

Mais s'il rompt avec les communistes, c'est pour collaborer à l'hebdomadaire de gauche « VENDREDI ». Cela dure un peu plus longtemps, jusqu'en 1937. Il rompt sur la question du pacifisme qu'il veut intégral et sans concession. Ancien combattant, écœuré par la barbarie du premier conflit mondial, il veut malgré la montée des fascismes, rester résolument pacifiste.

 

C'est en 1937 qu'il publie « REFUS D'OBEISSANCE ». Ce texte est une dénonciation virulente de la guerre, en particulier celle de 14-18. Il refuse le devoir de mémoire. Il voudrait oublier car pour lui, la guerre est une blessure du corps et de l'âme puisque vingt ans après, il a encore des accès de fièvre. En voici deux extraits qui traduisent bien sa pensée :

« Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l'entends, je la subis encore. Et j'ai peur. Ce soir est la fin d'un beau jour de juillet. La plaine sous moi est devenue toute rousse. On va couper les blés. L'air, le ciel, la terre sont immobiles et calmes. Vingt ans ont passé. Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre. L'horreur de ces quatre ans est toujours en moi. Je porte la marque. Tous les survivants portent la marque. »

....

 

« Avec M. V., qui était mon capitaine, nous sommes à peu prés les seuls survivants de la 6ème compagnie. Nous avons fait les Eparges, Verdun-Vaux, Noyons-Saint-Quentin, le Chemin des Dames, l'attaque de Pinon, Chevrillon, le Kemmel. La 6ème compagnie a été remplie cent fois et cent fois d'hommes. La 6ème compagnie était un petit récipient de la 27ème division comme un boisseau à blé. Quand le boisseau était vide d'hommes, enfin quand il n'en restait plus que quelques-uns au fond, comme des grains collés dans les rainures, on le remplissait de nouveau avec des hommes frais. On ainsi rempli la 6ème compagnie cent fois et cent fois d'hommes. Et cent fois on est allé la vider sous la meule. Nous sommes de tout ça les derniers vivants. »

 

 

 

En 1939, alors qu'il est mobilisé il est arrêté pour ses idées pacifistes GIONO est emprisonné à Marseille, jusqu'en novembre. On le dispensera de ses obligations militaires.

Jusque là, c'est le trajet normal d'un pacifiste, antimilitariste. Mais surviendra réellement la guerre. Là cela devient plus ambigu. Considéré par beaucoup comme un maître à penser, il reste silencieux. Il vit en reclus et se consacre à l'écriture. Il s'obstine à refuser toute directive. Ses textes sont publiés dans le journal « LA GERBE », journal résolument collaborationniste. Il ne sera pas le seul. On y retrouve Sacha GUITRY, Marcel AYME, Paul MORAND... « Deux cavaliers de l'orage » fut publié dans la revue « La Gerbe » (décembre 42-mars 43).

1943: A sa décharge, en 1943, il subit la censure allemande : « Le voyage en calèche » est interdit de représentation. En 1944, à la Libération, il est arrêté et détenu sept mois. Il est libéré sans être inculpé. Mis sur la liste noire du Comité national des écrivains, il ne pourra rien publier pendant plus de deux ans. Dès ce moment, il connaît une période créatrice désabusée, plus noire, pour tout dire pessimiste. 

 

En 1954, il est élu à l'Académie Goncourt en remplacement de COLETTE. En1961, il préside le jury du Festival de Cannes. Cela n'a rien d'étonnant car en plus d'être écrivain, il fut aussi scénariste.

 

Il s'est éteint le 9 octobre 1970. On peut regretter qu'il ne se soit jamais exprimé sur la période 40/45 et sur les reproches qui lui furent faits. Fut-il réellement collaborateur ou fut-il, à son insu, utilisé par le gouvernement de VICHY ? Cela reste une énigme. Ses admirateurs disent que lors de son emprisonnement en 1944, il expérimenta le mal sous les espèces du mensonge et de la falsification. Ses détracteurs disent qu'il fut, au minimum, un soutien complaisant du régime. 

 


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30/01/2012

SALE TEMPS POUR LES FASCISTES EN BELGIQUE.

Longtemps le FRONT NATIONAL ( ou les sectes politiques revendiquant ce titre ) ont tenté de surfer sur le succès médiatique de LE PEN ...et maintenant de sa fille Marine !

Nous avons d'ailleurs eu droit à des bagarres homériques et burlesques entre les prétendants à la dénomination.

C'est fini. Jusqu'à présent le FRONT NATIONAL français n'y trouvait aucun inconvénient. Mais Marine LE PEN vient d'en décider autrement. Elle fait interdiction aux fascistes belges d'utiliser sa raison sociale. 

Les torchons belges ne peuvent pas être mélangés ni confondus avec les torchons français. 

Maintenant, ils vont essayer de modifier légèrement les dénominations pour pouvoir continuer à bénéficier de l'effet français.

Ainsi, la secte de l'inénarrable Charles PETITJEAN ( ancien parlementaire FN ) s'appelle désormais " FRONT NATIONAL WALLON ". Et il mélange les genres: le patriotisme belgicain et l'aspiration wallone.

Il y a d'autres prétendants, d'autres sectes. Ainsi celle de l'organisateur de la fameuse "Marche Blanche" mise en route opportunément après le massacre de la Place Saint Lambert. Pour rappel, il y eu quand même 800 participants piégés dans cette manifestation. Cela devrait malgré tout nous amener à nous interroger...

Quel sera le nom adopté par la secte de ce farfelu ? Mystère...


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