02/06/2013

ROGER MARTIN DU GARD: UN GRAND TEMOIN A RELIRE!

 

 ROGER MARTIN DU GARD.

 Né à NEUILLY -SUR-SEINE le 23 mars 1881

 Décédé à SERIGNY le 22 août 1958.

 

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Auteur marquant de la première moitié du 20e siècle, son oeuvre intéressa tant l'avant-garde littéraire que le grand public.

 

Lauréat du Prix Nobel de Littérature en 1937.

 

  Voilà une des personnalités littéraires les plus honnêtes, les plus solides, les plus fraternelles de la première moitié du 20°siècle. Son œuvre est lucide, ironique et tendre, éloignée des modes et des coteries. Son écriture se remet en permanence en question. Il ne s’enferme jamais dans l’esthétisme. Individualiste farouche, écrivain engagé, il traque les âneries ( et la langue de bois ) politiques, religieuses, morales et artistiques.

 

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Il est né le 23 mars 1881, dans une famille aisée composée surtout de « gens de robe », magistrats et avocats. Il fit ses études secondaires au célèbre Lycée Condorcet, à PARIS.

 

Encore adolescent, il fut convaincu de sa vocation d'écrivain après la lecture du roman de TOLSTOÏ, « Guerre et Paix ». L’écriture lui apparaît comme l’unique moyen d’exprimer ses refus, sa contestation. Après le Lycée, il tenta des études de Lettres. Mais il y échoua.

 

Il décida alors de passer le concours de l'École des Chartes où il entra en 1899. Il y obtient son diplôme d'archiviste-paléographe en 1905. Cette formation, rigoureuse et scientifique, influencera son œuvre d'un point de vue historique et lui donnera le souci de l'objectivité. Il lui doit aussi son goût pour l'Histoire et plus spécialement pour les événements contemporains qui imprégneront ses trois principaux romans: « Jean Barois » avec l'Affaire Dreyfus, « Les Thibault » avec la guerre de 1914-1918, les campagnes du Maroc et la seconde guerre mondiale.

 

Finalement, si le Jury de la licence de lettres n'a pas su déceler la force ni le talent de Martin du Gard, son refus aura été d'un grand bénéfice pour la littérature !

 

Dès ses premières œuvres, il ne fait pas table rase de son héritage mais toutes les valeurs psychologiques, idéologiques, littéraires et esthétiques de son milieu et de son époque sont passées au crible de sa raison et de sa sensibilité. Il n’a cessé de mesurer les risques courus l’individu: les compromissions et les bassesses, les ambitions malsaines, le devenir collectif, les fatalités de l’Histoire et l’engrenage des fanatismes.  

En 1906, il se marie avec Hélène Foucault. En 1907, le couple a une fille. Durant le voyage de noces, il commença à écrire un roman « Une Vie de saint ». Ce sera un échec relatif qui ne le décourage pas. Après ce roman et une nouvelle à compte d'auteur, il attire l'attention en proposant, en 1913, au comité de lecture de la NRF un roman dialogué, « Jean Barois ». Cette publication lui permettra de se lier d'amitié avec André GIDE qui avait été intrigué par la forme de ce roman. Ils échangèrent, au cours de leur vie, une correspondance dans laquelle ils développèrent, avec passion mais respect mutuel, leurs visions, opposées, de la littérature.

 

Dans « Jean Barois » , il ne cherche rien à démontrer. Il n'émet ni jugement ni condamnation. Il décrit avec objectivité l'évolution de la religion avec les deux crises de son époque: le modernisme qui semble en saper les fondements et la séparation des Eglises et de l'Etat. Dans la seconde partie, on trouve la première représentation littéraire de l'affaire DREYFUS et du procès d'Emile ZOLA.

 

En 1913, il écrit une pièce de théâtre « Le Testament du père Leleu ». Il envisage alors la réalisation de pièces satiriques dans le cadre d'une Comédie nouvelle dont il développe une première vision. Ce projet ne pouvant se réaliser, il revient au roman.

 

Survient la Première guerre. Il sera mobilisé. Mais on sait peu de choses sur son activité militaire.

 

Après la guerre, il conçoit le projet d'un roman fleuve, « Les Thibault », en huit volumes qui l'occupera de 1920 à 1940. À travers l'histoire de Jacques et Antoine Thibault, c'est le portrait de la bourgeoisie parisienne, catholique ou protestante, universitaire, mais aussi en révolte dans le cas de Jacques Thibault. Les deux derniers volumes sont consacrés à la guerre de 14-18 et à la disparition des deux frères. « L'Été 1914 » décrit la marche à la guerre que ne peuvent empêcher ni les socialistes, ni les groupes pacifistes. Révolutionnaire et pacifiste de cœur, Jacques Thibault ne saura que se sacrifier en lançant sur les tranchées un appel à la fraternisation des soldats allemands et français. Dans « Epilogue », il décrit la lente agonie d'Antoine Thibault gazé durant le conflit. Il y évoque aussi la « marche à la paix » et les propositions du Président WILSON, la SDN.

 

« L'été 1914 », écrit en 1937, est une critique acerbe de la mentalité bourgeoise de sa famille. On y trouve cette condamnation, cinglante: « La vanité aristocratique du Bourgeois !... Quelle race !... On dirait, ma parole, qu'ils prennent pour une supériorité, non seulement leur fortune, mais leur habitude de bien vivre, leur goût du confort, de la “qualité”! Ça devient pour eux un mérite personnel ! Un mérite qui leur crée des droits sociaux ! Et ils trouvent parfaitement légitime cette “considération” dont ils jouissent ! Légitimes, leur autorité, l'asservissement d'autrui ! Oui, ils trouvent tout naturel de “posséder”! Et ils trouvent tout naturel que ce qu'ils possèdent soit inattaquable, protégé par les lois contre la convoitise de ceux qui n'ont rien ! Généreux, oh, sans doute ! Tant que cette générosité est un luxe de plus : une générosité qui fait partie des dépenses superflues...»

 

Il expose aussi comment les présages de la guerre était ou non (ou mal) perçus; les illusions de certains socialistes pensant que le mouvement ouvrier international allait empêcher ce conflit. Il y stigmatise l'attitude de Charles MAURRAS et de « l'Action Française » qui lance de façon voilée quasiment un appel au meurtre de JAURES. « Action Française » qui deviendra ouvertement fasciste dans les années 30 et collaborationniste en 39-45. "Action française" dont les héritiers lointains mais directs redeviennent très virulents en FRANCE actuellement. L'occasion était belle pour MAURRAS d'accuser, plus violemment que jamais, la faiblesse spécifique du gouvernement républicain en matière de politique extérieure, et de flétrir l'antipatriotisme des partis de gauche. Les socialistes étaient particulièrement visés. Non content de répéter, comme chaque jour depuis des années, que JAURES était un traître à la solde de l'Allemagne, il écrivait: « Nous ne voudrions déterminer personne à l'assassinat politique. Mais que M. Jaurès soit pris de tremblement ! Son article est capable de suggérer à quelque énergumène le désir de résoudre par la méthode expérimentale la question de savoir si rien ne serait changé à l'ordre invincible, dans le cas où le sort de M. CAMETTE serait subi par M. Jean JAURES ».

 

Juste après la publication de « L'été 1914 », il reçoit le Prix Nobel de Littérature pour l'ensemble de son œuvre.

 

Martin du Gard avait une réputation de parfaite droiture et de grand bon sens. Il ne craint pas de déclarer que chaque homme reste marqué toute sa vie par ses premières expériences et ses premières curiosités sexuelles :« Elles ont une action déterminante sur le caractère, les tendances, l'existence entière de l'adulte. Là est la clef de l'homme. Dis-moi ce qu'a été ta puberté et je connaîtrai ta nature, et je saurais tes secrets ». Ilpose toujours la question du bonheur de l’homme, dans la liberté de ses choix lucidement assumés: en 1930 paraît « Confidence africaine », une histoire d'inceste; en 1931, le drame « Un taciturne » dont le héros ne peut supporter son homosexualité; et aussi le roman posthume resté inachevé, les « Souvenirs du lieutenant-colonel de Maumort » dont le héros est homosexuel.

 

Il refuse de rejeter dans l'anormalité les homosexuels. Dans sa jeunesse, pour la « bonne société » l'homosexualité était «contre-nature»: il fait noter, plaisamment, que tout homme qui noue des relations amoureuses avec une femme sans le désir de procréer «agit lui-même contre la nature».

 

Il passe ensuite la majeure partie de la guerre 1939-1945 à NICE. Par deux fois en moins de trente ans, il a ainsi vu s’écrouler ses idéaux de paix, de justice et de liberté. Il nous incite à résister aux mots d’ordre politiques. On ne trouve chez lui aucun désir d’endoctrinement, mais le souci que chacun fasse le meilleur usage de son libre arbitre.

 

Il affirmait, en 1957, à Roger IKOR: « […] à tous les échelons, les petits d’hommes naissent dans une société où il est plus “rentable”, – comme ils disent –, de paraître que d’être, et c’est là, je crois, le grand principe de base qu’il importerait de saper… ». Il affirmait en fin de vie cette alarmante vérité dont, cinquante ans plus tard, nous percevons la perversité.A quelques mois de son décès, il s'inerroge encore sur l'avenir du bonheur, tout relatif face au culte omniprésent du "rendement". C'était en 1957 !  

En 1958, un mois avant sa mort, il protesta publiquement contre la saisie du livre d’Henri ALLEG contre la torture en Algérie. Il écrira à André MALRAUX une de ses ultimes lettres: « Ma signature, elle vaut ce qu’elle vaut, mais elle n’a pas été galvaudée. ».

 

Ce fut sa dernière manifestation publique.

 

Il est enterré au cimetière de Cimiez, sur les hauteurs de NICE.

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 BIBLIOGRAPHIE:

Oeuvres publiées de son vivant:

 

  • Devenir !  1908
  • L'Une de Nous 1909
  • Jean Barois 1913
  • Le Testament du père Leleu, farce (1913)
  • Les Thibault : Le Cahier gris (1922)
  • Les Thibault : Le Pénitencier (1922)
  • Les Thibault : La Belle Saison (1923)
  • Les Thibault : La Consultation (1928)
  • Les Thibault : La Sorellina (1928)
  • Les Thibault : La Mort du père (1929)
  • Un Taciturne (1931)
  • Vieille France (1933)
  • Les Thibault : l'Été 1914 (1936)
  • Les Thibault : l'Épilogue (1940)
  • Œuvres complètes dans la collection de la Pléiade avec une préface d'Albert Camus (1955)
  • In memoriam [en souvenir de Marcel Hébert] in RMDG Œuvres complètes, La Péiade, Gallimard, Paris, 1955, p. 561-576.

Oeuvres publiées après sa morts:

Après sa mort, de nombreux admirateurs travaillèrent à la publication de ses œuvres posthumes. On y retrouve notamment des nouvelles.

  • Correspondance avec André Gide (posthume 1968)
  • Correspondance générale 1 1896-1913 (posthume 1980)
  • Le Lieutenant-colonel de Maumort (posthume 1983)
  • Journal I Textes autobiographiques 1892-1919 (posthume 1992)
  • Journal II 1919-1936" (posthume 1993)
  • Journal III 1937-1949 Textes autobiographiques 1950-1958 (posthume 1993)
  • Correspondance générale X 1951-1958" (posthume 2006)

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Quelques citations:

"J'ai le fétichisme du bonheur humain; je ne serais pas éloigné d'en faire le but de la civilisation." 

« Est-ce possible qu'à Paris vous n'ayez pas encore la moindre notion de ce qui se passe depuis trois semaines ? Tous ces présages qui s'accumulent !... Il ne s'agit plus d'une petite guerre dans les Balkans: c'est toute l'Europe, cette fois, qui va droit à une guerre ! Et vous continuez à vivre, sans vous douter de rien ?"

" Le courage, le vrai, ça n'est pas d'attendre avec calme l'évènement; c'est de courir au devant, pour le connaître le plus tôt possible, et l'accepter."

" Les étalages des libraires sont remplis de fausses valeurs, qu’on achète, qu’on se passe de main en main, qu’on discute comme si cela en valait la peine… »

 

 

25/05/2013

IN MEMORIAM: JOEPH HALLEUX

 

 

 

 

 

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Le comité des anciens combattants de Villers-l’Evêque a le profond regret de vous annoncer le décès de notre Président fondateur Joseph Halleux.

 

 

Il repose au Funérarium « Les Mosanes & Kerstenne » rue Joseph Valleye, 9 à Villers.

Les visites auront lieu le vendredi 24 et le samedi 25 mai de 17 à 19 heures.

 

 

La messe en son honneur aura lieu en l’Eglise Notre Dame à Villers-l’Evêque le lundi 27 mai à 10.30 heures et sera suivie de l’inhumation au cimetière de l’église à 11.30 heures.

 

 

 

 

 

 

 

R. SCHIERES

Président de la Section FNC

De Villers-l’Evêque

Rue de la Briqueterie, 17

4340 Villers-l’Evêque

Srt. : 04/368.37.33

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13/05/2013

FNC "AWANS-BIERSET": COMMEMORATION DE LA LIBERATION.

Cette année, la section FNC "AWANS-BIERSET" a commémoré le 68° anniversaire de la Libération, le vendredi 10 mai.

Cette date a été choisie, plutôt que le 8 mai, suite à l'indisponibilité de la Place Communale jusqu'au 9 mai.

La commémoration a débuté par l'hommage au Monument aux Morts de BIERSET avec la participation de l'école communale.

 

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Les élèves, précédés des drapeaux, se rendent au Monument aux Morts de la localité.

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Le Monument aux Morts de BIERSET, entouré des drapeaux.

 

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Le Directeur, Monsieur KRISTOF, explique aux élèves la signification de cette cérémonie.

 

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Les élèves viennent, deux par deux, rendre hommage au Monument.

 

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Un jeune porte-drapeau: le drapeau de l'école communale, offert, dans le passé, par la section FNC.

L'hommage rendu à FOOZ. Le Bourgmestre dépose la gerbe de l'Administration Communale d'AWANS.

 

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A HOGNOUL.

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Enfin, la manifestation s'est terminée à AWANS. Les deux écoles avaient, comme à leur habitude, envoyé une belle délégation.

 

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Après l'Administration Communale et la FNC, la représentante de la FNAPG, Madame ETIENNE, dépose ses fleurs.

 

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Une vue des enfants

 

Les enfants des deux écoles viennent lire leur texte.

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Photo finale: les drapeaux photographiés sur la Place Communale, entourés des enfants.

Journée particulièrement faste: neuf drapeaux étaient présents: outre la FNC, ceux de la FNAPG, celui des Chasseurs Ardennais, celui de la CNPPA ( Prisonniers Politiques ) et les deux drapeaux des écoles.

 

 

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18:20 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

03/05/2013

AWANS, COMMEMORATION DE LA LIBERATION: LE DRAPEAU DE LA CNPPA SERA PRESENT!

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CETTE ANNEE, NOUS AVONS LE PLAISIR DE VOUS SIGNALER QUE LE DRAPEAU DE LA CNPPA

 ( " CONFEDERATION NATIONALE DES PRISONNIERS POLITIQUES ET AYANT-DROITS" )

SERA PRESENT A NOTRE CEREMONIE

LE VENDREDI 10 MAI 2013.

 

18:41 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : awans, fnc, prisonniers politiques |  Facebook | | | | Digg! Digg

20/04/2013

F.N.C. "AWANS-BIERSET": COMMEMORATION DE LA FIN DE LA GUERRE 40-45.

 

AWANS - FOOZ - HOGNOUL - BIERSET:

 

COMMEMORATION DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

 

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Cette année, suite aux problèmes de disponibilités de la Place Communale, nous commémorerons ces évènements le vendredi 10 mai.

 

Cette date est d'ailleurs une date tout aussi historique puisqu'elle correspond au déclenchement de la guerre.

 

Les cdérémonies se dérouleront selon l'horaire suivant:

 

BIERSET ( Monument auxMorts ) 10H00;

 

FOOZ ( Cimetière ) 10H30;

 

HOGNOUL ( Maison Commubnale ) 10H45;

 

ZAWANS ( Place Communale ) 11H00.

 

 

 

La section FNC « AWANS-BIERSET » de concert avec les Administrations Communales de GRÂCE-HOLLOGNE et de AWANS invite la population à s'y associer.

 


 

Le nombre de personnes ayant participé d'une façon ou d'une autre à la guerre ( campagne des 18 jours, prisonniers de guerre ou politiques, résistants, déportés ou simple témoins...) se réduit d'année en année. Mais alors que le pays traverse une période d'incertitude et où la démocratie est l'objet de menaces diverses, il importe de manifester ainsi nos sentiments patriotiques et démocratiques.

 

 

 

N'oublions pas les prisonniers de guerre !

 

A la fin de la Guerre, en mai 1945, 70.000 prisonniers de guerre belges (PG), dont 65.000 francophones, se trouvaient encore dans les camps allemands. Les officiers d'active prisonniers étaient alors 2.500 et, parmi eux, des Flamands. Au lendemain de la capitulation de l'armée belge, le 28 mai 1940, 205.000 militaires belges avaient été transportés en Allemagne. Ils furent 24.400 à y passer moins de six mois et 76.500, de six à douze mois. Le nombre de ceux qui séjournèrent plus de douze mois dans les camps fut de 75.200. Sept-cent quatre-vingts réussirent leur évasion. De juillet 1940 à avril 1941, 125.000 PG, réservistes et catalogués «flamands», avaient été renvoyés en Belgique en application de la politique préférentielle, pratiquée par la puissance occupante. Mille huit cents PG moururent durant leur captivité, essentiellement des suites des mauvaises conditions d'hygiène et d'alimentation. En 1945, un ex-PG sur quatre était invalide; un sur cinq était tuberculeux.

 

On n'a pas prêté une suffisante attention aux amertumes du retour. Nombre de prisonniers, revenus en Belgique, ne retrouvèrent pas de travail. Les affaires de certains, qui exerçaient une profession indépendante, avaient été, par force majeure, délaissées et s'étaient irrémédiablement effilochées. Ils étaient en mauvaise santé. Des épouses avaient dû vivre avec 10 F par jour, versés par l'Assistance publique. Des drames sentimentaux avaient surgi de la séparation des couples. On a évalué que l'éloignement, dû à la captivité, entraîna des désordres qui ruinèrent 5.000 ménages.

 

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Au fil du temps, les entreprises postales ont régulièrement commémoré cet anniversaire.

Vous trouverez ci-dessous quelques-un de ces timbres:

 

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19:26 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

09/04/2013

AUSCHWITZ: le mot impossible

 

Auschwitz, le mot impossible

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Chaque fois, je tente de dire Auschwitz

Mais les mots se dérobent sous moi,

Retirant la terre qui porte ma douleur,

Imposant un silence de mort à ma voix.

Chaque année, je prends le Ciel à témoin,

La terre me refuse son soutien;

Le corps des mots git dans les charniers

Mélangés aux os de leurs corps décharnés.

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

Oui, la terre a ouvert sa bouche,

Le gouffre les a avalés.

Je suis ce gouffre

Et cette chair brûlée,

Je suis ce cri qui meurt dans ma bouche,

Je suis leurs voix étranglées.

Cette année encore,

Approchant de l'abîme

Mes pieds au bord du Vide,

Je pleure et j'implore.

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

Le Ciel s'est ouvert pour les engloutir

Et la nuit les a emportés.

Je suis une petite fille avec des nattes brunes,

Je marche dans la file, entourée de la brume;

Le regard fixé sur mes chaussures,

Je rêve de la belle lune.

Je suis cette petite fille avant que d'être née,

Je marche et marche encore,

Il me semble que je marche pour l'Eternité;

Sur moi, brille une douce étoile en or.

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

La terre et le ciel sont complices,

Leurs indifférences m'ont assassinée.

Dans les chambres à gaz, ils se déshabillaient,

Confiants aux crochets, juste pour un instant

Leurs vêtements retirés,

Répétant pour après, le nombre du crochet, inlassablement.

Je suis l´Instant qui attend

Leur retour depuis la nuit des temps,

Je suis leurs pauvres vêtements

Pendus aux crochets de leurs instants.

Laissez-moi dire,

Laissez-moi témoigner,

Sur la terre, ils vont revenir

Pour en hériter et l'habiter.

Six millions de numéros

Gravés sur leurs peaux,

Tissent dans mon âme

Le vêtement de l'infâme.

Mes morts ne reposent pas

Et le monde continue de tourner,

La terre accuse le Ciel de sa beauté

Et le ciel accuse la terre de son iniquité.

Je voudrai savoir dire,

Mais je ne sais témoigner;

A nouveau, le monde accueille le pire,

Complaisant, il respire le Mal qui renaît.

L´étoile était bien jolie

Elle me parlait d'Infini,

Mais dans le regard des grands,

Elle signifiait la terrible nuit.

J´étais une petite fille au regard de lune,

Sa main tenait la mienne si fort;

Elle s'est pourtant perdue dans l'amertume,

Avec elle, j'ai perdu mon étoile d´or.

Je ne sais plus comment dire,

Les mots se sont échappés,

Je voudrai juste dormir

Et avoir rêvé.

Les forets sans honte glorifiaient le ciel,

Et les montagnes sentaient bon le petit bonheur

Tandis que sur des rails qui mènent vers l'horreur,

Les trains emportaient les enfants d'Israël.

Coupable, la nature est coupable

D'avoir permis outrageusement

Que la beauté du monde s'offre en spectacle,

Alors que l'odeur de la chair de mon peuple parfumait les villages avoisinants.

Non, je ne sais pas dire

Et je ne puis témoigner;

Je sais juste accueillir

Leurs présences oubliées.

Dieu a caché son visage,

Ils ont été anéantis;

Et moi, je n'ai plus d'âge,

Je suis la gardienne de leurs vies.

Mes larmes viennent de la nuit des temps

Et Dieu pleure avec moi,

Elles qui sont le fruit amer de tous leurs sangs,

Dieu refuse qu'elles ne sèchent jamais.

Je ne sais pas dire,

Je ne sais pas témoigner,

Je ne suis que délire,

Un hurlement qui se tait.

Je suis hier et je suis aujourd'hui,

Je suis cette petite fille perdue dans la nuit,

Je suis leurs voix étouffées,

Je suis leurs regards mutilés.

Je suis le gouffre béant,

Je suis ces corps qui tombent,

Je suis l'odeur de la chair calcinée,

Je suis votre part d'ombre.

Je ne saurai jamais dire,

Je ne sais que prier

Pour que jamais le Pire

Ne soit oublié.

Je devine le lieu de votre dernière demeure,

Enfants de mon peuple assassinés,

Bien-aimés qui me demandaient

De témoigner pour vous contre la terreur.

Vos sangs couleront dans les veines de l'arbre de Vie

Dont les belles racines plongent si près de Sa Lumière;

Vos âmes fleuriront dans le jardin de l'Infini;

Pour l'heure, elles éclairent mon cœur de votre douleur.

Je suis une petite fille avec des nattes brunes…


http://www.juif.org/le-mag/263,auschwitz-le-mot-impossibl...

 

18:18 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auschwitz, charnier, indifférence, mal, israël |  Facebook | | | | Digg! Digg

15/03/2013

CIMETIERE DE TILLEUR: MONUMENT AUX MORTS.

TILLEUR:

COMMUNE DE SAINT-NICOLAS:

MONUMENT AUX MORTS.

Le Monument aux Morts de TILLEUR est érigé au centree du Nouveau Cimetière.

Il existait, auparavant, un Monument aux Morts dans la localité.

On m'a dit qu'il avait été déplacé et qu'il se trouverait au Musée de la Pierre à SPRIMONT.

Faut-il s'en offusquer ? C'est sans doute dommage ! mais l'important est qu'il soit sauvé et qu'il se trouve dans un endroit où il est mis à l'honneur.

Voici le Monument du Nouveau Cimetière, vu dès l'entrée:

 

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Le jour où lesd photos ont été prises, le ciel était maussade.

Le voici, pris de près. Il s'agit d'un Monument simple, un peu austère, mais d'une très belle facture et il exprime très bien ce qu'il signifie: la souffrance, le dénuement du temps de guerre, la protection des plus faibles, la fierté...

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Le piédestal: " TILLEUR A SES HEROS, MARTYRS ET VICTIMES ". Et "1914-18...1940-45"

 

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La base, des pierres tombales.

Malgré l'éloignement dans le temps, le souvenir des familles reste vivace !

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Comme d'habitude, je suis parti à la recherche de monuments privés. Hélas, le temps était pluvieux et les entiers du cimetière sont couverts d'un gravier rouge, ce jour-là, très désagréable. A proximité, à noter ce Monument dédié à Arthur COËME, fusillé à la Citadelle de LIEGE,

 le 28 décembre 1941.

 

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A noter aussi ce souvenir de la section FNAPG de JEMEPPE.

 

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Quelques mots sur le cimetière de TILLEUR. Comme dans beaucoup de localités, l'Administration Communale s'est trouvée dans l'obligation, vu le manque de place, de dédoubler le cimetière.

L'ancien cimetière se trouve, Rue du Cimetière, au bas de la rue. Le nouveau cimetière au bout de la Rue Malgarny. En voiture, cela fait un fameux détour. En fait les deux cimetières sont situés sur la même colline: l'ancien en bas et le nouveau au sommet.

Les deux cimetières sont reliés par un chemin pourvu de marches.

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Dans l'ancien cimetière, mon attention a été attirée par ce Monument privé:

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Léopold RASKIN, décédé à la Citadelle de HUY le 5octobre 1941.