20/11/2012

OEUVRE DES POSTIERS LIEGEOIS: COMMEMORATION DE L'ARMISTICE.

Voici quelques photos.


 

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Messe en l'église paroissiale d'ANGLEUR.

 

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Les porte-drapeaux durant la messe.

 

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Le dépôt des fleurs au Château de Péralta.

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Les porte-drapeaux au Château de Péralta.

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L'ensemble des fleurs déposées.

 

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GRIVEGNEE: MONUMENT AUX MORTS DE LA GUERRE DE 14-18.

GRIVEGNEE

( VILLE DE LIEGE, depuis la fusion des communes en 1976.)

Le Monument aux Morts de 14-18 de l'ancienne commune de GRIVEGNEE est situé Avenue HANS, au sommet de la Rue de la Rue de la Haminde, une " Rue" qui est, en réalité, une suite d'escaliers très escarpés.

Ce Monument a éré érigé de telle façon que sa face avant soit tournée vers la Rue de la Haminde.

Aucune modification n'a été opérée pour la seconde guerre.

 

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Nous voyons donc ici la face tournée vers la Rue de la Haminde.

 

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Il s'agit sans conteste d'un Monuments aux Morts. La sculpture représente un soldat tué. La position du soldat le montre clairement: fusil délaissé, tête inclinée vers l'arrière, tronc soutenu par une allégorie.

Que représente cette allégorie ? Il ne s'agit, en tout cas, pas d'un ange. Sans doute la

" Mère Patrie ". 

 

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Ce Monument n'a pas été fleuri le 11 novembre, mais il bénéficie d'un fleurissement permanent. Son socle est entouré d'une plantation de fleurs.

Mais, hélas, le voisinage ne se montre pas toujours très reconnaissant. En témoigne cette photo !

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19/11/2012

AWANS: COMMEMORATION DE L'ARMISTICE le 11 NOVEMBRE 2012.

Après avoir, à BIERSET,  honoré le Monument aux Morts ainsi que le Monument du soldat Fernand GIROUL, la FNC " AWANS-BIERSET " a terminé son périple par AWANS ( ancienne commune ). Le Carré d'honneur du cimetière qui avait déjà été bien honoré le vendredi par les écoles n'a bien sûr pas été oublié. Une gerbe offerte conjointement par la FNC et la FNAPG a été déposée. Le Bourgmestyre a déposé la gerbe de la commune.

Ensuite, nous nous sommes rendus, en cortège, à la Place Communale. Là, nous avons procédé à l'appel aux morts.

 

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Après avoir lu l'Appel aux Morts, le Secrétaire de la FNC, Pierre BEAUJEAN, a lu la lettre de Monsieur Antoine BOVY, un de nos derniers anciens combattants. Celui-ci, qui habituellemnt déposait les fleurs au monument, s'excusait de ne pouvoir être présent.

 

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On reconnaîtra le Bourgmestre , André VRANCKEN et notre Président, Charles GREGOIRE.

 

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Comme des enfants faisaient partie de l'assemblée, nous leur avons confié la mission d'assister nos aînés.

 

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A la Salle des Loisirs, le Bourgmestre a prononcé le discours.

 

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Après le discours, le Secrétaire dee la FNC a détaillé la façon dont s'était déroulée la journée de vendredi avec les enfants.

Ensuite, le memebres suivants du Comité ont reçu une distinction honorifique.

 

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Monsieur rené DIRICK

 

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Monsieur Guy NICOLIN

 

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Monsieur Louis BARBIER

Quant à notre sonneur de cor, monsieur Raymond DELSAUTE, il a reçu un diplôme d'honneur émis par la section locale de la F.N.C.

 

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Une belle journée patriotique qui se termine !

 

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15/11/2012

ONZE NOVEMBRE A BIERSET.

Le Monument aux Morts de la localité a été fleuri par le Bourgmestre Maurice MOTTARD. Une fleur a également été déposée au nom de la FNC et de la FNAPG.

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Après le dépôt des fleurs, notre musicien a sonné l'Appele aux Morts. Puis la Brabançonne a résonné.

Le secrétaire de la FNC a prononcé le discours publié sur le même site. 

Ensuite, un dépôt de fleurs a également beu lieu sur la tombe du soldat Fernand GIROUL.

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14/11/2012

FNC "AWANS-BIERSET": Commémoration de l'Armistice, Journée des écoles et des anciennes communes.

FNC « AWANS-BIERSET » : Bravo aux enfants !

 

 

La FNC « AWANS-BIERSET » a commémoré l'Armistice sur deux journées, le vendredi 9 novembre étant consacré aux écoles.

 

Comme de tradition, celles-ci ont particulièrement bien répondu à l'appel. Tant à BIERSET, qu'à FOOZ et AWANS, elles étaient représentées par une importante délégation. Visiblement les cérémonies avaient été bien préparées par les enseignants et les directions de chaque école. Dans chacune des localités, les écoles ont présenté, chacune à leur façon, leurs hommages aux victimes.

 

A BIERSET, les élèves se sont incliné deux par deux devant la stèle. Le chef d'école leur a fait un petit exposé pour leur dire l'importance d'un Monument aux morts pour un village.

 

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Le drapeau de la FNAPG était porté par un élève.

 

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A FOOZ, ils ont entonné la Brabançonne apprise à l'école pour la circonstance. le drapeau de la FNAPG a également été tenu par une élève.

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A AWANS, plusieurs dizaines d'enfants des deux écoles étaient présents. Après avoir écouté l'Appel aux Morts, un petit groupe d'élèves de chaque école a lu un petit texte de leur composition.

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Le Bourgmestre, André VRANCKEN, leur a adressé un mot de circonstance et les a remerciés de leur présence nombreuse à cette cérémonie.

Quant au secrétaire de la FNC, Pierre BEAUJEAN, il  a expliqué comment sept morts à la guerre, un soldat blessé décédé en 1921 et une malheureuse victime civile ont pu traumatiser la population d'AWANS qui n'était alors qu'un petit village de Hesbaye. Et aussi comment la petite histoire villageoise se rattachait à l'Histoire proprement dite.

Au cours de cette journée, la stèle du Soldat Lamens à FOOZ ainsi que la plaque commémorative de HOGNOUL ont également été fleuries.

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09/11/2012

COMMEMORATION DE L'ARMISTICE 2012: Discours ( Pierre BEAUJEAN )

 

Ci-après le discours prononcé 

à l'occasion des festivités du 11 novembre 2012

par Pierre BEAUJEAN

( Président de l'Oeuvre des Postiers Liégeois )

( Secrétaire-Trésorier de la FNC "AWANS-BIERSET" )

 

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DISCOURS 11 NOVEMBRE 2012.

 

Partout dans chaque ville, dans chaque commune, on se réunit pour commémorer le 94° anniversaire de l'Armistice, pour célébrer la liberté et se souvenir de ces quatre années de guerre faites de douleur, de larmes et de drames quotidiens. Commémorer le 11 novembre, c’est accomplir un devoir de mémoire vis-à-vis de tous ceux qui nous ont légué les valeurs de courage pour la défense de la nation et de la démocratie mais aussi de la paix. C’est aussi pour clamer notre espoir dans un avenir toujours meilleur et plus solidaire. Cet Armistice mit fin à une des plus grandes tragédies de notre histoire dont à notre insu, nous payons toujours le prix

 

Le 20ème siècle avait pourtant bien commencé, dans l’insouciance: les fastes des expositions universelles, les premiers pas de toute une série d'inventions laissaient augurer la place que la technologie allait prendre dans l'avenir de l'humanité. Mais un orage, éclaté du côté de SARAJEVO, allait dévaster l’Europe et provoquer la mort de millions d' innocents. Toutes ces manifestations de fraternité furent oubliées. Toutes ces belles inventions furent mises au service de l'effort de guerre. On découvrit que le progrès technique n'a pas nécessairement comme corollaire le progrès moral.

 

Cet orage jeta dans cette guerre tous les jeunes européens, qu'ils soient valets de ferme, boulangers, épiciers, ouvriers, artisans, commerçants, fonctionnaires, qu'ils soient du peuple, bourgeois ou aristocrates. Tous furent contraints de quitter leur famille, leur métier, pour revêtir l’uniforme et prendre un fusil. La première guerre fit 10 millions de morts soit un peu moins que la population belge actuelle.

 

A ce chiffre, on doit ajouter les millions d'hommes qui rentrèrent porteurs de graves blessures: reconnaissables à leur visage défiguré ( les "gueules cassées" ), à leurs membres coupés. Quatre millions de blessés, soit plus que la population actuelle de la Wallonie, quatre millions d'estropiés, de manchots, de gazés condamnés à essayer de vivre à peu près normalement. Et aussi tous les rescapés, indemnes physiquement, mais qui, toute leur vie, furent hantés par le souvenir des morts, des hurlements atroces des blessés, des visages de leurs compagnons tombés à côté d'eux. Hantés aussi, bien souvent, par le souvenir de ce qu'ils avaient dû accomplir. Jamais le monde n’avait connu guerre plus meurtrière. Alors les vétérans eurent alors à la bouche un seul slogan: « plus jamais ça ! » et ils jurèrent que ce serait "la der des der". On l'appela la "Grande Guerre". Plus tard, elle deviendra simplement la "Première Guerre"

 

L’humanité, pensait-on, avait compris l’absurdité et la vanité de la guerre. Pourtant cela n'empêcha pas une seconde guerre. On avance, pour celle-ci, le chiffre, non pas de 10 millions comme en 14/18, mais de 60 millions de morts. Et on est sans doute loin de la vérité. Jamais, on était allé aussi loin dans le domaine de la barbarie, du nationalisme, du racisme. Le racisme poussé jusqu'au génocide: 6 millions de juifs disparus dans les camps d'extermination et on estime le nombre Tziganes exterminés à au moins 220 000.

 

Il faut méditer cette citation de SCHOPENHAUER: « L'Histoire est pour un Peuple ce que la Conscience est pour un Homme. Un Peuple qui oublie son histoire est comme un Homme qui perd sa conscience ». La guerre de 14/18 avait appris tant de choses qui auraient dû rester gravées dans la mémoire collective. Il reste tant à faire pour construire ce monde pacifique, libre et fraternel auquel rêvaient les combattants de 14/18.

 

Les enjeux, aujourd’hui, sont énormes. Depuis 1945, on clame "Plus jamais de guerre en Europe". Certes, depuis 1945, en Europe, les armes se sont tues. Certes, les valeurs de l'Europe sont inestimables. Mais la guerre économique y fait rage et le climat y est à la désunion, à la rivalité. Cela revient à oublier que la construction européenne n'est pas uniquement basée sur la Marché Unique mais qu'elle doit s'appuyer sur un puissant modèle redistributif à l'échelle du continent. Sinon elle n'est qu'un slogan creux.

 

Il est question de l'avenir de l’humanité, des générations qui nous suivent. On doit y réfléchir en s' appuyant sur l’histoire. C’est le meilleur hommage que l'on pourrait rendre aux anciens combattants. Souvenons-nous de toutes les guerres, de tous les conflits. Ne laissons pas banaliser la violence, d’où qu’elle vienne et sachons mobiliser, rassembler nos énergies communes pour imposer le seul et unique choix qui devrait s'imposer : celui de l’homme, celui de la vie, celui de l’avenir.

 

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02/11/2012

ROGER VERCEL: TEMOIN PRIVILEGIE D'UNE FACE MECONNUE DE LA 1° GUERRE.

Petit essai biographique d'un écrivain qui connut son temps de gloire.Témoin d'une face « oubliée », voire occultée, de la première guerre mondiale, celle-ci s'étant prolongée après la signature de l'Armistice puisqu'il ne fut démobilisé qu'un an plus tard !

Ecrivain qui, hélas, semble s'être fourvoyé par après.

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Roger VERCEL

 

de son vrai nom 

 

Roger Delphin Auguste CRETIN

 

Né au MANS le 08/01/1894

 

Mort à DINAN le 26/02/1957

 

Roger VERCEL, de son vrai nom Roger CRETIN, est né le 8 janvier 1894 au MANS. Par décision du Conseil d'Etat, il put remplacer son nom de famille par son pseudonyme.

Il commence des études littéraires à l'Université de CAEN. Celles-ci seront interrompues par la Première Guerre mondiale, le 3 août 1914, il est mobilisé. Selon sa fille, il se serait engagé volontairement en même temps que son frère d'un an son aîné: contradiction entre biographie officielle et histoire familiale.

 

En raison de sa mauvaise vue, il est affecté comme brancardier sur les champs de bataille du nord et de l'est de la FRANCE. Vu le manque de gradés, comme il avait le bac, l'armée l'incite à rentrer à SAINT-CYR. Il en sort officier. Alors commence son errance sur le front: les batailles de l'YSER, de CHAMPAGNE, de la SOMME. Au front, il est victime d'une attaque au gaz alors qu'il ne porte pas de masque. N'étant pas jugé assez atteint, il n'est pas hospitalisé. Cela le suivra toute sa vie, à son décès ses poumons étaient en très mauvais état.

 

Il connaîtra ensuite un sort peu commun. Sous-lieutenant, il est envoyé sur le « Front d'Orient », plus précisément en ROUMANIE, où il participe à la progression des Alliés en Europe centrale et à l'offensive victorieuse contre les Bulgares contraints à signer l'armistice le 29 septembre 1918, près de deux mois avant celui du 11 novembre. Cependant, contrairement aux troupes du front occidental, ces hommes ne seront pas démobilisés après l'Armistice mais seulement un an plus tard.

 

Ce conflit fut son premier sujet d'écriture. Une partie de son oeuvre sera bâtie au départ de ces souvenirs: sa première oeuvre fut une nouvelle racontant une nuit de garde comme ambulancier. Elle fut publiée dans un recueil anonyme écrit par des combattants, «Au Bruit du Canon».  Arrivé à DINAN en 1921 comme professeur de lettres au collège, il attend un moment avant d'écrire son premier roman, «Notre père Trajan», sorti en 1931, dans lequel il parle de la ROUMANIE qu'il a connue entre1917 et1919. Entretemps, il ne reste pas inactif. En 1927, il soutient une thèse sur le thème: « Les images dans l'œuvre de Corneille », pour son Doctorat en Lettres. En récompense, il reçut le Prix SAINTOUR de l'Académie Française.

Plus tard, il se souvint d'un officier rencontré durant la guerre, sur les bords du Danube. C'était le capitaine CONAN. Il en fit le sujet d'un roman. En 1934, il obtint pour cela le prix Goncourt. C'est un témoignage capital sur les difficultés rencontrées par les combattants lors du retour à la vie civile, habitués aux combats et aux libertés permises par la guerre. Quand, du jour au lendemain, ces libertés furent enlevées, certains furent désorientés. Comme CONAN, certains pensent que la paix profite aux hommes de pouvoir mais ne sied pas aux soldats endurcis.

Ce livre évoque aussi l’ambigüité de la justice militaire. Certains furent traités en héros pour des actes inhumains commis pendant la guerre et une fois celle-ci finie, ces “actes héroïques” furent appelés “actes de barbarie”.  A la fin du conflit, on estima qu’ils fallait de nouveau «civiliser » les anciens soldats. Les concepts mêmes de liberté et de justice devinrent flous et remis en cause. 

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cvt_Capitaine-Conan_7773.jpegL’histoire commence dans les Balkans, près du Danube. On vient d'annoncer l'Armistice. Les soldats français peuvent entrer dans les villes roumaines pour fêter leur victoire. Mais à peine la guerre finie officiellement, les ennuis commencent… les exactions, telles le vol ou les désertions temporaires, tolérées pendant le conflit, sont à présent punies et parfois sévèrement.CONAN n’accepte pas la fin de la guerre. Il n’hésite pas à falsifier la vérité pour éviter que ses hommes soient inquiétés. Comment ces hommes habitués aux combats et à la violence retrouveront-ils leur place dans un monde rêvant de paix ? Voilà un grand problème. Tous n’ont pas la bonne réponse. Ainsi CONAN continue ses exactions et incite ses hommes à l'imiter. Peu de temps après, ils sont mutés près des lignes russes. Ils y retrouvent leurs sensations et y accomplissent un dernier coup d’éclat héroïque.

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Un autre roman « LENA », publié en 1937 est aussi basé sur ses souvenirs de guerre: la France mène, aux côtés de la Serbie, une offensive décisive en Macédoine, occupée par la Bulgarie, alliée de l’Allemagne. Récit de guerre âpre et puissant et d’une force intacte qui nous aide à comprendre l'actualité.

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LENA.jpgEn septembre 1918, la FRANCE, alliée de la SERBIE, mène une offensive en MACEDOINE, occupée par la BULGARIE, alliée de l’ALLEMAGNE. 
Le lieutenant de Queslain est laissé pour mort au cours d’un assaut et fait prisonnier par l'armée bulgare. Il est affecté à un convoi de combattants ennemis blessés et forcé de suivre dans des conditions éprouvantes ces hommes en repli et fuyant l’avancée des troupes françaises. Dans cette retraite forcée, il est soigné par une infirmière bulgare, dure et déterminée. Cette dernière lui révélera l’âme des BALKANS, vaillante et implacable, sauvage et tragique.
Témoignage d’une grande acuité sur un épisode peu connu de la Grande Guerre, ce roman, est construit autour de deux personnages que tout oppose dans une MACEDOINE déchirée. 

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Mais c'est le monde maritime qui est au cœur de son œuvre. Il était passionné par la mer et la vie des marins bien que n'ayant pratiquement jamais navigué lui-même. La plupart de ses romans ont le monde maritime pour cadre,les régions malouine et cancalaise ainsi que le pays de Dol. De 1931 à la fin de sa vie, ils écrivit nombre de romans ou de récits à ce sujet. Le Prix du Comité FEMINA « France-Amérique » lui fut décerné, en 1932, pour « Au Large de l'Eden », un des plus célèbres de ses romans.

 

Plusieurs de ses œuvres ont été portées à l'écran : « Remorques » en 1941, « Du Guesclin » en 1949, « Les eaux troubles » en 1949, « Le grand pavois » en 1954, et  « Capitaine CONAN » en 1996.

Tout aurait été pour le mieux: un poste de professeur de lettres, le succès littéraire, la reconnaissance manifestée par des prix...sauf un faux pas lorsque survient la seconde guerre. Il écrit un article déplorable dans le journal collaborationniste «OUEST-ECLAIR ». Le 16 octobre 1940, en première page de ce journal, il publie un article violemment antisémite dans lequel il dit, en autres, « ...l' élimination du Juif, en tant qu'écrivain, réagira d'extraordinaire façon sur la littérature de demain. Lorsqu'il ne sera plus là, on s'apercevra de la place qu'il avait usurpée et l'on en sera stupéfait. ». Cette prise de position sera oubliée et on ne retiendra que l'auteur connu du « Capitaine Conan » et de « Remorques » qui donnera un film avec GABIN et Michèle MORGAN.

 

Pourtant, lors de la Libération, il connut quelques ennuis. Il fut mis à la retraite d'office par Arrêté du Ministre de l'Education Nationale en date du 19 septembre 1945, après avis du Conseil académique d’enquête de l'Académie de Rennes du 1er mai 1945, pour avoir collaboré à la propagande ennemie. Mais cela semble avoir été le seul faux pas, car il ne fut aucunement touché par les lourdes condamnations subies par la direction et plusieurs journalistes de « OUEST-ECLAIR. A noter aussi qu'il ne fut pas « révoqué » ni même « démis d'office » mais « mis à la retraite ». Il continua de publier de suite après la guerre. Ce qui signifie qu'il ne fut pas placé sur la fameuse « liste noire » des écrivains maudits. Pourquoi ? Nous n'avons trouvé aucune réponse.

 

Ce n'est qu'en 2011, 54 ans après sa mort, que cet article fut exhumé des archives et publié sur internet. Une vaste polémique s'engagea. En effet, au MANS et à DINAN, deux collèges avaient été baptisés « Collège Roger VERCEL ». Cet article jette un voile sombre sur cette période de sa vie.  

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE.

 

Editions Albin Michel :

A l'Assaut des Pôles, récits.

Au Bout du Mole,

Au Large de l'Eden, roman, Prix du Comité Fémina France-Amérique.

Aurore Boréale, roman.

Capitaine Conan, roman, Prix Goncourt 1934.

Croisière Blanche, récit.

En Dérive, roman.

Eté Indien, roman.

Jean Villemeur, roman.

La Caravane de Pâques, roman, (cancale).

La Clandestine, nouvelle, (un chapitre décrit les pêcheries et coquetières).

La Fosse aux Vents 1 : Ceux de la Galatée, roman.

La Fosse aux Vents 2 : La Peau du diable, roman.

La Fosse aux Vents 3 : Atalante, roman.

La Hourie, roman.

Le Maître du Rêve, roman.

Léna, roman.

Les Iles Anglo-Normandes,

L'île des Revenants,

Notre Père Trajan, roman.

Palus, roman, (se déroule dans le marais de Dol).

Rafales, nouvelle.

Remorques, roman.

Saint-Malo et l'Ame Malouine, récits.

Sous le Pied de l'Archange, roman, (Mont-saint-Michel).

Vent de terre,

Visage Perdu,

Visages de Corsaires, récits.

Trois Pots de Fleurs dans la pièce d'eau, récits.

Albin Michel , collection "Les Vies Authentiques" :

Duguesclin, biographie.

Albin Michel , collection "Pages Catholiques" :

Le Bienheureux Charles de Blois, biographie.

Albin Michel , collection "Les Belles Aventures" :

Ange-Marie, négrier sensible, coll. "Les Belles Aventures".

Club des Editeurs :

Du Guesclin,

Editions Gallimard :

Rencontrées sur l'épave, nouvelles.

Editions Champion :

Les Images de Corneille, essai.

Lexique des Images de Corneille et de Racine, essai, Prix Saintour Académie Française.

Editions Arthaud :

En Bretagne, la Côte d'Emeraude (du Mont-Saint-Michel à Paimpol). Coll. Aspects du monde en couleurs, Edit. Arthaud, Grenoble.

Autres éditions :

Eté indien, club de la femme, introduction de Madeleine Roger Vercel, 1962.

L'Homme devant l'Océan, proses de mer présentées et commentées par Roger Vercel.

Pêcheurs des quatre mers. Nantes, Beuchet Van Den Brugge 1957, in-4 br. à l'italienne sous chemise-étui avec les illustrations en couleurs de BRENET, MARIN-MARIE et MEHEUT.

Les œuvres libres :

Fleuve Rouge.

Editions Arc en Ciel :

Trois pots de fleurs dans la pièce d’eau

La Rance

 

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