20/04/2013

F.N.C. "AWANS-BIERSET": COMMEMORATION DE LA FIN DE LA GUERRE 40-45.

 

AWANS - FOOZ - HOGNOUL - BIERSET:

 

COMMEMORATION DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

 

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Cette année, suite aux problèmes de disponibilités de la Place Communale, nous commémorerons ces évènements le vendredi 10 mai.

 

Cette date est d'ailleurs une date tout aussi historique puisqu'elle correspond au déclenchement de la guerre.

 

Les cdérémonies se dérouleront selon l'horaire suivant:

 

BIERSET ( Monument auxMorts ) 10H00;

 

FOOZ ( Cimetière ) 10H30;

 

HOGNOUL ( Maison Commubnale ) 10H45;

 

ZAWANS ( Place Communale ) 11H00.

 

 

 

La section FNC « AWANS-BIERSET » de concert avec les Administrations Communales de GRÂCE-HOLLOGNE et de AWANS invite la population à s'y associer.

 


 

Le nombre de personnes ayant participé d'une façon ou d'une autre à la guerre ( campagne des 18 jours, prisonniers de guerre ou politiques, résistants, déportés ou simple témoins...) se réduit d'année en année. Mais alors que le pays traverse une période d'incertitude et où la démocratie est l'objet de menaces diverses, il importe de manifester ainsi nos sentiments patriotiques et démocratiques.

 

 

 

N'oublions pas les prisonniers de guerre !

 

A la fin de la Guerre, en mai 1945, 70.000 prisonniers de guerre belges (PG), dont 65.000 francophones, se trouvaient encore dans les camps allemands. Les officiers d'active prisonniers étaient alors 2.500 et, parmi eux, des Flamands. Au lendemain de la capitulation de l'armée belge, le 28 mai 1940, 205.000 militaires belges avaient été transportés en Allemagne. Ils furent 24.400 à y passer moins de six mois et 76.500, de six à douze mois. Le nombre de ceux qui séjournèrent plus de douze mois dans les camps fut de 75.200. Sept-cent quatre-vingts réussirent leur évasion. De juillet 1940 à avril 1941, 125.000 PG, réservistes et catalogués «flamands», avaient été renvoyés en Belgique en application de la politique préférentielle, pratiquée par la puissance occupante. Mille huit cents PG moururent durant leur captivité, essentiellement des suites des mauvaises conditions d'hygiène et d'alimentation. En 1945, un ex-PG sur quatre était invalide; un sur cinq était tuberculeux.

 

On n'a pas prêté une suffisante attention aux amertumes du retour. Nombre de prisonniers, revenus en Belgique, ne retrouvèrent pas de travail. Les affaires de certains, qui exerçaient une profession indépendante, avaient été, par force majeure, délaissées et s'étaient irrémédiablement effilochées. Ils étaient en mauvaise santé. Des épouses avaient dû vivre avec 10 F par jour, versés par l'Assistance publique. Des drames sentimentaux avaient surgi de la séparation des couples. On a évalué que l'éloignement, dû à la captivité, entraîna des désordres qui ruinèrent 5.000 ménages.

 

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Au fil du temps, les entreprises postales ont régulièrement commémoré cet anniversaire.

Vous trouverez ci-dessous quelques-un de ces timbres:

 

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19:26 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/04/2013

AUSCHWITZ: le mot impossible

 

Auschwitz, le mot impossible

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Chaque fois, je tente de dire Auschwitz

Mais les mots se dérobent sous moi,

Retirant la terre qui porte ma douleur,

Imposant un silence de mort à ma voix.

Chaque année, je prends le Ciel à témoin,

La terre me refuse son soutien;

Le corps des mots git dans les charniers

Mélangés aux os de leurs corps décharnés.

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

Oui, la terre a ouvert sa bouche,

Le gouffre les a avalés.

Je suis ce gouffre

Et cette chair brûlée,

Je suis ce cri qui meurt dans ma bouche,

Je suis leurs voix étranglées.

Cette année encore,

Approchant de l'abîme

Mes pieds au bord du Vide,

Je pleure et j'implore.

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

Le Ciel s'est ouvert pour les engloutir

Et la nuit les a emportés.

Je suis une petite fille avec des nattes brunes,

Je marche dans la file, entourée de la brume;

Le regard fixé sur mes chaussures,

Je rêve de la belle lune.

Je suis cette petite fille avant que d'être née,

Je marche et marche encore,

Il me semble que je marche pour l'Eternité;

Sur moi, brille une douce étoile en or.

Laissez-moi vous dire,

Laissez-moi témoigner,

La terre et le ciel sont complices,

Leurs indifférences m'ont assassinée.

Dans les chambres à gaz, ils se déshabillaient,

Confiants aux crochets, juste pour un instant

Leurs vêtements retirés,

Répétant pour après, le nombre du crochet, inlassablement.

Je suis l´Instant qui attend

Leur retour depuis la nuit des temps,

Je suis leurs pauvres vêtements

Pendus aux crochets de leurs instants.

Laissez-moi dire,

Laissez-moi témoigner,

Sur la terre, ils vont revenir

Pour en hériter et l'habiter.

Six millions de numéros

Gravés sur leurs peaux,

Tissent dans mon âme

Le vêtement de l'infâme.

Mes morts ne reposent pas

Et le monde continue de tourner,

La terre accuse le Ciel de sa beauté

Et le ciel accuse la terre de son iniquité.

Je voudrai savoir dire,

Mais je ne sais témoigner;

A nouveau, le monde accueille le pire,

Complaisant, il respire le Mal qui renaît.

L´étoile était bien jolie

Elle me parlait d'Infini,

Mais dans le regard des grands,

Elle signifiait la terrible nuit.

J´étais une petite fille au regard de lune,

Sa main tenait la mienne si fort;

Elle s'est pourtant perdue dans l'amertume,

Avec elle, j'ai perdu mon étoile d´or.

Je ne sais plus comment dire,

Les mots se sont échappés,

Je voudrai juste dormir

Et avoir rêvé.

Les forets sans honte glorifiaient le ciel,

Et les montagnes sentaient bon le petit bonheur

Tandis que sur des rails qui mènent vers l'horreur,

Les trains emportaient les enfants d'Israël.

Coupable, la nature est coupable

D'avoir permis outrageusement

Que la beauté du monde s'offre en spectacle,

Alors que l'odeur de la chair de mon peuple parfumait les villages avoisinants.

Non, je ne sais pas dire

Et je ne puis témoigner;

Je sais juste accueillir

Leurs présences oubliées.

Dieu a caché son visage,

Ils ont été anéantis;

Et moi, je n'ai plus d'âge,

Je suis la gardienne de leurs vies.

Mes larmes viennent de la nuit des temps

Et Dieu pleure avec moi,

Elles qui sont le fruit amer de tous leurs sangs,

Dieu refuse qu'elles ne sèchent jamais.

Je ne sais pas dire,

Je ne sais pas témoigner,

Je ne suis que délire,

Un hurlement qui se tait.

Je suis hier et je suis aujourd'hui,

Je suis cette petite fille perdue dans la nuit,

Je suis leurs voix étouffées,

Je suis leurs regards mutilés.

Je suis le gouffre béant,

Je suis ces corps qui tombent,

Je suis l'odeur de la chair calcinée,

Je suis votre part d'ombre.

Je ne saurai jamais dire,

Je ne sais que prier

Pour que jamais le Pire

Ne soit oublié.

Je devine le lieu de votre dernière demeure,

Enfants de mon peuple assassinés,

Bien-aimés qui me demandaient

De témoigner pour vous contre la terreur.

Vos sangs couleront dans les veines de l'arbre de Vie

Dont les belles racines plongent si près de Sa Lumière;

Vos âmes fleuriront dans le jardin de l'Infini;

Pour l'heure, elles éclairent mon cœur de votre douleur.

Je suis une petite fille avec des nattes brunes…


http://www.juif.org/le-mag/263,auschwitz-le-mot-impossibl...

 

15/03/2013

CIMETIERE DE TILLEUR: MONUMENT AUX MORTS.

TILLEUR:

COMMUNE DE SAINT-NICOLAS:

MONUMENT AUX MORTS.

Le Monument aux Morts de TILLEUR est érigé au centree du Nouveau Cimetière.

Il existait, auparavant, un Monument aux Morts dans la localité.

On m'a dit qu'il avait été déplacé et qu'il se trouverait au Musée de la Pierre à SPRIMONT.

Faut-il s'en offusquer ? C'est sans doute dommage ! mais l'important est qu'il soit sauvé et qu'il se trouve dans un endroit où il est mis à l'honneur.

Voici le Monument du Nouveau Cimetière, vu dès l'entrée:

 

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Le jour où lesd photos ont été prises, le ciel était maussade.

Le voici, pris de près. Il s'agit d'un Monument simple, un peu austère, mais d'une très belle facture et il exprime très bien ce qu'il signifie: la souffrance, le dénuement du temps de guerre, la protection des plus faibles, la fierté...

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Le piédestal: " TILLEUR A SES HEROS, MARTYRS ET VICTIMES ". Et "1914-18...1940-45"

 

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La base, des pierres tombales.

Malgré l'éloignement dans le temps, le souvenir des familles reste vivace !

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Comme d'habitude, je suis parti à la recherche de monuments privés. Hélas, le temps était pluvieux et les entiers du cimetière sont couverts d'un gravier rouge, ce jour-là, très désagréable. A proximité, à noter ce Monument dédié à Arthur COËME, fusillé à la Citadelle de LIEGE,

 le 28 décembre 1941.

 

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A noter aussi ce souvenir de la section FNAPG de JEMEPPE.

 

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Quelques mots sur le cimetière de TILLEUR. Comme dans beaucoup de localités, l'Administration Communale s'est trouvée dans l'obligation, vu le manque de place, de dédoubler le cimetière.

L'ancien cimetière se trouve, Rue du Cimetière, au bas de la rue. Le nouveau cimetière au bout de la Rue Malgarny. En voiture, cela fait un fameux détour. En fait les deux cimetières sont situés sur la même colline: l'ancien en bas et le nouveau au sommet.

Les deux cimetières sont reliés par un chemin pourvu de marches.

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Dans l'ancien cimetière, mon attention a été attirée par ce Monument privé:

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Léopold RASKIN, décédé à la Citadelle de HUY le 5octobre 1941.

 

 

 

03/03/2013

Maurice des OMBIAUX: militant régionaliste mais fervent patriote, au service du Gouvernement en 14-18.

 

Maurice des OMBIAUX

 

Pseudonyme de 

 

Maurice DESOMBIAUX.

 

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 Né à BEAURAING, le 16 mars 1868,

 

Mort à PARIS, le 21 septembre 1943.

 

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Au hasard des recherches historiques, il arrive souvent que l'on découvre une personnalité aujourd'hui tombée dans l'oubli. Oubli parfois injuste car cette personnalité eut son heure de gloire en son temps.

 

Maurice des OMBIAUX, grand chantre de la Wallonie et ardent défenseur de la culture wallonne en est un exemple incontestable!

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Sa famille est originaire de la Thudinie. Il naît à BEAURAING le 16 mars 1868. Selon la coutume, sa mère était rentrée chez ses parents pour accoucher. Son père étant Receveur de l’Enregistrement, la famille connut de nombreux déménagements. Il débute ses études au Collège communal de CHARLEROI pour les terminer au Collège communal de THUIN, en 1884, à l'âge de seize ans ! ( devenus plus tard « Athénées royaux » ). Il passe à THUIN la plupart de ses moments de loisirs et de vacances.

 Ensuite, il entreprend des études notariales qu'il doit abandonner. En 1887, il devient commis à l’Administration de l’Enregistrement et des Domaines. Cela l'amènera dans diverses villes: deux ans à BRUGES ( pour apprendre le « flamand »), puis à ARLON, BRUXELLES et KONTICH. En 1895, il réussit le concours de Receveur: il officie à LEAU, MALINES et GRIMBERGEN.

 Passionné par le renouveau littéraire belge des années 1880, il préfère la littérature à l'administration. Il se se met à écrire. D’abord des pièces ainsi qu'un drame symboliste, « Les Amants deTaillemark ». Proche d'auteurs, d'artistes reconnus et de Jules DESTREE, il collabore à nombre de journaux et revues. Révolté, il affiche des opinions extrémistes. Il quitte « La Jeune Belgique » pour « Le Coq rouge», mouvement défendant la liberté en art. Il attaque, toujours avec virulence; flagorne volontiers et se mêle à toutes occasions aux querelles qui agitent le monde littéraire et artistique de l'époque. Cela lui vaudra des inimitiés et on le lui fera payer plus tard. En 1898, paraît son premier recueil de contes, « Mestonnelles ». Il frappe un grand coup publicitaire: des hommes-sandwiches portant des panneaux où on lit : « Dreyfus est revenude l’île du Diable pour lire Mes tonnelles, de Maurice des Ombiaux ». Cela crée un fameux scandale ! Il publiera ensuite plus d’un ouvrage par an, d'une veine de bon vivant.

 En 1902, il est à la base de l’Association des Ecrivains belges. En 1906, il fonde la revue « Jeune Wallonie ». Il collabore aussi à la revue « L’Art Jeune ». . En 1911, il organise la première exposition d’Art wallon à CHARLEROI. Pour lui, la WALLONIE, négligée au profit de la FLANDRE, est un des berceaux de l’art en Occident. Pour le démontrer, il s'appuie sur quelques joyaux de notre patrimoine artistique: l’école de Tournai, celle de l’abbaye de Lobbes, Roger de la Pasture, Victor Rousseau...L'exemple le plus typique est celui du tournaisien Roger de la Pasture, purement et simplement flamandisé, dans les livres d'histoire, en "Rogier van der Weyden" !

En 1913, il préside la Fédération des Artistes wallons. Il organise à MONS une grande exposition de peintures, gravures et sculptures. Il écrit dans L’Artiste, La Wallonie, Le Magasin littéraire et scientifique, L’Art Moderne, La Société nouvelle, Le Réveil, La Libre critique, L’Art jeune, Durendal, La Lutte, Le Jeune effort, L’Idée libre, La Verveine, La Revue moderne...revues souvent éphémères.

 Il signe ses premières œuvres « DESOMBIAUX ». Puis, « des OMBIAULX », et ensuite « des OMBIAUX ». En 1936, le Tribunal de DINANT l'autorise à utiliser légalement son pseudonyme.

 En 1914, il épouse Elisabeth WESMAEL, élève d’Auguste DANSE, chef de l’école de gravure montoise.

 Parmi ses œuvres d'avant-guerre, on doit signaler un réel chef d'oeuvre : « Le Maugré », paru en 1911. MAETERLINCK en dira: « Je considère son grand roman tournaisien, Le Maugré, comme l’un des meilleurs romans folkloriques de ce temps et l’un des mieux écrits de notre littérature nationale.» L’action se passe dans le Tournaisis, au dix-neuvième siècle. Le « maugré » est une forme de vengeance perpétrée par un paysan qui s'estime lésé dans ses droits sur un sol dont il a la charge sans en être le propriétaire, vengeance prenant des formes diverses allant jusqu’à l’homicide, le tout avec la complicité du silence. Il existe, en effet, une sorte d’accord sur le principe qu’un cultivateur ne peut être frustré du fruit de son travail. Souvent, le village s'emballe ensuite et de vieilles rancunes sont réglées. Le « maugré » devient une véritable plaie. ( On a encore signalé quelques cas de "maugré", dans les années 1970 ! )

 Au début de 1914, dans ses « contes militaires », il pressent la crise européenne, laissant deviner que bientôt la nation devrait faire appel à ses forces profondes:« ... Aussi peut-on espérer que si la patrie avait un jour besoin de ses enfants, elle les trouverait aussi braves qu’ils se montrèrent en Turquie, en Autriche, en Hongrie, en Bohême, en Espagne, en France, en Afrique, pour défendre l’intégrité du territoire et l’honneur national ». Paroles, hélas prémonitoires !

 Pendant la guerre, le gouvernement belge s'installe au HAVRE. En 1915, de BROQUEVILLE, Ministre de la Guerre et des Affaires Etrangères, l'appela et en fit son chef de cabinet. Il s'attela à faire connaître la Résistance de la Belgique dans un livre dont des extraits furent repris dans les journaux des deux continents. Puis il écrivit : « la Reine Elisabeth », « Le Général Leman », « les Revendications territoriales de la Belgique », « France-Belqique », « Un Royaume en exil ». « les Fastes militaires des Belges », « la Bataille de Wœringen », « la Littérature Belge et son rôle dans la résistance de la Belgique. » Il faut ajouter « le Clairon du Roi », pour la Libre Belgique, amené par ballonnets libres en Belgique, et la Revue Belge, propagande belge pour l'étranger. Il effectue un séjour clandestin en Belgique. Il parvient à faire passer la frontière à de nombreux clandestins.

En 1919, il prend sa retraite anticipée. En 1921, il s’installe à PARIS. Il s’intéresse surtout à des activités mondaines et gastronomiques. Chroniqueur gastronomique, il rédige un code de la table et acquiert une grande célébrité avec ses nombreux ouvrages. Ses confrères lui décernent le titre de « Cardinal du Bien manger ». Il est désigné aussi comme « Prince de la treille ». Mais il doit vivre de sa plume. Il multiplie les écrits dont la valeur littéraire est en berne.

On doit signaler, en 1921, un livre politique « La politique belge depuis l'Armistice. La grande peur de la victoire ». Il regrette l'abandon des revendications territoriales dont il s'était fait le héraut durant la guerre. Il se manifeste encore en BELGIQUE. Il crée, en 1930, la section belge des Amitiés françaises. Il préside le Comité franco-belge pour le mémorial des trois victoires des armées révolutionnaires françaises de Fleurus. Ce ne sera qu'un demi-succès. Lors de l'inauguration en 1938, aucun représentant des gouvernements belges et français ne répondirent...on craignait de mécontenter l'ALLEMAGNE en célébrant ces victoires. Voyez, ci-après, photo de ce monument:

Fleurus.jpg

Bien que Maurice des OMBIAUX en soit resté tout à fait étranger, il exista chez nous, jusque dans les années 1920, un "Comité" qui continuait à émettre des revendications territoriales. Ce "Comité" revendiquait la restitution à la Belgique des territoires perdus en 1839 ( LIMBOURG hollandais, ZELANDE et GRANDE-DUCHE ),plus une série de communes allemandes aux frontières belges et luxembourgeoises. Donc, bien au delà des cantons d'EUPEN, MAMEDY et SAINT-VITH. En témoigne cette affiche:

Belgie_territorriumclaims_1919.jpg

Ce "Comité" perdit peu à peu nombre de ses partisans qui, au départ, venaient de tous bords. Le gouvernement belge ne désirait nullement faire renaître un motif de conflit avec les PAYS-BAS d'autant plus que de nombreux compatriotes avaient bénéficié, durant la guerre, de leur hospitalité. Le Grand-Duché suivait une autre voie; en ce qui concerne les revendications sur les territoires allemands, il n'y avait guère de références historiques pour les appuyer.

 En 1929, il reçut le Grand Prix quinquennal de littérature française pour l'ensemble de son oeuvre. Mais il échoua à l'élection à l'Académie belge de Langue et de Littérature française. Il semble avoir été victime d'une cabale.

 

La guerre de 1940 va être fatale à l'écrivain. Il sollicite et obtient un poste de correspondant de guerre, ce qui l’oblige à de longs et fastidieux déplacements, inimaginables pour son âge ! Les soucis de l’occupation, le fait que l'heure néatait plus aux activités mondaines et gastronomiques, et surtout sa santé chancelante l’obligent à subir plusieurs interventions chirurgicales. Pour survivre, il doit vendre une grande partie de sa bibliothèque, de ses manuscrits et de ses tableaux.  Quelques-unes de ses œuvres paraissent encore durant les hostilités : Saint-Landelin (1941), Barbeau-sur-Meuse (1943), La reine des gilles de Binche (1943).

 

 

Pour échapper à la misère, il se fait démarcheur en vins et en cigares. Il décède misérablement, le 21septembre 1943. Il est inhumé provisoirement à PARIS dans le caveau d’un ami. En 1955, ses restes, comme il l’avait souhaité, seront ramenés à THUIN et placés dans le caveau familial.  Mais il faudra attendre 1993 pour qu’une plaque rappelle, sur le tombeau familial, le nom de l’écrivain.

 

On pourrait penser que tout a été dit, que le souvenir de ce chantre de la joie de vivre s’est effacé. Plusieurs travaux universitaires lui ont été consacrés : en 1949, Jeanne Horbach, de l’Université d’Utah et en 1972, Danielle Courtois, étudiante à l’Université catholique de Louvain.

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Maurice des OMBIAUX resta, toute sa vie, un fervent admirateur de la ville de THUIN. On peut même parler d'un "propagandiste touristique". Voici, dans "Les rustres", ce qu'il en dit:

« Jamais la petite ville perchée sur son rocher brun violet ne lui avait paru plus coquette… Le beffroi se dressait robuste et fier, avec son grand clocher et ses quatre clochetons, et, tout autour, les maisons, petites, se pressaient à l’abri de sa force massive… La ligne des toits et des bouquets d’arbres, physionomie de la ville haute, se marquait avec netteté sur un ciel tout bleu. Une joie inconnue faisait rire les bois, les collines et les vergers d’alentour et la pénétrait toute… »

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BIBLIOGRAPHIE

 

  • 1888 : Chants des Jours lointains - proses - édition Veuve Monnon.

  • 1891 : Vers de l'Espoir - proses - édition Lacomblez.

  • 1892 : Les Amants de Taillemark - théâtre - édition Veuve Monnon.

  • 1893 : La Ronde du Trouvère - poèmes - édition Siffer.

  • 1896 : Larmes en Fleurs - proses - édition Le Coq Rouge.

  • 1898 : Mes Tonnelles - contes - édition Balat.

  • 1899 : Histoire mirifique de saint Dodon - roman - édition Ollendorf / Librairie Moderne 1913 / Édition de Belgique 1932.

  • 1899 : Jeux de Cœur - contes - Librairie Internationale.

  • 1901 : Maison d'Or - roman - édition Ollendorf.

  • 1901 : Nos Rustres - contes - illustr. - édition La Meuse.

  • 1901 et 1914 : Le Joyau de la Mitre - roman - édition Ollendorf / Eugène Figuière sans date / Dordon 1928 illustr. / Société Française d'Édition Littéraire et Technique 1930.

  • 1902 : Tête de Houille - contes - édition Dechenne.

  • 1904 : Mihien d'Avène - roman - édition Juven / J. Wattiaux 1930 / La renaissance du livre 1942 - traduction allemande,par Alfred Luhlmann.

  • 1904 : Contes de Sambre-et-Meuse - association des Écrivains belges et Dechenne.

  • 1905 : Guidon d'Anderlecht - roman - association des Écrivains belges / Juven 1905 / Bruxelles Mertens et Paris Rivière 1912 / librairie Moderne 1918 / Édition de Belgique 1935.

  • 1906 : L'Abbé du Potie - roman - édition association des Écrivains belges / Édition de Belgique.

  • 1907 : Les Farces de Sambre-et-Meuse - contes - édition Lamberty.

  • 1907 : Io-Ié, Bec de Lièvre - roman - édition association des Écrivains belges / librairie Moderne / Édition de Belgique.

  • 1907 : Quatre Artistes liégeois : A.Rassenfosse. Fr. Maréchal. A. Donnay. Ém. Berchmans. - illustr. édition Van Oest.

  • 1907 et 1908 : Petit Manuel de l'Amateur de Bourgogne - édition Van Oest / Rouart et Watelin 1921.

  • 1907 (1908 ) : La Petite Reine blanche - roman - édition La Belgique artistique et littéraire / Bruxelles Mertens et Paris Rivière 1914 / La Renaissance du Livre 1922 illustr. / J. Wattiaux 1930.

  • 1908 : Victor Rousseau - essai - illustr. édition Van Oest.

  • 1908 : La Thudinie - essai - illustr. édition Touring-Club de Belgique.

  • 1909 : Historiettes de Wallonie - contes - édition Hallet.

  • 1909 : Camille Lemonnier - essai - édition Carrington.

  • 1910 : L'Ornement des Mois - essai - édition Van Oest.

  • ???? : En Thudinie, guide touristique - sans date - édition Thuin-Attraction.

  • 1911 : Le Maugré - roman - édition Calmann-Lévy / Édition de Belgique / une réédition 1986 et 1977 aux éditions Labor.

  • 1912 : L'Inspiration populaire chez nos poètes - édition La Vie Intellectuelle.

  • 1912 : Essai sur l'Art wallon ou gallo-belge - édition La Belgique artistique et littéraire.

  • 1913 : Petit Traité du Havane - édition Lamberty.

  • 1913 : Les Manches de lustrine - roman - édition Figuère.

  • 1915 : La Reine Élisabeth - édition Bloud et Gay.

  • 1916 : Le Général Leman - édition Bloud et Gay.

  • 1916 : La Résistance de la Belgique envahie - édition Bloud et Gay.

  • 1916 : Les Revendications territoriales de la Belgique - édition Bloud et Gay.

  • 1916 : France et Belgique - édition Bloud et Gay.

  • 1916 : Faste militaires des Belges - édition Bloud et Gay.

  • 1917 : Un Royaume en exil - édition Berger-Levrault.

  • 1917 : La Littérature belge. Son Rôle dans la résistance de la Belgique - édition Van Oest.

  • 1918 : Le Brabant et la bataille de Woeringen - édition Bloud et Gay.

  • 1919 : Les Premiers Romanciers nationaux de Belgique - édition La Renaissance du Livre.

  • 1920 : Psychologie d'une capitale : Bruxelles - édition Librairie Moderne.

  • 1921 : Petit Bréviaire de la Gourmandise - illustration de Eugène Narbonne - édition Figuère.

  • 1921 : La Politique belge depuis l'armistice. La grande peur de la victoire - édition Bossard.

  • 1924 : L'Esthétique de la table ou la troisième " Satire " de Boileau - édition La Vie Intellectuelle.

  • 1924 : Éloge du Tabac. Traité du Havane - édition Le Divan.

  • 1924 : Une Fille de Meuse - roman - édition Kemplen / Édition de Belgique 1933.

  • 1925 : Montparnasse. Souvenir (avec Gustave Fuss-Amoré) - édition Albin Michel.

  • 1925 : Le Gotha des Vins de France - édition Payot.

  • 1929 : Les Fromages - illustr. édition Budry.

  • 1926 : Les Belles à table, suivi du Coup du milieu - illustr. édition Budry.

  • 1926 : Le Dernier des Paladins : Don Juan,fils de Charles-Quint - édition Henri Piazza.

  • 1927 : Le Nobilaire des eaux-de-vie et liqueurs de France - illustr. édition Mawet et Dordon

  • 1927 : Totor ou le nouveau gros - roman - édition Albin Michel.

  • 1927 : L'Appel de l'Enfant ou le Sens de la Vie - essai - édition " Vivre ".

  • 1928 : Le Berger des Étoiles - contes - illustration de Jean Dratz - édition Office de Publicité.

  • 1928 : Le Vin - illustr. édition Nouvelle Société d'Édition.

  • 1928 : L'Art de manger et son histoire - édition Payot.

  • 1930 : Traité de la Table, recette de cuisine - édition Société Française d'Édition littéraire et Technique / une réédition en 1947 / une réédition en 1951 chez Paul Legrain.

  • 1931 : Le Coq d'Aousse -roman - Édition de Belgique.

  • 1931 : La Dernière Nuit du duc de Guise - roman - édition Société Française d'Édition littéraire et Technique.

  • 1932 : Liège qui bout - roman - Édition de Belgique.

  • 1933 : Les Verres et les Vins - Édition de Belgique

  • 1933 : Namur la Gaillarde - roman - Édition de Belgique / édition Société Française d'Édition littéraire et Technique.

  • 1934 : Au Repos des Artistes - roman - Édition de Belgique.

  • 1934 : Liège à la France - roman - Édition de Belgique.

  • 1935 : Froissart et le génie du Hainaut - essai - Édition de Belgique.

  • 1935 : Le Génie bourguignon - essai - Édition de Belgique.

  • 1936 : L'Amphitryon d'aujourd'hui. Introduction à la vie gourmande. Du porto au havane - illustr. édition Dordon / réédition en 2004 chez Jean-Paul Rocher,éditeur.

  • 1936 : Une Tanière de Féodaux - roman - Édition de Belgique.

  • 1937 : Le Sein d'Hélène, nouvelle et essai - Édition de Belgique.

  • 1937 : Les Bêtes du Parrain - contes - Édition de Belgique.

  • 1937 : La Physiologie du Goût de Brillat-Savarin - essai - édition Société Française d'Édition littéraire et Technique.

  • 1937 : Le Guignol de l'après-guerre - roman - Édition de Belgique.

  • 1937 : François Bovesse, un Homme! - édition Puvrez.

  • 1938 : L'Abbaye d'Aulne - roman - Édition de Belgique.

  • 1939 : Le Carnaval de l'Europe - essai - Édition de Belgique.

  • 1939 : Contes du Pays wallon - Édition de Belgique / J.Wisimus 1953.

  • 1941 : Saint Landelin, fondateur des Abbayes d'Aulne et de Lobbes - essai - Édition de Belgique.

  • 1942 : Éloge du Cardinal de Bernis - édition Protat.

  • 1943 : Barbeau-sur-Meuse - roman - Édition de Belgique.

  • 1943 : La Reine des Gilles de Binche - roman - Édition de Belgique

28/02/2013

LIEGE: LES VANDALES ONT ENCORE FRAPPE !

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Voilà le triste spectacle que nous ont laissé des vandales à l'église Sainte-Foy, dans le quartier de Saint-Léonard.

Le Bourgmestre, Willy DEMEYER, signale qu'il envisage de remplacer ces plaques par des copies en résine, donc nettement moins intéressantes pour les revendeurs de vieux métaux.

VITRAUX COMMEMORATIFS: APPEL LANCE.

Je répercute un appel qui m'est fait par des chercheurs.
 
Ce travail me semble très intéressant.
 
Si vous connaissez de tels vitraux ( dans des églisqes ou des bâtiments publics ), photgraphiez-les et transmettez-les ( avec un maximum de renseignements )
 
à
 
vitrailcommemoratif@gmail.com
 
"Bonjour Monsieur,
 
Peut-être pourrez-vous nous aider dans nos recherches.
Mme Isabelle Lecocq, spécialiste du vitrail et chef de travaux à l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA), et moi-même, doctorant en Histoire de l'art à l'Université de Liège, travaillons à une étude portant sur les vitraux situés en Wallonie, y compris la Communauté germanophone, commémorant ou évoquant, d’une façon ou d’une autre, des évènements de 1914-1918 et/ou 1940-1945. Nous espérons pouvoir la publier dans le courant de 2014.

Ces vitraux sont le plus souvent placés dans des bâtiments religieux, mais on en trouve aussi dans des édifices civils (maisons communales, instituts d’enseignement, etc.), voire privés. Ils peuvent dans certains cas être intégrés à des « monuments aux morts », sous forme de vitrail classique ou de dalle de verre.

Ils peuvent rendre hommage, par leur représentation (explicite ou implicite, par exemple par une Jeanne d’Arc) ou simplement par une inscription, à des victimes militaires ou civiles, des rescapés, des organisations de résistance, etc. Ils peuvent aussi exprimer un sentiment de gratitude pour une protection reçue lors de la guerre (ex-voto) ou encore demander cette protection lors de temps incertains (entre-deux-guerres et début de la Seconde Guerre). L’éventail est très large.

Nous espérons en retrouver le plus grand nombre possible. Nous avons déjà identifié une centaine d’édifices contenant un ou plusieurs vitraux commémoratifs, mais nous sommes convaincus qu’il doit y en avoir beaucoup d’autres. Nous voudrions n’oublier ni négliger aucune commune, aucun village dans cette recherche.

À cette fin, nous souhaitons faire appel aux divers cercles d’histoire locale et aux membres des organisations patriotiques afin, d’une part, de compléter notre liste des vitraux commémoratifs, et d’autre part d’obtenir des informations sur la réalisation de ces vitraux (date, auteur, contexte…) et sur les personnes auxquelles ils sont dédiés. Nous nous permettons donc de nous adresser à vous et, par vous, aux membres de votre association, pour vous poser ces questions :

Y a-t-il dans l'entité d'Awans ou dans les régions voisines des vitraux commémoratifs comme décrits ci-dessus ? Disposez-vous de renseignements à leur sujet ? Y a-t-il éventuellement eu l’une ou l’autre publication les concernant ? Peut-être pourriez-vous aussi nous orienter vers des personnes susceptibles de nous aider à cet égard.

Votre collaboration sera précieuse pour notre projet, et nous vous en remercions d'avance. Nous espérons ainsi pouvoir n’oublier ni négliger aucune partie de la Wallonie dans cette étude.

 

Bien à vous,

Yves Dubois""

19/02/2013

CIMETIERE DE BOIS-DE-BREUX: MEMORIAL, PELOUSE D'HONNEUR, MONUMENTS DIVERS.

VILLE DE LIEGE:

QUARTIER DE BOIS-DE-BREUX:

CIMETIERE DE BOIS-DE-BREUX.

Deux mots:

* Le quartier de Bois-de-Breux, constituait une section de l'ancienne commune de GRIVEGNEE.

* Le cimetière se trouve Rue Servais Malaise. Contrairement à ce que j'ai vu écrit, il ne s'agit pas d'un "ancien cimetière", ce qui pourrait laisser croire qu'il s'agit d'un cimetière abandonné. 

Un Monument aux Morts dédié aux Combattants du quartier a été érigé après la guerre de 14-18. Il est entouré d'une pelouse d'honneur.

Voici une vue de ce Monument, visible dès l'entrée auy cimetière. Il est situé dans le fond du cimetière.

 

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Le voici, de près:

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Sur le haut de la face avant, la figure du Roi ALBERT I°, en médaillon.

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Le Monument est surmonté d'une sculpture ( vase d'où s'échappe une flamme ). Sur le rebord de ce vase, un caractère religieux: la croix.

 

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Ce Monument est au centre d'une pelouse d'honneur. Sur la gauche et à l'arrière, les stèles des Combattants de 40-45:

 

 

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Des stèles en réserve:

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Sur le côté droit, les stèles des Comabttants de 14-18:

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Modèle de plaque commémorative de combattant de 14-18:

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Idem pour les Comabattants de 40-45:

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Le motif est identique.

Quelques souvenirs glanés dans le cimetière:

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Manifestement, certains combattants qui n'ont pas été inhumés dans la Pelouse d'Honneur, ont eu droit, sur leur tombe, à la même plaque.

 

 

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On trouve aussi ce modèle de plaque offerte par la section de Bois-de-Breux de la F.N.C. ( Fédération nationale des Combattants ).

Jadis, il existait donc une section de la F.N.C. distincte de la section de Grivegnée.

 Sic transit...

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