24/06/2014

AWANS: PROCHAINE REUNION DE LA FNC.

FNC "AWANS-BIERSET ET ENVIRONS".

 

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La prochaine réunion aura lieu le vendredi 11 juillet à 14H30.

Elle se tiendra comme d'habitude à la salle des Loisirs, Rue Noël HEINE à AWANS.

On mettra au point les prochaines interventions et les réponses aux diverses invitations reçues:

Notamment:

* le 4 août, Cérémonie à COINTE;

* le 15 août, Commémoration de l'explosion du Fort de LONCIN.

* le 05 septembre, Cérémonie au refuge Saumon à l'ancienne Base militaire de BIERSET, à l'initiative du WHITE BISON.

* à partir de septembre, les manifestations mises sur pied à GRÂCE-HOLLOGNE.

Sur le plan local, à l'heure actuelle, nous ne connaissons pas encore ce qui est prévu pour le 21 juillet.

En ce qui concerne le centenaire de 1914, notre section ne restera pas inactive. Une première initiative a déjà été prise: la réalisation d'une petite brochure ( 5 € ) dont il reste quelques exemplaires.

Nous veillerons aussi à ce que nos cérémonies prévues pour le 11 novembre prennent un éclat particulier et soient l'objet d'une bonne publicité. 

Pour la première fois depuis des années, nous serons sans doute en mesure de sortir quatre drapeaux.

12/06/2014

MARCEL THIRY: VOLONTAIRE DE 14-18, ECRIVAIN DE GUERRE, ANTI-REXISTE ET RESISTANT, HOMME POLITIQUE.

 

 MARCEL THIRY.

 

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Né à Charleroi le 13 mars 1897

 

 

Décédé à Vaux-sous-Chèvremont le 05 septembre 1977

Poète, romancier, essayiste combattant-volontaire de 14-18, résistant de 40-45, militant wallon, homme politique belge.

 

 

Docteur en Droit de l'ULG, avocat en 1923. Abandonne le barreau en 1928.

Il eut, dans les années 30, une vision prophétique sur les événements qui se préparaient.

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Marcel THIRY est né à CHARLEROI le 13 mars 1897. Un an plus tard, la famille déménage à LIEGE où son père fait commerce de bois de mine. Il étudie à l'Athénée Royal de LIEGE où il rencontre Robert VIVIER. On ne sait pas grand chose sur ses années d'adolescence si ce n'est qu'il publie ses premiers vers dans Belgique-Athénée.

 

En mars 1915, le jour de ses dix-huit ans, sans avoir fini ses humanités, il passe la frontière des Pays-Bas pour rejoindre la Grande-Bretagne et s'engager dans l'armée belge. Il se porte volontaire pour le front russe à l'instar de son frère aîné. Il est affecté dans un groupe d'auto-canons. Cette unité aurait dû servir sur le front belge mais sera affectée au service de la Russie. En septembre 1915, 10 autos-canons et 300 hommes quittent Brest pour Arkhangelsk. Un autre liégeois célèbre a servi dans la même unité: Julien LAHAUT. Il s'enthousiasma pour la révolution russe de février 1917 mais sera beaucoup plus réservé pour celle d'octobre, contrairement à LAHAUT.

 

Ils vécurent une véritable odyssée, d'abord de la Russie vers la Galicie. Ils participent, en 1916, aux offensives menées par les Russes. Son frère est blessé à la tête et doit être trépané. Après la révolution, l'armée russe bat en retraite. Cette unité est rappelée. Le retour doit se faire par la Sibérie, la Mandchourie, le Pacifique, l'Amérique, l'Atlantique. Ils rentrent à Bordeaux en juin 1918. Un véritable tour du monde qu'il contera, en 1919, avec son frère Oscar, dans « Soldats belges à l'armée russe ». Il le réécrira en 1965, sous le titre « Le tour du monde en guerre des auto-canons belges ». Il fut démobilisé après la signature du Traité de Versailles en juin 1919.



Il décrit « sa » guerre d'une manière légère, sans glorification ou exaltation martiale, sans fascination pour la mort ou le sacrifice. Ce récit n'est pas dans la ligne des romans « anti-guerre » publiés après la 1° guerre tels ceux de BARBUSSE ou de DORGELES. Il met en évidence un certain « consentement » à la guerre, (il était d'ailleurs volontaire ). Il rappelle qu'à cette époque le patriotisme n'était pas un vain mot. Dans ses lettres à ses parents, il dit combien la guerre l'a rendu différent du jeune dandy liégeois d'avant-guerre. Ces lettres montrent aussi combien lui manquent ses parents et sa bonne ville de LIEGE.

La paix revenue, il s'inscrit à l’ULG, à la Faculté de Droit. Il publie son premier livre en 1919, un recueil de poésie, « Le Cœur et les sens », fortement influencé par le symbolisme. En 1923, il s'inscrit au barreau. Il a épousé entre-temps Marguerite KEMMA. Ils auront deux filles, Lise, future sénatrice, et Perrine. En 1928, son père meurt, il quitte le barreau pour reprendre ses affaires.

En 1924, il fait une entrée remarquée en poésie avec « Toi qui pâlis au nom de Vancouver », vers devenu célèbre au point de servir de titre, en 1975, à ses œuvres complètes. On lui doit aussi en 1925 « Plongeantes Proues », en 1927 « L'Enfant prodigue ». Il publie d'autres recueils, en 1936 « Marchands » où alternent poèmes et récits, et, en 1938, « La Mer de la Tranquillité ».

Après la seconde guerre, il poursuit son oeuvre littéraire dans des romans, récits, chroniques, nouvelles, tels « Échec au temps » (1945), «Âges » (1950), « Juste ou la Quête d'Hélène » (1953), « Usine à penser des choses tristes » (1957), « Comme si » (1959), « Les Nouvelles du Grand Possible », parmi lesquelles « Concerto pour Anne Queur » (1960), « Simul et autres cas » (1963), « Nondum jan non » (1966), « Vie-Poésie » (1961), Le Festin d'attente (1963), Le jardin fixe (1969), Saison cinq et quatre proses (1969), L'Ego des neiges (1972), Songes et spélonques (1973), « L'Encore » (1975). Dans ses nouvelles, il nous invite à revendiquer avec lui cette liberté fondamentale qu’est le droit à l’imaginaire.

Son oeuvre originale et prolifique lui vaut diverses reconnaissances, le Prix triennal de poésie en 1935 et l'élection à l'Académie, le 10 juin 1939. En raison de la guerre, il n'y entrera qu'en 1946. En 1964, il reçut le Prix quinquennal de littérature pour l'ensemble de sa carrière. En 1995, il a été choisi parmi les « Cent Wallons du siècle » par l'Institut Jules DESTREE.

Mais, c'est sur le plan politique qu'il se distingua par son militantisme wallon, né dans les années 30, notamment en réaction à la politique de neutralité soutenue par LEOPOLD III. Il collabore à « La Défense wallonne » et à « L'Action wallonne ». Dans « L’Action wallonne », il est dans les premiers à dénoncer les arrière-pensées de l’Allemagne hitlérienne et du nazisme. Il s’attaque au rexisme, à la politique de neutralité et prône une alliance avec la France.

Le 15 mai 1937, dans « L'Action wallonne », il répétait ses mises en garde:
"Rexistes larvés sur tous les bancs de la majorité, rexistes, plus ou moins larvés, dans tous les ministères, rexistes honteux à la tête de l'armée, où la thèse de la défense à la frontière n'est plus défendue que par une opposition dédaignée.., Le rexisme, en tant que maladie politique, triomphe. Car le rexisme, c'est essentiellement cet abandon des droits du Parlement à l'intérieur, des alliances française et anglaise à l'extérieur, Que cette politique-là marquée par le discours royal du mois d'octobre, par le voyage royal à Londres du mois d'avril, que cette politique-là soit menée par Rex ou par le roi, il ne faut pas être grand latiniste pour voir que c'est la même chose".

Auteur du pamphlet « Hitler n’est pas ‘jeune’ » (1940), il subit la vindicte des rexistes et de l'occupant. Il est contraint à passer la durée de la Seconde Guerre mondiale dans la clandestinité, où il tente de préparer un autre monde pour les jours d'après la Libération, notamment au sein du Congrès national wallon. Il participe à la Résistance et donne, sous le pseudonyme d'Alain de Meuse, des poèmes aux Lettres françaises et à Europe.

Il écrit ceci, après coup, sur cette période:

« En 1914, la jeunesse belge avait son devoir tracé. Le devoir de 1940 n'est pas essentiellement différent. La situation politique et militaire exempte aujourd'hui les jeunes Belges de participer par les armes à la victoire sur l'Allemagne. Cette victoire, cependant, ils la favoriseront de toute leur action morale, de toute leur ardente volonté, — quand ce ne serait que pour qu'au jour où elle triomphera comme un printemps dans le ciel de la France, ils ne se sentent pas à jamais exilés de cette victoire qui les aura sauvés, exilés de ce ciel qui est le nôtre, exilés d'eux-mêmes, exilés comme nous le sommes dans le long hiver de notre neutralité. »

Marcel THIRY a appliqué tout au long de sa vie le message qu’il adressait en 1960 aux jeunes Wallons : « En politique, il n’y a jamais de fait accompli contre lequel on ne puisse réagir. Ce qui compte, ce n’est pas le fait passé, c’est la réalité et c’est le possible. »

En 1968, il est élu sénateur du Rassemblement wallon et mène une action internationale en faveur de la francophonie. Ses engagements wallons et démocrates ne le quitteront plus jusqu'à son décès en 1977. Il fut membre des commissions sénatoriales des Affaires étrangères et de la Culture. Il fut aussi délégué parlementaire lors de trois sessions de l'ONU.

 

La Ville de Liège a lancé en 2000 un prix littéraire pour honorer sa mémoire, prix annuel récompensant alternativement une oeuvre poétique et une oeuvre romanesque.

 

 

 

 

 

 

 

07/06/2014

NEUVILLE-EN-CONDROZ: MONUMENT AUX MORTS.

 

 

NEUVILLE-EN-C0NDROZ

( COMMUNE DE NEUPRE):

MONUMENT AUX MORTS.

Le Monument aux Morts de l'ancienne commune de NEUVILLE-EN-CONDROZ a été érigé, Chaussée de MARCHE, sur la petite place située devant l'église paroissiale.

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Comme dans la plupart des localités, il s'agit d'un édifice dédié aux combattants de 14-18, ayant subi un ajout après 1945.

Néanmoins, il réserve quelques surprises:

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Sur le piédestal, il est indiqué que ce monument est dédié aux combattants des communes de NEUVILLE-EN-CONDROZ et de EHEIN.

EHEIN était une petite commune voisine qui, après la fusion des communes en 1976, a été partagée en deux: la partie haut étant rattachée à NEUPRE et la partie bas à ENGIS.

On peut s'étonner de voir, dans une commune, un Monument dédié à deux communes différentes.

On sera moins surpris lorsqu'on lira, aussi sur le piédestal, l'indication disant que ce Monument a été payé par souscription publique.

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Sur la face avant, nous trouvons les morts des deux communes.

Sur les faces latérales, les combattants des deux communes.

 

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04/06/2014

LES DESASTRES DE LA GUERRE: EXPOSITION AU MUSEE LE LOUVRE-LENS

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LE LOUVRE – LENS :

Les Désastres de la guerre. 1800-2014 La grande exposition internationale de l'été.

Date :
du 28 mai au 6 octobre 2014
Lieu :
Galerie des Expositions temporaires

Cent ans après la Première Guerre mondiale, la grande exposition internationale d'été présentera 450 oeuvres sur les désastres de la guerre depuis les campagnes napoléoniennes jusqu'à nos jours.

Tarif : 9€ / 8€ (réduit)




Pourquoi préférons-nous la paix à la guerre ?

Cette exposition nous invite à le comprendre. Elle montre en quoi les artistes ont contribué au mouvement de désenchantement face à la guerre, qui s'amorce au tournant du 19e siècle, lors des campagnes napoléoniennes.
Depuis toujours placée au centre des valeurs de la société, la guerre comme épisode nécessaire et inévitable allait de moins en moins faire consensus à partir du 19e siècle. Alors que l'art était dominé par la bataille héroïque, la guerre fut alors de plus en plus représentée sous toutes ses faces, y compris ses conséquences les plus atroces sur les humains, les animaux, la nature, les villes, les choses. 

En 12 séquences, l'exposition pose les jalons majeurs de cette histoire méconnue, à travers une vingtaine de conflits.
Elle rassemble 450 œuvres sur tous les supports : peinture, sculpture, dessin, gravure, photographie, cinéma, vidéo, image d'Epinal, presse, affiche, objet, etc. Près de 200 artistes sont représentés, parmi lesquels Géricault, Goya, Daumier, Dix, Vallotton, Léger, Capa, Picasso, Richter, Villeglé, Erro, Combas ou Pei-Ming.

Commissaire générale : Laurence Bertrand Dorléac, historienne de l'art, professeur à Sciences Po.
Avec la collaboration de Marie-Laure Bernadac(commissariat art contemporain), conservatrice générale du patrimoine et Dominique de Font-Réaulx(commissariat photographie), conservatrice en chef du patrimoine, directrice du Musée national Eugène Delacroix, Cécile Degos(scénographie).

L'exposition bénéficie du label national "Centenaire" et s'inscrit dans l'opération "Guerres et Paix" des musées du Nord - Pas de Calais.
 



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29/05/2014

GRÂCE-HOLLOGNE: EXPOSITION SUR LA VIE EN 14-18 A L'EGLISE DE RUY.

 

GRÂCE-HOLLOGNE : Eglise Saint-Joseph-de-Ruy

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Rue de Jemeppe • 4460 Hollogne-aux-Pierres (Grâce-Hollogne)

Samedi 31 mai et dimanche 1er juin

10H00 à 13.00 & 14.00 à 18.00

Exposition : «  Les souvenirs de 14-18 »

 

Une plaque commémorative, des vitraux riches d’histoire, un monument aux morts sur la place du village… Ces détails sont là pour ne jamais oublier. Lors de ces Journées des Eglises Ouvertes, vous (re)découvrirez l’histoire des églises et de leur paroisse durant la Première Guerre mondiale.

 

Info : Massillon Gilbert

(0475-92 40 95 - gmassillon@hotmail.com)

En partenariat avec la Commune de Grâce-Hollogne

Nous invitons les affiliés et sympathisants de la FNC à y participer.

 

 

 

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28/05/2014

CORSE: QUELQUES MONUMENTS AUX MORTS.

ILE DE CORSE:

QUELQUES MONUMENTS AUX MORTS.

Comme partout dans les autres régions de FRANCE, les localités de CORSE se distinguent, souvent, par des  Monuments aux Morts de très beel présentation.

Voici quelques exemples significatifs:

Ville de SARTENE:

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Ville de BONIFACIO:

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Ville de Saint FLORENT:

 

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Commune de NONZA:

Ici, je n'ai pas pu voir le Monument Communal.

Cependant, dans l'Eglise Sainte-Julie de ce village, est apposé un panneau commémoratif.

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Monument sur la Place de BASTIA:

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Village de BOCOGNANO:

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Commune de San ANTONINO:

Très curieusement, le Monument aux Morts ne s'élève pas sur la Place communale mais dans l'ancien enclos encerclant l'église paroissiale:

 

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Dans l'église, panneau commémoratif:

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19:28 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/05/2014

CONSEQUENCES TERRITORIALES DE LA GUERRE 14-18 POUR L'EUROPE.

CONSEQUENCES POUR L'EUROPE: L'EUROPE S'EST AFFAIBLIE ET A ETE PROFONDEMENT REMODELEE.

 

L'ALLEMAGNE est un empire et est bien plus étendue vers l'est surtout, mais aussi en ayant annexé l'Alsace-Lorraine.

 

 

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L'AUTRICHE et la HONGRIE forment, ensemble, un seul et unique état: l'Empire austro-hongrois. À l'est, la POLOGNE n'a pas d'existence. La RUSSIE est un empire dirigé par les tsars. La TURQUIE est l'Empire Ottoman.

 

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Voyons la carte de cet Empire en 1914. C'est une construction baroque, sortie du moyen-âge, qui compte dix-sept « provinces », en fait des royautés, duchés... vassaux soit de l'Autriche, soit de la Hongrie et huit nationalités ! Il y a la Cisleithanie, autour de l'Autriche mais qui s'étend en une sorte de couronne autour de la Hongrie. Les autres, autour de la Hongrie, forment la Transleithanie En plus, en Hongrie, il y a de fortes minorités roumaines et slaves.

 

La Russie est aussi un empire, autocratique, plus étendu vers l'ouest., vers la Pologne, l'Ukraine, la Finlande. L'URSS devra se retirer de la Pologne et de la Finlande.

 

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La France dispute à l'Allemagne l'Alsace-Lorraine et l'Italie dispute trois territoires à son allié l'Autriche-Hongrie. L'Autriche-Hongrie a la main-mise sur un grand nombre de peuples slaves dont l'Empire russe estime être le protecteur naturel.

Des alliances divisent l'Europe: la Triple Entente entre Royaume-Uni, France et Russie ; la Triple Alliance entre Allemagne, Autriche-Hongrie et Italie. L'Italie resta neutre en 1914 puis rejoignit les Alliés en 1915.

La guerre de 14-18 aura pour résultat de bouleverser tout. Mais, c'est surtout l'Autriche-Hongrie qui en fera les frais. Ce sera sa disparition pure et simple.

La Première Guerre Mondiale a eu beaucoup de conséquences territoriales, par le Traité de Versailles en 1919.Traité très dur pour l'Allemagne et l'Autriche:

  • la France récupère l'Alsace-Lorraine, perdue en 1871.

  • la Belgique reçoit les cantons d'Eupen, Malmedy et Saint-Vith.

  • l'Allemagne devient une république et perd, en plus, toute sa partie orientale. Elle est en partie occupée et doit payer d'énormes indemnités de guerre.

  • l'Empire austro-hongrois est éclaté: l'Autriche et la Hongrie sont séparés; les autres parties de son territoire constitueront la base de nouveaux États ( souvent tout aussi artificiels ): la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et la Pologne (pour celle-ci, avec des territoires enlevés à l'Allemagne et à la Russie). La Hongrie sera fortement rétrécie.

  • l'Empire russe devient l'URSS, mais a perdu des territoires à l'ouest.

  • En juin 1919, les vainqueurs sauf les États-Unis créent la Société des Nations (SDN). C'est une organisation internationale permanente dont la mission est de régler pacifiquement les conflits entre pays. Son siège est à Genève. Ce sera en réalité un échec.

  • L'Europe a contracté des dettes énormes à l'égard des Etats-Unis

  • La carte de l'Europe connaîtra d'autres remodelages, à la fin des années 30 ( annexions réalisées par l'Allemagne nazie ), après 1945 ( Traité de Yalta), dans les années 90 ( scission de la Tchécoslovaquie, éclatement de la Yougoslavie, éclatement de l'URSS ).

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Conséquences pour la Belgique : L'annexion des cantons de l'Est.

Contrairement à l'Alsace et à la Lorraine pour la France, on peut difficilement dire que ces cantons ont été « rendus » à la Belgique puisqu'ils n'en avaient jamais fait partie. Malmedy avait fait partie du département de l'Ourte sous période française et, auparavant, de la Principauté de Stavelot-Malmedy.

Au départ, les « trois » cantons n'étaient que deux ! Leur cas était d'ailleurs assez disparate: le canton de Malmedy comprenait aussi les communes germanophones du futur canton de Saint-Vith. Début des années 1920, ces communes germanophones furent retirées pour constituer le canton de Saint-Vith. Sur le plan linguistique, le nouveau canton de Malmedy était majoritairement francophone; dans le canton de Saint-Vith, la langue courante était proche du dialecte luxembourgeois ; dans le canton d'Eupen, il était plus proche de l'Allemand bien que dans certaines communes, le patois était proche du patois limbourgeois.

 

 

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De 1921 à 1925, l'imposante église abbatiale de Malmedy devient le siège d'un éphémère diocèse d'Eupen-Malmedy, ce qui justifie son titre de "cathédrale" qu'elle conserve depuis.

Après le passage à la Belgique, une polémique opposa l'évêque de Cologne dont dépendaient Eupen et Malmedy au pape. L'évêque de Cologne protestait contre la perte de ces territoires pour son diocèse.

Pour résoudre la question, on créa le « Diocèse de Malmedy-Eupen-Saint-Vith », avec son siège à Malmedy. Diocèse confié à l'évêque de Liège. Cet évêché fut absorbé par celui de Liège en 1925.

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La Belgique obtint l’annexion des cantons de l’Est à condition qu’il y ait une « consultation populaire ». En fait, la consultation fut assez curieuse. Ce ne fut nullement un référendum. Cette « consultation » fut organisée du 26 janvier au 23 juillet 1920, comme simple possibilité de protestation contre la décision des Alliés.

Seuls 271 électeurs sur 33726 protestèrent en signant dans un registre ouvert à Eupen et à Malmedy. En septembre 1920, la Société des Nations (SDN) ratifia ce résultat malgré les protestations allemandes.

Dès septembre 1919, la Belgique avait établi un régime provisoire pour « faciliter l’intégration des frères retrouvés ». Le gouverneur Herman Baltia, ancien militaire colonial, prit ses fonctions le 10 janvier 1920 et exerça son pouvoir absolu jusqu’en mars 1925. Durant cette période, la presse locale fut censurée et les habitants n’avaient pas le droit de vote aux législatives.

À l'époque on ne les appelait pas encore « cantons de l'Est », ni « cantons rédimés », expression péjorative puisque « rédimer » signifie « racheter les pécheurs». Suite aux protestations des mandataires locaux cette appellation a été gommée du vocabulaire politique officiel belge.

Ces cantons furent intégrés en 1925. Le territoire neutre de Moresnet, qui jouissait d'un statut d'indivision original, ne fut pas concerné par cette phase transitoire mais intégré à la Belgique dès janvier 1920. Il y eut de nouvelles contestations en 1925. Sous la pression française, on n'en tint pas compte car la France craignait une identique remise en cause pour l'Alsace-Lorrraine.

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