25/07/2016

AWANS. Sur le discours de la FNC: le "devoir de Vigilance"

 

Devoir de vigilance.

 

Dans le discours prononcé le 21 juillet à AWANS au nom de la FNC, il a été question du " Devoir de Vigilance " qui devait nous guider, à côté du "Devoir de Mémoire" qui, lui, a été plus longuement expliqué.

 

Nous reviendrons à plusieurs reprises encore sur ce "Devoir de Vigilance". A ce propos, on peut sans hésiter paraphraser un passage du discours du Roi:

" Tous ces événements révèlent des fractures au sein même de nos sociétés. Entre riches et pauvres. entre jeunes et moins jeunes. Entre ceux qui ont accès à l'information et à la connaissance et ceux qui en sont dépourvus. Entre ceux qui se sentent chez eux et ceux qui sont à la recherche d'un chez-soi. Entre ceux qui prennent les devants et ceux qui ont peur de perdre.Il faut éviter que de faux prophètes, jouant sur l'émotion, n'exploitent ces fractures et ces vulnérabilités..."

 

Le "Devoir de Vigilance" sera précisément de débusquer et de dénoncer ces "faux prophètes".

 

Ainsi, nous avons une nouvelle mouvance dans le bourbier de l'extrême-droite, présente dans la région liégeoise:

 

Les Nationalistes autonomes Wallonie (NAW) :

Apparus en juillet 2015 dans la région de Liège, comme correspondant wallon des ANV ( Autonome nationalisten Vlaanderen ). Les NAW sont peu actifs. En octobre 2015, trois de ses membres-fondateurs ont participé à une manifestation néonazie dans les rues de Gouda, avec des membres des ANV.

 

Autonome nationalisten Vlaanderen (ANV) 

Groupuscule néonazi fondé en 1996 dans la commune de Vilvoorde, il est lié à la mouvance de l'ex-VMO flamand et au groupe « L'Assaut » d'Hervé Van Laethem. Il est calqué sur le modèle d'organisations néonazies allemandes et hollandaises pour agir en semi-clandestinité. Après un passage à l'ombre de son dirigeant-fondateur, Christian Berteryan, les ANV se sont réactivés au début de l'année 2013. Regroupant une petit dizaine d'activistes, il est le principal partenaire flamand du mouvement NATION, fondé et dirigé par Van Laethem.

 

Les NAW et les ANV sont en quelque sorte la section belge d'un « réseau européen de résistance » (sic) qui se présente sans complexe comme « national-socialiste », issu des branches allemande et hollandaise du NSDAP-AO.

 

Jusqu'à présent, leur activité est plutôt folklorique: le 26 décembre 2015, une dizaine de militants « nationalistes autonomes », flamands et wallons, ont fêté ensemble le solstice d'hiver. Cette fête païenne s'est déroulée près de Liège, soul le patronage (posthume ) d'Adolf Hitler !

Que l'extrême-droite flamande soit enragée contre la Belgique et "nationaliste flamande", cela ne nous étonne pas. cela correspond à une vieille tendance qui s'est manifestée dès 1918. 

Mais pour l'extrême-droite wallonne, cela peut un peu étonner. dans les années 1960 et suivantes, l'extrême-droite francophone était belgicaine, son principal combat était la lutte contre les mouvements fédéralistes. Il y a eu un tournant par après et on a vu apparaître des partis ultra-wallingants. Il suffit de se rappeler les démêlés en 2000 à CHARLEROI: une affaire, aux élections, de fausses signatures avec des plaintes réciproques entre le "Bloc Wallon" et le "FN".

Le Bloc Wallon se présenta en octobre 2000 aux élections communales. Sans succès. Présent dans sept communes wallonnes, il n’obtint aucun élu, malgré une campagne luxueuse de grande ampleur qui avait débuté dès le mois de mai. Nous avons aussi eu "Agir" et "REF", le "Front wallon".

Puis , en 2008, "Wallonie d'abord". Malgré une expression politique fort réduite depuis sa création, il avait malgré tout  réuni plus de 5000 signatures pour pouvoir présenter une liste aux élections européennes, et des milliers d'autres pour les élections régionales. Il semble en effet relativement aisé de trouver des signataires en Wallonie pour une liste de type régionaliste et avec un nom pouvant séduire un électorat wallon. D'où, une très grande vigilance est recommandée, notamment pour les admissions "d'amis" sur Facebook !

 

Comment s'y prennent-ils pour revendiquer le patronage d'Adolf Hitler ? Ils utilisent le nombre "18". "1" est la première lettre de l'alphabet ( -"A") et "8" évoque la huitième lettre ("H"), "18" signifie donc "A.H."

Les Nationalistes Autonomes Wallonie ne sont actuellement qu'un petit groupuscule; Il ne compterait pour le moment que cinq militants. mais il déborde d'activités et il rencontre des sympathies. Ils sont présents sur Facebook où ils comptent +/- 735 "amis".

Tout cela est risible...mais ne rions pas trop: LE PEN a commencé aussi petitement. Et Adolf Hitler rassemblait ses premiers membres dans une taverne.

 

N'oublions pas non plus qu'au lendemain de la tuerie de la Place Saint-Lambert, une " Marche blanche " fut organisée à Liège par un autre groupuscule d'extrême-droite. Malgré les mises en garde et les avertissements (tardifs), près d'un millier de personnes ont participé à cette marche. L'appel à cette "marche blanche" avait été lancé sur les réseaux sociaux et environs 1.600 internautes avaient annoncé vendredi leur intention d'y participer, mais la proximité de l'un des organisateurs avec l'extrême droite a quand même jeté le trouble et créé la polémique et découragé au moins 600 personnes. 

 

 

 

17:16 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

AWANS, 21 juillet 2016:Discours du Bourgmestre.

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Discours du Bourgmestre le 21 juillet 2016

Mesdames et Messieurs, membres des Conseil communal et CPAS,

Messieurs les représentants des forces de l’ordre,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Associations patriotiques,

Chers concitoyens, Chères concitoyennes,

 

Il est temps que la population retrouve confiance dans les Institutions ! En ce 21 juillet, c’est en ces termes que je souhaiterais entamer mon discours. N’avez-vous pas été interpellés, voire choqués par les sifflets de la foule, à l’arrivée, à Nice, du 1er ministre du grand pays qu’est la France, pour rendre hommage aux victimes de ce nouvel attentat, France connue pour ses valeurs républicaines, ? Et dans la foulée, les applaudissements en faveur des corps constituant les services de secours ?

La question se pose : Les secours comme toute autre émanation publique ne constituent-ils pas la prolongation naturelle des décisions prises par l’autorité qui incarne, elle, les Institutions ?

La réconciliation entre les citoyens et ceux qui les gouvernent est, à mon sens, une des clés qui permettrait, à notre pays aussi, de se rassembler autour des valeurs qui sont universelles et nôtres, et que je n’hésite pas à associer à ce jour anniversaire de prestation royale de Léopold 1er.

 

L’actualité va pourtant à contre sens. En Turquie, aux frontières de l’UE, les traits d’ATATÜRK se font moins sûrs. La purge opportuniste, semble-t-il, d’un parti s’appuyant sur les masses populaires a cours. Demain, que restera-t-il du bel équilibre de ce pays dont la marche suivait le courant européen ? Qu’adviendra-t-il de cette puissance, vidée de sa population éclairée par les lumières turques du 19ème siècle ? Un Moyen-Orient décidément déchiré entre le choix de la soumission à la loi de Dieu ou du pouvoir militaire.

 

Pour en revenir à la France, je vois la réponse apportée par le gouvernement et son appel à former des bataillons de citoyens aux frontières non pas comme un appel à la défense des valeurs sociétales ou à la réconciliation mais plutôt comme un aveu d’incompréhension.

En Angleterre, on assiste aux démissions en règle des porteurs du repli sur soi, des responsables qui n’ont pas hésité à piétiner le contrat économique et social de l’UE, partant, de ses valeurs.

Chez nous, la sortie des plus hautes autorités judiciaires, souvenez-vous, contre les projets d’un gouvernement me font tressaillir, lorsque l’état est qualifié de voyou.

 

Fédérer les énergies autour de notre projet démocratique, pour une société moderne en quête du bien-être pour tous, comme l’a rappelé le Roi Philippe dans son allocution, et rappeler le travail qui est fait pour y aboutir, sont incontournables en ces temps de crise. A la fois, se tourner vers la jeunesse de notre pays et lui donner un avenir. Travailler à une intégration des populations accueillies étrangères à nos modes de vie.

La laïcité ou neutralité de l’Etat, sans détour, pour une juxtaposition des courants philosophiques et religieux. Ou encore s’employer à assurer la paix sociale.

Tous des chantiers qui sont non seulement ceux des différents niveaux de pouvoir mais aussi notre obligation en tant que citoyen, qui a le devoir de s’ouvrir à l’autre. Et donc aujourd’hui, comme partout en Belgique, c’est avec beaucoup de plaisir que le Collège communal réunit tous ceux qui s’engagent quotidiennement dans l’action citoyenne, porteurs des mêmes des valeurs que j’ai citées pour célébrer la fête nationale. Cette année, la fête nationale a un goût particulier. Elle revêt l’envie de se tourner vers son vis-à-vis et d’échanger, en toute liberté, en toute tranquillité.

Je vous propose donc de nous retrouver à l’Administration communale et d’échanger, librement.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

21/07/2016

AWANS: célébration de la Fête Nationale.

Célébration de la Fête Nationale à AWANS.

 

Comme c'est devenu une habitude, la Fête Nationale a été célébrée à AWANS.

La journée s'est déroulée sous un ciel favorable. Alors qu'on aurait pu craindre un temps orageux, il n'en a rien été, la température était bonne, c'était une température d'été non caniculaire.

DSCI4989.JPGLes trois sections FNC de la commune avaient répondu à l'appel de l'Administration communale et du Bourgmestre: neuf drapeaux étaient présents déjà dès 09H45 devant l'église pour accueillir le public.

Nous apprécions notamment la présence de nouveaux porte-drapeaux qui ont rempli leur mission avec beaucoup de sérieux.

Une bonne nouvelle à un moment où il devient de plus en plus difficile de trouver des remplaçants pour cette tâche.DSCI4988.JPG

Après la messe, nous nous sommes rendus à la Place Communale en cortège, drapeaux en tête.

A la Place Communale, les neuf drapeaux se sont rangés autour du Monument aux Morts pour entendre les discours du Bourgmestre et du représentant de la FNC.

Le Secrétaire-Trésorier de la section FNC "AWANS-BIERSET" a prononcé son discours au nom des trois sections locales.

Après quoi, nous nous sommes dirigés vers la maison Communale où les subsides ont été remis aux représentants des sections FNC.

A cette occasion, le Bourgmestre a insisté sur l'importance de l'action pmênée par la FNC sur le plan local.

19:25 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : awans, fnc, monument aux morts |  Facebook |

20/07/2016

Révolution belge ou d'une monarchie despotique à une monarchie élue.

La monarchie belge par opposition à la monarchie néerlandaise d'avant 1830

ou

Léopold I°, un Roi élu.

Le Congrès National se réunit pour la première fois le 10 novembre 1830 et reprit la mission législative entamée par le gouvernement provisoire. Ses tâches principales étaient:

  • La rédaction définitive de la nouvelle Constitution du pays
  • L’élection du Chef de l’Etat.

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Le Congrès National restera en fonction jusqu’à la prestation de serment du premier roi des Belges.

Le 18 novembre, il proclame à son tour l’indépendance du peuple belge

Le 22 novembre, il se prononce pour un régime de monarchie constitutionnelle représentative sous un chef héréditaire car celle-ci est la seule susceptible d’être acceptée par les grandes puissances européennes.

Le 24 novembre, le Congrès exclut à perpétuité les membres de la Maison d’Orange-Nassau du trône de Belgique.

Le 26 juin 1831, Léopold de Saxe-Cobourg Gotha fut, en réalité, élu premier roi des Belges par le Congrès national.

Il fut " couronné" le 21 juillet 1831.

Le terme "couronné" n'est pas correct en ce qui concerne la monarchie belge. Contrairement à d'autres monarchies, même actuellement, le Roi entre en fonction du fait de sa prestation de serment. Aucun signe distinctif ne lui est remis: ni couronne, ni sceptre, ni manteau d'hermine. A notre quand même, le fait que le nouveau Roi est revêtu d'un uniforme militaire du plus haut grade...C'est finalement le seul signe distinctif.

Le choix de Léopold I° répondait à diverses motivations: un passé militaire prestigieux, ses liens de parenté avec la famille royale d'Angleterre ( Veuf de la princesse royale Charlotte d'Angleterre ), son ascendance familiale allemande...

Le Congrès National  avait d'abord songé au fils de LOUIS-PHILIPPE, Roi des Français. Pour ne pas irriter les Anglais, ils se décidèrent pour Léopold de Saxe-Cobourg, prince allemand et luthérien de 41 ans. 

Tout cela rassure les puissances entourant la Belgique nouvelle.

En février 1830, des hommes d’Etat anglais lui avaient proposé le trône de la Grèce qui venait de s’affranchir de la domination turque. L’opération ne lui semblant pas suffisamment fiable, il avait refusé.

Choisi par la bourgeoisie, Léopold Ier devient également le principal actionnaire de la Société générale de Belgique, la première société du pays chargée de l'équipement public.

Contrairement à l'évolution historique des autres monarchies européennes, la constitution belge et son état de droit n'était pas le fait d'une grâce royale. Elle n'avait pas non plus été arrachée à la monarchie en place. 

Elle était le fait des révolutionnaires de 1830 et du Congrès National, soit en fait de la bourgeoisie. 

Pour devenir Roi et instaurer la dynastie, le premier Roi n'eut d'autre choix que d'y jurer fidélité.

On rapporte d'ailleurs qu'il n'en fut pas très heureux: il accepta à la condition que soit réglé le problème des frontières et des dettes de la Belgique. Il obtient de la conférence de Londres le traité des Dix-Huit Articles, accepté par le congrès le 9 juillet 1831. 

Aux négociateurs belges, il aurait eut ces mots: " Messieurs, vous avez durement traité la royauté, qui n’était pas là pour se défendre. Votre charte est bien démocratique; cependant, je crois qu’en y mettant de la bonne volonté de part et d’autre, on peut encore marcher.”

En effet, à l'époque du régime hollandais, il n'y avait pas de séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif, les ministres n'étaient pas responsables devant les Etats-généraux mais seulement devant le Roi, le Roi conservait la maîtrise de toute une série d'attributions telles que la politique étrangère.

Enfin, contrairement à ce qui a été dit souvent lors de l'abdication du Roi Albert II, quand un Roi abdique, il n'abdique pas en faveur de .... Il abdique simplement, la succession est définie par les articles de la Constitution.

Les compétences politiques du souverain sont regroupées dans le chapitre 3 de la Constitution et sont explicitées en même temps que celles du gouvernement.

19/07/2016

Fête Nationale: pourquoi le 21 juillet ?

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Le 21 juillet est un jour férié spécial en BELGIQUE, qui commémore le serment prêté le 21 juillet 1831 par Léopold de Saxe-Cobourg, premier Roi des Belges, de rester fidèle à la Constitution.

Jour férié spécial donc pour ce qu'il commémore. Spécial aussi parce qu'il se situe en pleine période de vacances, ce qui signifie que de nombreux belges sont en "congés normaux" à ce moment...souvent même à l'étranger.

Spécial aussi parce que, contrairement au 11 novembre et au 8 mai, il n'est pas possible de réunir les enfants des écoles.

Ce serment constitutionnel - le premier- marquait le début de l'indépendance de la Belgique.

Ce serment inaugurait aussi les bases de l'état de droit en Belgique: régime d’une monarchie constitutionnelle et parlementaire.

Par ce serment, le premier Roi jurait d'observer la Constitution, fait à signaler à l'époque. fait qui avait une importance symbolique. En effet, à partir du moment où le premier personnage de l'Etat faisait allégeance à la Constitution, cela lui conférait une très grande valeur.

Cette Constitution garantit les libertés individuelles des citoyens et se fonde sur la séparation des trois pouvoirs: pouvoir législatif, pouvoir exécutif et pouvoir judiciaire. 

Pourtant, cet état de droit s'il établissait tous les principes fondamentaux qui nous régissent toujours, était bien imparfait: régime électoral censitaire, service militaire injuste, femmes mises à l'écart de la vie publique...

La devise de la Belgique est : "l'union fait la force". Une devise que l'on traduit en néerlandais par "Eendracht maakt macht" et en allemand par "Einigkeit macht stark". Contrairement à ce que l'on croit, elle ne fait pas référence au fait que la Belgique est un état fédéral comptant trois régions: la région bruxelloise, la région flamande et la région wallonne, mais au fait que , après l'indépendance, le pays vécut sous le principe de l'unionisme ( union des laïcs et des religieux, des catholiques et des libéraux, des anciens républicains et des royalistes ...).

devise_belge.jpgL'unionisme entre Catholiques et Libéraux, scellé en 1827-1828, est consacré par un compromis en 1830: la construction d'un État libéral où il n'y a pas de politique anticléricale et où le catholicisme est reconnu comme religion de la majorité, le tout basé sur une Constitution intouchable à leurs yeux, qui garantit un nombre élevé de libertés comparé aux autres lois fondamentales de l'époque. Cet unionisme se transforme après l'indépendance en «une coalition électorale et gouvernementale permanente, constituée de membres modérés des deux partis qui n'ont pas oublié les leçons de la Révolution brabançonne».

Dès le début, le 21 juillet est l’occasion de sortir le drapeau belge, notamment sur les édifices publics, et de s’amuser lors de festivités populaires: bals aux lampions, feux d’artifices, spectacles.

Sous le règne de Léopold II, la loi du 27 mai 1890 instaura cette officiellement le 21 juillet comme « Fête nationale belge ». le but était de lier cette journée de fête à la personne du Roi.

Cette "Fête nationale" est pourtant largement méconnue à l'étranger. J'ai eu l'occasion de m'en rendre compte à l'occasion de voyages qui se déroulaient à ce moment de l'année. 

Il faut toutefois citer le cas d'une petite ville française: Sainte-Adresse, une station balnéaire française située en Normandie. On y arbore chaque 21 juillet les couleurs de la Belgique. Pour un raison peu connue chez nous: cette ville a fait office de capitale du royaume pendant la quasi-totalité de la guerre de 1914-18. Le gouvernement belge s'y était réfugié.

Comment cette journée fut-elle vécue en 14-18 ? 
Un an après l’invasion, à Bruxelles, la Fête nationale du 21 juillet 1915 était convertie en journée de deuil. La capitale fut transformée en ville morte aux magasins clos et aux volets baissés, voulant ainsi nier la légitimité de l’Occupation.

Durant la seconde guerre, on doit signaler la mission aérienne belge du 21 juillet 1943.

Le 21 juillet 2013 fut la date choisie par le roi Albert II pour abdiquer en faveur de Philippe de Belgique. Philippe devint ainsi le deuxième roi des Belges à prêter le serment constitutionnel le jour de la fête nationale.

Chez nous, à AWANS, on célèbre la Fête Nationale depuis 2006. C'était, au départ, pour répondre à une demande adressée à toutes les communes par le Gouverneur de la Province de LIEGE.

Pour gouverne, ce fut aussi l'occasion pour les trois sections d'Anciens Combattants d'avoir une manifestation commune.

18/07/2016

Coquelicots ou bleuets ?.

Des bleuets pour les Français et des coquelicots pour les britanniques.

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Ces deux fleurs sauvages ont continué à croître dans les terrains ravagés par les combats lors de la première guerre mondiale.

Toutes deux font référence à un poème, les « Bleuets de France »

« Les voici les p’tits « Bleuets »
Les Bleuets couleur des cieux
Ils vont jolis, gais et coquets,
Car ils n’ont pas froid aux yeux.
En avant partez joyeux ;
Partez, amis, au revoir !
Salut à vous, les petits « bleus »,
Petits « bleuets », vous notre espoir ! »

— Alphonse Bourgoin, extrait de Bleuets de France, 1916

et « In Flanders fields » (« Dans les champs des Flandres »).

Dans les champs de Flandre, les coquelicots fleurissent
entre les rangées de croix qui marquent notre place
Et dans le ciel, malgré le rugissement des canons
L'on perçoit encore le chant des courageuses alouettes.

Nous sommes la Mort et pourtant quelques jours auparavant
Nous regardions l'aurore poindre et le soleil rougir en
Se couchant. Nous aimions et étions aimés et aujourd'hui
Nous gisons dans les champs de Flandre.

Reprenez notre combat contre l'ennemi:
De nos mains qui chancellent, nous vous confions
Le flambeau qui sera vôtre et que vous tiendrez haut.

Si vous ne croyez plus en nous qui mourrons, jamais nous
Ne retrouverons le repos dans les Champs de Flandre
Ou fleurissent les coquelicots

(Traduction Dr Loodts)

 

17/07/2016

Le martyr des juifs luxembourgeois en 40-45.

CINQFONTAINES et le martyr des Juifs luxembourgeois.

On ne connaît pas exactement le nombre des Juifs vivant au Grand-Duché de Luxembourg en 1940.

Le recensement général de la population du 31 décembre 1935,déclarait 3.144 personnes de confession israélite: 870 citoyens luxembourgeois et 2.274 Juifs de nationalité étrangère ou apatrides. Selon d'autre calculs, le nombre de juifs en mai 1940 peut être estimé le nombre à 3.907.  

 

Quelques mois après l’occupation allemande, en septembre 1940, les Juifs habitant du Grand-Duché furent privés systématiquement de leurs droits, mis à l'écart de la population non-juive et pillés par l’administration civile nazie.

 

Le nombre total des déportés du Luxembourg s’élève à 677. 664 personnes firent partie de l’un des 7 convois qui quittèrent le Luxembourg entre le 16 octobre 1941 et le 17 juin 1943. 13 autres personnes furent déportées hors convois dans des camps et prisons.

 

Très peu ont survécu à la déportation: 624 sont morts au cours de la guerre et seulement 53 sont sortis vivants des différents camps et prisons. Ceci équivaut à un taux de 92,2% de morts.

 

Ainsi, au moins 1.384 personnes juives sont mortes entre 1940 et 1945. Ceci correspond à 35,4% de la population juive du Grand‐Duché en 1940. Lors de la libération, la communauté juive du Grand Duché avait pratiquement cessé d’exister: en septembre 1944, de 3.907 la population juive était tombée à 70.

 

Au 10 mai 1940, la communauté juive luxembourgeoise disposait d’une nombre vingtaine d’associations qui se répartissaient sur un éventail allant des associations caritatives en passant par les consistoires locaux, les organisations de jeunesse, etc. Elles furent dissoutes et leurs avoirs et biens confisqués.

 

Comment cela a-t-il été possible ?

 

L’occupation allemande au 10 mai 1940 signifia la fin de l’état de droit luxembourgeois. La direction du pays fut confiée à un Gauleiter, Gustav SIMON et considéré comme une partie de l'Allemagne. Gustav SIMON dirigeait d'ailleurs la région de Coblence.

 

La Grande Duchesse, la famille Grand Ducale et le Gouvernement avaient quitté le pays au matin de l’invasion pour se soustraire à l’emprise allemande, pour éviter de devoir se soumettre et afin de maintenir, virtuellement, l'existence officielle de l'Etat.

 

Ce départ fut en réalité vécu comme une trahison par un grand nombre de Luxembourgeois. Des responsables politiques luxembourgeois restés sur place, misant sur la victoire allemande en 1940 et sur la domination nazie en Europe, cherchèrent à s’intégrer dans l’Europe nouvelle, et proposèrent aux Allemands leur collaboration. Les Allemands la refusèrent car ils désiraient annexer purement et simplement le Luxembourg.

 

Ce Gouvernement en exil permit l'apparition d'un mythe. Celui fondateur d'un petit pays uni dans sa lutte contre l’Allemagne nazie. Ce mythe s’imposa rapidement après la Libération, renvoyant à la société luxembourgeoise une image valorisante. Soumis à une politique de germanisation brutale, le peuple se serait dressé unanimement contre l’occupant -à l’exception d’une poignée de criminels, d’opportunistes ou d’individus d’ascendance allemande.

 

Certains chercheurs dépeignent une situation moins valorisante. C'est à la fois inexact et injuste, il y eut une véritable résistance luxembourgeoise,soldée par de nombreuses exécutions. 

 

Ceci pour esquisser le cadre général de la vie luxembourgeoise durant la guerre. De plus, il y avait, comme partout ailleurs en Europe, un antisémitisme latent, antisémitisme qui n'allait pas jusqu'à souhaiter leur extermination.

 

A partir d'octobre 1941 tous les Juifs sont obligés de porter l’étoile jaune.

 

Comment la déportation fut-elle organisée, pratiquement ?

 

En mars 1941, le couvent de Cinqfontaines fut fermé par l’administration allemande. Il abrita de 1941 à 1943 un camp d’internement contrôlé par la Gestapo sous la dénomination officielle « Maison de Retraite juive ». Il devait s’agir surtout de personnes âgées et malades. En réalité, elles étaient amenées dans ce couvent désaffecté avant d’être déportées vers les ghettos et les camps d’extermination.

 

Les conditions de vie y étaient précaires. Le manque de vivres et de médicaments, la promiscuité, l’isolement, les tracasseries administratives, ainsi que les maladies et l’insuffisance des soins médicaux rendaient la vie très difficile aux habitants qui vivaient dans une incertitude permanente et dans l’attente des déportations.

 

En août 1941, les premiers Juifs y arrivèrent pour préparer l’arrivée des suivants. A la fin de l’été, le nombre des internés atteignit la centaine, originaires de toute l’Europe. A côté de Juifs luxembourgeois, on trouvait de nombreux Juifs réfugiés venus au Luxembourg au cours des années trente.

 

En octobre 1941, débutèrent les déportations vers l’Europe de l’Est. Le premier transport emmena 334 personnes vers le Ghetto de Lodz.

 

En octobre/novembre 1941, des Juifs astreints aux travaux forcés commencèrent la construction des fondations pour 9 baraques afin de créer des logements supplémentaires, le bâtiment principal du couvent étant surpeuplé.

 

Le 7 janvier 1942, en plein hiver, les internés sont forcés de remettre pratiquement tous leurs vêtements à l’administration civile.

 

En 1942, 21 Juifs meurent de maladies ou de privations. La plupart ont été enterrés à Cinqfontaines.

 

Le 23 avril 1942, 2e déportation: 27 (28) Juifs, dont 14 (18)de Cinqfontaines, sont déportés à Izbica (Pologne).

 

Le 12 juillet 1942, 3e déportation. 24 (23) Juifs (6 (19) venant de Cinqfontaines) sont déportés vers Auschwitz. D’après une statistique officielle, 145 Juifs sont alors internés dans la „Maison de Retraite juive“.

 

La 4e déportation a lieu le 26 juillet. 16 (24) Juifs de Cinqfontaines accompagnés de 11 (1) autres sont transportés dans le Ghetto de Theresienstadt (Térézin en Tchécoslovaquie).

 

Deux jours après, un 5e transport amène 159 (158) Juifs (73 (101) également à Theresienstadt.

 

En avril 1943, quelque 90 personnes sont encore internées au couvent de Cinqfontaines, dont 87 sont déportées le 6 avril vers Theresienstadt (6e transport). La « Maison de retraite juive » sera fermée quelques jours après que les derniers Juifs eurent été déportés le 17 juin vers Theresienstadt et Auschwitz (7e et dernier transport).

 

La plupart des Juifs de Cinqfontaines ne survivent pas à leur déportation. On estime que 24 personnes rentrèrent des camps.

 

DSCI4952.JPGEn 1969, on inaugura un monument près du Couvent à la mémoire de tous les Juifs déportés du Luxembourg. L’artiste sculpteur Lucien Wercollier, déporté politique, est l’auteur du projet.

 

Il existe un projet de "musée". Des photos, virtuelles, existent sur internet mais tout semble encore très lointain !