19/01/2015

Martial LEKEUX, moine soldat de 14-18, un acteur et témoin bien oublié.

Martial LEKEUX.

 

Moine soldat, soldat écrivain, moine écrivain.

Né à Arlon le 19 juin 1884.

Décédé à Liège le 16 octobre 1962.

Bien rares sont encore aujourd'hui ceux qui savent qui il était et quel a été son rôle dans la Guerre 14/18.

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Il a tenté de raconter son l’expérience , dans un style tantôt très réaliste, tantôt plus poétique, en tout cas toujours puissant. 
Ce témoignage, méconnu, a une valeur littéraire mais aussi historique.

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Rien ne prédestinait à la vie monacale Edouard-Martial LEKEUX, né à ARLON le 19 juin 1884. Après de brillantes études à l’Athénée Royal, il effectua à BRUXELLES une année de préparation à l’examen d’entrée à l’Ecole Royale Militaire. Ses études militaires terminées, il fut affecté à LIEGE, comme officier d'artillerie.

 

En 1911, le 15 novembre, il quitta l'armée pour l'ordre franciscain sous le nom de « Frère Martial ».

 

Il étudiait la théologie à TURNHOUT, lorsque la guerre éclata. Il reprit le service actif. Le 5 août 1914, il est envoyé en mission à la Citadelle de LIEGE pour évaluer les moyens de défense.

 

Voici comment LEKEUX, aspirant moine, a été amené à faire la guerre de 14-18 comme combattant et non comme les autres ecclésiastiques. Ces derniers étaient des « dispensés du service en temps de paix ». Ils furent mobilisés comme ambulanciers. Sans aucune formation militaire, ils se retrouvèrent subitement sous les armes.

 

Il vécut la reddition de la Citadelle de LIEGE. Déclassée depuis 1891, celle-ci n'a joué aucun rôle dans la défense de LIEGE. C'était une caserne pour réservistes. Elle ne possédait que six canons inutilisables. Le 12e de Ligne l'avait quittée la nuit du 1er au 2 août 1914 pour aller défendre les ponts de VISE et d'ARGENTEAU.

 

Le 6 août, au soir, le Colonel ECKSTEIN qui montrait, des signes d'aliénation mentale, fit arborer le drapeau blanc. Il tenta de se suicider et fut interné le soir même. Martial LEKEUX raconte une scène surréaliste relative à ce Colonel. Celui-ci lui ayant indiqué où se trouvent les canons, il note:  «Quels canons, bon Dieu ! (...) Alignés comme dans un musée, ils sont là, six, immobiles, léthargiques, rouillés, qui roupillent depuis vingt ans à la même place, sur leurs énormes affûts. Ils sont tellement pétrifiés que les roues sont devenues ovales.

La Citadelle fut bombardée le 7 août à 5 h 30. Vers 7 h, une troupe allemande, se présenta à l'entrée de la Citadelle et s'en empara sans combat. Sa centaine d'occupants furent faits prisonniers.

 

LEKEUX avait quitté LIEGE le 6 à l'aube pour participer aux combats de BONCELLES et de HERSTAL. Après la retraite de Liège, il conduira ses hommes à Anvers où sa batterie sera une des dernières à tenir. De là, il rejoignit l'Yser via les PAYS-BAS et KNOKKE.

 

Il fut placé comme observateur d’artillerie de décembre 1914 à mai 1916 à OUD-STUIVEKENSKERKE. Là se trouvait une église détruite en 1870. Seul le clocher subsistait. Vu sa position stratégique, on l'utilisa comme avant-poste, fortifié. Il se révéla un très bon observateur des lignes ennemies.Il y reçut, en 1915, la visite du Ministre Emile VANDERVELDE. Ce dernier révéla l’existence de ce « moine-soldat » lors d’une interview diffusée par la presse. VANDERVELDE dit: « Il est sorti de son couvent. J'ai quitté ma Maison du Peuple. Nous nous défendons coude à coude contre l'agression brutale et injuste ». Rencontre de deux hommes, différents, mais, avant guerre, pacifistes.

 

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Dans son journal, il décrit la vie, curieuse, qui se déroule à proximité de son poste d'observation. Grâce à lui, nous connaissons la vie des « Spéciaux » qui s’installèrent dans le hameau  en janvier 1915 pour effectuer des  reconnaissances vers les lignes allemandes. La « compagnie spéciale pour missions dangereuses » créée à la fin du siège d’Anvers. C’étaient des aventuriers à la recherche d’un coup à faire. L’ennemi tenta de les déloger par des bombardements et par  l’envoi de patrouilles nocturnes.

 

Dans son livre «Mes cloîtres dans la tempête», publié en 1922, il relate tous ses souvenirs de guerre. LEKEUX reconnaît que la guerre est d’abord souffrance. Il le dit avec son vocabulaire de franciscain exalté par la mission divine dont il se croit investi:

« Souffrir, souffrir… C’est donc cela, la guerre ! Il semble vraiment que notre mission soit de sauver le monde par la seule force de la souffrance. Combattre, ce n’est plus se battre, c’est porter le cilice ; c’est raidir son âme contre son corps, se forcer à vouloir, dans la fatigue, le dénuement, la détresse de la chair. ».

 

Il y décrit des images de boucherie comme BARBUSSE. Mais ce n'est pas par pacifisme. C'est un mystique qui se met en scène en soldat du Christ. En troquant son froc contre l’uniforme, il pense avoir obéi à un ordre divin.Son livre, bien oublié aujourd'hui, connut l'une des plus forts tirages de la littérature de guerre (150 éditions). Il fut traduit en plusieurs langues.

 « Des hurlements s’élèvent : la tranchée est atteinte. J’y vais voir. Un homme sans main, assis, les pieds dans l’eau, devant un abri, regarde fixement dans le vide d’un regard désespéré, le front plissé comme une reinette, et tandis que le sang s’égoutte du moignon de son bras, ses lèvres ne cessent de remuer, comme s’il marmonnait un chapelet. Un autre est couché, le ventre troué, la figure blême tirée comme celle d’un mort, sans s’arrêter de pousser des « hein… » lamentables, avec une voix d’enfant malade... Que c’est donc stupide, la guerre !

( Mes cloîtres dans la tempête )

 

 

 

 

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La guerre finie, il rejoignit son couvent, rhumatisé, grippé en permanence et rongé par une gastrite. Il fut ordonné prêtre le 8 septembre 1920. Pendant des années, il mena une activité fébrile au service des régions dévastées qu’il fallait reconstruire. Il enchaîne conférences de ville en ville et animations dans les paroisses et établissements religieux.

 

En 1927 sort le livre « Le patelin de Notre-Dame » qui connut aussi un grand succès. Les bénéfices étaient destinés à  l’érection d’un calvaire devant DIXMUDE.

 

En 1931, ce sera « Passeurs d'hommes, le drame de la frontière 1914-1915 ». Un film en fut tiré en 1937. On y décrit en Belgique envahie, les efforts des Allemands qui cherchent en vain à démanteler l'organisation des passeurs d'hommes qui aident des volontaires à franchir la frontière vers les PAYS-BAS.

 

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En mai 1940, il se trouvait à ALEXANDRIE. Il décida de rejoindre LONDRES pour se mettre à la disposition du gouvernement belge. Il y fut promu major. En avril 45, on l'autorisa à rentrer. Il resta un an au Ministère de la Défense pour aider à la planification de la réorganisation de l’armée.

 

Martial LEKEUX  passera la fin de sa vie à la maison franciscaine de LIEGE. Pendant toute sa vie, il eut aussi une abondante production littéraire religieuse. Il termina celle-ci en s’attachant à faire connaître la vie d’un  jeune prêtre de sa génération, Edouard POPPE qui mourut à l’âge de 34 ans en ayant montré un zèle chrétien et une  piété exceptionnelle. Cette biographie fut son dernier livre.

 

Il mourut le 18 octobre 1962. Le cortège funèbre n’était formé que de ses confrères moines franciscains et de quelques pauvres et vieux de la paroisse.

 

16/01/2015

La mythologie de la baïonnette: les Monuments aux Morts"

La mythologie de la baïonnette

exprimée sur les

Monuments aux Morts.

La charge à la baïonnette, telle qu'elle est parfois racontée n'est qu'une légende. Le véritable corps à corps que cela impliquerait est extrêmement rare. 

Mais il y a, dans le public, une véritable fascination pour l'arme blanche. Il faut ajouter aussi que, en FRANCE, en tout cas, lors de leurs permissions, les combattants, bien souvent, exploitaient cette fascination et entretenaient cette légende.

On a manifestement toujours à l'esprit la lutte chevaleresque du moyen-âge. Hélas, la guerre de 14-18 fut tout sauf cela. 

Pour les combattants, lors des repos ou après la guerre, c'était plus valorisant que d'expliquer ce qu'ils avaient vraiment vécu. C'était peut-être aussi une façon d'épargner à leurs proches le récit des affres subies. Et aussi une façon d'exorciser ce qu'ils avaient parfois dû commettre.

Un officier français explique d'ailleurs:

" Le véritable corps à corps est extrêmement rare; celui des deux adversaires qui a le moins confiance se rend ou lâche pied quelques secondes avant le choc."

Quoi qu'il en soit, ce mythe s'est bien implanté à tel point que, très souvent, sur les monuments aux Morts, est représenté un combattant portant un fusil la plupart du temps muni de sa baïonnette.

En voici quelques exemples, en FRANCE et en BELGIQUE.

Au cimetière d'IXELLES

 

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A MALINCOURT ( France)

 

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LIGNIERES ( FRANCE )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A WANDRE

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VERVIERS

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QUIMPER

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15/01/2015

La baïonnette, arme emblématique de 14-18? La vérité.

La baïonnette est-elle vraiment l'arme emblématique de la guerre de 14-18 ?

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La baïonnette au bout d’un fusil, telle est souvent la représentation du combattant de 14-18. Qui plus est, cette image est presque toujours associée à l’idée d’assaut : on sort des tranchées et on part à l'assaut de la tranchée adverse « baïonnette au canon » !

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Tout d'abord, les tranchées étaient des boyaux larges au maximum de 1,60 m alors que les fusils, munis de leur baïonnette, faisaient 1,80 m de long. Voilà un équipement bien encombrant et bien inadapté. De plus, cela présentait des risques sérieux pour les compagnons de tranchées.

 

Est même née la fameuse mythologie de la « Tranchée des baïonnettes » à VERDUN. Certains pensent que des soldats ont été enterrés vivants dans une tranchée située non loin de la côte de THIAUMONT. D'autres, en revanche, n’y voit qu’une légende.

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En fait, il semble que ces derniers aient bien raison. Deux ans après la guerre, des étrangers en visite sur le champ de bataille remarquèrent une ligne de fusils dressés, certains portant encore avec leur baïonnette. De là est née la mythologie d'un groupe de soldats enterrés vivants avec leurs fusils, les baïonnettes dépassant le niveau du sol. En fait, il n'y avait là rien d'étonnant car c’était l’habitude des Français et des Allemands de jalonner ainsi les tranchées devenues inutiles, tranchées transformées en fosses communes pour les cadavres sans sépulture et comblées.

 

L'idée de soldats enterrés debout à leur poste par les explosions d'obus est d'ailleurs irréelle. Les obus ne peuvent fermer des tranchées. Au contraire, ils disloquent les tranchées et et éparpillent les corps des occupants. Cela frappa tellement les imaginations que la légende pris corps...et qu'un monument fut même érigé. De croyance, c'était devenu légende puis, hélas, imposture.

 

Il en est de même du combat à la baïonnette.  En 1914, les pertes par armes blanches ( baïonnettes,lances et sabres de cavalerie ) représentent seulement 0.9% des pertes humaines. En 1917, elles ne représentent plus rien. 

 

Quelles sont alors les armes utilisées et qui provoquèrent les pertes humaines ? La balle du fusil ordinaire, mais aussi les rafales de mitrailleuses et surtout, les tirs de grenade. Pour le combat entre combattants blottis dans des tranchées très proches les unes des autres, l'arme « idéale » est la grenade. C'est la façon la plus adéquate d'attaquer des adversaires proches mais invisibles.

 

Toutes les guerres ont nécessité une grande diversité d’armes. Ce qui caractérise la Guerre de 14-18, c'est l'accélération dans la recherche d'armes nouvelles et la course à leur perfectionnement. Chaque état belligérant a cherché à  produire des armes de plus en plus performantes et de plus en plus dévastatrices.

 

C'est symptomatique pour les grenades. Les premières grenades utilisées durant ce conflit furent de simples boîtes de conserves remplies de poudre et équipées d’une mèche.

 

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Des grenades ( au sens propre), plus élaborées, voient ensuite le jour: notamment les « Mills Bomb », provenant de GRANDE-BRETAGNE. La grenade « Mills » fut la première vraie grenade.

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Durant la guerre de 14-18, les grenades étaient lancées à  la main. Les lance-grenades n'apparurent qu’à l’entre-deux guerre.

 

Mais l'arme la plus meurtrière, en 14-18, fut incontestablement l'obus. Non seulement l'obus tue, mais il mutile gravement. C'est aux obus que l'on doit le nombre de « Gueules cassées ». Les blessures par obus sont plus horribles que les blessures par balles de fusil et même que les blessures causées par les grenades.

 

Voici quelques chiffres tirés de la Bataille de VERDUN. Et encore, ils sont bien incomplets quand on songe au nombre de soldats disparus. En 1916, elle causa la perte de 163000 français et 143 000 allemands, tués ou disparus. 216 000 français et 196 000 allemands seront blessés.

 

Voici cette sinistre statistique relatives à l'origine des blessures:

 

Eclats d'obus : 86% des blessures.

 

Balles de fusils ou de mitrailleuses: 6% des blessures.

 

Eclats de grenade: 4% des blessures.

 

Armes blanches: 1% des blessures.

 

Accidents: 3% des blessures.

 

Autres (gaz...): 1% des blessures.

 

Les tranchées virent aussi l'apparition d'armes telles que le lance-flammes et les gaz.

 

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13/01/2015

FNC "AWANS-BIERSET" Funérailles de Charles GREGOIRE.

 

FUNERAILLES DE CHARLES GREGOIRE

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Jeudi 8 janvier dernier, les habitants de BIERSET et d'AWANS ont été surpris et désolés d'apprendre la disparition de Charles GRGOIRE, une figure bien connue des deux localités.

 

Le décès de Charles GREGOIRE laissera un grand vide parmi les associations des deux localités. En effet, il y était très impliqué dans la vie associative, notamment à l'Amicale des Pensionnés de BIERSET, à la Fédération Nationale des Combattants, section "AWANS-BIERSET" mais aussi à l'Harmonie de HOZEMONT.

Avant la fusion des communes, Charles exerça aussi des fonctions importantes à la commune de BIERSET.

 

Ses funérailles ont eu lieu lundi 12 janvier.

Une assistance nombreuse l'a accompagné à sa dernière demeure. Parmi l'assistance, on doit signaler pour la commune de GRÂCE-HOLLOGNE la présence de la Bourgmestre, Madame QUARANTA, et du Président du CPAS, Marc LEDOUBLE. Pour la commune d'AWANS, le Bourgmestre Pierre-Henri LUCAS et la conseillère communale, Denis BARCHY. Une importante représentation des sections FNC voisines ( AWANS-BIERSET, VILLERS L'EVÊQUE et FLEMALLE  ) était également là avec huit drapeaux. 

On doit aussi citer une délégation du Front de Sauvegarde du Fort de LONCIN avec son drapeau et de la Fraternelle du WHITE BISON ( Ancienne Base militaire de BIERSET ).

Depuis de longues années, Charles était un participant assidus de toutes leurs manifestations.

 

A la levée du corps, le secrétaire de la FNC « AWANS-BIERSET » a prononcé une allocution dont voici les principaux extraits:

 

« Charles, depuis longtemps, depuis son plus jeune âge, s'est toujours impliqué dans la vie sociale, dans la vie associative.

 

On le retrouva comme mandataire communal de l'ancienne commune de BIERSET, à l'harmonie de HOZEMONT, au Foyer et chez les pensionnés de BIERSET. Mais aussi à la Fédération Nationale des Combattants, à la section d'AWANS-BIERSET, où il finit par assurer la Présidence.

 

C'est là que je l'ai connu et que j'ai pu l'apprécier.

 

Dans les associations, on rencontre deux sortes de gens.

 

Il y a ceux qui gesticulent beaucoup, qui aiment se trouver sur l'estrade, qui ne sont jamais à court d'idées, surtout quand il s'agit de les faire appliquer par les autres.

Il y a la deuxième catégorie. Ceux qui restent modestes, qu'on ne voit jamais parader et qu'on n'entend pas souvent discourir. Ceux qui ne sont pas là pour faire travailler les autres mais qui remplissent eux-mêmes leur mission, méticuleusement. Charles était de cette seconde catégorie.

 

Charles est devenu membre de la FNC de façon toute naturelle, parce que son père était un ancien combattant. Pour lui, il était donc tout-à-fait normal de poursuivre la tâche, le travail de mémoire. Devenir membre de la FNC était donc une chose qui allait de soi.

 

Chez nous, il fut notre porte-drapeau pendant plus de cinquante ans. Il montra toujours une fidélité à toute épreuve. A presque 89 ans, il portait toujours le drapeau bien que nous voyions que cela devenait pénible pour lui. Mais il tenait toujours bon.

 

Nous l'avons vu venir à pied de BIERSET à AWANS pour assister, en plein hiver, par 30 centimètres de neige, aux funérailles d'un ancien. Par grand vent, par temps de pluie, par grand soleil, il était toujours au poste, alors qu'il aurait pu faire valoir son grand âge pour s'excuser. Et, je vous assure que porter un drapeau par grand vent n'est pas une sinécure.

 

Notre dernier souvenir remonte à la commémoration de l'armistice l'an dernier. Le 11 novembre, il a effectué sa prestation des 9H du matin à BIERSET pour terminer à AWANS vers 12H15. Il a quitté la cérémonie à AWANS un peu avant la fin car il tenait absolument à aller avec son drapeau aux cérémonies à HORIO-HOZEMONT l'après-midi. »

 

 

18:50 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fnc, combattants |  Facebook |

11/01/2015

"Je suis Charlie"

 

" JE SUIS CHARLIE "

Nombreux témoignages émanant des écoles.

Ci-dessous, dans la cour de

l'ATHENEE ROYAL DE BOMAL-SUR-OURTHE

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18:54 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/01/2015

FNC "AWANS-BIERSET": Décès du Président, Charles GREGOIRE.

Notre Président est décédé.

 

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A bientôt 89 ans, notre Président , Charles GREGOIRE, est décédé ce jeudi.

Les visites sont prévues, à son domicile, Chaussée de HANNUT, 353 à BIERSET

samedi et dimanche de 16H00 à 19H00

Les funérailles auront lieu lundi 12 janvier à 13H00.

Il y aura absoute à son domicile.

De là nous nous rendrons au cimetière de BIERSET.

Nous présentons nos condoléances à son épouse.

Charles était un homme toujours disponible, fidèles à ses convictions, loyal.

Dans les tâches qu'il avait à accomplir, il n'était pas de ceux qui gesticulent et attirent l'attention

par des déclarations souvent intempestives. 

CHARLES était de ceux qui, sans faire de bruit, discrètement, portait témoignage.

Il était porte-drapeau depuis des dizaines d'années, toujours fidèle au poste quelque soit le temps qu'il faisait.

Souvent, dans les derniers temps, son grand âge aurait pu être une excuse...mais jamais il ne voulait être absent !

Les derniers souvenirs que nous en avons sont sa présence aux Cérémonies du Fort de LONCIN le 15 août dernier, la cérémonie organisée par le WHITE BISON le 6 septembre à l'ancienne base de BIERSET et, bien sûr, le 11 novembre 2014.

Ce jour-là, après avoir presté toute la matinée à BIERSET puis à AWANS, il avait à tout prix tenu d'être présent à HORION-HOZEMONT l'après-midi.

19:05 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/01/2015

Guerre de 14-18: Un appel à l'unité nationale, réponse à la Flamenpolitik...

AFFICHE DE LA GUERRE DE 14-18.

Un appel, en néerlandais, à l'unité nationale.

 

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Ci-dessous, une affiche émanant d'une association dénommée en néerlandais "Maatschappijenvereeniging voor de Nationale verdediging" ( " Association des sociétés pour la Défense nationale" ).

Il s'agissait sans doute de faire pièce aux menées des groupements activistes flamands qui voulaient utiliser la guerre et la situation dans les tranchées pour prôner, déjà, une séparation du pays.

En clair, c'était une réponse à la "Flamenpolitik" conduite par l'occupant allemand. 

La "Flamenpolitik" fut lancée en 1916, ce qui permet de dater l'affiche. Au début de l'occupation consistait, l'autorité allemande traduisait les lois allemandes dans les deux langues de la BELGIQUE. Dès 1916, ils partirent de l'idée que la BELGIQUE telle qu'elle existait, même occupée, constituait un obstacle. L'Allemagne devait être entourée d'États inoffensifs et gagnés à l'influence allemande. Il fallait donc, dans leur esprit, diviser le pays en deux éléments, l'un flamand et l'autre wallon. Les autorités allemandes soutinrent le "Conseil de Flandre", qui proclama en 1917 l'autonomie de la Flandre.  Le gouverneur von BISSING constitua une commission pour préparer la division du pays. Par un décret le 21 mars 1917, il créa  deux régions administratives: La Flandre ( comprenant BRUXELLES et la Wallonie ). Pour bien marquer la différence des deux régions dans leurs rapports avec l'Allemagne, la partie wallonne, à l'inverse de la Flandre, ne disposa pas de Conseil. 

Les Allemands ont exploité les problèmes linguistiques existant avant 1914, en particulier la discrimination du néerlandais à l'époque.

ce qui est significatif, c'est la lettre envoyée par von BISSING au Kaizer en 1917, dont voici un extrait:

«Conformément aux indications de Votre Majesté, j'applique toute mon énergie à développer le plus rapidement possible la politique flamande [Flamenpolitik] ordonnée par Votre Majesté. Après m’être entendu sur les mesures à prendre, le 17 du mois passé, avec le représentant du chancelier, le secrétaire d’état à l’Intérieur, j'ai institué une commission qui doit préparer la division de l'ancien royaume de Belgique en partie flamande et partie wallonne. Comme premier pas, j'ai, d'après l'avis de cette commission, divisé, par ordonnance du 21 écoulé, le territoire du gouvernement général en deux régions administratives, une flamande et une wallonne. En prenant pour base la limite linguistique, ces deux territoires sont bornés par les frontières des provinces et il n'y a que le Brabant qui sera divisé en deux.
À mesure que l'avancement des travaux le permettra, les ministères wallons seront transférés à Namur, tandis que les [ministères] flamands resteront à Bruxelles. Suivant nos prévisions, on commencera par le déplacement du ministère wallon de l’Industrie et du Travail à Namur. Dès maintenant, on prend des mesures pour trouver des locaux à Namur. La séparation des ministères sera suivie d’autres mesures de séparation. Il convient de signaler particulièrement l’organisation judiciaire.
Aux mesures de séparation des autorités belges se joindra la nomination de deux chefs d'administration allemands, pour la Flandre et la Wallonie, et cette désignation va même se faire, dès maintenant. Les espérances fondées sur la création d'une Flandre délivrée de l'influence des Wallons seront, espérons-le, réalisées et serviront alors certainement les intérêts allemands."

Cette affiche est donc une réponse. Avec, une lourde gaffe commise. Elle s'adresse principalement aux soldats flamands et la résistance de la BELGIQUE est symbolisée par un coq ! Lourde erreur psychologique ! 

Ils utilisaient l'aversion des meneurs flamingants contre la langue française, rivale du flamand.  La suppression de l'usage du français en Flandre, réalisée par le gouvernement général allemand, leur a donné  satisfaction.  C'est ce qu’ils réclamaient depuis des dizaines d’années.

Cette affiche est réalisée par James THIRIAR.

James THIRIAR, né à Bruxelles en 1889 où il est décédé en 1965, est un dessinateur, illustrateur, peintre et costumier belge bruxellois, connu principalement pour ses dessins d'uniformes militaires.


Blessé au début de la Première Guerre mondiale alors qu'il combattait au sein de la Garde civique, James THIRIAR rejoint l'armée belge à LONDRES où il réalise de nombreux dessins de la vie quotidienne des soldats au front, publiés notamment par « The Illustrated London News ».


D'abord attaché au service topographique de l'armée pour la réalisation de cartes détaillées et de dessins de la ligne de front, il est transféré à la section artistique de l'armée belge en campagne en 1916 et organise plusieurs expositions à LA PANNE et à LONDRES en 1917.


Il produit des illustrations pour un magazine belge francophone du soldat appelé « L'Yser »: journal hebdomadaire du front belge, sous le pseudonyme de « UILENSPIEGEL ».


Il réalise aussi des dessins sous le titre "La guerre sur l'Yser" dessinée par les combattants pour le magazine bimensuel français "La Guerre des Nations".

 


En 1917, il illustre le livre de Jacques PIRENNE intitulé Les Vainqueurs de l'Yser.
Après la guerre, il publie en 1920 son propre livre de mémoires et d'illustrations, "Gloire et Misère au Front de Flandres 1914-1918", et illustre d'autres livres tels que "Raconte la Guerre" de Robert VIVIER.

 

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Von BISSING devint gouverneur militaire de BELGIQUE après avoir repoussé l'armée belge derrière l'Yser. Il est mort le 18 avril 1917 à BRUXELLES. Il est enterré à BERLIN. Il a appliqué chez nous les théories du pangermanisme. Le pangermanisme considèrait la BELGIQUE comme une création artificielle de la diplomatie qui aurait ravi à l’Allemagne plusieurs millions de "germains" pour les obliger à vivre avec les Wallons, de race différente.