21/11/2017

AWANS: Commémoration du 11 novembre 2017 ( discours de la FNC )

AWANS:

11 NOVEMBRE 2017

RECEPTION AU HALL OMNISPORTS.

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Près de 80 personnes s'étaient rassemblées à la petite salle du Hall Omnisports d'AWANS pour la partie officielle de la commémoration et la réception conviviale.

La salle avait été décorée au moyen des images dessinées par les élèves de 1° primaire de l'Ecole Communale d'AWANS.

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Voici le texte du discours prononcé par le secrétaire de la section, Pierre BEAUJEAN.

Discours de l'Armistice 2017

Mesdames et Messieurs,

 

Le 11 novembre 1918, l'armistice était signé à RETHONDES. C'était la fin de la première Guerre Mondiale. Belges, Français, Britanniques, Canadiens, Australiens, Néo-Zélandais, Américains, Sud-Africains, troupes coloniales, le monde entier était venu se battre chez nous avec l'idée que se jouait ici le destin de nos Nations. Les combattants étaient de toutes origines, de toutes nationalités, de toutes confessions et de toutes couleurs de peau. La première guerre a mobilisé plus de 65 millions de personnes et fait près de dix millions de morts. Toute une génération de jeunes hommes a été sacrifiée. Nombre de victimes n'ont jamais pu être identifiées.

 

Ce conflit effroyable par ses morts, par les moyens utilisés et par la sauvagerie des combats, a profondément affecté ceux qui y participèrent. Ainsi, un Ancien Combattant français eut cette phrase terrible: " Partout, dans les cadres les plus poétiques, les plus reposants, l’obsession du combat, l’obsession du meurtre, l’obsession de la mort… Et c’est cette défloraison de l’âme que j’ai pardonné le moins facilement à la guerre. »

 

La guerre fut aussi l'affaire des civils, ceux qui subirent l'occupation, les bombardements et les exactions; ceux et, surtout celles, qui durent abattre le travail habituellement réservés aux hommes jeunes, dans les ateliers, dans les champs; celles qui durent assurer seules l'éducation des enfants et leur garantir la nourriture. Aujourd'hui, plus aucun survivant n'est là pour témoigner. Le travail de mémoire est donc important. Car la première guerre fut aussi initiatrice de celle qui a suivi. Et il n'est jamais inutile de rappeler que si le 11 Novembre 1918 a été un jour de Victoire pour les Alliés, le conflit qui se terminait a été une défaite pour toute l'Europe.

 

Transmettre cette mémoire à nos jeunes, c'est construire un avenir commun. Leur expliquer l'absurdité des guerres quelles qu'elles soient, et leurs atrocités, c'est leur permettre de comprendre la complexité du monde et les armer pour éviter de renouveler ces atrocités; c'est les inciter à brandir le drapeau de la Paix. Nous devons faire l'exercice difficile, paradoxal, de valoriser l'engagement des anciens sans tomber dans la glorification de la guerre. Connaître et comprendre les dérives qui firent du patriotisme une caricature nationaliste devrait sans doute éviter de nouveaux et terribles drames.

 

Faire partie de la première génération qui a eu la chance de n'avoir connu ni subi aucune guerre nous donne des responsabilités plus grandes à l'égard de nos prédécesseurs qui ont vu leurs rangs décimés sur les champs de bataille du 20ème siècle. En luttant pour la Paix, nous nous inscrivons parmi les défenseurs de notre patrie et de ses valeurs démocratiques. Ainsi sommes-nous fidèles à la mémoire de ceux dont les noms sont marqués sur les Monuments. Il ne doivent pas s'être battus pour rien ! Nous devons toujours rester vigilants pour que personne, aucun dogme, aucune tyrannie, ne mettent à mal cet héritage. Tout ce qui peut apparaître comme un recul dans cette quête d'un monde plus pacifique, moins violent, plus tolérant et plus démocratique, va à l'encontre de l'avenir de l'humanité.

 

L’incertitude et le sentiment de précarité qui dominent aujourd’hui les esprits favorisent la peur, les réflexes de repli, les opinions xénophobes, la haine. A l'heure où l'on voit monter les populismes, et où nombre de nos concitoyens sont sensibles à leurs chants, nous devons rassembler. Nous sommes à un moment de l'histoire qui exige courage, dignité et unité. Nous ne devons pas cesser d'agir, pour plus de justice sociale, pour une meilleure attention aux plus faibles, pour veiller à ce que la Nation protège chacune et chacun.  Chaque jour, nous constatons dans le monde combien les valeurs que la démocratie véhicule et que nous soutenons, sont fragiles et subissent des attaques permanentes.

 

Pour terminer, je citerai les mots de Stéphane HESSEL: « De ces principes et de ces valeurs, nous avons aujourd'hui plus que besoin. Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers... »

 

19:03 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

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