20/11/2017

AWANS: COMMEMORATION OFFICIELLE DE L'ARMISTICE ( 11 novembre 2017 )

AWANS:

LA FNC AWANS-BIERSET A COMMEMORE L'ARMISTICE.

La journée a débuté à 09H30 par un dépôt de fleurs à la stèle dédiée au soldat Théophile LAMENS à FOOZ.

Une fleur a été déposée par Monsieur LUCAS, Bourgmestre d'AWANS et par la FNC.

Nous avons pu accueillir une importante délégation de la famille LAMENS. Ces derniers, après la petite cérémonie à la stèle , nous a accompagnés à AWANS pour assister à la cérémonie religieuse.

Au cours de la cérémonie religieuse, le secrétaire de la FNC a lu un petit exposé que voici:

On nous pose souvent la question: pourquoi encore commémorer des événements aussi lointains( 99 ans pour la première guerre et 72 ans pour la seconde ) ? Alors qu'il n'y a plus aucun survivant pour l'une et très peu pour l'autre.

 

Justement, l'éloignement des faits et l'absence de témoins directs nous donnent d'autant plus de motivation. On ne peut pas oublier. Cela nous permet aussi de commémorer sereinement sans esprit de rancune ni revanche. On peut valoriser le comportement des combattants sans tomber dans la glorification de la guerre.

 

Voici ce qu'un Ancien Combattant français disait en 1936, soit seulement 18 ans après l'Armistice. Paroles terribles à méditer.

 

« La guerre a fait de nous, non seulement des cadavres, des impotents, des aveugles. Elle a aussi, au milieu de belles actions, de sacrifice et d’abnégation, réveillé en nous, et parfois porté au paroxysme, d’antiques instincts de cruauté et de barbarie. Il m’est arrivé – et c’est ici que se place mon aveu – à moi qui n’ai jamais appliqué un coup de poing à quiconque, à moi qui ai horreur du désordre et de la brutalité, de prendre plaisir à tuer.

Lorsque, au cours d’un coup de main, nous rampions vers l’ennemi, la grenade au poing, le couteau entre les dents comme des escarpes, la peur nous tenait aux entrailles, et cependant une force inéluctable nous poussait en avant.

Surprendre l’ennemi dans sa tranchée, sauter sur lui, jouir de l’effarement de l’homme qui ne croit pas au diable et qui pourtant le voit tout à coup tomber sur ses épaules ! Cette minute barbare, cette minute atroce avait pour nous une saveur unique, un attrait morbide, comme chez ces malheureux qui, usant de stupéfiants, mesurent l’étendue du risque, mais ne peuvent se retenir de prendre du poison. […]

Partout, dans les cadres les plus poétiques, les plus reposants, l’obsession du combat, l’obsession du meurtre, l’obsession de la mort… Et c’est cette défloraison de l’âme que j’ai pardonné le moins facilement à la guerre. »

Après la cérémonie religieuse, nous avons fleuri le carré d'Honneur du cimetière d'AWANS.

Des fleurs ont été déposées au nom de l'Administration Communale, au nom de la FNC et de la FNAPG.

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17:52 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | | Digg! Digg

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