29/07/2016

Fête Nationale: un acte faisant partie du ddevoir de mémoire.

Fête Nationale et devoir de Mémoire.

 

AWANS, combattants, FNC, Fête nationale, devoir de mémoireAWANS a célébré la Fête Nationale. A cette occasion, comme partout ailleurs où elle se fête, il y a eu un passage devant le Monument aux Morts.

Cela ne doit pas être un passage " obligé ". " Passage obligé " signifierait que cela ne serait rien d'autre qu'une contrainte. On y passerait uniquement parce qu'on ne pourrait pas faire autrement.

Le fait que, chez nous, on ait pris le temps d'y prononcer deux discours indique bien que l'on s'inscrit contre ce mode de pensée.

 

Se réunir devant ce monument, le 21 juillet, signifie que nous voulons montrer notre attachement aux valeurs fondatrices de la Belgique. Cela signifie également que nous voulons connaître, comprendre et, surtout, transmettre ces valeurs.

 

Cela signifie aussi que, à l'occasion de la Fête Nationale, nous rendons hommage à celles et à ceux qui, en 1830, ont lutté, au péril de leur vie, pour que naissent de nouvelles idées.

La Fête nationale du 21 juillet est aussi l’occasion, pour tous les citoyens belges, d’un devoir de mémoire et d’hommage aux Anciens. Nous rendons aussi hommage à celles et ceux qui, de 1914 à 1918 et de 1940 à 1945, se sont sacrifiés pour la sauvegarde de ces idées.

Se réunir devant le Monument aux Morts est donc inhérent au " Devoir de mémoire ". Ce " Devoir de Mémoire" est important afin que la mémoire collective garde toujours bien vivantes ces étapes historiques qui ont forgé notre Belgique d’aujourd’hui.

 

« La Patrie se compose de morts qui l’ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent » écrivait d’ailleurs Victor HUGO.

L'occasion aussi de rappeler que si la Constitution de 1831 stipulait tous les droits des citoyens, il y avait malgré tout loin de la coupe aux lèvres: il fallut attendre 1909 pour voir l'abolition de la conscription par tirage au sort; il fallut 1914 pour voir l'enseignement rendu obligatoire; 1919 pour voir l'instauration du suffrage universel pour les hommes et 1949 seulement pour les femmes...Cela fut rappelé dans le discours prononcé au nom de la FNC.

La célébration du 21 juillet a pas, pour les derniers anciens combattants, une signification bien particulière, celle de la liberté. Car ils ont connu l'époque où la célébration de la Fête nationale était strictement interdite. On ne pouvait le faire qu'à la sauvette et cachément.

 

L’importance du devoir de mémoire doit être, à l'occasion de la Fête Nationale, particulièrement souligné. Le souvenir est la mémoire du cœur, la mémoire émotionnelle. Mais il meurt s’il n’est pas entretenu.

Les festivités du 21 juillet qui incitent à se souvenir des événements de 1830 et 1831 ne devraient-elles pas nous rappeler notre Devoir de Mémoire vis-à-vis de ceux qui au cours des deux guerres ont donné leur vie pour une Belgique libre?

 

Le meilleur moyen de remplir ce " Devoir de Mémoire ", est d’adhérer aux associations patriotiques et plus particulièrement à la FNC qui reste l'association la plus importante en nombre d'adhérents, qui a une présence dans tous les coins du pays et qui a aussi une histoire.

 

 

27/07/2016

AWANS: sur le discours de la FNC: le devoir de vigilance.

 

Le Devoir de Vigilance:

Un obligation morale souvent difficile.

"Une éternelle vigilance est l'impossible prix de la liberté."

Eric Frank Russell

AWANS, FNC, devoir de vigilance

Lors du discours du 21 juillet 2016 prononcé, à AWANS, au nom de la FNC, il a été question du "devoir de vigilance".

 

" Devoir de vigilance " qui est absolument utile au moment où tout semble se déliter au moment où toute l'Europe semble être prise de sidération, au moment où, suite aux coups subis depuis des années ( crise interminable, crise financière de 2008, crise des migrants, replis des pays européens sur eux-mêmes, triomphe de l'extrême-droite...) tout le monde semble frappé de stupeur.

 

Le " Devoir de vigilance" n'est nullement un " Devoir de surveillance ".

 

Comme le " Devoir de mémoire ", le " Devoir de Vigilance " a divers sens selon la personne, l'association ou l'institution à laquelle elle s'adresse.

 

Le " devoir de vigilance " a pour objet la protection, au nom de l’intérêt collectif, des valeurs fondatrices de la collectivité: la protection de l’environnement, la protection des droits humains, la sauvegarde des droits inscrits dans la Constitution ou conquis au fil des ans.

 

Les violations de droits de l’homme sont aujourd’hui le plus souvent commises par des multinationales devenues plus puissantes que les États.

 

Les Etats sont-ils restés spectateurs impuissants. Il existe des exemples de législation:

 

* Au Royaume-Uni, une loi ( " Act " ) stipule qu’il y a une infraction quand les personnes morales ( firmes ) ne remplissent pas leur obligation de vigilance en matière de corruption. En cas de pépin, une question est posée: la société a-t-elle tout mis en œuvre pour éviter ou identifier un acte de corruption commis en son sein.

 

* En Suisse, l’article 102 du code Pénal prévoit que la responsabilité de l’entreprise peut être engagée « en raison du manque d’organisation de l’entreprise » et s’il lui est « reproché de ne pas avoir pris toutes les mesures d’organisation raisonnables et nécessaires pour empêcher une telle infraction » . Mais...on sait aussi que la SUISSE est très protectrice de ses sociétés...Avoir une loi, c'est bien. Encore faut-il qu'elle soit appliquée. Là le " Devoir de Vigilance " des citoyens doit intervenir pour l'exiger.

 

* Depuis le 8 juin 2001, l’Italie a promulgué un décret-loi instaurant une responsabilité administrative des personnes morales si une infraction de corruption transnationale est constatée... Mais on sait aussi la puissance Berlusconi qui n'a pas encore dit son dernier mot et la puissance de la mafia. Encore une fois, une loi, c'est bien mais la vigilance des citoyens est utile...

 

* Aux États-Unis, depuis 1789, l’Alien Tort Claim Act (ATCA) permet la compétence des juridictions américaines pour des recours en responsabilité civile engagés par des citoyens non-américains victimes de dommages commis à l’étranger et à l’encontre de personnes situées sur le sol américain. Cette loi a été utilisée plusieurs fois à l’encontre de filiales et sous-traitants d’entreprises transnationales domiciliées aux États-Unis, pour des dommages ou violations ayant eu lieu en dehors du territoire américain.

 

* En France, cinq lois comprennent un article en leur faveur, dont trois datent de 2013. Ces lois autorisent un signalement direct aux autorités judiciaires ou administratives ou aux régulateurs institués, sauf la loi du 16 avril 2013.

  • La première date de 2007. Elle protège seulement les salariés du secteur privé en cas de signalements de faits de corruption.

  • Pour faire suite au scandale du Mediator, une loi a été adoptée mais se limite à l’industrie pharmaceutique.

  • La loi du 16 avril 2013 protège tous ceux qui préviennent d'un «risque grave pour la santé publique ou l’environnement ».

 

Enfin, on ne peut pas parler du "devoir de Vigilance ", sans parler des " Lanceurs d'alerte ". " Un lanceur d'alerte " est une personne ou un groupement agissant de façon désintéressée, qui révèle des informations sur des agissements illégaux ou immoraux ou, tout simplement, dangereux. C'est-à-dire: dangereux pour l'homme, la société, l'économie ou l'environnement.

Ici, nous nous heurtons, pour les fonctionnaires à la fameuse " obligation de réserve ". Le premier devoir d'un fonctionnaire ayant découvert de tels faits est d'abord de réagir en interne, éventuellement en passant outre des échelons hiérarchiques.

S'il n'y réussit pas, il ne lui reste plus qu'à les porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias, parfois contre l'avis de sa hiérarchie.

Un exemple puisé dans le passé, en France: en 1958, Michel ROCARD, durant son service militaire, est envoyé en Algérie. Là, il découvre que plus d'un millions d'algériens ont été déplacés dans des camps par les militaires afin de faciliter le traitement au napalm de régions entières. Même de Gaulle n'est pas au courant.

De septembre à novembre 1958, il sillonne l'Algérie et recense de façon quasi clandestine tous les camps où s'entassent surtout femmes et enfants. En février 1959, il remet son rapport et il estime à plus d'un million le nombre de déplacés. Une fuite est commise, dans un Ministère, et ce rapport est publié dans le presse.

Michel ROCARD en parle plus tard. En quelques lignes, il expose ce fameux " Devoir de réserve" :

" Nous sommes fonctionnaires et en tant que tels, nous ne visons pas à lancer une campagne de presse, mais à acquérir une information certaine, sans connotation politique aucune."

 

25/07/2016

AWANS: discours prononcé au nom de la FNC.

 

 

Discours du 21 juillet 2016 prononcé au nom de la FNC.

par Pierre BEAUJEAN

Secrétaire-Trésorier de la FNC "AWANS-BIERSET"

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Au regard de l'histoire, notre démocratie est jeune. La Belgique indépendante n'a même pas 200 ans. L'enseignement obligatoire a à peine 100 ans. Le suffrage universel date de 1919, et encore, il était limité. Les femmes votent depuis 70 ans seulement et le droit de gérer personnellement leur compte en banque a tout juste 50 ans. Le droit de vote à 18 ans date de 1981.

 

En 1831, les Constituants avaient bien instauré un état de droit. Mais c'était en fait une ébauche - les dates précitées le rappellent - et il n'a cessé de se développer depuis.

 

Cet état de droit est aussi un état de devoirs qui doit nous guider et que nous devons transmettre aux générations qui nous suivent: devoir de mémoire, devoir de vigilance, devoir d'exemplarité, devoir de sauvegarder nos droits.

 

Revenons sur le "devoir de mémoire". C'est la raison d'être de la FNC. Beaucoup s'interrogent sur l'utilité de la FNC vu qu'il ne reste quasi plus d'anciens combattants. L'expression "devoir de mémoire", dans le Larousse, a pour définition: « Obligation morale de témoigner, individuellement ou collectivement, d'événements dont la connaissance et la transmission sont jugées nécessaires pour tirer les leçons du passé."  Elle revêt divers sens selon l'institution, l'association, ou la personne qu'elle concerne.

 

Quand elle touche l'Autorité publique, elle signifie le devoir moral d’entretenir le souvenir des souffrances subies dans le passé par certaines catégories de la population; le devoir de s'opposer à l’amnésie collective qui, sous prétexte d'apaisement, impliquerait l’oubli de tous les griefs passés et interdirait même de les évoquer. Une amnésie qui deviendrait, de fait, une forme d'amnistie.

 

Ce devoir a été entériné par le biais de déclarations officielles ou de textes législatifs. A titre d'exemple, le parlement belge a adopté, le 23 mars 1995, une loi visant à réprimer le négationnisme du génocide commis par le régime nazi.

 

Quand elle concerne les associations- et notamment la nôtre - elle signifie, avant tout, le souvenir des morts, des événements malheureux, l'exercice de rituels. C’est parce que les actes de commémoration s’inscrivent dans ce contexte de pratiques collectives, rituelles, que la transmission de la mémoire est rendue possible. Et aussi que la collectivité prend conscience de son identité.

 

Le terme "Devoir de Mémoire" évoque une obligation morale, donc il est parfois rébarbatif. Pourtant il n’y a que par le passé que le présent peut être compris. Préférons donc parler de «Travail de Mémoire». Ce qui implique la responsabilité, la recherche, l'investissement personnel. Il conjugue l’évocation des faits du passé avec l'éducation citoyenne. Ainsi, parlant de la seconde guerre, on découvre qu'il est trop peu question de la collaboration, de sa genèse et de ses résurgences actuelles. Les résistants ne se sont pas uniquement battus contre l'occupant mais aussi contre un ennemi intérieur, bien souvent encore plus impitoyable.

 

Le "Travail de Mémoire" doit être jumelé avec un appel à la jeunesse, un travail en sa direction. Appeler à se souvenir, c'est d'abord faire connaître. C'est empêcher de succomber à nouveau, par ignorance, aux mêmes travers. Dans cet esprit, notre section FNC continue, chaque année, à s'adresser aux écoles et à les convier à une cérémonie d'hommage aux Monuments aux Morts.

 

Ce "travail de mémoire" nous pousse à nous interroger. Que sont devenus les grands principes fondateurs des démocraties ? Principes au nom desquels les anciens combattants ont été mobilisés ?

Dans le monde, l'an dernier, 185 personnes ont été assassinées du fait de leur lutte pour la défense de l'environnement. L’actualité nous montre à travers le monde la souffrance, la violence, la guerre,
L’actualité nous montre à la frontière de l'Europe, la détresse, la misère, l’abandon.

 

Nous voyons, même chez nous, les malveillances, les querelles, les actes d’incivilité, la méchanceté, la calomnie, notamment sur les réseaux dits sociaux. Nous entendons les poisons que certains se réjouissent de diffuser dans la vie publique. Nous entendons les résurgences du racisme, la facilité avec laquelle on accepterait de faire l'impasse sur des droits fondamentaux. C'est là que doivent intervenir le "devoir de vigilance", le "devoir d'exemplarité" , le "devoir de sauvegarder nos droits".

 

Chez nous, on vit la liberté au quotidien. On ne pense pas que c'est important. La liberté, peut être comparée à l'eau courante: aussi longtemps qu'elle coule, on ne songe pas à s'en émerveiller. On en prend seulement conscience le jour où le robinet ne coule plus. Se battre pour la conserver est donc toujours d'actualité.

 

 

 

AWANS. Sur le discours de la FNC: le "devoir de Vigilance"

 

Devoir de vigilance.

 

Dans le discours prononcé le 21 juillet à AWANS au nom de la FNC, il a été question du " Devoir de Vigilance " qui devait nous guider, à côté du "Devoir de Mémoire" qui, lui, a été plus longuement expliqué.

 

Nous reviendrons à plusieurs reprises encore sur ce "Devoir de Vigilance". A ce propos, on peut sans hésiter paraphraser un passage du discours du Roi:

" Tous ces événements révèlent des fractures au sein même de nos sociétés. Entre riches et pauvres. entre jeunes et moins jeunes. Entre ceux qui ont accès à l'information et à la connaissance et ceux qui en sont dépourvus. Entre ceux qui se sentent chez eux et ceux qui sont à la recherche d'un chez-soi. Entre ceux qui prennent les devants et ceux qui ont peur de perdre.Il faut éviter que de faux prophètes, jouant sur l'émotion, n'exploitent ces fractures et ces vulnérabilités..."

 

Le "Devoir de Vigilance" sera précisément de débusquer et de dénoncer ces "faux prophètes".

 

Ainsi, nous avons une nouvelle mouvance dans le bourbier de l'extrême-droite, présente dans la région liégeoise:

 

Les Nationalistes autonomes Wallonie (NAW) :

Apparus en juillet 2015 dans la région de Liège, comme correspondant wallon des ANV ( Autonome nationalisten Vlaanderen ). Les NAW sont peu actifs. En octobre 2015, trois de ses membres-fondateurs ont participé à une manifestation néonazie dans les rues de Gouda, avec des membres des ANV.

 

Autonome nationalisten Vlaanderen (ANV) 

Groupuscule néonazi fondé en 1996 dans la commune de Vilvoorde, il est lié à la mouvance de l'ex-VMO flamand et au groupe « L'Assaut » d'Hervé Van Laethem. Il est calqué sur le modèle d'organisations néonazies allemandes et hollandaises pour agir en semi-clandestinité. Après un passage à l'ombre de son dirigeant-fondateur, Christian Berteryan, les ANV se sont réactivés au début de l'année 2013. Regroupant une petit dizaine d'activistes, il est le principal partenaire flamand du mouvement NATION, fondé et dirigé par Van Laethem.

 

Les NAW et les ANV sont en quelque sorte la section belge d'un « réseau européen de résistance » (sic) qui se présente sans complexe comme « national-socialiste », issu des branches allemande et hollandaise du NSDAP-AO.

 

Jusqu'à présent, leur activité est plutôt folklorique: le 26 décembre 2015, une dizaine de militants « nationalistes autonomes », flamands et wallons, ont fêté ensemble le solstice d'hiver. Cette fête païenne s'est déroulée près de Liège, soul le patronage (posthume ) d'Adolf Hitler !

Que l'extrême-droite flamande soit enragée contre la Belgique et "nationaliste flamande", cela ne nous étonne pas. cela correspond à une vieille tendance qui s'est manifestée dès 1918. 

Mais pour l'extrême-droite wallonne, cela peut un peu étonner. dans les années 1960 et suivantes, l'extrême-droite francophone était belgicaine, son principal combat était la lutte contre les mouvements fédéralistes. Il y a eu un tournant par après et on a vu apparaître des partis ultra-wallingants. Il suffit de se rappeler les démêlés en 2000 à CHARLEROI: une affaire, aux élections, de fausses signatures avec des plaintes réciproques entre le "Bloc Wallon" et le "FN".

Le Bloc Wallon se présenta en octobre 2000 aux élections communales. Sans succès. Présent dans sept communes wallonnes, il n’obtint aucun élu, malgré une campagne luxueuse de grande ampleur qui avait débuté dès le mois de mai. Nous avons aussi eu "Agir" et "REF", le "Front wallon".

Puis , en 2008, "Wallonie d'abord". Malgré une expression politique fort réduite depuis sa création, il avait malgré tout  réuni plus de 5000 signatures pour pouvoir présenter une liste aux élections européennes, et des milliers d'autres pour les élections régionales. Il semble en effet relativement aisé de trouver des signataires en Wallonie pour une liste de type régionaliste et avec un nom pouvant séduire un électorat wallon. D'où, une très grande vigilance est recommandée, notamment pour les admissions "d'amis" sur Facebook !

 

Comment s'y prennent-ils pour revendiquer le patronage d'Adolf Hitler ? Ils utilisent le nombre "18". "1" est la première lettre de l'alphabet ( -"A") et "8" évoque la huitième lettre ("H"), "18" signifie donc "A.H."

Les Nationalistes Autonomes Wallonie ne sont actuellement qu'un petit groupuscule; Il ne compterait pour le moment que cinq militants. mais il déborde d'activités et il rencontre des sympathies. Ils sont présents sur Facebook où ils comptent +/- 735 "amis".

Tout cela est risible...mais ne rions pas trop: LE PEN a commencé aussi petitement. Et Adolf Hitler rassemblait ses premiers membres dans une taverne.

 

N'oublions pas non plus qu'au lendemain de la tuerie de la Place Saint-Lambert, une " Marche blanche " fut organisée à Liège par un autre groupuscule d'extrême-droite. Malgré les mises en garde et les avertissements (tardifs), près d'un millier de personnes ont participé à cette marche. L'appel à cette "marche blanche" avait été lancé sur les réseaux sociaux et environs 1.600 internautes avaient annoncé vendredi leur intention d'y participer, mais la proximité de l'un des organisateurs avec l'extrême droite a quand même jeté le trouble et créé la polémique et découragé au moins 600 personnes. 

 

 

 

17:16 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

AWANS, 21 juillet 2016:Discours du Bourgmestre.

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Discours du Bourgmestre le 21 juillet 2016

Mesdames et Messieurs, membres des Conseil communal et CPAS,

Messieurs les représentants des forces de l’ordre,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Associations patriotiques,

Chers concitoyens, Chères concitoyennes,

 

Il est temps que la population retrouve confiance dans les Institutions ! En ce 21 juillet, c’est en ces termes que je souhaiterais entamer mon discours. N’avez-vous pas été interpellés, voire choqués par les sifflets de la foule, à l’arrivée, à Nice, du 1er ministre du grand pays qu’est la France, pour rendre hommage aux victimes de ce nouvel attentat, France connue pour ses valeurs républicaines, ? Et dans la foulée, les applaudissements en faveur des corps constituant les services de secours ?

La question se pose : Les secours comme toute autre émanation publique ne constituent-ils pas la prolongation naturelle des décisions prises par l’autorité qui incarne, elle, les Institutions ?

La réconciliation entre les citoyens et ceux qui les gouvernent est, à mon sens, une des clés qui permettrait, à notre pays aussi, de se rassembler autour des valeurs qui sont universelles et nôtres, et que je n’hésite pas à associer à ce jour anniversaire de prestation royale de Léopold 1er.

 

L’actualité va pourtant à contre sens. En Turquie, aux frontières de l’UE, les traits d’ATATÜRK se font moins sûrs. La purge opportuniste, semble-t-il, d’un parti s’appuyant sur les masses populaires a cours. Demain, que restera-t-il du bel équilibre de ce pays dont la marche suivait le courant européen ? Qu’adviendra-t-il de cette puissance, vidée de sa population éclairée par les lumières turques du 19ème siècle ? Un Moyen-Orient décidément déchiré entre le choix de la soumission à la loi de Dieu ou du pouvoir militaire.

 

Pour en revenir à la France, je vois la réponse apportée par le gouvernement et son appel à former des bataillons de citoyens aux frontières non pas comme un appel à la défense des valeurs sociétales ou à la réconciliation mais plutôt comme un aveu d’incompréhension.

En Angleterre, on assiste aux démissions en règle des porteurs du repli sur soi, des responsables qui n’ont pas hésité à piétiner le contrat économique et social de l’UE, partant, de ses valeurs.

Chez nous, la sortie des plus hautes autorités judiciaires, souvenez-vous, contre les projets d’un gouvernement me font tressaillir, lorsque l’état est qualifié de voyou.

 

Fédérer les énergies autour de notre projet démocratique, pour une société moderne en quête du bien-être pour tous, comme l’a rappelé le Roi Philippe dans son allocution, et rappeler le travail qui est fait pour y aboutir, sont incontournables en ces temps de crise. A la fois, se tourner vers la jeunesse de notre pays et lui donner un avenir. Travailler à une intégration des populations accueillies étrangères à nos modes de vie.

La laïcité ou neutralité de l’Etat, sans détour, pour une juxtaposition des courants philosophiques et religieux. Ou encore s’employer à assurer la paix sociale.

Tous des chantiers qui sont non seulement ceux des différents niveaux de pouvoir mais aussi notre obligation en tant que citoyen, qui a le devoir de s’ouvrir à l’autre. Et donc aujourd’hui, comme partout en Belgique, c’est avec beaucoup de plaisir que le Collège communal réunit tous ceux qui s’engagent quotidiennement dans l’action citoyenne, porteurs des mêmes des valeurs que j’ai citées pour célébrer la fête nationale. Cette année, la fête nationale a un goût particulier. Elle revêt l’envie de se tourner vers son vis-à-vis et d’échanger, en toute liberté, en toute tranquillité.

Je vous propose donc de nous retrouver à l’Administration communale et d’échanger, librement.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

21/07/2016

AWANS: célébration de la Fête Nationale.

Célébration de la Fête Nationale à AWANS.

 

Comme c'est devenu une habitude, la Fête Nationale a été célébrée à AWANS.

La journée s'est déroulée sous un ciel favorable. Alors qu'on aurait pu craindre un temps orageux, il n'en a rien été, la température était bonne, c'était une température d'été non caniculaire.

DSCI4989.JPGLes trois sections FNC de la commune avaient répondu à l'appel de l'Administration communale et du Bourgmestre: neuf drapeaux étaient présents déjà dès 09H45 devant l'église pour accueillir le public.

Nous apprécions notamment la présence de nouveaux porte-drapeaux qui ont rempli leur mission avec beaucoup de sérieux.

Une bonne nouvelle à un moment où il devient de plus en plus difficile de trouver des remplaçants pour cette tâche.DSCI4988.JPG

Après la messe, nous nous sommes rendus à la Place Communale en cortège, drapeaux en tête.

A la Place Communale, les neuf drapeaux se sont rangés autour du Monument aux Morts pour entendre les discours du Bourgmestre et du représentant de la FNC.

Le Secrétaire-Trésorier de la section FNC "AWANS-BIERSET" a prononcé son discours au nom des trois sections locales.

Après quoi, nous nous sommes dirigés vers la maison Communale où les subsides ont été remis aux représentants des sections FNC.

A cette occasion, le Bourgmestre a insisté sur l'importance de l'action pmênée par la FNC sur le plan local.

19:25 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : awans, fnc, monument aux morts |  Facebook |

20/07/2016

Révolution belge ou d'une monarchie despotique à une monarchie élue.

La monarchie belge par opposition à la monarchie néerlandaise d'avant 1830

ou

Léopold I°, un Roi élu.

Le Congrès National se réunit pour la première fois le 10 novembre 1830 et reprit la mission législative entamée par le gouvernement provisoire. Ses tâches principales étaient:

  • La rédaction définitive de la nouvelle Constitution du pays
  • L’élection du Chef de l’Etat.

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Le Congrès National restera en fonction jusqu’à la prestation de serment du premier roi des Belges.

Le 18 novembre, il proclame à son tour l’indépendance du peuple belge

Le 22 novembre, il se prononce pour un régime de monarchie constitutionnelle représentative sous un chef héréditaire car celle-ci est la seule susceptible d’être acceptée par les grandes puissances européennes.

Le 24 novembre, le Congrès exclut à perpétuité les membres de la Maison d’Orange-Nassau du trône de Belgique.

Le 26 juin 1831, Léopold de Saxe-Cobourg Gotha fut, en réalité, élu premier roi des Belges par le Congrès national.

Il fut " couronné" le 21 juillet 1831.

Le terme "couronné" n'est pas correct en ce qui concerne la monarchie belge. Contrairement à d'autres monarchies, même actuellement, le Roi entre en fonction du fait de sa prestation de serment. Aucun signe distinctif ne lui est remis: ni couronne, ni sceptre, ni manteau d'hermine. A notre quand même, le fait que le nouveau Roi est revêtu d'un uniforme militaire du plus haut grade...C'est finalement le seul signe distinctif.

Le choix de Léopold I° répondait à diverses motivations: un passé militaire prestigieux, ses liens de parenté avec la famille royale d'Angleterre ( Veuf de la princesse royale Charlotte d'Angleterre ), son ascendance familiale allemande...

Le Congrès National  avait d'abord songé au fils de LOUIS-PHILIPPE, Roi des Français. Pour ne pas irriter les Anglais, ils se décidèrent pour Léopold de Saxe-Cobourg, prince allemand et luthérien de 41 ans. 

Tout cela rassure les puissances entourant la Belgique nouvelle.

En février 1830, des hommes d’Etat anglais lui avaient proposé le trône de la Grèce qui venait de s’affranchir de la domination turque. L’opération ne lui semblant pas suffisamment fiable, il avait refusé.

Choisi par la bourgeoisie, Léopold Ier devient également le principal actionnaire de la Société générale de Belgique, la première société du pays chargée de l'équipement public.

Contrairement à l'évolution historique des autres monarchies européennes, la constitution belge et son état de droit n'était pas le fait d'une grâce royale. Elle n'avait pas non plus été arrachée à la monarchie en place. 

Elle était le fait des révolutionnaires de 1830 et du Congrès National, soit en fait de la bourgeoisie. 

Pour devenir Roi et instaurer la dynastie, le premier Roi n'eut d'autre choix que d'y jurer fidélité.

On rapporte d'ailleurs qu'il n'en fut pas très heureux: il accepta à la condition que soit réglé le problème des frontières et des dettes de la Belgique. Il obtient de la conférence de Londres le traité des Dix-Huit Articles, accepté par le congrès le 9 juillet 1831. 

Aux négociateurs belges, il aurait eut ces mots: " Messieurs, vous avez durement traité la royauté, qui n’était pas là pour se défendre. Votre charte est bien démocratique; cependant, je crois qu’en y mettant de la bonne volonté de part et d’autre, on peut encore marcher.”

En effet, à l'époque du régime hollandais, il n'y avait pas de séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif, les ministres n'étaient pas responsables devant les Etats-généraux mais seulement devant le Roi, le Roi conservait la maîtrise de toute une série d'attributions telles que la politique étrangère.

Enfin, contrairement à ce qui a été dit souvent lors de l'abdication du Roi Albert II, quand un Roi abdique, il n'abdique pas en faveur de .... Il abdique simplement, la succession est définie par les articles de la Constitution.

Les compétences politiques du souverain sont regroupées dans le chapitre 3 de la Constitution et sont explicitées en même temps que celles du gouvernement.