25/07/2016

AWANS, 21 juillet 2016:Discours du Bourgmestre.

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Discours du Bourgmestre le 21 juillet 2016

Mesdames et Messieurs, membres des Conseil communal et CPAS,

Messieurs les représentants des forces de l’ordre,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Associations patriotiques,

Chers concitoyens, Chères concitoyennes,

 

Il est temps que la population retrouve confiance dans les Institutions ! En ce 21 juillet, c’est en ces termes que je souhaiterais entamer mon discours. N’avez-vous pas été interpellés, voire choqués par les sifflets de la foule, à l’arrivée, à Nice, du 1er ministre du grand pays qu’est la France, pour rendre hommage aux victimes de ce nouvel attentat, France connue pour ses valeurs républicaines, ? Et dans la foulée, les applaudissements en faveur des corps constituant les services de secours ?

La question se pose : Les secours comme toute autre émanation publique ne constituent-ils pas la prolongation naturelle des décisions prises par l’autorité qui incarne, elle, les Institutions ?

La réconciliation entre les citoyens et ceux qui les gouvernent est, à mon sens, une des clés qui permettrait, à notre pays aussi, de se rassembler autour des valeurs qui sont universelles et nôtres, et que je n’hésite pas à associer à ce jour anniversaire de prestation royale de Léopold 1er.

 

L’actualité va pourtant à contre sens. En Turquie, aux frontières de l’UE, les traits d’ATATÜRK se font moins sûrs. La purge opportuniste, semble-t-il, d’un parti s’appuyant sur les masses populaires a cours. Demain, que restera-t-il du bel équilibre de ce pays dont la marche suivait le courant européen ? Qu’adviendra-t-il de cette puissance, vidée de sa population éclairée par les lumières turques du 19ème siècle ? Un Moyen-Orient décidément déchiré entre le choix de la soumission à la loi de Dieu ou du pouvoir militaire.

 

Pour en revenir à la France, je vois la réponse apportée par le gouvernement et son appel à former des bataillons de citoyens aux frontières non pas comme un appel à la défense des valeurs sociétales ou à la réconciliation mais plutôt comme un aveu d’incompréhension.

En Angleterre, on assiste aux démissions en règle des porteurs du repli sur soi, des responsables qui n’ont pas hésité à piétiner le contrat économique et social de l’UE, partant, de ses valeurs.

Chez nous, la sortie des plus hautes autorités judiciaires, souvenez-vous, contre les projets d’un gouvernement me font tressaillir, lorsque l’état est qualifié de voyou.

 

Fédérer les énergies autour de notre projet démocratique, pour une société moderne en quête du bien-être pour tous, comme l’a rappelé le Roi Philippe dans son allocution, et rappeler le travail qui est fait pour y aboutir, sont incontournables en ces temps de crise. A la fois, se tourner vers la jeunesse de notre pays et lui donner un avenir. Travailler à une intégration des populations accueillies étrangères à nos modes de vie.

La laïcité ou neutralité de l’Etat, sans détour, pour une juxtaposition des courants philosophiques et religieux. Ou encore s’employer à assurer la paix sociale.

Tous des chantiers qui sont non seulement ceux des différents niveaux de pouvoir mais aussi notre obligation en tant que citoyen, qui a le devoir de s’ouvrir à l’autre. Et donc aujourd’hui, comme partout en Belgique, c’est avec beaucoup de plaisir que le Collège communal réunit tous ceux qui s’engagent quotidiennement dans l’action citoyenne, porteurs des mêmes des valeurs que j’ai citées pour célébrer la fête nationale. Cette année, la fête nationale a un goût particulier. Elle revêt l’envie de se tourner vers son vis-à-vis et d’échanger, en toute liberté, en toute tranquillité.

Je vous propose donc de nous retrouver à l’Administration communale et d’échanger, librement.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

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