26/06/2016

Mémoire, lieux de mémoire, commémoration et les écoles.

Les commémorations, le lieux de mémoire et les écoles.

 

Les écoles sont invitées à s'associer aux principales commémorations nationales qui ont lieu durant l'année scolaire. Lors de ces temps forts, des actions peuvent être mises en œuvre avec les communes, les associations patriotiques, les associations de mémoire, les mémoriaux, les musées, etc.

 

La FNC "AWANS-BIERSET" persévère dans son volonté de perpétuer les manifestations adressées aux écoles. Nous estimons qu'il est plus utile d'organiser quelques hommages aux Monuments aux Morts en y associant les écoles que de remettre sur pied une relais sacré qui consisterait en une visite rapide à une série de Monuments aux Morts.

C'est pourquoi, nous avons étendu notre rayon d'action: aux écoles de BIERSET, FOOZ et AWANS, nous avons ajouté celles de VELROUX et de GRÂCE-HOLLOGNE. Les bourgmestres et échevins des deux communes rehaussent de leur présence.

Ces journées offrent l'occasion aux enseignants de sensibiliser, dans le cadre des programmes, les élèves à des thématiques citoyennes.

 

Certaines commémorations coïncidant avec un jour férié, ces actions pédagogiques sont menées dans les jours qui précèdent ou les jours qui suivent. Nos invitations aux Monuments constituent un bon moyen. mais il serait important que les parents qui peuvent se libérer puissent y assister.

 

Parmi ces commémorations, on notera :

 

Le 11 novembre (jour férié) : commémoration de l'armistice de 1918

 

L'Armistice de la première guerre mondiale signé entre les Alliés et l'Allemagne est commémoré en Belgique le 11 novembre. Des cérémonies sont organisées dans chaque commune en hommage aux combattants et aux victimes de la guerre.

 

La vie des combattants morts pour la Patrie de même que le patrimoine artistique et littéraire lié à la guerre, à la résistance, peuvent être étudiés en classe. Ce travail doit être fait dans le but de souligner que la mémoire des deux grands conflits mondiaux contribue à la construction d'une Europe fondée sur la tolérance et la paix.

 

Le 8 mai (jour ouvré) : commémoration de la victoire de 1945.

 

Dès 1946, on commémore la victoire militaire remportée par les armées alliées, mettant fin à la Seconde guerre mondiale en Europe, officialisée par la signature de l'acte de capitulation du Troisième Reich, le 8 mai 1945 à Berlin.

En Belgique, contrairement à la France, la date du 8 mai n'a pas obtenu le caractère férié. Cette journée est l'occasion de rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont lutté contre la barbarie du régime hitlérien et à toutes les victimes.

 

Les lieux de mémoire.

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La Belgique, et plus particulièrement notre région, possède un important patrimoine historique.

Les grands sites de mémoire, tels que les Forts de LIEGE, les tranchées de la Première Guerre mondiale, les camps d'internement ( Forts de HUY et de BREENDONK ), ainsi que les nombreux musées d'histoire, mémoriaux et nécropoles nationales ( Fort de LONCIN ) témoignent que le 20° siècle fut un siècle de conflits.d'un siècle de conflits.

 

A AWANS, plus modestement, nous avons, dans la campagne de FOOZ la stèle LAMMENS.

 

Mémoire et histoire.

 

La mémoire est la présence sélective et émotionnelle des souvenirs du passé dans la société ou, plus précisément, dans chaque groupe de la société. Elle est donc souvent multiple et parfois diverse, voire conflictuelle. En tout cas, il peut y avoir une rivalité des mémoires.

 

Chaque groupe concerné par des événements douloureux a sa propre propre interprétation du passé. Ainsi la mémoire des prisonniers politiques est différente de la mémoire des prisonniers de guerre et de celle des déportés. Ces différentes visions peuvent s'opposer. On constate que certaines mémoires se sont estompées: ainsi on a souvent tendance à parler surtout des prisonniers politiques plutôt que des prisonniers de guerre. On continue à visiter les camps de prisonniers politiques lors que les camps de prisonniers de guerre n'existent plus. Les films parlant des prisonniers de guerre sont plutôt des films comiques...La mémoire des familles juives est encore toute différente. On a magnifié la résistance, à juste titre, mais on a un peu oublié les prisonniers de guerre. On doit donc parler de "mémoires" et non de "mémoire". On parle de la Résistance...mais on ne parle plus beaucoup de la collaboration.

 

Cela, c'est la mémoire. L'histoire, elle, a pour vocation de restituer le passé d'une manière la plus objective possible. Elle s'appuie sur une étude critique des sources (écrites, orales, archéologiques, etc.).

 

Ainsi mémoires et histoire ont des approches différentes quant au type de recherches concernant le passé.

 

Les mémoires veulent rétablir des souvenirs, rétablir des vérités, "sauver de l'oubli" alors que l'histoire veut comprendre et expliquer le passé.

 

Pourtant, il doit exister de nombreux liens et interactions entre les deux. c'est primordial.

 

 

 

19:25 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

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