03/05/2016

Petit historique de la FNC.

 

 

Petit historique de la FNC.

 

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Le retour des Combattants fut difficile et leur réinsertion pas toujours aisée. Sans compter les drames familiaux inévitables qu'on a toujours préféré ne pas évoquer.

 

On ne peut envisager cette réinsertion sans parler des associations d'anciens combattants et plus particulièrement de la FNC.

 

Fin 1918, il y avait 327000 démobilisés. La FNC, créée en 1919, présentait un profil plutôt ‘social’ que ‘national’. La majorité des démobilisés étaient fort désargentés, ce qui explique ce choix. La FNC s'adressa en priorité, pour ne pas dire exclusivement, aux appelés. La FNC était aussi "généraliste", elle s'adressait sans distinction à tous les anciens participants à la guerre. C'est un caractère qu'elle a renouvelé après 1945 et conservé jusqu'à ce jour.

 

La FNC, était largement majoritaire sans être monopolistique. Sur les 327000 démobilisés, 198000 y adhérèrent. Il y eut d'autres associations comme la FNPG avec 10390 membres (anciens prisonniers), ou comme les fraternelles de certaines unités. Il y eut aussi des groupements locaux autonomes. Mais 20% des Combattants ne s'affilièrent nulle part.

 

Le caractère populaire, généraliste et politiquement neutre de la FNC suscita des controverses et des concurrences. On eut l'Association des Officiers de la Campagne 14-18 (AOC). A l'époque, les officiers étaient issus de la bourgeoisie et de l'aristocratie. Ni les appelés, ni eux ne se sentaient à l'aise dans les mêmes associations. On vit aussi une association des " écrivains anciens combattants". Aucune des deux ne fut, en fait, une "concurrente".

 

Les vraies "concurrences" arrivèrent ensuite. Deux mouvements reprochèrent à la FNC son neutralisme politique: la Confédération des Combattants catholiques (CCC) et les Anciens Combattants Socialistes (ACS). Ces deux associations ont disparu.

 

Reprochant à la FNC d'être trop tournée vers des préoccupations sociales, une association belgicaine, revancharde, politiquement (territorialement) revendicatrice, vit le jour: l’Association nationale des Combattants (ANC). Elle finit aussi par disparaître.

 

Plus inquiétante, fut la percée, des Vlaamse Oud-Strijders (VOS), sur une base linguistique, pour la défense des ex-soldats flamands "commandés (et humiliés ?) dans les tranchées par des officiers francophones".

 

En 1928, apparition de l'Union des Fraternelles de l’Armée de Campagne (UFAC), aspirant à s’ériger en mouvement unique. Vers 1930, elle disait avoir 35.000 adhérents. Ce fut la plus dangereuse pour la FNC. Mais elle eut progressivement des accointances avec l'extrême-droite. DEGRELLE tenta des contacts mais qui ne furent jamais être concrétisés. Après la capitulation de 1940, elle eut des prises de position équivoques mais sans rejoindre DEGRELLE, elle resta patriote Elle appela à la résistance mais avec des prises de position politiques ambigües. Après, elle tomba en léthargie.

 

Après 1945, la FNC s'élargit à toutes les personnes impliqués dans la Guerre 40-45: les combattants des 18 jours, les prisonniers, les déportés, les réfractaires, les résistants, les veuves, les volontaires, les sympathisants...En 1950, la Fédération comptait 190.000 membres. On ne doit pas nier qu'il y eut des conflits, surtout au sommet, mais parfois aussi localement, entre la FNC et la FNAPG.

 

Actuellement, la FNC compte encore plus de 13000 membres. C'est l'association à la fois la plus nombreuse mais aussi la mieux répartie nationalement.

 

C'est également celle qui a, malgré tout, le mieux réussi à assurer sa pérennité malgré la disparition progressive des anciens. C'est elle qui a le mieux inséré les sympathisants. De sorte que des sections subsistent encore, même en l'absence de tout ancien.

 

Les membres sympathisants ont été placés sur le même pied que les membres effectifs. Ce qui garantit la pérennité de l'association. C'est pourquoi il importe de maintenir l'indépendance et l'existence des sections.

 

Les sections doivent collaborer avec les autres mouvements mais il faut éviter de se dissoudre dans des regroupements locaux alors que ce travail de regroupement devrait être précisément le rôle de la FNC.

 

L'atout principal des sections FNC est d'être le fruit d'une histoire, d'avoir un répondant national, de disposer de groupements régionaux qui sont autant de communautés. Se dissoudre localement dans un groupement sans historique, sans répondant national ou régional, c'est se condamner à perdre son identité. L'expérience nous montre que c'est souvent se condamner à la disparition.

 

 

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