31/01/2016

Monuments commémoratifs de type "Rocher "

Monuments commémoratifs de type "Rocher"

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En 1975, la FNC et la FNAPG d'AWANS-BIERSET ont fait installer deux Monuments de "Type Rocher" à l'occasion du 30° anniversaire de la Libération des camps:

* le premier ( photo ci-dessus ) à l'entrée de la partie nouvelle du cimetière d'AWANS,

* le second au cimetière de FOOZ, près du columbarium.

S'agissait-il d'une "mode" à l'époque ?

D'autres monuments du souvenir de ce type ont-ils été élevés à cette occasion ou est-ce une initiative locale ?

Nos archives étant incomplètes, il ne nous est pas possible de connaître les motifs de ce choix ?

D'autres mémoriaux de ce type existent-ils, érigés pour commémorer d'autres événements ou comme Monuments aux Morts ?

Nous serions désireux d'en savoir plus et d'obtenir des photos.

A adresser à l'adresse e-mail suivante: pierrebeaujean@hotmail.com.

 

29/01/2016

Décès de Jean LEKEU d'OUPEYE

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14:01 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/01/2016

LIEGE, CITE MIROIR: Les migrants, Conférence-Débat le 02 février 2016.

Rencontre-débat:

"Migrants d'hier, migrants d'aujourd'hui, quel avenir en Belgique?"

Un échange autour de la question de l'immigration avec des représentants des principaux partis politiques

 Mardi 02 Février 2016 - 19:30

Lieu: Cité MIROIR à LIEGE

Espace Francisco Ferrer

Place Xavier Neujean, 22 - 4000 Liège 

Entrée libre sans réservation !

Une organisation du Comité de soutien aux sans papiers de Liège, de la Voix des Sans Papiers de Liège et du Centre d’Action Laïque de la Province de Liège asbl.

Le débat sera introduit par Marco Martiniello, directeur du CEDEM - Université de Liège.

Ensuite deux questions seront adressées aux représentants des partis politiques ( PS, CDH, MR, ECOLO, PTB, VEGA ):

 

- Quels sont vos positionnements en matière de politique d’asile ? 
- Que répondez-vous à la revendication de la régularisation des sans-papiers ?

 

Participants:

 

Pour le PS, Julie Fernandez, députée fédérale et échevine à Liège
Pour le CDH, Vanessa Matz, députée fédérale et conseillère communale à Aywaille
Pour le MR, Maxime Bourlet, Président du CPAS d'Awans
Pour ECOLO, Muriel Gerkens, députée fédérale, et Guy Krettels, conseiller communal à Liège
Pour le PTB, Damien Robert, conseiller communal à Seraing
Pour VEGA, François Schreuer, conseiller communal à Liège

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Réfugiés espagnols avant-guerre.

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Réfugiés hongrois en 1956.

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Afflux de migrants en 2016.

 

 

19:27 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/01/2016

UCIMONT: plaque commémorative.

UCIMONT

( Commune de BOUILLON )

La plaque commémorative.

UCIMONT, ou plus exactement UCIMONT-BOTASSART était une commune autonome jusqu'à la fusion de 1976. 

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C'est actuellement une section de la commune de BOUILLON.

Au mur de façade de l'église, à gauche de la porte d'entrée, a été apposée une plaque commémorative dédiée aux victimes de 14-18 et de 40-45. 

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Il s'agit donc, manifestement, d'une plaque relativement récente. En tout cas postérieure à la seconde guerre.

Existait-il auparavant un autre mémorial ?

Aucune indication de noms ne figure sur cette plaque.

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17:31 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/01/2016

Monuments aux Morts pacifistes. Un Monument longtemps contesté, celui de GENTIOUX.

Un Monument pacifiste longtemps contesté:

celui de GENTIOUX.

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GENTIOUX-PIGEROLLES est situé dans le département de la CREUSE. GENTIOUIX compte 407 habitants. En 1911, à la veille de la guerre, ils étaient 1109.

 

Les communes de GENTIOUX et de PIGEROLLES ont fusionné en 1972, mais il existe toujours deux mairies et deux monuments aux morts. Celui de PIGEROLLES est traditionnel, tandis que celui de GENTIOUX mérite plus d'attention. Ce Monument aux Morts est un monument pacifiste.

 

On peut le comparer avec deux Monuments aux Morts de chez nous: AWANS où l'on voit, en statue, deux enfants abordant avec respect le Monument et BEAUFAYS où l'on voit, aussi en statue devant le Monument, un vieux paysan tenant, d'une main, une faux meurtrière représentant "la guerre tueuse d'hommes" et expliquant à un jeune garçon la signification du Monument.

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Donc, dans ces deux cas, il n'y a aucune signification triomphaliste ou revancharde. A noter quand même que, pour BEAUFAYS, la commune fit planter, en 1930, un hêtre, baptisé "Arbre de la Liberté" à l'occasion du centenaire de l'Indépendance. Ensuite on ajouta la sculpture représentant un paysan tenant, d'une main, une faulx meurtrière représentant "la guerre tueuse d'hommes". On a donc voulu, longtemps après l'érection du Monument ( en 1919 ), lui donner une signification, la dénonciation de la guerre.

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Cependant, plusieurs éléments distinguent le Monument aux Morts de GENTIOUX par rapport aux deux exemples pacifistes belges que l'on vient de citer:

* l'inscription « Maudite soit la guerre » sous la liste des victimes. Cette phrase montre la dénonciation de la guerre qui a coûté à la france 1,3 millions morts.

* un orphelin statufié, représenté le poing levé au pied du Monument. Plutôt qu'un appel au pacifisme et qu'un honneur rendu aux victimes de la guerre, c'est un signe de révolte. Nous sommes en tout cas loin de l'attitude respectueuse des Monuments d'AWANS et de BEAUFAYS.

* et aussi le nombre de victimes: 58 en 14-18 ! A comparer avec le nombre plus réduit chez nous alors qu'il s'agissait de villages pas tellement différents, de gros bourgs ruraux. Pour AWANS, il y a huit victimes dont une civile et un mort en 1921. Pour BEAUFAYS, il y a quatre noms dont un mort en captivité.

 

Le Monument aux Morts de GENTIOUIX fut érigé en 1922. Mais il suscita tant de polémiques qu'il ne fut inauguré qu'en 1985. Il paraît, mais c'est vraisemblable, que les soldats du camp militaire voisin avaient ordre de détourner la tête lorsqu'ils passaient devant ce Monument.

 

Et encore, l'inauguration de 1985 n'est pas vraiment une inauguration officielle. Elle se déroula presque "par surprise". Quelques jours après l'inauguration d'une gendarmerie des officiers furent amenés à assister au dépôt d'une gerbe devant ce monument.

 

En 1989, le Préfet de la CREUSE proposa de l'inaugurer vraiment officiellement à condition que la phrase contestée soit recouverte d'une plaque portant "Gloire aux enfants de GENTIOUX morts pour la France". Ce que le conseil municipal refusa tout net.

 

Il est malgré tout classé Monument historique et la plaque Maudite soit la guerre est déclarée inamovible depuis le 9 février 1990.

 

Ce que l'on comprend difficilement c'est le fait que la mention litigieuse " Maudite soit la guerre " figure aussi sur un autre Monument, celui d'EQUEURDREVILLE dans le département de La Manche sans que là-bas cela ait suscité autant de polémiques. Il fut inauguré officiellement en 1932. 

Comprenne qui pourra ! 

Ce qui heurta peut-être, c'est probablement davantage l'attitude de révolte du jeune garçon statufié que le phrase elle-même. Et l'attitude bureaucratique de la Préfecture qui n'a jamais voulu remettre en cause le refus de l'inauguration officielle.

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24/01/2016

Dernière lettre d'un " poilu " à son épouse.

Verdun,
Le 18 mars 1916,


Ma chérie,

 
Je t'écris pour te dire que je ne reviendrai pas de la guerre. S'il te plaît, ne pleure pas, sois forte. Le dernier assaut m'a coûté mon pied gauche et ma blessure s'est infectée. Les médecins disent qu'il ne me reste que quelques jours à vivre. Quand cette lettre te parviendra, je serai peut-être déjà mort. Je vais te raconter comment j'ai été blessé.


Il y a trois jours, nos généraux nous ont ordonné d'attaquer. Ce fut une boucherie absolument inutile. Au début, nous étions vingt mille. Après avoir passé les barbelés, nous n'étions plus que quinze mille environ. C'est à ce moment-là que je fus touché. Un obus tomba pas très loin de moi et un morceau m'arracha le pied gauche. Je perdis connaissance et je ne me réveillai qu'un jour plus tard, dans une tente d'infirmerie. Plus tard, j'appris que parmi les vingt mille soldats qui étaient partis à l'assaut, seuls cinq mille avaient pu survivre grâce à un repli demandé par le Général Pétain.
Dans ta dernière lettre, tu m'as dit que tu étais enceinte depuis ma permission d'il y a deux mois. Quand notre enfant naîtra, tu lui diras que son père est mort en héros pour la France. Et surtout, fais en sorte à ce qu'il n'aille jamais dans l'armée pour qu'il ne meure pas bêtement comme moi.


Je t'aime, j'espère qu'on se reverra dans un autre monde, je te remercie pour tous les merveilleux moments que tu m'as fait passer, je t'aimerai toujours.
Adieu
Soldat Charles Guinant

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Walther RATHENAU ou une plongée dans la difficile intégration des juifs allemands ( début XX° siècle ).

 

L'Affaire RATHENAU

ou

Les tréfonds de l'antisémitisme en Allemagne

au début du XX° siècle.

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Walther RATHENAU, né le 29 septembre 1867 à BERLIN et y assassiné mort le 24 juin 1922, était issu d'une famille juive, de la haute bourgeoisie allemande. Son père, Emil RATHENAU avait fondé AEG. C'était un magnat de l'électricité.

 

Bien qu'il se reconnaisse clairement d'ascendance juive, il se présente comme l'exemple d'une assimilation culturelle et nationale réussie. Ainsi, il affirme « seul du sang allemand coule en moi ». Affirmation qui semble signifier, pour lui, qu'il n'y a aucune différence entre un allemand d'origine juive et les autres, si ce n'est une différence de religion.

 

Il fit ses études à la faculté des Sciences de BERLIN et de STRASBOURG ( dans un département annexé après 1871 ).

 

Personnalité importante de l’histoire allemande du début du xxe siècle, il mena une vie intellectuelle très active, participant à la rédaction de la revue Die Zukunft. Il se fait remarque par ses positions prenant le contre-pied du sionisme, y opposant des thèses intégrationnistes. En rétrospective, il a écrit de sa jeunesse:

"Dans les premières années de tous les Juifs allemands, il y a un moment douloureux quand il se souvient de sa vie: quand pour la première fois il est pleinement conscient qu'il a démissionné en tant que citoyen de seconde classe dans le monde...  ".

D'autre part, il devient un collaborateur officieux du gouvernement impérial, participant à des voyages d'études dans le Sud-Ouest africain, là où l'Allemagne tentait d'installer son Empire colonial.

 

Arrive la première guerre mondiale, il se déclare ardent partisan de la politique impériale. Engagé en politique, il soutient les opérations d'agression sans équivoque et apparemment sans état d'âme !

 

Et ce ne fut pas une simple attitude intellectuelle, il prit une part active. En 1914, il est nommé, Directeur de l'Office des matières premières. Il est le Chef du Département de matières premières de la guerre (KRA) au ministère prussien de la Guerre. En fait, il dirige toute la guerre économique. Au début de la guerre, il souligne la nécessité de la distribution organisée des produits de base.

 

Il inspire la politique du Chancelier. Préjugeant de la victoire finale, il élabore un plan d'une Europe centrale dominée par l'Empire allemand. Il défend aussi l'idée d'une union douanière qui engloberait le Reich, l'Autriche-Hongrie et aussi, curieusement, la France.

 

Vers la fin de la guerre, quand les choses commencent à tourner mal, il lance un appel à la "guerre totale" au printemps 1918. En octobre 1918 il prend fermement position contre la proposition d'armistice et réclame la levée en masse.

 

Mais, dans le même temps, il souhaite une révision constitutionnelle instituant autour de la monarchie un système bicaméraliste,où les membres de la seconde chambre seraient nommés ou membres de droit. La représentation démocratique n'aurait donc existé que pour la première chambre, système plus ou moins semblable au système anglais.

 

Une fois l'Armistice signé et l'Empire renversé, il choisit de soutenir les institutions de la République de Weimar. Il en fut Ministre de la Reconstruction en 1921 et Ministre des Affaires étrangères en 1922. Toujours, apparemment sans état d'âme.

 

Comme Ministre des Affaires Etrangères, il négocie le Traité de Rapallo avec les représentants soviétiques  RAKOVSKY et JOFFE. Du point de vue allemand, il obtient deux résultats positifs: la dette de guerre est effacée et la république de Weimar peut contourner les stipulations des traités de paix (entraînement de troupes allemandes sur le territoire soviétique).

 

Pourtant c'est ce qui lui sera reproché. Il devient la cible de l'extrême-droite pour trois raisons: en tant que juif, que partisan de la république de Weimar et signataire d'un traité avec un État communiste.

 

En fait, ce qu'il veut, c'est s'opposer au chaos provoqué en, Allemagne aussi bien par les révolutionnaires d'extrême-gauche que par les agitateurs d'extrême-droite.

 

Son attitude continue à être ambiguë. Et il ne faudrait pas que, par réaction contre l'extrême-droite, on "sanctifie" en quelque sorte RATHENAU. Nous disons ci-après pourquoi.

 

Sur le plan économique, il préconise la mise en place d'une économie corporative fondée sur des chambres de métiers et d'industrie. Théorie que l'on retrouvera appliquée dans les régimes fascistes et inspirant indirectement la pensée économique nazie. Il est parmi ceux qui glorifieront le « germanisme vrai » dont il souhaite le retour. En 1919,il critique le régime parlementaire. Dans un livre, L'État nouveau, il suggère la mise en place de conseils. Et, bien qu'il soit Ministre, il critique souvent avec force la décomposition de la République de Weimar.

 

Attitude ambiguë car dans le même temps, il s'oppose aux désordres provoqués par les FREIKORPS ( Corps francs ) qui espèrent construire une nouvelle société sur les ruines de la guerre de 14-18. Les Feikorps étaient des milices formées par d’anciens officiers à la retraite, assimilés aux nombreux groupements d'extrême-droite nés après l'armistice. Ils recrutent essentiellement parmi les officiers et sous-officiers qui envisagent un retour difficile à la vie civile, et les aventuriers et les laissés pour compte, déclassés, marginaux, chômeurs...

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Tout ceci a suffisamment montré qu'il se voulait véritablement allemand. Le terme de "Juif assimilé" ne peut même pas lui être attribué: il se sent allemand à 100%. Il est cependant la cible privilégiée des discours antisémites.

 

C'était devenu intenable et RATHENAU fut assassiné par l'Organisation Consul, en 1922 et non en 1920 comme on le trouve parfois écrit.

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L'Organisation Consul (O C) fut une organisation terroriste nationaliste active durant la républque de Weimar, créée en 1920 et organisée en société secrète. L'organisation avait des ramifications dans toute l'Allemagne et compta jusqu'à 5 000 membres. Interdite en 1922,après l'assassinat de RATHENAU, elle réapparut sous la forme du Bund Wiking. Sous le Troisième Reich, ses membres furent honorés comme des « héros de la résistance nationale » (Helden des nationalen Widerstandes). C'est aussi cette organisation qui assassina le ministre Matthias ERZBERGER.

 

Un million de personnes assistèrent aux funérailles de RATHENAU. Dans un journal berlinois, on lit: « Le directeur d'une des plus grandes entreprises du monde a été tué et des ouvriers communistes sont venus pleurer sur sa tombe et maudire ses meurtriers."

 

L'assassinat de RATHENAU faisait partie d'une stratégie de l'escalade terroriste en vue de déclencher une guerre civile, de provoquer la chute du gouvernement et de susciter le soulèvement des extrêmistes de gauche. Ils auraient été le recours.



Parmi les assassins, le plus connu fut l'écrivain Ernst von SALOMON. Il fut condamné à cinq ans d'emprisonnement.

Les nazis ont exprimé leur solidarité avec les assassins et organisé le 17 Juillet 1933 une cérémonie au cours de laquelle Hitler fit un geste hautement symbolique en honorant publiquement les assassins de RATHENAU. La mémoire de RATHENAU a été mise à néant démonstrativement, la plaque sur le site de son assassinat a été retirée.

 

En 1946, le Parti libéral-démocrate d'Allemagne a fait ériger une pierre commémorative dans la Koenigsallee à Berlin-Grunewald.

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