24/11/2015

Camps d'entraînement belges en FRANCE, en 14-18.

 

1914-1918 :

 

L'Armée Belge s'entraîne en FRANCE.

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Après la stabilisation du Front derrière l’Yser, des camps d’entraînement furent organisés pour les soldats belges en FRNCE: dans le Nord, à Fécamp (mars 1917), à La Haye du Puits (mai 1915), à Auvours, Le Mailly (1916), à Honfleur, à Eu-Le Tréport...etc.

 

Pourquoi des camps d'entraînement ? Qui dit « entraînement » suppose automatiquement « nouvelles recrues ».  

 

Comment pouvait-il y avoir des recrues belges durant le conflit puisque la Belgique était quasiment occupée et que l'armée belge se trouvait, en fait, séparée du pays par l'armée allemande ? Quelle pouvait être l'origine de ces recrues ? Comment avaient-ils pu rejoindre l'armée belge ?

 

On peut citer trois possibilités.

 

Tout d'abord, la plus spectaculaire et la plus hasardeuse: la fuite vers les Pays-Bas et de là, l'Angleterre puis la France. Beaucoup de jeunes gens ont ainsi franchi, au péril de leur vie, la clôture électrifiée qui séparait la Belgique des pays-Bas.

 

Ensuite, pas mal de famille avaient fui devant l'envahisseur et s'étaient réfgugiées en France et en Angleterre. Les fils arrivés à l'âge de servir étaient appelés comme ils l'auraient été en Belgique. Suite à l’invasion allemande, une partie de la population belge s’était réfugiée en France, avec un gouvernement installé au Havre.

 

Des jeunes qui n'avaient jamais été militaires avaient suivi le mouvement de repli de l'armée. Comme ils avaient manifesté l'intention de s'engager, ils furent envoyés vers des centres d'instruction, des camps d'entraînement.

 

Nous prenons un cas particulier, celui d'Eu-Le Tréport. De nombreuses garnisons étaitent installées en "Seine-Inférieure". A titre d'exemple, citons aussi le cas de la ville de Honfleur, en octobre 1914. L'armée belge doit battre en retraite. 9 000 soldats belges débarquent alors, et s'installent dans la cité portuaire.

 

Aussi, le cas d' une garnison d’artilleurs à Eu-Le Tréport: les hôtels et villas sont réquisitionnés afin d'héberger des réfugiés du Nord de la France et de Belgique, ainsi que les combattants blessés. L'armée belge y installe un camp d'entraînement.

 

On en retrouve des traces dans les cimetières. A Eu, au cimetière communal, 39 tombes; Au Tréport, au cimetière communal, 1 tombe. Ils sont enterrés dans le carré franco-belge du cimetière communal.

 

La présence d’une tombe de soldat belge s’explique par le décès de ce combattant dans un camp d’entraînement ou de rééducation, dans un hôpital ou une maison de convalescence, voire dans une ambulance lors d’un transport.

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