12/11/2015

Discours du 11 novembre 2015.

                                               COMMEMORATION DE L'ARMISTICE:

 

                                  11 NOVEMBRE 2015.

Ci-dessous, le discours prononcé à l'occasion de la commémoration de l'Armistice lors de la cérémonie de l'Oeuvre des Postiers Liégeois et lors de la commémoration à AWANS et BIERSET.

 

Monument AWANS.jpg

 

Discours du 11 novembre 2015.


Il y a 97 ans, prenait fin la 1ère guerre mondiale. 97 ans, c
ela parait déjà bien lointain pour nous. Que dire alors des jeunes gens et des enfants ! Non seulement, les derniers combattants ont disparu, mais, contrairement à nous, les jeunes ne trouvent plus de parents, avec qui en parler, ayant connu cette époque . En effet, les enfants de 1914 auraient maintenant plus de 100 ans.

 

Pourtant, cette guerre, comme toutes celles qui l’ont suivie, doit demeurer ancrée dans nos mémoires. C'est le souvenir de nos parents qui y ont participé ou en ont subi les conséquences. « Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes et nous l’avons fait ». Cette citation de Maurice GENEVOIX peut paraître lapidaire, pourtant elle résume tout.

 

Nous sommes tous ici réunis davantage pour honorer notre devoir de mémoire que pour célébrer une victoire. En fait de victoire, on doit plutôt parler d'amère victoire ! Comment parler de victoire à fêter lorsque l’on dénombre, fin 1918, plus de 8 millions de morts et 6 millions d’invalides ? Voilà pourquoi, il est très important que les enfants des écoles contribuent à entretenir cette mémoire. C'est un des buts poursuivis par notre section FNC. Nous sommes suivis par les directions de nos écoles. Qu'elles en soient remerciées !

 

Bien que portant à jamais les séquelles, physiques et morales, de cette guerre, ceux qui eurent la chance d’en revenir s’écrièrent ensemble : « Plus jamais ça ! ». Malheureusement, tous ces sacrifices n’empêchèrent pas, 22 ans plus tard, le déclenchement de la seconde guerre mondiale, encore plus meurtrière et plus dévastatrice.

 

Hélas, sont donc bien pertinentes les paroles du philosophe allemand HEGEL, en 1822:

«  On dit aux gouvernants, aux hommes d'Etat, aux peuples de s'instruire principalement par l'expérience de l'histoire. Mais ce qu'enseignent l'expérience et l'histoire, c'est que peuples et gouvernements n'ont jamais rien appris de l'histoire... »

 

Qu'à cela ne tienne, notre responsabilité est de rappeler inlassablement aux jeunes générations que ce conflit est né de l’exacerbation des nationalismes. Le nationalisme est l'ennemi du patriotisme; c'est l’une des plus terribles folies auxquelles sont exposés les peuples. Nous ne pouvons pas déroger à notre obligation morale de continuer, inlassablement, à œuvrer pour empêcher qu'on attise à nouveau les braises qui malheureusement couvent encore sous la cendre: la montée des nationalismes et des communautarismes.

 

C’est pourquoi si, d'une part, nous devons honorer tous ces combattants et nous recueillir devant toutes les victimes des deux guerres, nous devons, par ailleurs, manifester notre volonté en faveur de la Paix, en faveur des droits de l’Homme, de l’amitié et de la solidarité entre les peuples.

 

Hélas, les paroles de HEGEL sont restées inaudibles. Malgré la création d'institutions internationales, malgré les souvenirs des combats atroces, malgré les mémoires torturées que nous partageons aujourd'hui, force est de constater que les guerres n'ont pas cessé durant le 20e siècle comme en ce début du 21e. Le monde demeure plus que jamais instable. Toutes les tensions ne sont pas disparues. C’est le cas au Proche et Moyen-orient, avec le conflit Israélo-Palestinien qui s'enlise, c’est le cas en Afghanistan, en Syrie, en Irak, en Afrique et dans d’autres régions du globe.

 

Chaque guerre tue encore dans le monde. Ces guerres lancent sur les routes, sur les mers, par delà les montagnes, des millions de réfugiés qui sont parqués derrière des murs, des grilles électrifiées, dans des bidonvilles, dans des centres de rétention. Chaque civil, chaque enfant, chaque femme, chaque homme qui meurt dans un bombardement, dans un attentat, dans un massacre ou une exécution ou qui doit fuir sa terre est une injure faite à la mémoire des victimes que nous honorons.

 

 

 

18:02 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

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