08/11/2015

Oeuvre des Postiers Liégeois: Hommage annuel aux postiers liégeois morts pour la Patrie.

Hommage aux Postiers liégeois morts pour la Patrie au cours des deux guerres.

Cet hommage annuel a été rendu ce dimanche 8 novembre 2015 à la Mairie de quartier d'ANGLEUR appelée " Château de Péralta"

Le Président, Pierre BEAUJEAN, a prononcé, deux discours, le premier à l'église, le second au château de Péralta, après le fleurissement du mémorial situé dans le hall.

Voici le discours prononcé à l'église:

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En novembre 1918, la guerre laissa derrière elle une Europe épuisée, ravagée, exsangue mais qui se berçait pourtant de l’espérance qu’il ne pourrait plus en éclater d’autres. C'était incontestablement pour les Combattant de retour chez eux, la « Der des Der ». Il ne faudra hélas que deux décennies pour que survienne un nouveau drame – plus épouvantable encore – dans lequel les rêves des pacifistes seront piétinés, et pour qu’une nouvelle génération soit jetée dans la tourmente.

 

« Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes et nous l’avons fait ». Cette citation de Maurice GENEVOIX peut paraître lapidaire mais elle résume tout.

 

Roland DORGELES lui fait écho, dans son roman « Les croix de bois »:« La guerre, je vois des ruines, de la boue, des files d’hommes fourbus,  des gendarmes aux aguets, des troncs d’arbres déchiquetés et des croix de bois, des croix, des croix. »

 

Malgré la création d'institutions internationales, malgré tous les souvenirs de combats atroces, malgré toutes les mémoires torturées que nous partageons aujourd'hui, nous sommes bien obligés de constater que les guerres n'ont pas cessé durant le 20e siècle ni en ce début du 21e. Le monde demeure plus que jamais instable. De la Mauritanie au Pakistan s'étend, depuis des décennies et peut-être encore pour des décennies, une bande de terre et de guerres,

 

L’histoire nous donne pourtant les moyens de penser l'avenir. Elle donne aussi les clés pour comprendre le présent. La mémoire devrait être un irremplaçable outil pour nous permettre d’accomplir notre démarche de citoyen et préparer un avenir de paix.

Mais on semble crier dans le désert ! Quand, enfin, l’Humanité se débarrassera-t-elle de la fatalité de la guerre, de la xénophobie, du nationalisme, des fanatismes et des égoïsmes meurtriers, de l'esprit de concurrence ? Mais aussi de la docilité, de l'acceptation servile du fait accompli ?

Je vous livre ici une pensée de Georges BERNANOS, à méditer:

« Je pense depuis longtemps déjà que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu,l'indignation qu'éveille la cruauté, ni même les représailles de la vengeance qu'elle s'attire...mais la docilité, l'absence de responsabilité de l'homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu'il y a de plus en plus d'hommes obéissants et dociles. »

 

18:44 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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