15/12/2014

Témoignage du phénomène religieux dans les tranchées.

Un petit ajout sur le phénomène religieux dans les tranchées.

Nous venons de parler du phénomène spirite. A cette occasion, nous avons dit que cet engouement semble être resté cantonné dans les familles, éloignées du front et sans contact avec leurs proches au front, dans les tranchées.

Nous avons aussi dit qu'il y avait eu un fort encadrement par l'aumônerie au front. Il faut aussi ajouter que, en 1914, l’armée, curieusement, ne disposait d'aucun brancardier de carrière. On dut donc s'appuyer sur les D.T.S.P. les « Dispensés du service en temps de paix ». Ceux-ci étaient constitués essentiellement de religieux et de séminaristes et aussi d'instituteurs. Ces curés, pasteurs ou séminaristes, parfois uniquement vêtus de leurs soutanes, suivirent l’armée en campagne  dans sa jusqu'à l'Yser. 

Cela, c'est pour la BELGIQUE. Pour l'armée française, on  estime qu’il y eut, durant toute la guerre, entre 800 et 1 000 aumôniers catholiques et environ 30 000 combattants qui étaient prêtres (19 000), séminaristes (4 000), religieux ou novices (7 000).  Quant aux pasteurs et rabbins, ils auraient été respectivement 68 et 23 aumôniers. 

Pris par l'angoisse et profondément choqués par la mort brutale et aveugle, par la mort de masse, les soldats ont souvent manifesté un appel vers le religieux.

Parfois de façon curieuse. En témoigne ce crucifix, témoin de l'artisanat des tranchées, fabriqué au départ de cartouches. 

Une certaine façon de détourner vers l'espérance des objets fabriqués pour la mort !

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18:56 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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