12/10/2014

Le Souvenir Français.

 

Le Souvenir Français

 

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La création du « Souvenir français » intervint après la guerre perdue de 1870 etl 'annexion de l'Alsace et de la Lorraine par l'Allemagne. En Alsace, une partie de la population marquait son attachement à la France par un culte aux militaires morts pour la France (entretien des tombes, offices religieux...). En Alsace, le 1° novembre, des jeunes filles en habit traditionnel alsacien déposaient des cocardes sur les tombes des victimes de leur commune.

 

En Alsace, après la défaite de 1871, un professeur, François-Xavier NIESSEN s'opposait publiquement à l’annexion de l'Alsace et de la Lorraine par l'Allemagne. Il voulait montrer l'attachement des Alsaciens-Lorrains à la France et maintenir en France le souvenir des provinces perdues. Dans son esprit, l'entretien des tombes serait l'instrument permettant de garder présent dans les esprits le souvenir des « Morts pour la France » de 1870. Cela devait aussi permettre de le sentiment de l'unité nationale. « Unité Nationale », dans son esprit, signifiait que l'Alsace et la Lorraine devaient toujours être considérées comme territoires français.

 

Le Allemands ne supportant plus son attitude, il fut « exilé » en France en 1887. « Exilé », est un terme qui ne convient pas très bien dans son cas puisque, pour lui la frontière était une création artificielle.

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C'est alors qu'il créa le « Souvenir français ». En 1888, le 7 mars, il appela les Français à rejoindre l’association. Le succès fut au rendez-vous. Le« Souvenir français » fut à l'origine du financement et de l'érection de monuments commémoratifs de la guerre de 1870 dans toute la France, y compris dans les territoire annexés par l'Allemagne.

De nombreuses plaques en fonte furent apposées dans les cimetières communaux ou dans les lieux publics avec une dédicace et parfois le nom des victimes furent financées par le Souvenir français.

Durant la guerre de 14-18, le « Souvenir français » put continuer son action en France non occupée. Une cinquantaine de monuments commémoratifs furent édifiés. IL s'attela, à la demande des familles, à la recherche des corps de soldats tués au combat. Enfin, il fut à la base de la création de près de 200 cimetières militaires et de 200 000 tombes. Les membres non mobilisés veillèrent aux sépultures et à l’accompagnement des familles des morts.

 

Toutefois, après la guerre, le « Souvenir français » ne put s’occuper seul des 1 700 000 morts.

C'est ainsi que le Service national des sépultures fut créé par la loi du 31 juillet 1920 prit en charge les cimetières militaires et les nécropoles nationales.

 

A l'heure actuelle, le « Souvenir français » continue son action. Le « Souvenir Français », c’est :

  • 130 000 tombes entretenues par an

  • la sauvegarde de sépultures en déshérence

  • la création de tombes de regroupement

  • plusieurs dizaines de monuments restaurés par an (stèles, monuments, mémoriaux…)

 

 

Il fonctionne, grâce à des bénévoles, en France bien entendu mais aussi en outre-mer et à l’étranger. le travail d’entretien des sépultures a pour but non seulement d’honorer tous ceux qui qui sont morts pour la France et ses valeurs sans distinction de rang ou de classe mais aussi de transmettre le message de Mémoire aux jeunes générations.

 

Le « Souvenir français » est présent dans soixante-huit pays dont la Belgique. La Délégation Générale du Souvenir Français pour la Belgique, animée par le Lieutenant-Colonel Claude Michel (h), est l’une des 68 délégations du Souvenir Français, présentes à l’étranger.

 

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16:45 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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