09/10/2014

Le KRONPRINZ et la presse satirique française.

Le KRONPRINZ

 

Tête de Turc des revues satiriques.

 

alaba080515.jpg

«  La BAÏONNETTE » est un hebdomadaire satirique français. Il est entièrement consacré à la guerre. Il parut pour la première fois en 1915 ( le 23 janvier ) sous le titre " A la Baïonnette ". Dès juillet de la même année, son titre fut légèrement modifié . Il devint « La Baïonnette ». Il paraîtra sous ce titre jusqu'en 1919. 

 

Le titre est à l'image des premiers dessins, tout en charge contre l'ennemi. Dans l'image ci-dessus, c'est le KRONPRINZ qui en fait les frais. Le journal s'en prend d'ailleurs volontiers au Kronprinz.

 

Le KRONPRINZ aimait se donner l'image d'un combattant chevaleresque qui respectait les adversaires vaincus qui s'étaient bien battus. Ci-dessus, par un seul dessin qui valait plus qu'un long texte, on lui brosse son tableau: un bellâtre affublé d'un ridicule couvre-chef ( la fameux colback «  à tête de mort » ) mais qui ne laisse derrière lui que ruines et incendies. On a inversé le dessin: la tête de mort pour le personnage lui-même et l'image de la figure sur le colback !


Elle traita néanmoins avec humour et justesse de la vie des soldats, brossant sur le ton de la satire certains sujets, sans excès.

baionnette14618avril18.JPG

Toujours dans le même esprit, la comparaison entre la "Marianne" française, fraîche, jeune et joyeuses et "Germania", marâtre casquée, bougonne, râleuse...

 Le sous-titre en dit long " Histoire d'un bonnet et d'un casque "

Dès le début de la guerre, la presse humoristique fut placée devant un dilemme: se mettre au service de la cause nationale ou disparaître. Bien des titres interrompirent leur publication. Pour certains, ce ne fut qu'une suspension suivie rapidement d'une reprise dans le ton attendu, c'est-à-dire contribuer à la propagande pour l'effort de guerre. De nouvelles publications apparurent. C'est le cas de « A la baïonnette ». D'autres nouveaux titres parurent également tel « Le Mot » fondé par Paul IRIBE associé à COCTEAU.

 

Apparaît aussi en septembre 1915, « Le Canard enchaîné »  quise distingue par une volonté critique à l'égard de la propagande. Son titre parodie le journal « L'Homme libre » de Georges CLEMENCEAU.

 

Finalement, de cette époque, seul « Le canard enchaîné » continue, depuis presque cent ans sa parution.

 

 

Les commentaires sont fermés.