29/09/2014

Cimetière de Saint-Symphorien à MONS

MONS:

Le Cimetière ede Saint-Symphorien.

 

Le 4 août dernier, le Gouvernement britannique a commémoré l'entrée en guerre du ROYAUME-UNI en réaction à la violation de la neutralité belge.

Cet événement a été commémoré par des cérémonies à MONS, à l'endroit où est tombé le premier soldat britannique.

Dans ce cadre, un événement majeur a eu lieu au Cimetière de Saint-Symphorien, près de MONS. Ce cimetière militaire est certainement un des plus paisibles de BELGIQUE. Il est situé dans un endroit très calme, en pleine nature.

Il comporte, en réalité, deux parties. L'une où sont situées les tombes allemandes et l'autre, les tombes britanniques. Il est entretenu par le Commonwealth War Graves Commission. 

Un peu d'histoire.

Il fut aménagé, en 1916, par l'armée allemande. Le terrain appartenait à Jean HOUZEAU de LEHAIE, éminent scientifique belge ( naturaliste ). Celui-ci avait vu que les allemands s'intéressait à une partie de sa propriété. Souhaitant éviter une réquisition, il proposa de le concéder comme cimetière militaires de façon à y regrouper, notamment, les soldats inhumés dans la région. 

Il parvint à imposer une de ses vues à l'autorité militaire allemande: ce cimetière devait être dédié aux soldats des deux pays ayant participé à la Bataille de MONS, les Britanniques et les Allemands.

Cette solution, négociée aussi avec les autorités locales, eut pour résultat de rassembler tous les combattants tués lors de cette bataille, peu importe leur nationalité. La plupart des soldats tués lors de cette bataille y reposent donc. Ce cimetière compte autant de tombes allemandes que britanniques.

On y trouve aussi les tombes des soldats tués en 1918 lors des combats pour la libération de la ville de MONS. 

C'est ainsi qu'on peut y trouver du premier et du dernier soldats britanniques décédés lors de la guerre de 14-18.

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Photo prise à la télévision lors de transmission de la commémoration.

Idem ci-dessous.

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27/09/2014

AWANS: Pourquoi une Rue Blanche DANS ?

Blanche DANS à AWANS et Yvonne VIESLET à MARCHIENNE-AU-PONT:

 

Deux victimes de la désintégration de l'armée allemande, fin 1918

 

Mais une seule est entrée dans la légende !

Rue Blanche D'ans.png

Blanche DANS, jeune fille d'AWANS de 19 ans, était occupée dans les travaux des champs entre AWANS et BIERSET. Elle fut la malheureuse victime d'un coup de feu tiré par une bande de soldats allemands. Elle perdit donc la vie, après l'Armistice, le 22 novembre 1918.

 

Il ne reste pas grand souvenir de cette pénible affaire dans la population, si ce n'est deux témoignages apportés par l'Administration communale d'AWANS dans les années 1920:

  1. Une rue du village lui a été dédiée ( Rue blanche DANS ) ;

  2. Son nom a été inscrit à la suite des combattants tombés sur le front sur le Monument aux Morts inauguré en 1928.

 

Chaque année, lors de la visite des écoliers au Monument aux Morts ou au Carré d'Honneur, la FNC ne manque pas de rappeler cet épisode de la guerre 14-18.

 

Cette tragique histoire est à rapprocher du cas d'Yvonne VIESLET, tuée par un soldat allemand en octobre 1918 à l'âge de 10 ans, à MARCHIENNE-AU-PONT.

 

L'histoire d'Yvonne VIESLET est devenue une véritable légende. Après la guerre, un film, maintenant bien oublié lui consacré. Des monuments furent édifiés. Une rue reçut son nom. Deux établissement scolaire ( une crèche et un Athénée ) portent son nom.

 

Pourquoi une telle différence ? Il y a quelques explications. Tout d'abord, la région avait déjà terriblement souffert lors de l'invasion en 1914. A Monceau-sur-Sambre, village industriel du pays de Charleroi, les Allemands avaient fusillé 66 paisibles citoyens et incendié plusieurs rues. Ensuite, il y a, sûrement, l'âge de la victime: 10 ans. Les circonstances, la présence de nombreux témoins...

Nous en reparlerons plus tard.

En fait, Blanche DANS et Yvonne VIESLET furent deux victimes de la désintégration de l'armée allemande fin 1918, avant même l'Armistice.

Cette désintégration débuta en octobre 1918. Les unités de l'armée allemande étaient décimées par les captures de prisonniers et par le départ de nombreux soldats qui faisaient désertion. Les déserteurs s'amassaient dans les gares  et cherchaient, par n'importe quel moyen, à rejoindre leurs familles, en Allemagne.

On estime leur nombre entre 750000 et 1000000 ! Autant d'hommes découragés, en révolte contre le Kaizer et leurs officiers, mal nourris depuis longtemps et, depuis leur désertion, privés de ravitaillement.

Les troupes restées fidèles durent, à certains endroits, recourir à la force contre leurs frères d'armes. A CHARLEROI et à NAMUR, on eut recours aux mitrailleuses. A COLOGNE, il y eut des affrontements à la grenade.

Des hordes de soldats allemands, furieux et livrés à eux-mêmes, constituèrent un grand danger. C'est dans ces conditions qu'il faut expliquer les deux drames: celui de Blanche DANS et d'Yvonne VIESLET. Dans ces circonstances, n'importe quelle attitude était susceptible de provoquer des incidents qui tournaient à la catastrophe.

 

26/09/2014

AWANS: Nouvelles plaques de rues.

AWANS:

L'Administration Communale honore les combattants victimes de 14-18.

Après la guerre de 14-18, au lendemain de l'Armistice, l'Administration Communale de l'époque avait "débaptisé" une série de rues pour leur attribuer le nom d'un Combattant victime du conflit.

Pour ce faire, chaque rue où était domicilié un de ces combattants, avait reçu le nom de celui-ci.

A l'époque, tout un chacun connaissait la victime en question d'autant plus que, bien souvent, la famille proche y habitait toujours.

Force est de constater que, cent ans plus tard, les familles se sont dispersées, les rues ont vu partir les anciens awansois et arriver des gens venus de l'extérieur.

On ne sait plus guère à qui correspondent les noms de rues.

C'est pourquoi, dans le cadre de " AWANS, commémoration 14-18 ", l'Administration Communale a décidé de remplacer les plaques de ces rues par de nouvelles agrémentées d'une référence à la personne concernée.

Un feuillet explicatif a été distribué aux habitants de la rue.

Voici, en exemple, la plaque relative à la Rue Fernand MUSIN.

 

 

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Voir page facebook: "AWANS, commémoration 14-18"

 

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25/09/2014

AWANS: Quand la FNC organisait des collectes de Toussaint.

Une vieille tradition des sections FNC:

Les collectes de Toussaint.

 

AWANS, FNC, combattants, commémoration 14-18

 

Vue du Cimetière d'AWANS

Dans les temps plus anciens, les sections locales de la FNC organisaient des collectes aux entrées des cimetières à la Toussaint.

Actuellement, avec la disparition des anciens, cette tradition est rangée au rayon des souvenirs. A notre connaissance, il n'y a plus guère de telles collectes dans la région, ni dans le pays.

Il fallait annoncer au préalable ces collectes à l'ONIG qui donnait son aval. l'autorisation de l'Administration Communale était bien entendu nécessaire.

Il y a plusieurs raisons à la disparition de ces collectes:

* la disparition des anciens;

* le fait que ces collectes alimentaient les caisses locales de secours aux anciens combattants et à leurs familles. Faute de bénéficiaires, les collectes ont perdu leur objet principal;

* les changements dans les coutumes de la population. Autrefois, le jour de la Toussaint voyait une beaucoup plus grande affluence aux cimetières. Actuellement, les visites aux cimetières s'échelonnent sur une plus grande période.

Trouvé les extraits suivants aux procès-verbaux des réunions du comité de la FNC "AWANS-BIERSET":

Le 5 octobre 1958:

" Vient ensuite l'organisation des collectes de Toussaint, le Relais sacré et les séances de cinéma des 10 et 11 novembre. Le tableau est établi et sera envoyé aux membres qui voudront bien se dévouer à l'occasion de ces cérémonies"

Le 5 novembre 1958:

" La parole est ensuit donnée au trésorier qui donne les résultats de la collecte de Toussaint  et qui se répartit comme suit:

Hognoul                   394 frs

Bierset                   1030 frs 30

Awans                    4972 frs 70

Fooz n'a pas encore rentré ce que l'on a récolté.".

( NDLR: nous ne saurons jamais combien la collecte de Fooz a rapporté )

24/09/2014

Affiches canadiennes en faveur de l'enrôlement en 14-18.

Voici quelques affiches:

 

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Ici, une affiche spécifiquement adressée aux canadiens français.

 

canada Elles servent la france. Comment puis-je servir le canada 1918.jpg

Une autre affiche mettant en exergue la situation pénible des femmes en FRANCE. Curieusement, cette affiche s'adresse au public anglophone.

On incite la population canadienne à acheter des " Victory Bonds" ( "Bons de la Victoire " )

Ci-dessous un groupe de soldats canadiens.

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Ici, l'affiche s'adresse aux Canadiens français et les incite à s'engager comme volontaire. 

On insiste vraiment sur l'obligation morale que devrait avoir les canadiens d'origine française.

Cela ne semble pas avoir eu de succès retentissant. Les canadiens français nourrissaient des ressentiments vis-à-vis de la FRANCE.

 

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23/09/2014

Implication de l'Inde en 14-18...et ses conséquences politiques.

RENFORTS MILITAIRES VENUS DE L'EMPIRE DES INDES.

 

ET

 

CONSEQUENCES SUR L'HISTOIRE DES RELATIONS ENTRE LA GRANDE-BRETAGNE ET L'INDE.

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Soldats du Pendjab.

Lors de la Première Guerre mondiale, l'empire britannique mobilisa près de 1,5 millions hommes en Inde. Nonante mille d'entre eux furent tués ou trouvèrent la mort d'une façon ou l'autre. Dès le déclenchement des hostilités, le gouvernement impérial indien annonça qu'il pouvait fournir deux divisions et une brigade de cavalerie, plus une division supplémentaire en cas d'urgence. L'expression «  Empire Britannique » désigna jusqu'en 1931 l'ensemble des territoires reconnaissant la souveraineté de la Couronne britannique. D'autres sources parlent de 1700000 hommes.

 

Les Britanniques recrutaient parmi les "races guerrières" ("warriors races"). Celles-ci venaient du nord de l'Inde. Aux côtés des Penjabis, on trouvait des Jats, des Dogras, des Gurkhas, des Rajputs, des Marathas et des Sikhs. Il n'y avait pas de Bengalis. On ne leur faisait pas confiance en raison de leur forte implication dans la révolte des cipayes de 1857.

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Soldats Sikhs

Les combattants indiens furent déployés au Moyen-Orient ( Mésopotamie, futur Irak ), en Arabie, dans les Dardanelles et, cela nous concerne davantage, dans le nord de la France. La presse exalta la bravoure de ces soldats de l'Empire, combattant aux côtés des soldats britanniques d'abord, et de notre côté. Cela eut de grandes répercussions sur l'imaginaire collectif et sur le moral de troupes et de la population.

 

Ce que l'on ignore souvent, c'est le cas des soldats bengalis engagés dans les troupes françaises puisque repoussés par l'armée britannique. Voilà épisode méconnu de la première guerre mondiale. En 1914, pour les bengalis qui voulaient s'engager, il y avait une solution: pénétrer dans le comptoir français de CHANDERNAGOR. Vingt-huit Bengalis portèrent l'uniforme français. Ils furent artilleurs sur le front occidental pendant toute la durée de la guerre. Tous sont ensuite rentrés au Bengale. Plusieurs furent décorés.

 

Beaucoup ignorent aussi que des Canadiens d’origine sikh ont servi dans l’Armée canadienne au cours de la Première Guerre mondiale. Les dossiers militaires de la Grande Guerre recensent dix de ces hommes, qui se sont portés volontaires pour défendre un pays qui leur refusait la citoyenneté. C'était une façon d'obtenir sa citoyenneté. L'armée française a connu la même chose avec deux cas célèbres ( CENDRARS et APPOLINAIRE ). Parmi ces soldats sikhs canadiens, huit ont servi en Europe. Deux y sont morts au combat. Un autre, a été blessé et est décédé après son retour au Canada.

 

L'implication massive de la population indienne dans le conflit eut des répercussions sur l'Empire Britannique et, plus spécialement, sur l'histoire de l'Inde. C'est le début de la marche, chaotique, vers l'indépendance. La guerre conduit les leaders politiques indiens à demander plus d'autonomie.

En 1915, GANDHI adhère au Parti du Congrès. Les Britanniques instaurent la loi martiale au Pendjab et au Bengale.

En 1916, le pacte de LUCKNOW consacre le rapprochement entre la Ligue musulmane et le Parti du Congrès.

En 1917, au sein du Conseil Législatif Impérial, Madan Mohan Malaviya, parlant des attentes créées par la guerre en Inde, déclara: « Je m'aventure à dire que la guerre nous a fait avancer [...] de cinquante ans [...]. [Les] réformes après la guerre devront être à même [...] de satisfaire les aspirations de son peuple [de l'Inde] à prendre leur part légitime dans l'administration de leur propre pays » 

En 1918, on propose, du côté britannique, un système de partage des responsabilités gouvernementales et administratives entre Britanniques et Indiens.

En 1919, une réforme (Government of India Act) étend la représentation communautaire dans les assemblées locales et crée une chambre princière consultative. GANDHI prend la tête d’une campagne de protestation contre la répression des activités « subversives ».

 

 

21/09/2014

Quelques ajouts sur la toxicité des munitions et leurs effets à très long terme.

 

Revenons sur quelques termes ou notions utilisés dans les articles précédents.

Cas du mercure, du plomb et du cuivre.

 

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Le fulminate de mercure est un composé organomercuriel. C'était, jusqu'à la seconde guerre mondiale, un explosif utilisé dans les amorces et les détonateurs. Il était très sensible aux chocs et aux frottements, donc dangereux à manipuler. C'est en outre un produit très toxique en raison du mercure qu'il contient sous forme de nitrate de mercure,toxique par inhalation et ingestion.

Suite à un contact avec la peau, le fulminate de mercure peut aussi induire:

  • une dermite avec éventuel érythème;,

  • un prurit;

  • des réactions pustuleuses;

  • un ulcère de la peau

Après ignition ou explosion, il libère de la vapeur de mercure, également toxique, qui franchit facilement la barrière pulmonaire si cette vapeur est inhalée.

Depuis la seconde guerre mondiale, il est peu à peu remplacé par des composés également toxiques, mais moins fortement et, surtout, plus faciles à fabriquer en temps de guerre: des composés à base de plomb.

 

Durant le conflits, certaines zones ont reçu un grand nombre de balles de plomb provenant des cartouches des fantassins et des shrapnels (ex. : lors de la bataille de VERDUN, pour la journée du le 21 février 1916, environ un million d'obus ont été tirés par 1 407 canons côté allemand.)
Les amorces de la presque totalité des milliards de munitions tirées depuis 150 ans étaient constituées de fulminate de mercure, puis d'azoture de plomb
, deux produits non biodégradables et susceptibles de polluer l'air, l'eau et les sols et d'affecter les écosystèmes.

 

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En 2004, des analyses portant sur 90 échantillons de foies de sangliers provenant de la forêt de VERDUN (recouvrant les anciens champs de bataille ) ont montré que 11 % des échantillons contenaient une teneur en plomb supérieure à la norme européenne concernant les substances indésirables pour les animaux d'élevage ( jusqu'à 12 fois le seuil autorisé...). Voilà un cas de " séquelle " de 14-18 ! Voilà un cas illustrant la différence existant entre " dommage de guerre " et " séquelle de guerre ".

Le plomb n’étant pas biodégradable, la grenaille de plomb se délite ou s’oxyde ou est peu à peu érodée ou enfouie, mais reste accessible ou biodisponible des décennies voire des siècles ou des millénaires plus tard.

Un milliard d'obus ont été tirés en 14-18. 25% de ces obus ( donc 250 millions ) n'ont pas explosé pendant ce conflit. Certains toxiques ne seront libérés dans l'environnement, à partir d'un obus, qu'après plusieurs décennies de corrosion de l'enveloppe de cet obus.

La toxicité sur l'homme est parfois indirecte. Ainsi, le cuivre, très utilisé dans les munitions n'est toxique pour l'homme qu'à forte dose. Mais il est déjà toxique à des doses moindres pour d'autres mammifères ( mouton par exemple ) et à très faibles doses pour certains organismes aquatiques ( algues, planctons, invertébrés marins...), qui sont ingérés par des animaux mangés par l'homme: poissons, grenouilles,oiseaux aquatiques. La viande, le lait, le fromage de mouton sont aussi des aliments prisés par l'homme. Le cuivre a été un métal fortement utilisé dans les munitions. Il suffit de voir le nombre d'objets provenant de l'artisanat des tranchées.

 

Il y a aussi des risques inconnus, heureusement uniquement potentiels, mais qui pourraient déclencher de petites catastrophes. Le dérèglement climatique attendu pourrait aggraver les risques d'inondations de certaines zones de dépôts de munitions enterrées ou abandonnées. Il pourrait aussi rendre plus graves les incendies de forêt ( dont « forêts de guerre » où de nombreux obus sont encore présent dans les couches superficielles du sol ). Ainsi des munitions actuellement « simplement » en voie de corrosion pourraient, brusquement, redevenir actifs et provoquer des réactions en chaîne. On est absolument incapable de prévoir un scénario de ces catastrophes, donc de les prévenir !

 

Comme les parties métalliques des munitions mettent des décennies, voire des siècles, pour rouiller. On semble avoir pensé que leur contenu ne se disperse dans la terre ou l'eau qu'en très faibles quantités. On a donc vraisemblablement cru que ces dépôts de munitions, ou restes de munitions, ne représentaient un danger sanitaire sérieux.