23/08/2014

Les sept villes martyres.

 

Les sept villes martyres.

 

DSCI3304.JPG

 

Les sept villes belges réputées " martyres " sont, par ordre de date:

* VISE, du 4 au 16 août 1914

* AARSCHOT, du 19 au 21 août 1914

* ANDENNE, du 20 au 21 août 1914

* TAMINES, du 21 au 22 août 1914

* DINANT, le 23 août 1914

* LOUVAIN, du 25 au 28 août 1914

* DENDERMONDE, du 4 au 5 septembre 1914.

Il s'agit bien, ici, de villes qui ont subi des destructions et des massacres massifs de civils. D'autres villes ont été détruites mais du fait de la guerre ( YPRES ). Et nous avons vu qu'il y avait de nombreux villages qui peuvent être aussi qualifiés de " martyrs ".

Cependant, chez nous, en BELGIQUE, toutes ces villes et tous ces villages ont été reconstruits après la guerre, parfois en mieux.

En revanche, en FRANCE, de nombreux villages n'ont jamais été "ressuscités". Ce sont des villages qui sont devenus des villages abandonnés, fantômes, où il n'y a plus aucune vie depuis la guerre de 14-18. Des villages perdus à tout jamais.

Nous aurons l'occasion d'examiner, plus tard, quelques cas. Les destructions commises lors de l'offensive allemande, durant l'occupation et même lors de la retraite ont ainsi laissé des traces indélébiles qui continuent à marquer la mentalité française ou, en tout cas, la mentalité des départements qui ont été occupés.

Il y a eu des destructions volontaires, et sans raison, de champs, de cultures diverses, de vignes, des massacres d'animaux. Cette forme de violence a évidemment profondément marqué l'esprit des combattants français, surtout que l'armée français était composée en majeure partie, de ruraux. On s'imagine bien qu'ils ont dû rapporter ces faits dans leurs villages au retour chez eux ou dans leurs correspondances et de l'effroi que cela a causé dans la FRANCE profonde.

Après l'armistice, on a estimé que la surface des terres perdues, en FRANCE, était de +/- 178000 hectares. Il a fallu attendre 1924 pour voir ce chiffre retomber à +/- 55000 hectares ! A titre d'exemple, au cours du premier conflit mondial, le département de l'AISNE, essentiellement rural à l'exception de SOISSONS et SAINT-QUENTIN, a vu ses villages et ses fermes dévastés par les combats. 

Partant du principe que, à l'époque, environ 85% des exploitations agricoles ne dépassaient pas 20 hectares on a, en faisant une rapide extrapolation, une petite idée du nombre d'exploitations agricoles réduites à néant suite à la guerre et aux exactions commises. 

Dans ce domaine aussi, ce conflit a été un précurseur. Les pratiques ébauchées en 14-18, on les a retrouvées dans les années 60 avec les destructions volontaires de l'environnement, par exemple l'usage de produits défoliants au VIETNAM.

Les atteintes contre la nature ont parfois eu des effets moins spectaculaires mais qui méritent d'être signalés, tel le risque de disparition, chez nous, d'une race de poules, la poule de HERVE. En 1910, un expert de la « Poultry Organisation Society » anglaise fait un rapport sur l’aviculture belge. il s'exprime en termes élogieux à propos de la HERVE qui, dit-il "sans être forcée »,  140 oeufs par an. La guerre 1914-1918 vient cependant détruire en grande partie le cheptel existant. 

Les commentaires sont fermés.