30/07/2014

Un combattant d'AWANS, pilote aviateur durant la guerre 14-18.

Joseph GILLES :

Combattant d'AWANS: Pilote aviateur.

 

 

Au carré d'Honneur du Cimetière d'AWANS, nous trouvons cette plaque dédiée au « Capitaine Joseph GILLES ». Il est inhumé dans le caveau situé sous le carré d'Honneur.

Une rue d'AWANS lui a été dédiée. 

 

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commémoration 14-18,awans,combattantsJoseph GILLES était domicilié à AWANS mais est né à OUGREE le 06 octobre 1878 et il est décédé à RENINGE le 01 juillet 1916. Sa mort est survenue pendant qu'il assurait un vol de reconnaissance en dans un secteur réputé dangereux.

Il existe un doute sur son grade. Sa famille le renseigne « capitaine » alors que sa photo porte tours les étoiles de lieutenant. Il semble qu'il venait d'être nommé capitaine mais que la famille ne disposait toujours que d'une photo prise lorsqu'il était lieutenant. ( Information reçue, il y a +/- 20 ans d'un Ancien habitant d'AWANS ).
Il était détaché de l'artillerie. Comme décorations, il avait reçu l'Ordre de Léopold et la Croix de Guerre. 
En août 1914, il n'était donc nullement aviateur. En juillet 1916, soit vingt-trois mois plus tard, il était pilote d'aéroplane. Cela n'a rien d'étonnant, les formations étaient assez rapides.

Les débuts de l'aviation militaire belge furent très précaires. On n'ose utiliser le terme actuel de « Force aérienne »  Cette histoire commence en 1910 quand le Général HELLEBAUT décida l'acquisition d'aéroplanes ( selon l'appellation de l'époque )

C'est en 1911, que les premiers appareils furent fournis : en mai, un Farman type 1910, en mai un second et en août deux autres.

La « compagnie des aviateurs » fut créée , le 16 avril 1913.

Lors de l'invasion de la Belgique, En août 1914, l'armée disposait de 22 appareils. C'était évidemment trop peu d'appareils modernes capables de rivaliser avec ceux de la Luftwaffe. Au départ, le rôle de l'aviation est essentiellement un rôle de surveillance et d'observation ( vols de reconnaissance ). L'aviation venait en complément de la compagnie d'aérostiers, créée en 1887 à Brasschaat et équipée de ballons pour l'observation des mouvements des troupes ennemies. Cela n'a rien d'étonnant, les Allemands disposaient, eux , des fameux dirigeables.

Durant les premiers mois de la guerre, la plupart des appareils perdus le sont en raison de leur fragilité et d'accidents plutôt que d'avoir été abattus par l'ennemi.

La situation était la même pour l'armée française. Le général français GAMELIN déclarait d'ailleurs, en 1939 : « L'infériorité de notre aviation est la cause principale, matériellement et moralement, de la défaite sur la Meuse. »

Le 20 mars 1915, la « compagnie des aviateurs » devint « l'Aviation militaire belge ».

L'Aviation militaire belge, durant la Première Guerre connut trois commandants : de 1911 à 1915- : Emile Mathieu ; en 1915 et 1916 : WAHIS et de 1916 à 1920 : VAN CROMBRUGGE.
En novembre 1918, la Belgique disposait d'environ 200 avions répartis en douze escadrilles, dont une escadrille d'hydravions. Ils effectuent en plus des vols de reconnaissance et d'observation des missions de chasse et de bombardement.

Les écoles de pilotes, situées en France, ont formé environ 250 pilotes durant la Guerre de 14-18. L'aviation militaire belge compte 125 victoires dans les airs contre des avions et ballons ennemis.

 

 

 

 

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Quelques uniformes de l'aviation militaire belge durant la guerre de 14-18. ( THIRIAR )

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