21/07/2014

AWANS a fêté le 21 juillet.

AWANS:

La Fête Nationale a été célébrée à AWANS.

Ci-après, le discours prononcé, Place Communale, au monument aux Morts,

au nom de la FNC "AWANS-BIERSET" par le Secrétaire

Pierre BEAUJEAN.

 Un petit reportage photographique suivra très prochainement.

 

 

AWANS 14-18.jpg" Août 1914. Il y a bientôt cent ans éclatait la première guerre, d'abord appelée « européenne » puis « mondiale ». Dans nombre de localités de multiples commémorations rappelleront les souffrances des victimes, les massacres, les destructions, les villes et villages martyrs.

La Belgique, ses habitants et ses combattants furent durement concernés. Notre armée se trouvait pratiquement, en entier, à l'extérieur du pays. Contrairement aux combattants des autres armées, nos soldats étaient privés de tout contact, même épistolaire, avec leurs familles. Les autres soldats avaient au moins ce réconfort et pouvaient, parfois, bénéficier, de véritables périodes de repos. Les témoignages écrits après guerre par les écrivains-combattants décrivent bien l'état de dépression de nos soldats. Dépression qui n'empêchait pas les actes de courage et de dévouement. Les prisonniers de la seconde guerre vécurent à peu près la même situation.

Quant à la population belge, on doit se souvenir que notre pays fut, durant cette guerre, le seul pays complètement occupé par l'armée allemande. On peut, sans se tromper, dire que l'occupation de la Belgique fut pour l'Allemagne une véritable expérience en grandeur nature. L'organisation mise en place par l'occupant, on la retrouvera en 1940, mais à l'échelle de tout le continent.

Comment tous ont-ils pu tenir ? Tous ont connu le froid, la faim, la peur, la tristesse, les privations, les enfants notamment. En ébauche de réponse, on rappellera l'importance de la solidarité, du partage, de la vie associative, de l'entraide. Ces valeurs, retrouvées instinctivement, ont permis aux soldats, aux résistants, aux prisonniers, aux civils de tenir bon face à la force brutale de l'occupant, au régime de terreur imposé par celui-ci, à la répression. Ces valeurs ont aussi permis aux civils de tenir le coup contre la pénurie. De faire face au découragement. De résister aux menées de certains défaitistes ou collaborateurs. De s'opposer à l'audace de certains profiteurs qui voyaient dans la situation l'occasion de s'enrichir. Cela on le reverra aussi après 1940.

Heureusement, dans notre partie du monde, une guerre sanglante n'est plus à l'ordre du jour. Il n'est plus question de batailles. Il n'est plus question de résistance contre un occupant !

Toutefois, on se trouve face à un ennemi plus insidieux: le repli sur soi des communautés, le repli sur soi des individualités. A titre d'exemple, dans les entreprises, on pousse le personnel à la compétition ! Dans le sport, dans les écoles même, la saine émulation a fait place à la compétition. « Compétition », idée qui se rapproche fâcheusement de la notion de « rivalité ». Là est le premier coup porté contre les valeurs de solidarité. Solidarité bien nécessaire car elle doit être une arme dans la lutte contre la pauvreté, la maladie, l'exclusion sociale.

 

Pourtant, il reste des combats à mener. Penser que l'idée de « Liberté » a atteint son objectif, c'est penser, faussement, que les tyrannies ont disparu de la Terre, que les pouvoirs sont transparents partout, que la corruption n'est pas en train de saper même les états démocratiques, qu'aucune minorité n'est plus discriminée nulle part, que les multinationales n'outrepassent jamais leurs prérogatives, que les femmes jouissent partout des droits qui leurs sont dus – et, ici, on ne parle pas de l'égalité des droits mais de la reconnaissance des droits simplement élémentaires. Dès qu'on examine attentivement la société - et nous devons même être très humbles, il n'est parfois pas nécessaire de se rendre dans des contrées plus exotiques – on voit bien que la réponse à toutes ces questions est négative !

C'est pourquoi, il n'est nullement ringard d'honorer, chaque année et à chaque occasion, le souvenir des combattants, résistants, prisonniers et malheureux civils. Mais, si on veut donner un sens à cet hommage, à ces commémorations, si on veut éviter toute "ringardise", si on veut éviter que les cérémonies soient de simples rituels mécaniques, il faut revenir sur cet esprit de solidarité.

 

A la FNC, nous sommes porteurs de l'hommage que la nation doit au courage, aux sacrifices des anciens, mais aussi de cet idéal de solidarité. Nous devons porter ce message avec enthousiasme."

 

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