22/11/2013

AWANS et BIERSET: TEXTE LU LE 11 NOVEMBRE 2013.

 

Voici, ci-après, le texte lu, le 11 novembre 2013, au Monument aux Morts de BIERSET ainsi qu'à l'église d'AWANS au nom de la FNC " A2WANS-BIERSET et ENVIRONS":

 

 

 

 

Texte lu à BIERSET

et à l'église à AWANS.



La commémoration de l'Armistice reste toujours aussi vivace à tel point qu'elle sublime, qu'elle englobe même, les autres commémorations.


Cela n'a rien d'étonnant: cette guerre a marqué fortement les esprits et l'histoire. La plupart des problèmes politiques qui, en Belgique et en Europe, se sont produits depuis 1918 trouvent souvent leur origine dans la façon dont la guerre a été vécue et dont on a réglé les problèmes à l'issue de celle-ci.


La manière dont on a interprété la guerre et dont on a célébré la victoire a amené des positions parfois contradictoires. Les mêmes interrogations sont toujours là et l'exercice toujours aussi délicat. Au risque parfois de blesser certains.


Comment mettre en valeur le patriotisme tout en résistant aux appels du nationalisme ? Comment rendre hommage aux actions héroïques tout en se gardant d'exalter le sentiment guerrier ? Comment souligner les souffrances des combattants et de la population sans cultiver l'esprit de revanche, de rancune ? Comment exhorter à ne pas oublier tout en demandant de ne pas haïr ? Comment professer, propager le pacifisme tout en mettant en valeur les actions accomplies durant la guerre ?


Adopter l'une ou l'autre attitude interpelle et fait courir le risque d'être mal interprété.


C'est ce risque qu'a pris un auteur belge, Constant BURNIAUX, engagé volontaire en 14, en écrivant ceci en préambule de son livre « Les désarmés »:


«  ...les pères ont le devoir d'empêcher leurs fils de s'entretuer. C'est devant les jeunes garçons surtout qu'il faut démasquer la guerre, parce que les plus belliqueux instincts sommeillent dans leur sang. La boue se cache au fond des eaux claires. Comme l'enfant, le ruisseau chante, mais il suffit parfois d'une forte pluie pour qu'il se trouble et sorte de son lit. Il faut prévoir la pluie. Et l'un des meilleurs moyens de montrer aux hommes à vivre en paix, n'est-il pas de ruiner la réputation de la guerre dans l'esprit des enfants ? »

 

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Pour la FNC,

Le secrétaire

Pierre BEAUJEAN



17:54 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 1914, fnc, combattants, guerre |  Facebook |

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