24/08/2013

CENTIEME ANNIVERSAIRE DE LA GUERRE DE 14/18: Témoignage de Jean TOUSSEUL.

 

 

 

2014 ! cela fera, le 4 août, 100 ans que le pays entrait en guerre. Pour rappel, cette entrée en guerre de la BELGIQUE faisait suite au refus de notre Gouvernement et du Roi ALBERT de laisser librement passer les troupes allemandes sur notre territoire afin de leur permettre d'attaquer, par surprise, la FRANCE.

 

 

 

Cette idée de commémoration a déjà fait couler beaucoup d'encre et de salive. Il semble que certains au Nord voulaient monopoliser les célébrations. Le but était absolument évident: il s'agissait de faire apparaître le fait que la première guerre n'a pas été une guerre de l'Etat belge mais une guerre de la Flandre. Il s'agissait aussi de faire apparaître que la plus grande partie des sacrifices et des souffrances avait été subie par la Flandre, les allemands n'auarient fait que traverser rapidement la Wallonie. Un autre but était aussi purement mercantile: attirer en Flandre le "Tourisme de commémoration"!

 

C'était ignorer la contribution que notre région a apportée : les Forts de LIEGE, les destructions et les massacres dans nos localités ( par exemple : la Basse-Meuse et ANDENNE ). C'était aussi ignorer que, derrière l'YSER, les soldats wallons et Flamands, ensemble, ont souffert durant quatre années. C'était aussi ignorer que l'entièreté du pays a été occupé et a dû subir les mêmes privations et a dû subir l'intrusion des ennemis dans l'administration du pays et des communautés locales, en général.

 

 

 

Finalement, il y aura bien, à LIEGE, des manifestations de niveau international. En ce qui nous concerne, sur le plan local, il importera aussi de « marquer le coup ». Il nous semble qu'il faudra absolument sensibiliser les plus jeunes. Comment ? On en discutera, les trois sections FNC sous la direction de l'Administration Communale.

 

Une idée: faire rssentir aux enfants la façon dont ceux de leur âge, leurs prédécesseurs dans la famille, ont vécu cette guerre. Voici un texte de Jean TOUSSEUL, écrivain injustement oublié, habitant d'ANDENNE, ville martyre:

 

"La saint-Nicolas fut morne et silencieuse : les enfants n'y comprirent rien. Le vieux saint n'apporta ni jouets ni friandises : quelques noix, des pommes, des sabots neufs, des vêtements de laine qu'on avait tricotés à la maison, des galettes du pays. La guerre barrait le passage aux dattes, aux figues et aux oranges. Quant aux trompettes, aux poupées, aux jeux de patience, ils venaient d'un pays où l'on ne fabriquait plus guère que de vrais fusils qui tuaient les hommes. On expliquait cela aux plus âgés, déçus à la fois et fiers d'être mis au courant de mystères que connaissaient les grandes personnes. Aux plus petits désolés, on disait que l'âne du saint s'était noyé en Meuse. La tristesse était visible sur le visage des pères et mères qui en oubliaient leur propre misère : Ces innocents n'ont rien eu. Quelle journée ! "

 

 

 

 

 

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